Hazebrouck

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Hazebrouck
L'hotel de ville
L'hotel de ville
Blason de Hazebrouck
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Dunkerque
Canton Hazebrouck-Nord & Hazebrouck-Sud (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de Flandre intérieure
Maire
Mandat
Bernard Debaecker
2014-2020
Code postal 59190
Code commune 59295
Démographie
Gentilé Hazebrouckois
Population
municipale
21 741 hab. (2011)
Densité 830 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 43′ 30″ N 2° 32′ 21″ E / 50.725, 2.53916666667 ()50° 43′ 30″ Nord 2° 32′ 21″ Est / 50.725, 2.53916666667 ()  
Altitude Min. 17 m – Max. 66 m
Superficie 26,2 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-hazebrouck.fr

Hazebrouck (Hazebroek en néerlandais[1], litt. marais de/aux lièvres) est une commune française, située en Flandre, dans le département du Nord, en région Nord-Pas-de-Calais. Avec ses 22 000 habitants, Hazebrouck est une ville relativement importante (la 3e de l'arrondissement de Dunkerque et la 18e du département du Nord).

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation générale[modifier | modifier le code]

Hazebrouck est située en Flandre française, dans le Houtland (litt. le pays du bois), à 37 km de Dunkerque[2] et de Lille[3], 50 km d'Arras[4], 54 km de Calais[5] et à proximité de la frontière belge (située à 15 km environ[6]). C'est une ville paisible et principalement résidentielle.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Hondeghem Hondeghem Caëstre Rose des vents
Wallon-Cappel N Borre
O    Hazebrouck    E
S
Morbecque Morbecque Vieux-Berquin

Accès et transports[modifier | modifier le code]

Photo nocturne des quais de la gare d'Hazebrouck

Aucune autoroute ne dessert Hazebrouck. Néanmoins, plusieurs routes nationales et départementales desservent la ville telles que l'ancienne Route nationale 42 (D642) qui permet de rejoindre rapidement Saint-Omer, Boulogne-sur-Mer et l'autoroute A26 (Calais - Reims) vers l'ouest, ainsi que Bailleul et l'autoroute A25 (Lille - Dunkerque) vers l'est.

La gare d'Hazebrouck est desservie par le TGV Nord européen (ligne Paris-Arras-Lens-Béthune-Hazebrouck-Dunkerque) ainsi que par des TER Nord-Pas-de-Calais en direction de Lille, Calais, Dunkerque, Arras et Béthune.

L'aéroport international d’affaires de Merville-Calonne ne se trouve qu'à 12 km.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Origine du nom[modifier | modifier le code]

  • Du flamand haas/hase "lievre" + broek "marais".
  • Hasebroch (1000), Hasbruc (1122), Hasbruich, Asebroc (XIIe siècle), Hasabroc (1187), Hasabroec (1202).

Noms dérivés[modifier | modifier le code]

On parle parfois d'hazebroucker quelqu'un, en référence au juge Étienne Ceccaldi, que le garde des Sceaux Jean Lecanuet voulut muter à Hazebrouck en 1976 à titre de sanction[7],[8].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Hazebrouck

Les armes d'Hazebrouck se blasonnent ainsi : « D'argent au lion de sable, lampassé de gueules, tenant de ses pattes de devant un écusson d'or chargé d'un lièvre courant en bande au naturel. »

Histoire[modifier | modifier le code]

Hazebrouck était un village du comté de Flandre. Comme de nombreuses villes de Flandre, Hazebrouck dut subir les outrages des guerres entre les Pays-Bas et la France, et au XXe siècle des deux guerres mondiales.

Origine[modifier | modifier le code]

Il est coutume de relater que des moines, à l'aube de l'ère chrétienne, sous le règne de Dagobert Ier, défrichèrent les environs et asséchèrent une forêt marécageuse. L'élevage et la culture purent ainsi se développer. C'est à cette époque que saint Éloi serait venu évangéliser la contrée.

La Flandre des comtes 862-1384[modifier | modifier le code]

Entre 862 et 1384, le titre de comte de Flandres se transmet par neuf familles, de Beaudouin Bras de fer (862-879) à Louis de Male (1346-1384).

En 1122, le comte de Flandre, Charles le Bon donne le nom de Ville à Hasbruc. On trouve une première mention écrite d'Hasbroec en 1141 par l'archevêque de Reims, Monseigneur Samson qui confirme au chapitre de Cassel, la possession de terres, sises à Hasbroec. En néerlandais haas (haze en flamand occidental) signifie « lièvre », et broek « marais ». C'était à cette époque un grand village vivant de chasse et de pêche qui dépendait de la châtellenie de Cassel et qui fut brûlé par Philippe de Valois en 1347. À cette époque les « ghilden » ou guildes, corporations d'artisans : boulangers, brasseurs, cordonniers, tisserands, drapiers… vont faire connaître la prospérité à la ville.

Les Gantois saccagèrent la ville en 1436.

La Flandre dans les Pays-Bas bourguignons (1384-1555)[modifier | modifier le code]

Les Français de Charles VIII brûlèrent la ville en 1492 (24 août).

En 1512 est construite la flèche de l'église Saint-Éloi (Turris Splendida) par Loocke Sanderus.

La Flandre dans les Pays-Bas espagnols (1555-1678)[modifier | modifier le code]

En 1565-1566, le canal d'Hazebrouck est creusé et le port d'Hazebrouck est implanté. À la même époque, la ville possède une grande place non pavée, au centre de laquelle existait une fosse entourée d'une haie. Les habitations en torchis et aux toits de paille ne possèdent qu'un rez-de-chaussée.

En 1582, la ville est détruite. Le premier hôtel de la ville d'Hazebrouck est construit en 1589. De 1602 à 1635, le Westhoek vit en paix.

En 1610, les Augustins ouvrent un Collège dans les bâtiments de l'ancien couvent. Le couvent des Augustins est bâti en 1616. Cependant, la ville connaît de graves épidémies comme la peste en 1637, 1638 et 1646.

La Flandre française depuis 1678[modifier | modifier le code]

La bourgade compte 3 725 habitants en 1701, peu après son annexion au royaume de France sous Louis XIV par le traité de Nimègue en 1678. Ce traité entérine notamment les conséquences de la bataille de la Peene livrée un an plus tôt à Noordpeene.

Joseph Louis Étienne Cordier (1775-1849), ingénieur en chef des ponts et chaussées (et Membre de la légion d'honneur) écrit en 1820 à propos de l'arrondissement d'Hazebrouck qu'il a durant un certain temps constitué une exception juridique et fiscale étaonnante : « Sous Louis XIV , les habitans contribuèrent à détruire une armée ennemie engagée dans ce pays coupé de haies, et recurent pour récompense l'exemption des impôts indirects. Depuis 1790, ils ont perdu cette franchise »[9].
Selon ce même auteur, « d'après un système de défense qui semble aussi contraire aux lois qu'aux idées militaires, généralement adoptées, on s'oppose (dans l'arrondissement) à l'ouverture des canaux et des routes. En vain les conseils du département et de l'arrondissement, et les Préfets, ont demandé l'exécution des travaux indispensables que les habitans offrent de payer. Les ouvrages sont ajournés, et ces malheureux cultivateurs restent comme séparés de la France par la difficulté des communications »[9]. Depuis 1790, les habitants de cet arrondissement « n'ont point obtenu le droit d'ouvrir des chemins , même de village à village » précise Cordier[9].

  • Le 25 février 1685, le magistrat d'Hazebrouck interdit les toitures en paille ou chaume pour éviter les incendies.
  • Le 2 mars 1697, le Comte de Flêtre, grand bailli de Cassel renouvelle la loi (6 échevins) d'Hazebrouck.
  • Le 14 février 1723, pour fêter la fin de la peste, La tour Saint-Éloi s'embrase sous les feux de Joie.
  • 1756 Relevé de la carte de Cassini demandée par Louis XV

Révolution française[modifier | modifier le code]

  • Le 16 février 1790, l'Assemblée Nationale décide que Hazebrouck sera le siège du tribunal de district.
  • Le 9 mars 1792, la société populaire organise un banquet en l'honneur de Primat, évêque constitutionnel qui rend visite à Hazebrouck.
  • 1793 : Bataille d'Hondschoote.
  • Le 14 février 1794, le conseil général de la ville oblige les habitants à porter la cocarde tricolore. La même année, trois arbres sont plantés sur la place: un chêne, un peuplier et un pommier.
  • Le 23 janvier 1799, le citoyen Rackelboom, laboureur à Morbecque achète aux enchères, l'église des Augustins pour 82 000 livres.
  • 11 février 1801 : L'ancien hôtel de ville est en flammes. Le greffier, M. Theeten parvint à s'enfuir par une fenêtre.Monsieur Drapier, architecte présente le devis de reconstruction de L'hôtel de ville pour 128 997 francs, le 2 janvier 1806. La construction commence le 6 mai.
L'hôtel de ville le 11 février 1801
La gare de 1861, vue avant la Première Guerre mondiale
  • Le 22 novembre 1813, quelque 3 000 conscrits rassemblés à Hazebrouck se révoltent contre l'Empire de Napoléon Ier.
  • Le 17 février 1814, Hazebrouck est envahie par les Cosaques du Baron de Geismar. Cette occupation durera 4 ans.
  • 1838 : Un fronton et une horloge sont ajoutés à l'Hôtel de ville.
  • 1848 : C'est le chemin de fer avec la ligne Lille - Dunkerque qui donna une certaine impulsion aux industries locales de tissage et de filature dès septembre 1848. Le 9 mars 1848, après de longues concertations, le ministre des travaux publics fixa l'emplacement de la gare d'Hazebrouck mais ce ne fut qu’en 1861 que l'on vit la création de la gare définitive, lors de la mise en service de la ligne Calais-Hazebrouck. C'est d'ailleurs à la gare que le 25 février 1879, les Hazebrouckois tentèrent d'apercevoir L'impératrice d'Autriche Sissi en route pour Londres. L'apparition du chemin de fer fit progresser la langue des habitants vers le français. En effet, le flamand occidental était la langue utilisée dans les familles hazebrouckoises jusqu'au début du XXe siècle. À la fin du XIXe siècle, plus de la moitié des enfants des familles Hazebrouckoises ne parlaient que le dialecte local du néerlandais. Aujourd'hui, la totalité ne parle que le français.
  • Le 8 avril 1848, les citoyens Velge et Hanicot célèbrent la révolution en arborant sur la tour de l’église Saint-Éloi le drapeau tricolore.
  • 1849 : Le baron de La Grange est élu à Hazebrouck.
  • Le 24 mars 1850, les religieuses de la congrégation des « Filles de la charité » prennent en charge les soins des vieillards de l'hospice.
  • Le 16 juillet 1880, la foudre tombe sur le clocher de L'Église Saint-Éloi. L'architecte Vandelbuicke préconise sa destruction, bien qu'en 1868, la commission historique du département du nord ait donné un avis favorable au classement du clocher "parmi les monuments historique" pour son "importance et le style de sa flèche", son "aspect pittoresque et monumental"[10].
  • Au début du XXe siècle, la ville comptait quatre tissages qui employaient plus de 1 000 personnes et le canal d'Hazebrouck poursuivait son activité mais de 1903 à 1909, l'apparition de métiers à tisser automatiques entraina des grèves et l'intervention de l'armée afin de rétablir l'ordre.
  • 1882 : Ouverture des halles, le 18 septembre.
  • 1894 : Construction du palais de justice.
  • Le 24 mars 1912, le chanoine Lamant, vicaire général procède à la bénédiction de l'église du Sacré-Cœur et de l'école Saint-Jules.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

19 mars 1918
Stèle, rue Verlyck

La ville servait essentiellement de base arrière pour les soldats anglais et australiens. Elle fut durement bombardée par les Allemands vers la fin de la Première Guerre mondiale, en 1917 et 1918. Une grande partie de la ville fut détruite.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Durant toute la Seconde Guerre mondiale, mais plus particulièrement après le 22 juin 1941, l'aviation britannique et américaine détruisit une partie de la ville car les pilotes visaient la gare et son nœud ferroviaire mais manquaient souvent leur cible.

En mai 1940, Des observateurs britanniques cachés dans la tour Saint-Éloi attirèrent le feu d'une batterie allemande située à Morbecque. Le clocher est sérieusement touché et la flèche s'effondra lors d'une tempête en décembre de la même année.

Le mercredi 30 août 1944, les troupes allemandes abattent les occupants de la maison Verlyck. Ce massacre fait 5 victimes dans cette seule famille. Émile Verlyck était âgé de 46 ans : quatre de ses fils sont également assassinés : Émile (20 ans), Robert (19 ans), Paul (18 ans) et Maurice (16 ans). Deux jeunes de 16 ans se trouvent dans la maison des Verlyck au moment où surgissent les soldats allemands : Alfred Bourez et François Annieré. Ils sont eux aussi froidement abattus. Toute la population hazebrouckoise est bouleversée par ce carnage. Le conseil municipal décidera de changer le nom de la rue des Tilleuls pour lui donner le nom de rue Verlyck, y installant une stèle en souvenir du drame[11].

Le 15 avril 1945, Raoul Dautry, ministre de la Reconstruction, rend visite à Monsieur Plateel, maire, pour lui présenter le plan de reconstruction de la ville.

Fin du XXe siècle[modifier | modifier le code]

De 1971 à 1983, sous une municipalité socialiste (PS), Hazebrouck se dote d'un ensemble d'équipements publics: bibliothèque municipale, centre socio-éducatif (centre André-Malraux) ; projet « Hazebrouck Ville Ouverte » ; développement de logements sociaux et sensibilisation au patrimoine et à la qualité du cadre de vie en Flandre intérieure. Dès 1970, l'association « Menschen Lyk Wyder » sera au cœur de la réflexion sur la qualité de vie à Hazebrouck et en Flandre intérieure. Elle préfigurera la démarche du pays du « cœur de Flandres » du début des années 2000. Hazebrouck passe à cette époque la barre des 20 000 habitants.

En 1980, sous l'impulsion de Georges Degroote, l'association APREC se forme en vue de reconstruire la flèche de Saint-Éloi. Les travaux entrepris en 1993 se termineront en 1995.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation du canton et de la commune dans l'arrondissement de Dunkerque.

Hazebrouck fut chef-lieu de district puis d'arrondissement jusqu'en 1813 (transfert du chef-lieu à Cassel) puis de 1814 à 1815 (nouveau transfert à Cassel) et enfin de 1815 à 1926 (transfert à Dunkerque suite au décret Poincaré).

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des derniers maires
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1953 Auguste Damette gaulliste Entrepreneur
1953 mars 1971 Henri Desbuquois MRP Industriel
mars 1971 mars 1983 Amand Moriss PS Inspecteur des Impôts,
conseiller général du Canton d'Hazebrouck-Nord
mars 1983 juin 1995 Maurice Sergheraert Divers droite Conseiller général du Canton d'Hazebrouck-Sud
juin 1995 mars 2008 Paul Blondel Divers droite Cadre bancaire retraité,
conseiller général du Canton d'Hazebrouck-Sud
mars 2008 mars 2014 Jean-Pierre Allossery PS Chargé de Mission Territorial,
conseiller général du Canton d'Hazebrouck-Nord
mars 2014 mars 2020 Bernard Debaecker Divers droite  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 21 741 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6 304 6 611 7 354 7 384 7 522 7 674 7 574 7 570 7 953
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
7 892 8 273 9 017 9 435 9 857 10 595 11 332 11 672 12 571
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
13 261 12 819 12 566 14 584 14 845 14 859 15 462 14 391 15 525
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
17 446 19 037 19 866 20 008 20 567 21 396 21 101 21 741 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Hazebrouck en 2007 en pourcentage[14].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
0,9 
5,6 
75 à 89 ans
9,6 
12,2 
60 à 74 ans
14,5 
20,1 
45 à 59 ans
20,5 
19,3 
30 à 44 ans
17,9 
23,2 
15 à 29 ans
20,5 
19,2 
0 à 14 ans
16,1 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[15].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

L’hôtel de ville 
Dominant la Grand'place avec ses 12 colonnes de style néo-antique, il fut construit en 1807, sous Napoléon Bonaparte et achevé sous la Restauration. Il remplaça celui de 1589 qui brûla en février 1801.
La rue de la Clef 
La rue de la Clef est la plus ancienne rue d'Hazebrouck, son tracé date de 1000 ans (tradition locale).
La gare d'Hazebrouck 
La gare d’Hazebrouck, a été mise en service en 1848 sur la ligne de Lille à Saint-Pierre-lès-Calais.
Le site de lancement de missiles V1 
Le bois des Huit-Rues a accueilli au cours de la Seconde Guerre mondiale un site de lancement de missiles V1[16]. 50° 42′ 44″ N 2° 29′ 32″ E / 50.7122, 2.4921 ()

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L’église Saint-Éloi 
Cette église-halle gothique du XVe siècle est dédiée à saint Éloi et date de 1432, ce qui en fait l’un des plus vieux monument de la ville. En 1492, elle fut incendiée par les troupes françaises de Charles VIII. Sa flèche fut élevée en 1512 mais fut gravement endommagée par les Allemands en 1940 ; la flèche ne fut reconstruite qu’en 1994.
L’église Notre-Dame 
Détruite à la guerre 39-45, puis reconstruite en brique rouge, dans le quartier du Nouveau Monde. Philippe Joseph (architecte) ; Coetlogon Yves de (sculpteur) ; Charlier Henri (sculpteur) ; Loire Gabriel (verrier) ; Largillier (verrier) ; Henault (sculpteur) [17] Se caractérise par son campanile (clocher séparé du corps de l'église) et son aménagement intérieur de style "dépouillenement total". Très belle table du Maître-Autel. Le nouvel autel est en cuivre martelé. Il représente des pains et des poissons. La crypte contient une partie du mobilier de l'ancienne église: banc de communion, bancs de chanoines, sept des douze apôtres, un autel de marbre blanc, un ange adorateur en plâtre et une bannière de procession à effigie de Notre-Dame de Lourdes. On y trouve aussi une statue en chêne, sculptée par M. l'abbé Elie Westelinck.
L'église du Sacré-Cœur 
L'église du Sacré-Cœur a été inaugurée en 1912.
L'ancien couvent des Capucins et le petit séminaire 
Le couvent des Capucins est situé dans les locaux de l'ancien petit séminaire Saint-François d'Assise (1865-1973) occupés désormais par le collège Saint-Jacques. Créé par Jacques Dehaene (1809-1882) en 1865 dans l'ancien couvent des Capucins, le petit séminaire accueillit Jules-Auguste Lemire qui y fut élève puis professeur. La chapelle récemment restaurée (2000-2003), contient un retable placé entre 1855 et 1858 classé à l'inventaire des monuments historiques.Cette chapelle a été complètement détruite par l'incendie du 24 juin 2008 qui a ravagé une partie du collège St Jacques (de la chapelle, seul le retable subsiste). Plus de 1 000 m2 de toitures partirent également en fumée. L'orgue Merklin de 1870 a totalement fondu dans ce sinistre qui marqua fortement toute la population flamande. La restauration à l'identique de la chapelle va s'opérer entre 2009 et 2010.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Le musée des Augustins 
Le musée est installé depuis sa création en 1927 dans l’ancien couvent des Augustins, un édifice de style flamand de 1616. Il abrite une collection de peintures flamandes et françaises ainsi que des pièces d’art sacré en provenance de l'église Saint-Éloi. Il présente également une importante collection de peintures des XVIIe et XVIIIe siècles des anciens Pays-Bas méridionaux. Une salle d’ethnologie présente la reconstitution d’une cuisine traditionnelle flamande avec ses cuivres, faïences et étain. On peut également y retrouver les Géants du Nord locaux : Tisje Tasje, Toria, Babe Tisje, Zoon Tisje et le plus ancien, Roland d'Hazebrouck. Il abrite également dans son aile la salle des fêtes. La bibliothèque du Comité Flamand de France se trouve également dans cet ancien couvent.
Le musée de l’Abbé-Lemire 
La maison qu’habitait l’abbé Jules-Auguste Lemire, maire d’Hazebrouck de 1914 à 1928 et député du Nord, abrite aujourd’hui un musée qui rassemble des souvenirs, du mobilier et des photographies. Elle est située à proximité du clocher de l’église Saint-Éloi.

Économie[modifier | modifier le code]

Transport fluvial[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle, Hazebrouck possédait un port qui fut creusé en 1565-1566 alors que la ville dépendait de Philippe II d'Espagne (1555-1598). Les routes étaient difficilement praticables et on utilisait le canal pour le bois de chauffage et le charbon qui alimentaient les machines à vapeur des filatures et tissages. Le textile employa près de 1500 personnes plus particulièrement dans le quartier de la rue de Merville. Depuis le port a été comblé, il reste le nom, rue du Rivage.

Transport par chemin de fer[modifier | modifier le code]

Locomotive à Hazebrouck.

Au XIXe siècle, la ville dut son développement à la création d'un nœud ferroviaire où se séparaient les lignes Lille-Dunkerque (septembre 1848) et Lille-Calais (1861). D'autres voies uniques desservaient les villes de Merville ou d'Hondschoote mais aussi les villes belges de Poperinge et d'Ypres.

Zone d’activité[modifier | modifier le code]

La ville s’est dotée d’une zone d'activité, le parc d'activités de la Creule, d’une superficie de 14 hectares, situé au bord de la déviation de la nationale Lille-St Omer.

Collecte des déchêts[modifier | modifier le code]

Une expérience pilote de collecte des déchets avec un cheval de trait du Nord a été menée à Hazebrouck.

Enseignement et formation professionnelle[modifier | modifier le code]

  • Association pour la formation professionnelle des adultes, AFPA, formations du secteur mécanique générale, automobile, réseaux câblés, antennes…

Enseignement public[modifier | modifier le code]

  • Les écoles primaires Ferdinand Buisson, Jean Macé, Jules Ferry.
  • Collège Fernande-Benoist - Externat - Classes européennes anglais en 4e et 3e
  • Collège des Flandres - Externat - Classes européennes anglais en 4e et 3e
  • Lycée des Flandres - Externat et Internat - Lycée Général
    • Bacs généraux : ES, L, S (SVT & SI)
      • Options possibles : Section européenne, Cinéma-audiovisuel, Sport, Latin, Grec
    • Bac technologique STi2D
    • Bac technologique STMG
    • BTS : Aéronautique (Ex MEMA), Management des Unités Commerciales, Comptabilité-Gestion des Organisations
  • Institut aéronautique Amaury de la Grange - BTS Aéronautique (Ex MEMA) - ATPL Théorique - Bac pro - CAP

Enseignement catholique[modifier | modifier le code]

  • École Abbé-Lemire École primaire de l'enseignement privé catholique
  • Collège Saint-Jacques Externat classes européennes option anglais en 4e et 3e
  • Lycée Saint-Jacques Externat et internat, de la seconde au BTS. Bac ES, L, S, STG, mercatique (communication), GRH, compta et finances des entreprises, Sections européennes, BTS assistant de gestion PME-PMI, classes européennes option anglais, chorale, association sportive, club théâtre. Simulation d'entretien, OPérations carrières.
  • Fondation Depoorter. Lycée Technologique et Professionnel Privé sous contrat. Seconde Générale et Technologique SMS, BAC ST2S, BEP (Carrières Sanitaires et Sociales, Agent Technique d'Alimentation, Comptabilité, Secrétariat), une section d'enseignement adapté (Unité Pédagogique d'intégration).
  • Lycée Saint-Joseph - 3DP6 - BAC PRO - BAC STI2D - BTS - INTERNAT
  • Institut d'Hazebrouck - Lycée des Sciences de la Terre et du Vivant, Établissement Privé sous contrat: 4e, 3e technologiques, Bac Pro technicien conseil vente, Bac Pro CGEA, Seconde Générale et Technologique, Bac STAV, BTS ACSE (Externat, Demi-Pension, Internat) Langues: Allemand, Anglais, Espagnol, Néerlandais. Directeur: M. Letissier

Folklore[modifier | modifier le code]

C'est en 1928 que les amis de la société philanthropique Tisje Tasje (légendaire colporteur flamand, 1765-1842) voulurent se doter d'un géant, Roland Van Hazebroeck. Ce personnage aurait participé à la 4e croisade qui n'arriva d'ailleurs jamais à Jérusalem.

Wikimedia Commons possède d’autres illustrations sur les géants.

Lors de la fête et de la foire de la mi-carême, un cortège composé de chars tirés par des chevaux circulait dans la ville. Ils sont désormais tractés par des tracteurs agricoles. Les chars de l'agriculture, de la charité, des noix (en mémoire d'un procès qu'ont gagnés au Moyen Âge des avocats hazebrouckois contre un seigneur qui voulait garder ses noix pour lui seul, selon la légende), précédent celui du géant Roland. Pendant de nombreuses années, un ballon aérostatique prit son envol depuis la grand place, le lundi des fêtes de la mi-carême. Cette fête demeure toujours d'actualité de nos jours.

Chaque année, le 3e week-end de septembre est animé par l'opération "Ville Ouverte" où les artistes de rues déambulent au milieu des brocanteurs et des associations locales.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

À Hazebrouck sont nés :

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Le 22 septembre 2013, à l'appel de Hervé Diers[18], près de 2000 bénévoles et de nombreux partenaires contribuent à l'établissement d'un nouveau record inscrit au Livre Guinness, celui du plus grand cornet de frites. Il s'établit depuis ce jour à quelque 6,2 tonnes[19].

Loisirs[modifier | modifier le code]

  • Centre d'Animation du Nouveau Monde (C.A.N.M)
  • Centre d'Animation du Rocher et de la rue de Calais
  • Les Acteurs du Village (Association de développement de l’espace rural et des villages)
  • Aérosports / Voltige aérienne (Vols de découverte et d'initiation Voltige)
  • Le Club Trains des Flandres d'Hazebrouck (modélisme ferroviaire, photographies & vidéos d'engins réels)
  • SC Hazebrouck (Football CFA 2)
  • Hazebrouck 71 (Handball champion de Nationale 2 2008, Nationale 1 2008/2009, Division 2 2009/2010)
  • Volley Club Jean-Macé Hazebrouck
  • Club de modélisme ferroviaire Hazebrouckois
  • Scouts et Guides de France groupe "Père Jacques Sevin"
  • Centre Socio Educatif - Activités culturelles, artistiques et sportives - centre ville (gym, danse, musique, ateliers de création…)
  • Union Musicale d'Hazebrouck
  • Centre André Malraux - programmation de spectacles vivants, action culturelle sur Hazebrouck et ses environs
  • Judo Club hazebrouckois
  • Flandres Judo Hazebrouck
  • Le RCFI: Rugby Club de la Flandre intérieure qui évolue en première série.
  • L'école de musique.
  • Le tout nouveau[Quand ?] bowling.
  • La piscine.
  • Tennis Club de la Tulipe Noire
  • Les éclaireuses et éclaireurs de France, groupe Rudyard Kipling
  • RealisAction, équipe de réalisation audiovisuelle
  • Le Cercle de Galab-Kherû, association de jeu de rôle
  • Hazebrouck Wildcats, premier club de football américain en Flandres

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) L Bocquet (1946) Le comte de la Mi-Carême à Hazebrouck ; Le Folklore vivant (1re page avec JSTOR),

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Cimetières militaires du Commonwealth :

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Centre de Recherche généalogique Flandre-Artois
  2. « Distance à vol d'oiseau entre Hazebrouck et Dunkerque », sur www.lion1906.com (consulté le 5 mai 2013)
  3. « Distance à vol d'oiseau entre Hazebrouck et Lille », sur www.lion1906.com (consulté le 5 mai 2013)
  4. « Distance à vol d'oiseau entre Hazebrouck et Arras », sur www.lion1906.com (consulté le 5 mai 2013)
  5. « Distance à vol d'oiseau entre Hazebrouck et Calais », sur www.lion1906.com (consulté le 5 mai 2013)
  6. Distance calculée sur Google Earth le 5 mai 2013
  7. Michel Abhervé, « Limoges, Hazebrouck, Cayenne et demain Clipperton », blog, sur Alternatives Economiques,‎ 15 septembre 2010.
  8. nouvelobs.com / la justice sous pressions
  9. a, b et c Cordier Joseph Louis Etienne (1820) De la navigation intérieure du département du Nord et particulièrement du canal de la Sensée, Hopwood chez Goeury, Libraire des Ponts et Chausées ; Quai des Augustins, n. 41; A Lille, 1820 -voir pages 11 et suivantes (sur 118)
  10. Bulletin de la Commission historique du déparatement du Nord, Volume 10 (scanné par Google)
  11. 6 septembre 1944 : Hazebrouck libérée, mais Hazebrouck meurtrie dans La Voix du Nord, le 7 septembre 2009
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  14. « Évolution et structure de la population à Hazebrouck en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  15. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  16. Voir le site http://coalhousefort-gallery.com/V1-flying-bomb-Vengance-weapon-site-Hazebrouck
  17. http://www.culture.gouv.fr/culture
  18. « Le site créé pour l'occasion du record », sur le site recorddelafrite.com (consulté le 29 septembre 2013)
  19. « Le record du monde du plus grand cornet de frites est battu », sur france3.fr (consulté le 29 septembre 2013)