Hondschoote

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Hondschoote
Image illustrative de l'article Hondschoote
Blason de Hondschoote
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Dunkerque
Canton Hondschoote
Intercommunalité Communauté de communes des Hauts de Flandre
Maire
Mandat
Hervé Saison
2014-2020
Code postal 59122
Code commune 59309
Démographie
Gentilé Hondschootois
Population
municipale
4 091 hab. (2011)
Densité 173 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 58′ 49″ N 2° 35′ 10″ E / 50.980278, 2.586111 ()50° 58′ 49″ Nord 2° 35′ 10″ Est / 50.980278, 2.586111 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 19 m
Superficie 23,66 km2
Localisation

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Hondschoote

Hondschoote (Hondschote en flamand occidental)[1] est une commune française située dans le département du Nord (59) et la région Nord-Pas-de-Calais.

Étymologie et prononciation[modifier | modifier le code]

Hondschoote ne devrait en principe pas se prononcer comme pourrait le suggérer une lecture à la française de ce nom (qui correspond en fait à une graphie néerlandaise). Il devrait se prononcer à peu près « honne-ts-côte », conformément à la prononciation du néerlandais, ou « honne-ts-chaud-te » selon une prononciation ouest-flamande, se différenciant de la prononciation standard du néerlandais (A.B.N.).

Dès 1069, nous retrouvons un Hondescote.

Plusieurs traductions fantaisistes ont été proposées :

  • Hundo, nom d’homme germanique, Schot : « terrain clos » ;
  • « Enclos aux chiens » (de Hond : « chien » et de Schoot, Schoote, Scheute : « enclos » (Beschutting) ;
  • Huns Cota signifierait également enclos des Huns, lesquels auraient établi un camp au bord des Moëres lors de l’invasion de la Gaule.

Des recherches approfondies d'un spécialiste de la langue néerlandaise — Jacques Fermaut — sont plus vraisemblables ; « Hondschoote » correspond à une définition géographique : « éminence — 5 à 9 m — du chenal de marée ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Hondschoote dans son canton et son arrondissement.

Situation[modifier | modifier le code]

Située à 24 km de Dunkerque, 63 km de Lille, 11 km de Bergues.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Hondschoote
Warhem Les Moëres Houtem  (Furnes)
Hondschoote Leisele   (Alveringem)
Killem Oost-Cappel Beveren  (Alveringem)

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Hondschoote (Nord).svg

Les armes d'Hondschoote se blasonnent ainsi : « D'hermine à la bande de gueules chargée de 3 coquilles d'or ».

Voir également l'armorial du Tournoi de Chauvency Blason Hondschoote 59.svg  Blason Thierry de Hondschoote.svg Blason région fr Limousin.svg

Histoire[modifier | modifier le code]

Gautier de Hondschoote est présent aux festivités données par le comte de Chiny en 1285 et décrites par Jacques Bretel dans son Tournoi de Chauvency. Il s'y trouve aux côtés de Philippe de Flandres, de Florent de Hainaut, du châtelain de Bergues, des seigneurs de Haussy, Lalaing, Ligne, Fléchin, Montigny, Auberchicourt, etc.

Au Moyen Âge, Hondschoote prospère grâce à l'industrie du drap. Avec le lin cultivé dans les environs des centaines de petits ateliers fabriquent du tissu de serge. Au XVIe siècle, Hondschoote avait une chambre de rhétorique, De Persetreders, toujours opérationnelle en néerlandais au XIXe siècle. À partir du XVIe siècle, cependant, les malheurs s'acharnent sur la ville, devenue espagnole, plusieurs fois pillée au cours des guerres et touchée par la peste de surcroît. Au début du mois d'août 1566, les Gueux pillent l'église d'Hondschoote. Cet incident mineur donne le signal de la rébellion sur toute la côte et conduisit à des émeutes iconoclastes conduites par les calvinistes dans tous les Pays-Bas espagnols.

Après chaque désastre, Hondschoote essaie de s'en remettre mais ne peut empêcher son déclin. Devenue française en 1658 après de nouveaux pillages et de nouveaux incendies, elle succombe enfin après l'invasion hollandaise de 1708 : toute production cesse bientôt et elle n'est plus qu'un village agricole. Les producteurs de tissu se sont enfuis pour se réfugier dans l'actuelle Belgique et en Angleterre, faisant profiter de leur savoir-faire les rivaux de la France.

La bataille d'Hondschoote du 6 au 8 septembre 1793, au cours de la Révolution, est un événement majeur qui sauve la République française. Le roi d'Angleterre a envoyé à travers les Flandres une armée commandée par le duc d'York, pour s'emparer de Dunkerque, tête de pont à l'invasion du pays. Cette armée, renforcée par des troupes hanovriennes et autrichiennes sous les ordres du maréchal Freitag, venues des Pays-Bas voisins, est battue par une armée de volontaires patriotes. Durant la bataille, le moulin à vent sert de poste de guet et d'infirmerie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1885 1918 Alfred Outters Conservateur Conseiller général du Canton d'Hondschoote de 1885 à 1918.
1919 1925 Henri Mallengier Entente républicaine Conseiller général du Canton d'Hondschoote de 1919 à 1933.
1925 1945 Pierre Mortier Républicain de gauche Conseiller général du Canton d'Hondschoote de 1934 à 1940.
1945 1981 Daniel Peene sans étiquette Conseiller général du Canton d'Hondschoote de 1949 à 1981.
1981 mars 2001 Claude Gosset sans étiquette Vice-président du Conseil Général,
Conseiller général du Canton d'Hondschoote de 1981 à 1994.
mars 2001 en cours Hervé Saison    
Les données manquantes sont à compléter.

La commune fait partie de la quatorzième circonscription du Nord qui a pour député Jean-Pierre Decool, le conseiller général du canton est Jean Schepman.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 091 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 386 3 168 3 294 3 823 3 833 3 903 3 915 3 971 3 800
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 766 3 757 3 725 3 472 3 586 3 472 3 464 3 447 3 315
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 365 3 324 3 319 3 013 3 016 2 788 2 776 3 215 2 767
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
2 705 2 722 2 964 3 716 3 654 3 815 3 749 3 803 4 033
2011 - - - - - - - -
4 091 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Hondschoote en 2007 en pourcentage[4].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
1,6 
4,9 
75 à 89 ans
9,6 
11,8 
60 à 74 ans
12,0 
19,4 
45 à 59 ans
19,3 
21,8 
30 à 44 ans
19,5 
17,8 
15 à 29 ans
15,1 
23,8 
0 à 14 ans
22,9 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[5].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Vaast[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Vaast
Dalle funéraire de Jacques-Josse Coppens et Marie Bart

(XVIe et XVIIe siècles - Monument historique).

Bâtie au XVIe siècle. La tour, haute de 82 mètres, construite en briques blanches du pays s'appelle De Witte torre (la tour Blanche). Cette tour préservée lors de l'incendie de 1582 porte dans l'un de ses piliers la date de 1513.

'Ses autels'

Dans la nef droite : l'autel Saint Sébastien. - Autel sculpté de style Louis XIV : On peut y remarquer les armoiries de la confrérie Saint Sébastien ou confrérie d'Archers, fondée en 1586, ayant pour charge la défense de la ville et de ses habitants.

Un autel moderne : l'autel du Sacré-Cœur.

À droite du chœur : l'autel des Âmes (1673) : style Louis XV ; le sujet principal du retable est un tableau peint représentant la descente du Saint-Esprit sur les apôtres. De chaque côté, des statues sculptées, l'une de saint Crépin (patron des cordonniers), l'autre de saint Séverin (patron des tisserands).

Au centre : le maître autel. Une dalle rappelle que la nièce de Jean Bart y est enterrée.

À gauche du chœur : l'autel de la Sainte Vierge. Le sujet principal représente l'Apparition de la Sainte Vierge à Saint Dominique.

L'autel Notre Dame des Sept Douleurs. Le sujet principal représente le Christ mort, étendu sur les genoux de sa mère.

La Chaire de 1755

Buffet d'orgue En chêne, style Louis XV et Renaissance, construit entre 1611 et 1613, le grand buffet a été remplacé en 1737.

Boiseries et confessionnaux tous en chêne sculpté, style Louis XV.

Hôtel de ville[modifier | modifier le code]

L'Hôtel de ville

En grès et pierres blanches, il date de 1558. Sur sa façade arrière, on peut remarquer les motifs en forme de bouteille qui encadrent les fenêtres du pignon gauche et de la face latérale de la tour.

La cave de l'hôtel de ville servait d'ancien corps de garde.

Autres[modifier | modifier le code]

  • Le Pays du Lin: Surnommé ainsi car l'économie du Lin y est importante, ce vaste territoire naturel s'étend de la vallée de l'Yser jusqu'au plages de sable fin de la côte d'Opale. Les nombreuses fermettes et maison isolées donne à cette campagne un caractère typique qu'il faut absolument découvrir en bicyclette ! En juin la plaine devient toute bleue (c'est la floraison du lin) et l'odeur des blés qui mûrissent parfume l'air chaud de l'été qui arrive.

2 paysages radicalement différents entourent Hondschoote: Au sud de la ville, c'est le "Houtland" avec ses petits bois "déposés" çà et là reliés par les haies d'épines qui retiennent et abritent les animaux des fermes d'élevages. Au nord d'Hondschoote, c'est l'univers de l'eau, "une vrai petite Camargue" ! De nombreuses espèces d'oiseaux viennent nicher sur les berges des "watergang" (petits canaux qui quadrillent ce territoire situé à -2m sous le niveau de la mer). À voir absolument: l'atterrissage du cygne sur les étangs des Moëres...

  • Monument commémoratif de la bataille de 1793 : inauguré en 1890 et dû au statuaire lillois Darcq.
  • La fontaine : offerte à la ville en 1835 par Alphonse de Lamartine (dont la sœur résidait à Hondschoote).
  • Le Noordmeulen (Moulin à vent) : restauré en 1988, porte la date de 1127. Sa cabine de bois repose sur un pivot de pierre. Sur les poutres ont été gravés les noms des meuniers, des dates. En 1982 devient propriété communale. Il a cessé de tourner en 1959.
  • Le Spinnewyn (autre moulin à vent) : abattu en 1793 lors de la bataille d'Hondschoote, il a été reconstruit lors du Bicentenaire, en 1993, à l'identique (en bois et sur un pivot de briques) car il fut le témoin privilégié de la bataille de 1793.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Osterburken (Allemagne)[6]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]