Crimes de guerre des Alliés

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Les crimes de guerre des Alliés ont été des violations des lois de la guerre commis par les Alliés au cours de la Seconde Guerre mondiale contre les populations civiles et militaires des puissances de l'Axe.

Paradoxalement les bombardements de villes ne sont pas considérés comme des crimes de guerre puisque la loi internationale restait silencieuse sur ce point, ce qui explique que les auteurs des bombardements alliés comme allemands ne furent pas inquiétés.

En Europe[modifier | modifier le code]

Canada[modifier | modifier le code]

Lors de la bataille de Sicile, des soldats canadiens ont exécuté des prisonniers de guerre allemands[1].

France[modifier | modifier le code]

Appelés en Italie les « marocchinate », des crimes sont commis en 1944 en Ciociarie, par l'armée d'Afrique du corps expéditionnaire français en Italie, accusée de violences et de pillages. Selon des sources italiennes, plus de 12 000 civils, surtout des femmes, des enfants, et des vieillards, ont été enlevés, violés (de 11 ans pour la plus jeune, à 86 ans), ou tués[2].

Suite au débarquement de Provence dans le sud de la France et à l'effondrement allemand en août 1944, un grand nombre d'Allemands ne pouvant pas s'échapper de la France se sont rendus aux Forces françaises de l'intérieur. Des prisonniers allemands de la Wehrmacht, de la Gestapo ou des SS sont exécutés par la Résistance française[3]. Des représailles frappent également les collaborationnistes, les vichystes et les miliciens, 10 000 à 11 000 d'entre eux sont exécutés par les FFI et les soldats de l'Armée française de la Libération lors de l'Épuration à la Libération en France[4].

Il est difficile de considérer explicitement les exécutions comme des crimes de guerre étant donné la situation confuse de l'époque.

  • À Cahors, le 20 août : 15 collaborateurs sont fusillés par les FFI[5].
  • Le 24 août 1944, au Grand-Bornand : 77 miliciens, sur 97 jugés, sont fusillés par les FTP et l'AS[6],[7].
  • Le 28, à Vieugy : 44 prisonniers allemands, dont des hommes de la SS Polizei Regiment 19, sont fusillés par les FFI en représailles du massacre de Saint-Genis-Laval[8].
  • Le 2 septembre 1944, à Habère-Lullin : 40 prisonniers allemands sont fusillés dans le château par les FFI en représailles du massacre de Saint-Genis-Laval et de celui du 25 décembre 1943[8]. Le même jour, à Grenoble : six miliciens, sur douze jugés, sont condamnés à mort et fusillés[9].
  • Le 9 septembre, à Coussay-les-Bois : 22 soldats allemands sont fusillés par les maquisards[10]. Le même jour, dix prisonniers allemands sont exécutés à Landévant[11].
  • En septembre 1944, à Saint-Cyr, en représailles du massacre de six habitants, plusieurs auxiliaires féminines de l'armée allemande sont fusillées dans le cimetière du village, par des FFI ou par des parachutistes SAS français[12],[13].
  • Le 29 septembre, à Saint-Julien-de-Crempse : 17 soldats allemands sont fusillés par les maquisards de la Dordogne en représailles du massacre de 17 habitants un mois plus tôt[14].

Union soviétique[modifier | modifier le code]

Mémorial du massacre de Katyń.

L'Union soviétique n'avait pas signé la convention de Genève (1929) relative au traitement des prisonniers de guerre.

Un des massacres les plus marquants commis par l'URSS est le massacre de Katyń en 1940 où des milliers d'officiers polonais furent massacrés par le NKVD (police politique stalinienne).

Dans les villes passées sous occupation soviétique à la fin de la guerre, les militaires de l'Armée rouge ont commis des viols massifs de femmes allemandes, souvent d'une grande brutalité[15]. Environ dix pour cent des deux millions de victimes sont mortes de leurs blessures, ont été assassinées ou ont commis des suicides. Jamais dans un seul pays et en une période si courte, autant de femmes et de filles n'ont été abusées par des soldats étrangers[16].

À la fin de la guerre, des villes et villages ont été laissés au pillage par les soldats de l'Armée rouge. La ville de Demmin sur la côte baltique allemande fut livrée le 30 avril 1945 sans combat à l'Armée rouge. Néanmoins les soldats soviétiques se montraient d'une grande brutalité envers la population. Suite aux viols et autres atrocités commis à l'occasion du 1er mai, il y eut un grand nombre de suicides[17]. Au cours de deux jours, il y eut environ un millier de victimes civiles, sur une population de dix mille habitants[18]. Des faits similaires se sont produits en Hongrie.

Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

Durant la Bataille de Normandie l'armée britannique viole et exécute des prisonniers de guerre allemands pendant toute la bataille[19].

L'historien allemand Jörg Friedrich affirme que la décision de Winston Churchill de bombarder l'Allemagne entre janvier et mai 1945 a été un crime de guerre. Les forces alliées ont conclu qu'une attaque aérienne sur la ville allemande de Dresde était militairement justifiée par le principal motif que la ville était défendue[20]. L'historien Donald Bloxham affirme que le bombardement de Dresde, les 13 et 14 février 1945 a été un crime de guerre[21].

États-Unis[modifier | modifier le code]

Photo montrant l'exécution de troupes SS dans un dépôt de charbon lors de la libération du camp de concentration de Dachau par les troupes américaines le 29 avril 1945 (photo de l'armée americaine)

Les principaux crimes de guerre américains étaient l'exécution de prisonniers de guerre allemands. D'autres crimes de guerres commis par l'US Army sont les bombardements de villes ouvertes.

  • Le massacre de Dachau est un crime de guerre commis par des soldats américains contre des membres de la SS lors de la libération du camp de concentration de Dachau le 29 avril 1945.
  • Le massacre de Biscari commis par des soldats américains contre 74 prisonniers italiens et allemands, la plupart italiens[22],[23].
  • le massacre de Canicattì, commis contre des civils italiens par le lieutenant-colonel McCaffrey. Une enquête confidentielle a été faite, mais McCaffrey n'a jamais été accusé d'une infraction liée à l'incident. Il est mort en 1954. Cet incident est resté pratiquement inconnu jusqu'à ce que Joseph S. , dont le père a été témoin, l'ait publié[24],[25].
  • Lors de Opération Husky en juillet 1943, huit civils non armés italiens ont été tués par les troupes américaines.
  • Opération Teardrop : huit des survivants, membres de l'équipage du sous-marin allemand U-546 coulé par les Américains ont été torturés par des militaires américains. L'historien Philip K. Lundeberg a écrit que le passage à tabac et la torture des survivants était une atrocité singulière motivée par le besoin des interrogateurs d'obtenir rapidement des informations sur ce que les États-Unis avaient cru à une future attaque allemande. En effet, les Américains croyaient que le sous-marin se rapprochait de la côte américaine armé de bombes volantes V1. Après la guerre, les Alliés ont déterminé que les sous-marins n'étaient cependant pas porteurs de ces missiles[26],[27].
  • Dans son autobiographie, l'aviateur américain Chuck Yeager a évoqué les atrocités qu'il avait ordre de commettre contre les civils allemands : « Des atrocités furent commises par les deux camps. (…) Une zone de cinquante miles sur cinquante à l'intérieur de l'Allemagne fut assignée à nos soixante-quinze Mustangs et ils reçurent l'ordre de mitrailler tout ce qui bougeait. Le but était de démoraliser la population allemande. (…) Si quelqu'un avait refusé de participer (et, autant que je me souvienne, personne ne refusa), il aurait probablement été traîné en cour martiale. » Yeager ajoute que, lors d'un briefing, il murmura à son voisin : « Si nous faisons des choses pareilles, nous devrons vraiment nous efforcer d'être dans le camp des vainqueurs. » Il conjecture que, pour faire commettre ces atrocités, le haut commandement se donnait pour excuse l'imbrication entre armée et population civile dans l'Allemagne du temps de guerre : « Le fermier qui labourait son champ de pommes de terre nourrissait peut-être des troupes allemandes. Et parce que l'industrie allemande était détruite par les bombardements incessants, la fabrication de munitions était devenue une industrie artisanale, dispersée à travers le pays dans des centaines de maisons et de fabriques locales, ce qui était l'excuse des Britanniques pour les tapis de bombes et les bombes incendiaires sur cibles civiles. En guerre, les militaires hésiteront rarement à frapper des civils qui sont dans le chemin ou à prendre des civils pour cible pour diverses raisons stratégiques[28]. »

Près du village français de Audouville-la-Hubert, trente prisonniers allemands (probablement de la Wehrmacht) ont été massacrés par des parachutistes américains[29].

L'historien Pierre Lieb a constaté que de nombreuses unités américaines et canadiennes ont reçu l'ordre de ne pas faire de prisonniers lors du débarquement de Normandie. Si ce point de vue est correct, il peut expliquer le sort des 64 prisonniers allemands (sur 130 capturés) massacrés[30].

Un dossier, secret pendant la guerre, rendu public seulement en 2006 révèle que les soldats américains ont réalisé 400 infractions d'ordre sexuel en Europe, dont 126 viols en Angleterre, entre 1942 et 1945[31]. Une étude réalisée par Robert J. Lilly estime qu'un total de 14 000 femmes civiles en Angleterre, en France et en Allemagne dont 11 040 pendant l'occupation de l’Allemagne, 3 620 pendant la libération de la France et 2 040 en Angleterre ont été violées par les G.I américains pendant toute la Seconde Guerre mondiale[32],[33]. On estime qu'il y aurait eu environ 3 500 viols par des militaires américains en France entre juin 1944 et la fin de la guerre et un historien a affirmé que les violences sexuelles contre les femmes en France libérée étaient communes[34].

Dans le Pacifique[modifier | modifier le code]

Chine[modifier | modifier le code]

R.J Rummel indique qu'il existe peu d'informations concernant le traitement général des prisonniers japonais capturés par les forces nationalistes chinoises au cours de la seconde guerre sino-japonaise (1937-1945).

Quelques exemples de crimes de guerre commis par les forces chinoises.

  • En 1937, près de Shanghai, des meurtres, des tortures et des agressions ont eu lieu contre les prisonniers de guerre japonais et les civils chinois accusés de collaboration (en 1996, des photos montrant des soldats nationalistes chinois impliqués dans des exécutions arbitraires par décapitation ainsi que des actes de torture sont publiées)[35].
  • La mutinerie de Tung-chow en août 1937 : des soldats chinois recrutés par le Japon se sont mutinés et ont changé de camp à Tongzhou, Pékin, avant d'attaquer et de tuer 280 civils japonais.
  • Les Troupes nationalistes dans la province de Hubei, en mai 1943, ont ordonné l'évacuation de villes entières, puis le "pillage" de celles-ci. Tous les civils qui ont refusé et/ou n'ont pas pu quitter la ville, ont été tués.

Australie[modifier | modifier le code]

Selon Mark Johnston, « le meurtre de japonais non armés était commun » et le commandement australien a tenté de faire pression sur les soldats australiens pour tuer des prisonniers japonais, mais les troupes se sont montrées réticentes[36]. Lorsque les prisonniers ont été capturés « il a souvent été difficile d'éviter de les tuer avant qu'ils aient pu être interrogés[37] ». Selon Johnston, comme conséquence de ce type de comportement, certains soldats japonais étaient presque certainement dissuadés de se rendre aux Australiens[37].

Le major-général Paul Cullen a indiqué que le meurtre de prisonniers japonais dans la campagne Kokoda Track « n'était pas rare »[38]. Il a également déclaré qu'il pensait que les meurtres étaient compréhensibles, mais qu'il lui avaient laissés un sentiment de culpabilité.

Viols[modifier | modifier le code]

Un lieutenant de l'US Navy avec un crâne japonais

Il a été affirmé que des soldats américains ont violé des femmes d'Okinawa au cours de la bataille d'Okinawa en 1945[39].

L'historien Oshiro Masayasu (ancien directeur des Archives historiques de préfecture d'Okinawa) écrit, sur la base de plusieurs années de recherches : « Peu de temps après le débarquement des Marines américains, toutes les femmes d'un village, sur la péninsule de Motobu, sont tombées entre les mains des soldats américains. À l'époque, il n'y avait que des femmes, des enfants et des personnes âgées dans le village. En effet, tous les jeunes hommes avaient été mobilisés pour la guerre. Peu de temps après l'atterrissage, les Marines ont « nettoyé » le village tout entier, mais n'ont trouvé aucun signe de forces japonaises. Profitant de la situation, ils ont commencé « la chasse aux femmes » en plein jour et celles qui se cachaient dans des abris de village ou à proximité des raids aériens étaient regroupées une par une[40] ».

Toutefois, les civils japonais « étaient souvent surpris par le traitement humain qu'ils recevaient de l'ennemi américain » en comparaison des atrocités japonaise[41],[42].

Il y eut aussi 1 336 viols signalés au cours des dix premiers jours de l'occupation de la préfecture de Kanagawa, après la reddition du Japon[39].

Nagasaki et Hiroshima[modifier | modifier le code]

Les bombardements atomiques de Hiroshima et de Nagasaki, du fait qu'ils ont tué majoritairement des civils japonais, ont été considérés comme des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité, par leurs détracteurs.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Allied war crimes during World War II » (voir la liste des auteurs)

  1. (en) Samuel W. Mithcham et Stephen Von Stauffenberg, The Battle of Sicily, Orion Books, 1991 (ISBN 978-0-5175-7525-3)
  2. After the Battle Magazine, Issue 143
  3. Beevor, Antony, D-Day, Viking, 2009 p. 447
  4. Stéphane Simonnet, Atlas de la Libération de la France. Des débarquements aux villes libérées., Autrement,‎ 2004, p. 68
  5. arkheia - Cahors : les 15 fusillés du 20 août 1944
  6. Le procès du Grand-Bornand
  7. Le chemin sous les buis - Les fusillés du Grand Bornand
  8. a et b Michel Germain, Chronique de la Haute-Savoie pendant la Deuxième Guerre mondiale tome IV, p.336-337
  9. Les miliciens de Grenoble
  10. Libération - Prisonniers du maquis et fusillés
  11. Bénédicte Vergez-Chaignon, Histoire de l'épuration, 2010 [lire en ligne]
  12. http://historien-sans-frontiere.com/?page_id=513
  13. http://www.rue89.com/2010/09/03/ma-douloureuse-enquete-sur-les-allemandes-fusillees-a-saint-cyr-165195
  14. Libération - 17 fusillés allemands reposent en paix
  15. Livre témoignage : Une femme à Berlin, réédité en 2006.
  16. (de)Ingo von Münch, Frau, komm! Die Massenvergewaltigungen deutscher Frauen und Mädchen 1944/45, éditions Ares, 2009 (ISBN 978-3-9024-7578-7).
  17. (de) M.D.R. Fakt vom 22. September 2003.
  18. (de) Norbert Buske, Das Kriegsende in Demmin 1945. Berichte Erinnerungen Dokumente (Landeszentrale für politische Bildung Mecklenburg-Vorpommern. Landeskundliche Hefte), Schwerin 1995 et Helms 2007 (ISBN 3-9357-4995-3).
  19. (en) Robert Kershaw, It Never Snows In September, Ian Allan Publishing,‎ 1990 (ISBN 0-7110-2167-8)
  20. USAF Historical Division
  21. Addison, Paul & Crang, Jeremy A. (eds.). Firestorm: The Bombing of Dresden. Pimlico, 2006. ISBN 1-84413-928-X. Chapter 9 p. 180
  22. (en) James J. Weingartner, A Peculiar Crusadee: Willis M. Everett and the Malmedy massacre], NYU Press, 2000 (ISBN 0-8147-9366-5), p. 118 [lire en ligne]
  23. (en) James J. Weingartner, « Massacre at Biscari: Patton and an American War Crime », The Historian, vol. 52,‎ 1989, p. 24–39 (DOI 10.1111/j.1540-6563.1989.tb00772.x)
  24. (it) Giovanni Bartolone, Le altre stragi: Le stragi alleate e tedesche nella Sicilia del 1943–1944
  25. (en) George Duncan, Massacres and Atrocities of World War II in the Axis Countries
  26. Philip K. Lundeberg, « Operation Teardrop Revisited », dans Timothy J. Runyan, Jan M Copes, To Die Gallantly : The Battle of the Atlantic, Boulder, Westview Press,‎ 1994 (ISBN 0-8133-8815-5), p. 221–6
  27. Clay Blair, Hitler's U-Boat War. The Hunted, 1942–1945, New York, Random House, coll. « Modern Library »,‎ 1998 (ISBN 0-679-64033-9), p. 687
  28. Chuck Yeager et Leo Janos: Yeager. An Autobiography, Bantam Books, Paperback edition, 1986, p. 79-80. ISBN 0-553-25674-2.
  29. (en) The Horror of D-Day : A New Openness to Discussing Allied War Crimes in WWII - Der Spiegel, 4 mai 2010 (part 1)
  30. (en) The Horror of D-Day: A New Openness to Discussing Allied War Crimes in WWII - Der Spiegel, 4 mai 2010 (part 2)
  31. (en) David Wilson, « The secret war », The Guardian, Londres,‎ 27 mars 2007 (lire en ligne)
  32. Robert J. Lilly, Taken by Force: Rape and American GIs in Europe During World War II, Palgrave Macmillan,‎ 2007 (ISBN 0-230-50647-X)
  33. (en) John H. Morrow, « Taken by Force: Rape and American GIs in Europe during World War II By J. Robert Lilly », The Journal of Military History, vol. 72, no 4,‎ octobre 2008, p. 1324 (DOI 10.1353/jmh.0.0151)
  34. (en) Hugh Schofield, « Revisionists challenge D-Day story », BBC News,‎ 5 juin 2009
  35. (en) Photos document brutality in Shanghai - Tom Mintier, CNN, 23 septembre 1996
  36. Mark Johnston, Fighting the enemy: Australian soldiers and their adversaries in World War II p. 80–81
  37. a et b Mark Johnston, Fighting the enemy: Australian soldiers and their adversaries in World War II p. 81
  38. Kevin Baker, Paul Cullen, citizen and soldier: the life and times of Major-General Paul Cullen AC, CBE, DSC and Bar, ED, FCA p. 146
  39. a et b Peter Schrijvers, The GI War Against Japan, New York City, New York University Press,‎ 2002 (ISBN 0-8147-9816-0), p. 212
  40. Tanaka, Toshiyuki. Japan's Comfort Women: Sexual Slavery and Prostitution During World War II, Routledge, 2003 (ISBN 0-203-30275-3), p. 111
  41. Michael S. Molasky, The American Occupation of Japan and Okinawa: Literature and Memory,‎ 1999 (ISBN 978-0-415-19194-4, lire en ligne), p. 16
  42. Michael S. Molasky et Steve Rabson, Southern Exposure: Modern Japanese Literature from Okinawa,‎ 2000 (ISBN 978-0-8248-2300-9, lire en ligne), p. 22

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) John W. Dower, War Without Mercy: Race and Power in the Pacific War, (London and Boston, 1987 (ISBN 0-3947-5172-8)
  • (en) J. Robert Lilly, Taken by force: rape and American GIs in Europe during World War II, Palgrave Macmillan, 2007 (ISBN 978-0-2305-0647-3 et 0-2305-0647-X)
  • (en) Niall Ferguson, Prisoner Taking and Prisoner Killing in the Age of Total War: Towards a Political Economy of Military Defeat, War in History, vol. 11, no 2, pp. 148-192, 2004
  • (en) Frederick John Partington Veale, Advance to Barbarism, Appleton Wisconsin: C.C. Nelson Publishing Co., 1953

Annexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]