Pierre Dhainaut
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| Pierre Dhainaut | |
| Naissance | 13 octobre 1935 Lille, Nord |
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| Nationalité | |
| Profession(s) | Enseignant |
Pierre Dhainaut (né à Lille en 1935) est un poète et un écrivain français.
Les textes de Pierre Dhainaut, au fil des années, ont de plus en plus oscillé entre deux formes complémentaires : la notation brève et le poème plus ample.
Flux et reflux, mais toujours, de l’une à l’autre, la simplicité et la vigilance, mêlée de gratitude ou d’acquiescement, face au monde - au vent, aux pierres, à la mer - toujours plus aiguës.
[modifier] Biographie
Né le 13 octobre 1935, à Lille, dans le Nord, fils d’instituteurs, il passe toute son enfance et son adolescence dans la ville ouvrière d’Armentières. Entourés par une certaine grisaille, il trouve des refuges : le jardin, les Ardennes de ses vacances, un peu de campagne nordiste…
En 1946, il découvre Dunkerque et la mer. En classe de cinquième, son professeur de français lui fait connaître Victor Hugo et la poésie. Double révélation.
Il rencontre Jacqueline en 1956 et l'épouse en juillet de l'année suivante : l’amour qui ouvre à l’Autre. Ils s’installent près de Dunkerque. Ils déménageront plusieurs fois, mais demeureront près du rivage dunkerquois.
En 1959, ce sont les débuts surréalistes et la rencontre d’André Breton. En 1960-1961, il est professeur au lycée de Dunkerque. Il entretient de nombreux contacts avec des poètes surréalistes. L’hésitation va progressivement s’accuser entre le surréalisme et une autre voie, indiquée par Jean Malrieu, dont l’influence sera capitale.
Une autre rencontre déterminante a lieu en 1971, celle de Bernard Noël. L’écriture est constamment interrogée. La violence de la quête culmine entre 1970 et 1977. Il finira par tourner le dos au surréalisme. La crise se dénoue. Parallèlement s'opère la recherche d’un sacré sans théologie, qui s’accompagne d’un intérêt croissant pour l’histoire des religions et spiritualités - en particulier le bouddhisme zen et la mentalité des Dogons. Le poète fréquente aussi des peintres. Il écrit de nombreux articles critiques, parallèlement à son activité poétique. Il collabore avec des peintres ou des graveurs, dans des recueils à tirage limité.
Les voyages en France sont nombreux. Différentes régions (la Bourgogne, les Causses, l’Auvergne, l’Aubrac, Saint-Pierre-de-Chartreuse, surtout…) marquent son univers mental par leurs paysages et leurs monuments.
L'œuvre devient plus apaisée : célébration du monde et quête de soi cheminent de concert. Le je : une trace à peine, un effacement à peine écrit, une écriture perpétuellement interrogeante, un acte dépourvu de tout narcissisme. Les titres des recueil témoignent de cet apaisement : Pages d’écoute, Terre des voix, Un livre d’air et de mémoire, Le don des souffles, Prières errantes, Mise en arbre d’échos, Fragments d’espace ou de matin. Une anthologie est le fruit de cette période nouvelle, Dans la lumière inachevée.
Pierre Dhainaut a consacré plusieurs essais et de nombreux articles critiques à des poètes qu’il a rencontrés ou qui l’ont marqué, parmi lesquels Octavio Paz, Bernard Noël et Jean-Claude Renard. Il a préparé plusieurs éditions posthumes des textes de son ami Jean Malrieu, notamment au Cherche-Midi et aux Éditions des Vanneaux). Un choix de ses articles a paru dans le volume Dans la main du poème.
En avril 2007, un colloque a été organisé à la Sorbonne sur l'œuvre de Pierre Dhainaut, sous la direction d’Aude Préta de Beaufort et de Jean-Yves Masson.
[modifier] Bibliographie
- Le poème commencé, Mercure de France 1969
- Bulletin d'enneigement, Sud 1974
- Efface, éveille, Seghers, 1974.
- Jour contre jour, Oswald 1975
- Coupes claires, Le Verbe et l’Empreinte, 1979.
- Au plus bas mot, J.-M. Laffont 1980
- Le retour et le chant, Thierry Bouchard, 1980.
- Le regard, la nuit blanche, Vrac, 1981, et EST, 2006.
- L’âge du temps, Sud, 1984.
- Terre des voix, Rougerie 1985
- Pages d’écoute, Dominique Bedou, 1986.
- Chemins d’Aubrac, éditions du Rouergue, 1987.
- Fragments d'espace ou de matin, Hautécriture 1988
- Un livre d'air et de mémoire, Sud (Prix Artaud 1990)
- Prières errantes, Arfuyen, 1990.
- Le don des souffles, Rougerie, 1991.
- Mise en arbre d'échos, Motus 1991
- Fragments et louanges, Arfuyen, 1993
- Dans la lumière inachevée, Mercure de France, 1996
- Passage par le chœur, La Bartavelle, 1996
- Paroles dans l'approche, L'Arrière-pays, 1997
- À travers les commencements, Paroles d'Aube, 1999
- Introduction au large, Arfuyen, 2001
- Relèves de veilles (avec la collaboration de Jacques Clauzel), Alain Lucien Benoît, 2001
- Voix d'ensemble, Éditions des Deux-Siciles, 2002.
- Entrées en échanges, Arfuyen, 2005.
- Au-dehors, le secret, Voix d’encre, 2005.
- Pluriel d’alliance, L’Arrière-Pays, 2005.
- Dans la main du poème, Écrits du Nord, 2007.
- Levées d’empreintes, Arfuyen, 2008.
- Sur le vif prodigue, Éditions des Vanneaux, 2008.

