Garde nationale slovène

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Étendard de la Garde nationale slovène.

La Garde nationale slovène (slovène : Slovensko domobranstvo) était une milice organisée en Slovénie par les puissances de l'Axe pour combattre la résistance durant l'occupation de la Yougoslavie. Ses membres étaient appelés Domobranci, à ne pas confondre avec ceux de la Garde nationale croate (Domobrani).

Création[modifier | modifier le code]

Après l'invasion de la Yougoslavie, le territoire de la Slovénie dut divisée entre l'Allemagne, l'Italie et la Hongrie. En 1943, suite au retrait italien, la partie de la Slovénie précédemment occupée par l'Italie passa sous contrôle allemand. La Garde nationale slovène fut formée le 23 septembre 1943 sur ordre du général SS Erwin Rösener, remplaçant la Milice volontaire anti-communiste précédemment mise sur pied par les Italiens.

Utilisés comme une force de police auxiliaire contre les Partisans, les Domobranci étaient composés d'unités d'infanterie et d'artillerie. L'un des principaux responsables de la Garde nationale slovène était le général Leon Rupnik, qui occupait les fonctions d'Inspecteur en chef.

Relations avec l'occupant[modifier | modifier le code]

Le mouvement était assez hétérogène quant à l'idéologie de ses membres et à leurs positions envers les occupants. Si une partie des Domobranci, dont Leon Rupnik - qui prononça à deux reprises un serment de loyauté envers Adolf Hitler durant l'occupation - étaient engagés dans la collaboration avec l'Allemagne, une autre partie étaient avant tout des partisans de l'indépendance de la Slovénie, espérant obtenir par la collaboration l'indépendance dans le cadre de l'alliance allemande. D'autres souhaitaient lutter contre les communistes avant tout par allégeance envers l'église catholique.

Le manque de loyauté d'une partie des Domobranci s'avéra problématique pour les Allemands au fur et à mesure de l'occupation. Un responsable militaire, Ernest Peterlin, ancien responsable slovène de la Milice volontaire anti-communiste, fut arrêté quand ses liens avec la résistance furent découverts, et envoyé à Dachau. Il fut ensuite ramené en Yougoslavie après la libération des camps, et exécuté par les communistes[1].

Dissolution[modifier | modifier le code]

La Garde nationale slovène cessa d'exister en mai 1945, à la fin de l'occupation. Environ 12 000 de ses membres, cherchant à trouver refuge hors de Yougoslavie, furent remis aux communistes par les Britanniques et sommairement exécutés, notamment lors d'évènements comme le massacre de Bleiburg[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. John Corsellis & Marcus FerrarSlovenia 1945: memories of death and survival after World War II, I. B. Tauris Publishers, 2005, P. 36-39
  2. (en) The massacre that haunts Slovenia, Andy McSmith, The Independent, 21 octobre 2008