Armand Charles Guilleminot

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Armand Charles Guilleminot
Le général Guilleminot (1774-1840) vers 1823, Louise Adélaïde Desnos, née Robin (1807-1870), 1846, Musée de l'Armée, Paris.
Le général Guilleminot (1774-1840) vers 1823, Louise Adélaïde Desnos, née Robin (1807-1870), 1846, Musée de l'Armée, Paris.

Naissance 2 mars 1774
Dunkerque
Décès 14 mars 1840 (à 66 ans)
Baden, (Drapeau de l'Allemagne Allemagne)
Origine Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Grade Général de division
Années de service 1790
Distinctions Comte d'Empire
Grand-croix de la Légion d'honneur
Grand-croix de Saint-Louis
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 7e colonne.
Autres fonctions Donataire de l'Empire
Pair de France
Ambassadeur de France à Constantinople

Armand Charles Guilleminot, né à Dunkerque le 2 mars 1774, mort le 14 mars 1840 à Baden, est un général français de la Révolution et de l’Empire, Pair de France et ambassadeur sous la Restauration.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils aîné de Claude Guilleminot (né à Étais en Bourgogne) et de Isabelle-Barbe Lanscotte (alias Landschoote), il servit d'abord en Belgique contre les Autrichiens en 1790. Sous-lieutenant en 1792 à l'armée du Nord, sous les ordres de Dumouriez. Arrêté comme suspect à la suite de la trahison de son chef, il est incarcéré à la Citadelle de Lille. Réintégré bientôt après, il est envoyé en 1798 comme capitaine à l'armée d'Italie, où il devient chef de bataillon et aide-de-camp de Moreau. Ami de ce dernier et de Pichegru, le premier Consul le prend en défiance au moment de la conspiration de Georges Cadoudal, et le laisse un an au traitement de réforme. Attaché en 1805 au quartier général de l'armée d'Allemagne, comme ingénieur géographe, il est promu l'année suivante au grade d'adjudant-commandant.

Il sert avec distinction aux armées d'Italie, de Catalogne et à l'état-major général de la Grande Armée. L'Empereur le remarque à la Bataille de Medina de Rioseco en Espagne le 14 juillet 1808 et lui donne le brevet de général de brigade le 19 juillet 1808. Il passe la même année à l'état-major du général Bessières en Catalogne. Il est créé baron de l'Empire le 26 octobre 1808, il est nommé au grade de général de division le 28 mars 1813, puis il reçoit le titre de 'comte Guilleminot' par décret impérial du 19 novembre 1813.

En 1815 il est chef d'état-major du prince d'Eckmühl. Choisi comme commissaire du gouvernement provisoire pour traiter avec les généraux étrangers, il se rend à Saint-Cloud auprès de Blücher, accompagné de Bignon et de Bondy, et signe la suspension d'armes le 3 juillet. Il suit l'armée sur les bords de la Loire.

En mai 1817, il est chargé de fixer, de concert avec une commission allemande, et conformément aux traités de 1814 et 1815, la ligne de démarcation des frontières françaises de l'Est.

Nommé membre de la commission de défense du royaume en 1818, et directeur du dépôt de la guerre en 1822, il contribue à réorganiser cet établissement. Chef de l'état-major général du duc d'Angoulême en 1823, il mène avec ce dernier l'Expédition d'Espagne, pour rétablir la monarchie absolue de Ferdinand VII. Il rédige l'ordonnance d'Andujar qui provoque la colère des royalistes espagnols, car elle est jugée trop clémente pour les libéraux vaincus. Nommé Pair de France et ambassadeur à Constantinople, il quitte l’Espagne pour se rendre à son poste. Rappelé en 1831 par Louis-Philippe Ier, il devient président de la commission chargée d'établir la démarcation des frontières de l'Est, et membre de la nouvelle commission de défense du royaume reconstituée en 1836.

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise à Paris dans le 28e division auprès de son épouse Marie-Adrienne-Elisabeth-Josèphe-Aimée de Fernig (1777-1837) (mariage en 1798) (fille cadette du commandant François Louis Joseph de Fernig et de Marie-Adrienne Bassez), et de sa fille Augustine Hortense Guilleminot, née le 8 décembre 1811, morte en 1849, mère de l'amiral Edgar Humann et épouse du diplomate Jules Humann (1809-1857), inhumé lui aussi au cimetière du Père-Lachaise (4e division) avec son frère Eugène Charles Humann (1808-1838), maître des requêtes au Conseil d'État. Il eût un fils : Charles-Amédée-Eugène-Napoléon-Auguste, officier de la légion d'honneur (né le 6 novembre 1806, décédé à Constantinople le 21 novembre 1825). En secondes noces Armand-Charles Guilleminot épousa en 1838 Henriette-Aimée Ebray, dite Mary, décédée au château de Vaudrevange, près de Sarrelouis le 16 avril 1879, veuve en premières noces de Louis Villeroy, sans postérité.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Armand Charles Guilleminot.svg

Les armes de Armand Charles Guilleminot :

Parti, le premier d'azur, à l'étoile rayonnant d'or; le deuxième coupé, au premier des barons militaires, au deuxième de pourpre de chevron d'or accompagné de trois roses d'argent.

Sources[modifier | modifier le code]