Arielle Dombasle

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Arielle Dombasle

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Arielle Dombasle photographiée par le Studio Harcourt en 2006.

Nom de naissance Arielle Laure Maxime Sonnery
Nationalité Drapeau de la France Française
Drapeau des États-Unis Américaine
Profession Actrice
Chanteuse
Réalisatrice
Scénariste
Meneuse de revue
Films notables Pauline à la plage
L’Ennui
Un Indien dans la ville

Arielle Dombasle, de son vrai nom Arielle Laure Maxime Sonnery, est une actrice, chanteuse, réalisatrice et scénariste franco-américaine[1]. Sa date et son lieu de naissance sont à ce jour sujets à polémique : soit le 27 avril 1953 à Hartford[2],[3], soit le 27 avril 1958 à Norwich dans le Connecticut[4],[5],[6],[7],[8] selon les sources disponibles[note 1].

Elle s'est fait connaître du public français dans les années 1980 grâce aux films d'Éric Rohmer (Perceval le Gallois, Pauline à la plage) et à des séries télévisées comme Miami Vice ou Lace. Elle a par la suite travaillé sous la direction des cinéastes les plus variés, tels que Alain Robbe-Grillet (La Belle Captive...), Werner Schroeter (Deux),Philippe de Broca (Amazone), Virginie Thévenet (La Nuit porte-jarretelles...), Jean-Pierre Mocky (Crédit pour tous...) ou Raoul Ruiz (Les Âmes fortes...), participant à des films grand public comme Un Indien dans la ville (1994) ou Astérix et Obélix contre César (1999).

Mariée à Bernard-Henri Lévy depuis 1993, elle a joué sous la direction de son époux dans le film Le Jour et la Nuit en 1997.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Née aux États-Unis dans le Connecticut (le 27 avril 1953 à Hartford[2],[3] ou le 27 avril 1958 à Norwich[4],[5],[6],[7]), Arielle Laure Maxime Sonnery est le second (et dernier) enfant de Jean-Louis-Melchior Sonnery, industriel, archéologue et collectionneur d'art précolombien, et de Francion Garreau-Dombasle[10].

Son grand-père maternel, Maurice Garreau-Dombasle, est ambassadeur de France, ministre plénipotentiaire, au Mexique du 17 août 1943 au 19 mars 1946, et proche conseiller du général de Gaulle. Sa grand-mère maternelle, Germaine Masset dite Man'Ha Dombasle (1898-1999)[11], écrivain et poète, a notamment traduit en français les œuvres de Rabîndranâth Tagore. Elle était également l'amie de nombreux artistes, dont l'écrivain de science-fiction Ray Bradbury, qui lui a dédié son roman The Halloween Tree (en) (1972), mais aussi Paul Claudel, Octavio Paz ou Rufino Tamayo.

Arielle passe son enfance à Valle de Bravo, au Mexique[12]. Après avoir perdu leur mère, âgée de trente-quatre ans[10],[13], en 1964, elle et son frère sont élevés par leur grand-mère dans le Midi de la France[10]. Elle fait de la danse classique et du théâtre dans une petite troupe qu'elle a montée. En 1976, elle se rend à Paris pour suivre des cours de danse et de chant au Conservatoire international de musique de Paris[9] ainsi que des cours d'art dramatique et de comédie au cours Simon. Elle fréquente Le Palace et y rencontre ceux qui resteront ses amis tel que le chausseur Christian Louboutin, le décorateur Vincent Darré, le mannequin Farida Khelfa, ou le duo de photographes Pierre et Gilles[9].

Carrière[modifier | modifier le code]

Cinéma et théâtre[modifier | modifier le code]

Arielle Dombasle en compagnie de Claude Lelouch.

Égérie d'un cinéma dit « intellectuel » dès ses débuts, Arielle Dombasle a joué sous la direction de nombreux réalisateurs, notamment Éric Rohmer dans Perceval le Gallois (1979), Le Beau Mariage (1981), Pauline à la plage (1982), L'Arbre, le Maire et la Médiathèque (1993) et Les Rendez-vous de Paris (1995) ; Roman Polanski dans Tess (1979) ; Shuji Terayama dans Les Fruits de la passion[note 2] (1981) ; Alain Robbe-Grillet dans La Belle Captive (1982), Un bruit qui rend fou (1995) et Gradiva (2005) ; Raoul Ruiz dans Fado mineur et majeur (1993), Le Temps retrouvé (1998) et Les Âmes fortes (2001) ; Patrick Mimouni dans Villa Mauresque (1993) et Quand je serai star (2005) ; Cédric Kahn dans L'Ennui (1998) ; John Malkovich dans Hideous Man (2002) ; Anne Fontaine dans Nouvelle Chance (2006) ; Michel Houellebecq dans La Possibilité d'une île (2008) ; Jean-Pierre Mocky dans Crédit pour tous (2011) et À votre bon cœur, mesdames (2012).

Elle est également apparue dans des comédies à succès, comme Un Indien dans la ville (1994) aux côtés de Patrick Timsit et Thierry Lhermitte, ou Astérix et Obélix contre César (1999) de Claude Zidi, dans lequel elle tient le rôle de Mme Agecanonix.

Elle fait ses débuts de réalisatrice en 1982 avec Chassé-croisé. Suivront Les Pyramides bleues (1988) et Opium (2013), une comédie musicale inspirée des amours de Jean Cocteau et de Raymond Radiguet, ainsi que les documentaires La Traversée du désir (2000) et La Voiture d'Albert (2010) et le court-métrage érotique Le Bijou indiscret dans la série X-Femmes (2008).

Arielle Dombasle au festival de Cannes 2013.

Son époux, Bernard-Henri Lévy, lui offre en 1996 le rôle féminin principal de son premier film, Le Jour et la Nuit, aux côtés d'Alain Delon, Lauren Bacall et Karl Zéro. Qualifié par Claude Chabrol de « film le plus con de l'année »[14], c'est un échec artistique et commercial retentissant[15].

Après une première collaboration dans La Belle et la Toute Petite Bête à l'Opéra-Comique en 2003, Arielle Dombasle et Jérôme Savary jouent en 2008 dans Don Quichotte contre l'Ange Bleu, comédie musicale écrite et mise en scène par Jérôme Savary au théâtre de Paris.

À la télévision, Arielle Dombasle incarne notamment Sissi dans Sissi, impératrice rebelle de Jean-Daniel Verhaeghe en 2004 et Milady dans le téléfilm éponyme de Josée Dayan en 2006.

Depuis septembre 2013, elle est l'une des vedettes de la série quotidienne Y'a pas d'âge sur France 2.

Musique[modifier | modifier le code]

Le chant a accompagné la carrière d'Arielle Dombasle dès son premier film, Perceval le Gallois (1978), dans lequel elle interprète des airs médiévaux[9].

Se définissant elle-même comme « soprano dramatique »[9], elle s'y consacre plus intensément à partir des années 2000. Ses quatre premiers albums mêlant pop et lyrique (Extase en 2000, Liberta en 2002, Amor, Amor en 2004, C'est si bon en 2006) ont été couronnés de trois disques d'or et un double disque de platine[note 3].

Son album Glamour à mort, écrit et réalisé par Philippe Katerine, avec des arrangements de Gonzales et des mixes de Renaud Letang, a été salué par la presse à sa sortie[16].

En 2013, elle enregistre un album avec le groupe Era à Londres, inspiré à la fois par la musique sacrée, la musique de film et l'univers techno de la musique trance.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Mariée en premières noces le 18 décembre 1976 à Paul Albou[17] dont elle divorce en 1985, elle épouse en secondes noces le 19 juin 1993 le philosophe Bernard-Henri Lévy, à Saint-Paul-de-Vence sur la Côte d’Azur.

Le 20 août 2010, Arielle Dombasle lance sa propre société de conseil et de prestation artistique baptisée AD Céleste[18], qui vient s'ajouter à ses autres activités, notamment artistiques (dans le cadre de la société « Dombasle Arielle » créée en 1994)[19]. Le même jour est publié sur son site officiel ses date et lieu de naissance, sujet que longtemps elle ne souhaita pas aborder publiquement[20]. Mais en 2011, Arielle Dombasle refuse de figurer dans le Who’s Who in France du fait d’un « désaccord avec le nombre d’années que veut lui attribuer la rédaction »[21].

Théâtre[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Actrice[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Courts métrages

Télévision[modifier | modifier le code]

Réalisatrice[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Discographie d'Arielle Dombasle.

Albums[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Arielle Dombasle lors de la 25e cérémonie des César (2000).

Décorations[modifier | modifier le code]

Récompenses et nominations[modifier | modifier le code]

En 1999, elle est nommée à la 24e cérémonie des César dans la catégorie meilleure actrice dans un second rôle pour L'Ennui de Cédric Kahn.

En 2001, elle reçoit au Festival du film de Cabourg le prix de l'actrice la plus romantique pour Les Âmes fortes de Raoul Ruiz[23].

En décembre 2009, elle préside le jury de l'élection de Miss France.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Patrick Mimouni, Arielle, Flammarion, 2006
  • Erwan Chuberre, Et Dieu créa... Arielle Dombasle, Alphée-Jean-Paul Bertrand, 2010
  • Gérard Guégan (texte), Maya Sachweh (photos), « Meurtre à l'Olympic », roman-photo, Playboy France no 114, mai 1983, p. 61-67.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Lors d'une interview, Arielle Dombasle précise : « Moi-même j'ai trente-six mille dates de naissance... J'ai l'âge qu'on me donne et c'est parfait comme ça[9]. »
  2. Film érotique produit par Anatole Dauman et inspiré du roman de Pauline Réage, Histoire d'O.
  3. Les arrangements d'Amor, Amor et de C'est si bon sont dus à Jean-Pascal Beintus, sous la direction de Marc di Domenico et Matthieu Tarot.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Deux Américaines à Paris », L'Express, 27 juin 2008
  2. a et b Voir extrait d’acte de naissance délivré par l’administration française (également sur Commons).
  3. a et b André Siscot, « Arielle Dombasle », Les Gens du cinéma, consulté le 3 mars 2010
  4. a et b Copie du passeport français d’Arielle Dombasle
  5. a et b Copie du passeport américain d’Arielle Dombasle
  6. a et b Biographie sur tf1.fr.
  7. a et b « La vie à deux  : Bernard-Henri Lévy et Arielle Dombasle, une romance », Libération, 9 août 1996.
  8. « Arielle Dombasle avoue... On connaît enfin sa vraie date de naissance ! », purepeople.com, 19 août 2010.
  9. a, b, c, d et e Aurélie Raya, « Sacrée Arielle », Paris Match, no 3349,‎ 25 juillet 2013, p. 7 (ISSN 0397-1635)
  10. a, b et c Caroline Rochmann, « Arielle Dombasle lève le voile », Paris Match, 9 mai 2009.
  11. Who’s Who in France, 1re édition, 1953-1954.
  12. Hélène Mathieu (Interview d'Ariel Dombasle), « Arielle Dombasle : “Mon seul accomplissement, c’est l’amour” », Culture, sur psychologies.com, Psychologies magazine,‎ juillet 2009 (consulté le 28 décembre 2013) : « Vous parlez souvent de votre enfance mexicaine. Pourquoi avez-vous vécu là-bas ? – Arielle Dombasle : Parce que mon grand-père maternel a été nommé ambassadeur par le général de Gaulle pour représenter la France libre en Amérique latine. Mon père, qui était d’une famille de soyeux de Lyon, a ouvert des usines de soie en Amérique et au Mexique quand il a rencontré ma mère. Il a adoré ce pays et s’y est installé. »
  13. Ou 32 ans selon l'entretien avec Catherine Schwab, Paris Match no 2896, 24 novembre 2004, p. 84.
  14. François-Xavier Ajavon, « Symbolisme et temporalité bergsonnienne dans Le Jour et la Nuit de Bernard-Henri Lévy », sur nanarland.com.
  15. Interview de Bernard-Henri Lévy sur nouvelobs.com, 7 mai 2004.
  16. Jean-Marc Lalanne, « Glamour à mort », Les Inrocks, 27 avril 2009.
  17. Gilles Médioni, « Orthodromie entre "Behonne" et "Bar-le-Duc" », sur le site du magazine L'Express,‎ 2 novembre 2006 (consulté le 3 mars 2014).
  18. Sophie Bernard, « Arielle Dombasle lance une société, et révèle un secret », News de stars, 20 août 2010.
  19. Fiche de la société sur societe.com. Les statuts de l'entreprise indiquent que l’artiste est née un 27 avril 1958, à Norwich dans le Connecticut.
  20. Site officiel
  21. Charles de Saint-Sauveur, « Le Who’s Who, de A à Z », Le Parisien no 20871, 21 octobre 2011, p. 34. Article repris partiellement en ligne sur RTL2.fr.
  22. Discours de réception d'Arielle Dombasle au grade de chevalier de la Légion d'honneur, 28 février 2007.
  23. Palmarès 2001 sur le site officiel du Festival du film de Cabourg