Strazeele

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Strazeele

Strazeele
Strazeele

Strazeele#Héraldique
Détail
Administration
Pays France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Dunkerque
Canton Hazebrouck-Sud
Code Insee abr. 59582
Code postal 59270
Maire
Mandat en cours
Elisabeth Gressier
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes rurales des Monts de Flandres
Démographie
Population 678 hab. (2006)
Densité 145 hab./km²
Gentilé Strazeelois(es)
Géographie
Coordonnées
géographiques
50° 43′ 39″ Nord
         2° 37′ 55″ Est
/ 50.7275, 2.63194444444
Altitudes mini. 17 m — maxi. 61 m
Superficie 4,69 km²

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Voir la carte administrative

Strazeele (Strazele en néerlandais) est une commune de France, située dans le département du Nord (59) et la région Nord-Pas-de-Calais.

Sommaire

[modifier] Origine du nom

Le terme "zeele" signifie oiseau et "strat" la rue, voie de communication. On peut donc traduire par "route des oiseaux". Ce nom est la conséquence de l'histoire mystérieuse vécue par le Seigneur de Strazeele (Cf. section Notre Dame de Consolation et de délivrance).

Autre origine: probablement au VI ème siècle. En 875, Stratsele, en 1160, Stracelle. Fondation des Francs-Saliens, le terme "zeele" signifie maison et "la rue", voie de communication.(référence Guide historique et patrimonial de l'office de Tourisme des Monts de Flandre) Ce village a été construit sur la voie romaine Cassel, Caëstre, Estaires, La Bassée, Arras.

[modifier] Géographie

Strazeele dans son canton et son arrondissement




[modifier] Situation

Strazeele se trouve à mi-distance entre Hazebrouck et Bailleul.



[modifier] Communes limitrophes

Rose des vents Caëstre Flêtre Rose des vents
Pradelles N Merris
O    Strazeele    E
S
Vieux-Berquin
Enclave: {{{enclave}}}

Particularité : le centre du village est partagé entre Merris, Méteren, Flêtre et, bien sûr, Strazeele.

[modifier] Communications

Strazeele est une commune très bien desservie, elle est concernée par de nombreux axes de transit.

[modifier] Les routes

[modifier] Le train

La commune est desservie par la ligne Lille-Hazebrouck continuant vers Calais et Dunkerque.

[modifier] Histoire

[modifier] Héraldique

Les armes de Strazeele se blasonnent ainsi : De gueules à la bande d'or, accompagnée de six étoiles à six rais du même, mises en orle.


[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
1800 novembre 1815 Nicola Joseph Vanneufville
novembre 1815 avril 1816 Auguste Becue
avril 1816 décembre 1831 Livin Maerten
janvier 1832 janvier 1842 Beronie Creton
février 1842 septembre 1865 Jean Dominique Ruckecbusch
septembre 1865 février 1867 Jean-Baptiste Bouquet
février 1867 août 1892 Charles Deswarte
août 1892 mai 1910 Gaston Taccoen
septembre 1910 juin 1912 Henri Delanghe
juin 1912 décembre 1919 Benoît Ruckebusch
décembre 1919 mai 1925 Joseph Thooris
mai 1925 décembre 1943 Jean-Baptiste Tancré
décembre 1943 mai 1945 Jérémie Huyghe 1er Adjoint
mai 1945 1971 Jérémie Huyghe
1971 1983 Joseph Bauet
1983 2008 Jean Becuwe
mars 2008 Elisabeth Gressier-Kesteloot
Toutes les données ne sont pas encore connues.

[modifier] Démographie

Évolution démographique
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
539 558 596 497 602 576 560 559 558
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
550 584 578 607 615 630 593 571 544
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
586 628 638 514 523 478 508 453 465
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 - -
483 521 505 601 644 681 678 - -

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


Graphique de l'évolution de la population 1794-1999
La population est relativement jeune, environ 60% des habitants de la commune ont moins de 39 ans. En 1999, 27,7 % des habitants ont entre 0 et 19 ans, 31,7 % entre 20 et 39 ans, 23,6 % entre 40 et 59 ans, 12,5 % entre 60 et 75 ans et 4,7 % ont 75 ans et plus.

[modifier] Lieux et monuments

  • Une chapelle dédiée à Jean-Marie Vianney, curé d'Ars sur la route d'Hazebrouck en direction de Bailleul (face au château d'eau), située à l'entrée d'une ancienne ferme (entrée de Strazeele mais sur le territoire communal de Méteren). Construite en 1932, son architecture flamande est remarquable. Restaurée en 2009 par Bernard Paccou.

Le village fut entièrement rasé par les combats d'avril 1918.

[modifier] Personnalités liées à la commune

abbé Joseph WOETS abbé André MOREL

Pierre PINTAFLOUR naquit à Strazeele en 1502, évêque de Tournai de 1575 à 1580. Sa famille était d'origine italienne. Il fit ses étude à l'université de Louvain.D'abord professeur de philosophie, puis de droit civil et de droit Canon dans la même université, il se marie, quitte l'université pour le barreau et devint un brillant avocat. Après la mort de son épouse, il se consacra à Dieu. Il est ordonné prêtre à l'âge de 50 ans. En 1575, il est nommé évêque de Tournai, il mourut en 1580 après 5 ans d'épiscopat. ( référence: Guide historique et patrimonial de l'Office de Tourisme des Monts de Flandre)


Jean STRAZEL ou Jean STRAZEELE, fut un helliniste distingué. Pendant 26 ans, il occupa une chaire de grec au collège de Cambrai. On a de lui un remarquable ouvrage de pythagore: " Auréac Carmin Pythagora" ( référence: Guide historique et patrimonial de l'Office de Tourisme des Monts de Flandre)

[modifier] Enseignement

Strazeele dispose d'une école publique mixte (appelée "École Publique du Petit Mont") comprenant trois classes de cours élémentaire et une classe enfantine. La commune comprend également une cantine. Les enfants scolarisés dans le second cycle disposent du ramassage scolaire. Le lycée le plus proche se trouve à Hazebrouck à environ 8 kilomètres.

[modifier] Activités au sein du village

Club de danse pour enfants et adolescents. Club de basket. Club de ping pong. Gymnastique volontaire pour adultes. Bibliothèque. Club pour les ainés (tous les 15 jours le mardi après-midi).


[modifier] Histoire Fondatrice

[modifier] Notre-Dame de Consolation et de Délivrance

D'après le livret de Neuvaine du 2 au 11 février 1935, par l'abbé Joseph WOETS, curé de Strazeele. Mis en ligne par Jean-François BECK, petit-fils du frère dudit abbé.


[modifier] Origine du culte : le Chevalier aveugle

Notre-Dame de Strazeele apparaît dans l'histoire religieuse de la Flandre, vers le milieu du IXe siècle, toute nimbée de légendes aussi gracieuses que respectables.

A cette époque, le Seigneur du lieu, gardien de la Steenstraet (voie de pierres qui allait de Cassel au Pont d'Estaires), aurait présenté lui-même la Madone à la piété des habitants de la région. Atteint de cécité, il était privé du plaisir d'admirer les plaines et les champs, les collines et les vallons, le splendide panorama se dessinant, comme une riche draperie, autour de son antique castellum: on l'appelait "le chavalier aveugle".

Sans doute, dans sa détresse, il avait imploré l'assistance de la Sainte Vierge. Celle-ci, voulant justifier, une fois de plus, son glorieux titre de secours des chrétiens, se montra à son fidèle serviteur et lui indiqua le moyen de recouvrer la vue: " À quelque distance de ton château, lui dit-Elle, dans le bois voisin, trois vierges gisent à terre ; des grigants les ont assassinées ; leur sang coule encore... Va, mon fils, trempe ton doigt dans le sang de ces martyres ; frotte tes yeux avec ce sang, tu sera guéri... Des oiseaux te conduiront auprès des cadavres".

Ces trois vierges, princesses saxones, connues sous les poétiques noms d'Edith, Elfrides et Sabina, avaient quitté leur patrie pour se rendre en pèlerinage à Rome. Elles furent lâchement assassinées près de l'endroit où devait s'élever le village de Caëstre, vers 850.

Le chevalier aveugle n'hésite pas. Il commande son écuyer de seller son cheval. A peine a-t-il mis le pied dans l'étrier qu'un essaim d'oiseaux voltige autour de lui et de son escorte. Ces gentils éclaireurs le guident de leurs cris jusqu'à l'orée d'une clairière située sur le futur emplacement de Caëstre. Les cadavres des trois vierges sont étendus sur l'herbe ensanglantée.

L'écuyer aide son seigneur à descendre de cheval et le mène auprès des trois vierges. Le chevalier s'agenouille...Il fait le geste que lui a recommandé la Madone...Le voile tombe immédiatement... Il n'est plus aveugle !

Alors il baise avec respect les blessures saignantes des saintes victimes auxquelles il doit sa guérison. Puis il lève les yeux vers le ciel pour remercier sa puissante libératrice.

Mais, tandis qu'il fixe la voûte bleue, une lumière étincelante resplendit au-dessus de sa tête. D'un nuage d'or, la Madone s'avance, souriante, maternelle, les pieds posés sur un croissant argenté. Elle soutient l'Enfant Jésus du bras droit; Elle étend le gras gauche dans la direction du chevalier... Des anges l'entourent... Le Seigneur de Strazeele, émerveillé de cette seconde apparition, laisse éclater sa reconnaissance et promet de bâtir, à l'endroit où il se trouve, une chapelle qui sera le tombeau des trois vierges et l'ex-voto du miraculé. Le sanctuaire actuel de Caestre prouve que le Seigneur de Strazeele a tenu parole. Les peintures parlantes, qui ornent le sanctuaire (restaurées dans les années 2000) sont autant de pièces à conviction. Notons seulement les deux dernières où figure notre héros.

La première représente une clairière. Au centre, raidies par la mort, les Vierges, Edith, Elfride et Sabina. A gauche, le chevalier aveugle, debout, mains jointes. A droite, la Madone. A l'horizon, les oiseaux conducteurs. La deuxième ressuscite la scène du miracle. Le chevalier a passé sur les paupières son doigt teint du sang des martyres...Il est transfiguré de bonheur.

Cette galerie de tableaux semble incomplète. Il manque une toile, retraçant le retour du Seigneur au castellum de Strazeele.

On devine l'accueil que lui ont réservé ses vassaux.

On devine, également, avec quel enthousiasme i la chanté la bonté de la Madonne.

On peut supposer encore logiquement - et M. l'abbé Vanhove suggère le même conclusion - qu'il érigea, sur ses domaines, un oratoire destiné à rappeler le souvenir de son auguste bienfaitrice.

Près de onze siècle ont passé sur ces faits merveilleux, et ces faits merveilleux, sont rappelés, chaque année, à Caestre, le jour de la procession, si évocatrice de l'Ommegand.

Près de onze siècles nous séparent su miraculé de la Madonne, et le miraculé de la Madonne revit, au Musée de Lille, à l'avers du précieuse médaille (cette médaille fait partie de la riche collection numismatique de feu M. Dancoisne, achetée par le Musée de Lille, au prix de 25.000 francs).

La dévotion à Notre-Dame de Strazeele a donc une origine très lointaine. Il n'est pas audacieux de la comparer, pour l'ancienneté, au culte de Notre-Dame de la Treille.

[modifier] Le Culte à travers les âges: la Statue- la Neuvaine - la Confrérie

Enumérer les emplacements successifs et les multiples transformations de la chapelle bâtie sur les terres du Seigneur de Strazeele ; décrire la statue qu'un artiste du IXe siècle aurait sculptée dans le tronc d'un vieux chêne ; indiquer les vocables sous lesquels les protégés du castellum ont désigné leur Madone ; fournir de telles précisions est matériellement impossible ; de l'aveu des archivistes les mieux informés, les sources historiques semblent taries depuis longtemps.

La première constatation officielle du culte de Notre-Dame de Strazeele date de la fin du XVe siècle.

Le R.P. Malbrancq affirme qu'il a promené la loupe sur un document d'une authenticité et d'une importance incontestables, sur un acte rédigé en 1493 portant la signature de plusieurs notabilités de Caestre et transcrit aux archives de l'Evêché d'ypres (La Flandre dépendait alors de l'évêque d'Ypres).

Cet acte, qui relate les miracles obtenus grâce à l'intercession de Notre-Dame de Caestre, mentionne, d'une façon explicite, le culte rendu à Notre-Dame de Strazeele par les descendants des vassaux du chevalier aveugle.

La guerre des "gueux", ces ravageurs d'églises, nous apporte un curieux témoignage du XVIème siècle.

Le 26 mai 1568, la cour féodale de Steenvoorde condamnait " à être exécuté par al corde" un briseur d'image, Jean de Rycke. Aux motifs, qui ligitimaient la sentence, le tribunal ajoutait ce grief: "Vous avez été trouvé, en outre, le jour de la Vierge, le 15 août de l'an mil cinq cent soixante six (1566), dans la paroisse et l'églsie de Strazeele, où vous avez abattu diverses statues que vousavez portées sur le route..." (M. l'abbé Vanhove: Strazeele à travers les âges).

La statue de Notre-Dame de Strazeele avait-elle été respectée par le trop fameux iconoclaste ?

Non, probablement, puisque l'année suivante, le 18 juillet 1569, deux strazeelois, François Pentafour, Mathieu Bervoet, dans le compte-rendu des réparations faîtes à l'église, signalent l'achat d'une statue de la Sainte Vierge.

Cette statue a été conservée: nous la posssédons encore.

Elle a échappé providentiellement au marteau de la révolution et aux flammes de l'incendie.

Le 5 février 1791, la foudre atteignit l'église. On ne préserva du feu que le tabernacle, les stalles et... la statue de Notre-Dame de Strazeele.

Quand les démolisseurs de 93, tentèrent de mettre la main sur les objets sacrés, ils ne trouvèrent pas la statue de Notre-Dame de Strazeele. Un catholique, dont la ferme était voisine de l'agglomération, avait eu soin de couvrir de fagots le précieux trésor.

La Madone sortit de sa cachette, au lendemain du Concordat, pour être placée sur un des autels latéraux de l'église reconstruite. Elle y reçut les hommages des âmes pieuses jusqu'au mois d'avril 1918, jusqu'au jour où les obus, tombant en rafales, transformèrent la maison de Dieu en monceau de ruines.

Qaund le curé de la paroisse, Mr l'abbé Vanrechem, revient, dès le recul de l'armée allemande, même avant l'armistice, il se hâta de fouiller les décombres... Il eut la joie - et combien vive - de retrouver " sa chère statue", presque intacte, triomphant pour la seconde fois, en 1918 comme en 1791, à 127 années d'intervalles, du plus terrible des éléments.

La Vierge puissante avait su remporter une victoire non moins éclatante: elle avait traversé les siècles sans cesser de voir les foules accourir sous son sceptre maternel.

Sa popularité augmenta, surtout au XVIIème siècle et pendant une partie du XVIIIème siècle.

Une Neuvaine, établie en son honneur, était prêchée par les R.P. Pères Jésuites de la résidence de Cassel. Des lettres annuelles ou circulaires notent, à cette occasion, un grand concours de pélerins et de nombreuses communions (mr l'abbé Vanhove cite les circulaires de 1654-1655-1660).

Une Confrérie maintenait le niveau de la dévotion et puisait sa propre force dans l'observation d'un réglement très pratique ( un opuscule à l'usage des membres de la Confrérie avait été imprimé en 1671, chez A. Debacker, à Ypres).

Notre-Dame de Strazeele était vraiment la reine de la paroisse. A l'église, Elle avait sa chapelle, un registre de dépenses particulières, un administrateur spécial, peut-être un prêtre attaché a son service (Ce qui permet se supposer que Notre-Dame de Strazeele avait son chapelin, c'est que Strazeele en 1789, bénéficiait du dévouement de trois prêtres. Le curé, Mr l'abbé Delport; le Vicaire, Mr l'abbé P. Huygge et une autre ecclesiastique Mr l'abbé Léonard Fauquette).

Quel nom portait la Vierge vénérée ? Dans quels cas ses dévots serviteurs imploraient-ils son assistance ?

La Tradition L'appelle d'abord Notre-Dame de la rue, puis Notre-Dame de la Voie Romaine, enfin Notre-Dame de Strazeele. (Mr l'abbé Vanhove lui donne les titres de : O. L. Wrouwe van Straet; O. L. Wrouwe van Strazeeele).

Ceux qui l'imploraient, dans les épreuves morales ou dans les souffrances physiques, La quittaient, sans doute, en essuyant leurs larmes, car Elle fut surnommée Note-Dame de Consolation.

Les foyers, où le vrai berceau attendait la réalisation du rêve, saluaient en Elle Note-Dame de Délivrance.

Ces deux dernières dénominations ont prévalu au cours du XIXème siècle.

[modifier] Le Culte de nos jours: Rayonnement progressif de la dévotion à Notre-Dame de Consolation et de Délivrance

La dévotion à Notre-Dame de Consolation et de Délivrance, un peu refroidie à l'aurore de ce siècle, se ranime un au lendemain de la terrible guerre.

Raconterson nouvel epanouissement, c'est transcrire une page d'un livre d'or, du livre de ka reconstruction de Strazeele.

Le joli village, qui sommeillait jadis au sommet dela colline, n'est qu'un amas de décombres, quand Mr l'abbé Vanrechem (discours de Mr Tancré, maire de Strazeele, le jour de la Bénédiction de la nouvelle église) - le dernier parti et premier revenu - s'abrite dans une habitation de fortune afin de rallier autour de sa houlette ses paroissiens dispersés.

Une grange, puis un étroit baraquement servent de refugeà la Vierge et de chapelle aux Strazeelois.

Prends ton essor, pieuse messagère,
Redis le nom tant de fois séculaire,
Les faveurs , le pouvoir de Notre-Dame de Strazeele.
Inspire à ceux que tu frôles de l'aile le désir de La voir.
Répète à tous, même à l'âme frivole : C'est une Reine : elle accueille, console, quand l'horizon est noir.
C'est une Mère : elle assiste, délivre, sauve quiconque à sa bonté se livre.
Elle nous rend l'espoir.
Chanoine Joseph BARON.


[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens externes


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