Cassel (Nord)
| Cassel | ||
Cassel, vue du clocher |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Nord-Pas-de-Calais | |
| Département | Nord | |
| Arrondissement | Dunkerque | |
| Canton | Cassel | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du pays de Cassel | |
| Maire Mandat |
René Decodts 2008-2014 |
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| Code postal | 59670 | |
| Code commune | 59135 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Casselois (es) | |
| Population municipale |
2 287 hab. (2010) | |
| Densité | 181 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 32 m — Max. 176 m | |
| Superficie | 12,65 km2 | |
| Localisation | ||
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Cassel ; Kassel en néerlandais et en flamand occidental, Castellum Menapiorum en latin (qui signifie le château des ménapiens, du nom d’un des peuples celtiques de l’Antiquité) est une commune française, située dans le département du Nord et la région Nord-Pas-de-Calais.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Accès et transports [modifier]
Sur les cartes routières actuelles, on distingue l'importance des anciennes voies romaines qui rayonnent en lignes droites autour de Cassel, dessinant encore les frontières des communes avoisinantes (vers Dunkerque, vers Watten, vers Aire-sur-la-Lys). Il y avait en réalité plus de voies romaines qu'on ne peut en deviner car, à l'époque romaine, Cassel constituait un des deux grands nœuds routiers du nord de la Gaule. Depuis le parc au sommet du mont, ces voies se distinguent facilement à l’œil nu.
Topographie et géologie [modifier]
Avec ses 176 mètres d'altitude, le Mont Cassel est une butte-témoin, relique de l'ère tertiaire. Cassel domine largement la plaine des Flandres maritimes françaises et belges, mais n'est pas le point culminant régional. Celui-ci se situe à Anor (270 m).
Communes limitrophes [modifier]
Climat [modifier]
Histoire [modifier]
Premières occupations humaines [modifier]
Avant l'arrivée des romains, la ville était une des oppida célèbres qui servait de cité principale au peuple des Morins : elle était alors appelée Castellum morinorum qui deviendra par la suite Castellum menapiorum sous la Ménapie romaine quand la ville sera donnée aux Ménapiens par Carinas qui a d'ailleurs reçu un « triomphe » à Rome pour sa victoire.
Le Mont Cassel devient donc grâce aux Romains un centre urbain important pour les Ménapiens. Son nom latin était "Castellum menapiorum" (du latin castellum : château et menapiorum : des ménapiens). Le nom Cassel dérive de castellum selon les règles de phonétique germaniques.
Moyen Âge et époque moderne [modifier]
Le château est une création des comtes de Flandres qui en firent le centre d'une châtellenie.
- Au Xe siècle, Baudouin III de Flandre institue la première foire.
Par la suite, le secteur de Cassel sera le théâtre de nombreuses batailles :
- 1070-1071 : victoire de Robert Ier de Flandre dit Robert le Frison, comte de Flandre, sur son frère[1].
- 1328 : bataille de Cassel, victoire de Philippe VI de Valois sur les communiers flamands.
- 1677 : bataille de la Peene à Noordpeene. Victoire de Philippe de France, frère de Louis XIV, sur une coalition anti-française dirigée par Guillaume d'Orange, stadhouder des Provinces-Unies.
Époque contemporaine [modifier]
- «Jolie ville démantelée, & châtellenie de France, dans la Flandre, généralité de Lille. Elle est remarquable par les trois batailles qui se sont données près de ses murs, contre Philippe I, roi de France, qui y fut défait par Robert le Frison, comte de Flandres en 1071 ; contre Philippe-le-Bel, qui remporta une victoire complète sur les sujets du comte de Flandres révoltés, & saccagea la ville en 1318 & contre Philippe, duc d'Orléans, qui, en 1677 y défit le prince d'Orange, & prit la ville. Elle fut cédée à la France en 1678, par le traité de Nimègue.
Elle est fur une montagne, où se trouve la terrasse d'un ancien château. On y jouit d'une des plus belles vues de l'univers. De cette terrasse, on découvre trente-deux villes, un grand espace de mer, & les côtes d'Angleterre, à 6 li. de la mer, 4 n. e. de Saint-Omer, 7 f. e. de Gravelines, 6 f. e. de Dunkerque, & long. 20 d. 9' 9" ; lat. 50 d. 47' 54". Cette ville eft bâtie en longueur, ayant la place ou grand marché au milieu, ornée d'une belle fontaine. Il y a deux collégiales, qui font aussi paroisses, un hôpital, un collège, &c. (М.D.M.) »
À cette époque Cassel domine encore un paysage bocager densément arboré d'où émergent quelques bosquets et au loin la Forêt de Nieppe et la Forêt de Clairmarais. De nombreux vergers, champs (blé, orge, avoine, lin, colza, betterave, tabac, houblon, pomme de terre..) et pâturages (vache flamande) y sont protégés des intempéries et de l'ardeur du soleil en été (La Flandre est une région dépourvue de nappes phréatiques).
- 1792 : En août-septembre, Cassel sert de quartier général à l'armée du Nord durant les opérations qui conduisent à la bataille d'Hondschoote. S'y trouvent le grand Carnot et le général Houchard.
- 1848 : La ville est desservie par le Chemin de fer (ligne Lille - Dunkerque). Toutefois, le bourg étant éloigné de la gare de Cassel, le tramway de Cassel est mis en service en 1900. Son exploitation cessera en 1922.
- En 1851, le naturaliste J. Macquart, en 1851 décrivait[3] comme suit le panorama visible de Cassel, embrassant toute la Flandre française ; « de Dunkerque à Lille »;
- « Cette heureuse contrée où les terres arables luttent de fertilité avec les nombreux pâturages, est semblable à une vaste forêt mêlée de petites clairières, et cependant, à l'exception de la forêt de Nieppe, du bois de Clairmarais et de quelques bosquets, toutes les plantations qui semblent couvrir la terre sont celles des vergers, dont l'intérieur est planté d'arbres fruitiers, et le bord, généralement orné d'un ou deux cordons d'ormes. Dans les haies d'Aubépines ou de Pruneliers s'élèvent des Chênes, des Peupliers, des Frênes. Le bord des chemins est planté de Peupliers de Hollande (Bois-blancs), dont les racines traçantes raffermissent le sol et en absorbent l'humidité, tandis qu'un large fossé préserve de cet effet les champs riverains »
- Première Guerre mondiale : Dès 1914, le Général Foch y établit son quartier général. C'est aussi un quartier général de l'armée Britannique depuis lequel la branche nord du front de l'ouest est dirigée.
- Seconde Guerre mondiale : En mai 1940, la ville fut sévèrement bombardée par l'aviation allemande: l'arrière garde britannique y résista pendant trois jours, ce qui facilita l'embarquement des armées alliées à Dunkerque.
Héraldique [modifier]
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Les armes de Cassel se blasonnent ainsi : « D'azur à une épée d'or accostée de deux clefs adossées du même »[4]. L'ancien blason était : « D'or à l'épée de sable accostée de deux clefs adossées du même ». |
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
Évolution démographique [modifier]
L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Cassel depuis cette date :

Pyramide des âges [modifier]
Économie et vie locale [modifier]
Plusieurs commerces et services sont présents sur la commune.
Tourisme [modifier]
Cassel propose en 2011 différents hébergements touristiques : 2 hôtels, 4 chambres d'hôtes, 1 gite[12]. Le classement en ville d'art et d'histoire, les nombreuses possibilités de promenade et restauration et les vues remarquables sur le paysage attirent les touristes. Ceci est également favorisé par la proximité avec la frontière belge. Plusieurs boutiques vendent des produits de terroir et artisanaux[13].
Santé [modifier]
Plusieurs médecins, infirmiers, podologues, dentiste sont présents sur la commune en 2011. Elle est équipée d'une maison de retraite, la résidence des Hautes de Flandre. L’hôpital le plus proche est à Hazebrouck (15 minutes en voiture).
Éducation [modifier]
La commune est équipée d'écoles, de la crèche Les petits oursons, ainsi que des collèges Robert Le Frison et Sainte Marie.
Sports [modifier]
Il existe plusieurs associations sportives pratiquant la course à pied, le cyclotourisme, le tennis, le football[14]...
Lieux et monuments [modifier]
Monuments [modifier]
- La Mairie, ancienne Châtellenie de Cassel, construite au XVIe siècle[15], souvent dénommée Hôtel de la Noble-Cour, où se trouve également le Musée de Flandre, musée départemental d'art, d'histoire et de folklore.
- Chapelle des Jésuites: Sur l'initiative du frère Cornely, maître d'œuvre et architecte, cette chapelle fut érigée en 1687. La chapelle fut plus tard cédée aux Pères récollets avant d'être confisquée par l'État lors de la Révolution française. Ensuite achetée par le général Dominique-Joseph Vandamme, comte d'Empire casselois, elle connut, au long du XIXe siècle, une série de fins artisanales. Devenant, au début du XXe siècle, un lieu de patronage sous le nom de Villa Saint-Joseph, sa façade fut classée en 1981 puis fut restaurée en 2001 par la municipalité qui venait de la racheter[16].
- Chapelle Saint-Louis, devenue médiathèque en 2007;
- Collégiale Notre-dame de la crypte[17] ;
- Le « Kasteel Meulen » (moulin du Château) remplace le moulin du XVIe brûlé en 1911. C'est en 1947 que le Syndicat d'initiative racheta le moulin d'Arnèke appartenant alors à la famille Ruytoor et qui date du XVIIIe siècle, de type sur pivot. Il est ouvert au public depuis 1949. Cassel comptait 24 moulins au début du XXe;
Espaces verts [modifier]
- Le jardin public dominant la plaine des Flandres (comme le disaient les Anciens : « d'ici on peut contempler cinq royaumes, celui de France, de Belgique, de Hollande, d'Angleterre et le Royaume de Dieu »).
Culture et patrimoine [modifier]
Les Géants Reuze Papa et Reuze Maman sont classés en 2002 Monuments historiques
Reuze Papa [modifier]
La ville est célèbre pour son géant Reuze Papa (6,25 m). Le géant sort deux fois par an, la première le dimanche précédant mardi Gras et est accompagné, lors du carnaval du lundi de Paques de sa femme, Reuze Maman (5,85 m). Le carnaval du lundi de Paques est l'occasion d'une grande fête où reuze papa et reuze maman rentrent au bercail et qui symbolise la clôture de l'ensemble des carnavals de la région dont le plus connu est celui de Dunkerque. L'harmonie de Cassel qui entoure les deux géants joue à cette occasion le "Reuze lied" ou air du Reuze, un air repris par tous les carnavaleux de Cassel : "Als de groote klokke luidt, de reuze komt uit" à travers les rues de Cassel pendant six heures. Œuvre d'Ambroise Bafcop, Reuze Papa est le doyen des géants de France, il a été créé en 1827. Son épouse fut créée par Alexis Bafcop en 1860. Ils sont le symbole par excellence de l'identité casseloise farouchement défendue[18].
Depuis novembre 2005, les géants de Cassel ont fait leur entrée dans le patrimoine mondial de l’UNESCO. Ils sont honorés du titre de chefs-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité.
La médiathèque [modifier]
La médiathèque est une ancienne chapelle, la chapelle Saint-Louis, transformée pour cet usage[19] par le bureau Ara Architectes. En 2008, cette réalisation a été récompensée par le prix départemental du Ruban du patrimoine. Le bâtiment initial avait été achevé en 1879[20].
Radio Uylenspiegel [modifier]
C'est depuis le Mont Cassel qu'émet depuis 1978 une radio libre ; radio Uylenspiegel[21] (91.8 FM). Cette radio associative a pour vocation de promouvoir la langue et la culture flamandes. On peut la recevoir une 50aine de kilomètres autour de Cassel (jusque Dunkerque, Ypres, St Amand). Longtemps pirate, elle a obtenu une autorisation officielle d'émettre lors de la libéralisation de la FM, au début des années 1980. Aujourd'hui encore elle s'adresse à la communauté flamande de France en bilingue. Les pionniers de cette station locale ont presque tous disparu, mais beaucoup d'auditeurs de l'époque se souviennent de Klerktje, Harritje van Wormhout (Henri Becquaert) qui donnait des cours de flamand en direct à la radio le dimanche matin à son petit-fils Thomas, aujourd'hui animateur pour Radio France. Le barde flamand Ghislain Gouwy officiait, lui le dimanche après-midi dans "En direct de Breughelland".
À l'heure actuelle Radio Uylenspiegel retrouve son âme de l'origine, la défense et la promotion de la langue et de la culture flamande. Elle informe ses auditeurs sur l'histoire régionale non enseignée, l'actualité musicale régionale du classique en passant par le blues tout en donnant une place prépondérante aux musiques traditionnelles, l'actualité régionale; elle travaille à la mise en place de cours radiophonique de flamand occidental (langue régionale de l'arrondissement de Dunkerque en France et de la province de Flandre Occidentale en Belgique) et de néerlandais (langue académique et officielle des Flamands de Belgique et des Néerlandais)
Festival international Albert-Roussel [modifier]
Vitrine de la créativité artistique de la Flandre, ce festival de musique classique se déroule chaque année en septembre-octobre.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Charles Manneken, né à Cassel en 1413, directeur du collège de Louvain. Il y est mort en 1493.
- Le général Vandamme, héros du premier Empire, est né à Cassel le 5 novembre 1770. Il y est mort le 15 juillet 1830.
- Martin Charles Gobrecht (1772-1845),général des armées de la République et de l'Empire.
- Ambroise Bafcop (1802-1876), peintre et sculpteur, on lui doit la sculpture de Reuze Papa (1827).
- Alexis Bafcop (1804-1895), peintre et sculpteur, on lui doit la sculpture de Reuze Maman (1860).
- Auguste Taccoen, né à Lille en 1830, mort à Paris en 1892 compositeur, auteur de nombreuses chansons, il harmonisa l'air du Reuze
- Maurice Deschodt peintre local né à Cassel en 1889
- Le Maréchal Foch installa son quartier général à Cassel d'octobre 1914 à avril 1915
- Damien Top, né en 1963, ténor, musicologue et chef d'orchestre, fondateur du Festival international Albert-Roussel.
- François Delecour, pilote automobile, vice-champion du monde des Rallyes 1993
- Timoteï Potisek, mort en 2009, pilote moto, vainqueur de l'Enduropale du Touquet en 2006 et 2009
Bibliographie [modifier]
- Daniel Tack, Mont Cassel historique, archéologique et pittoresque, éditions De Baeke, 1923
Notes, sources et références [modifier]
- La bataille de Cassel, site consacré à Cyrille Bonningue
- Voir page 283 de l’Encyclopédie méthodique de géographie moderne imprimée à Paris, M DCC. LXXXII (1782), Chez Plomteux, Imprimeur des états
- , Arbres et arbrisseaux d'Europe et leurs insectes, par J. Macquart, Membre résident dans les Mémoires de la Société des sciences de l'agriculture et des arts de Lille, 1851 (page 189)
- lettre à en-tête de la ville de Cassel
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 26 juillet 2010
- Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007), sur Insee. Consulté le 26 juillet 2010
- Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur Insee. Consulté le 26 juillet 2010
- Recensement de la population au 1er janvier 2008, sur Insee. Consulté le 5 janvier 2011
- Populations légales 2009 de la commune, sur Insee. Consulté le 4 janvier 2012
- Évolution et structure de la population à Cassel en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 26 juillet 2010
- Résultats du recensement de la population du Nord en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 26 juillet 2010
- Hébergements sur le site de l'office de tourisme de Cassel
- Produits locaux sur le site de l'office du tourisme de Cassel
- [Sports et loisirs du Pays de Cassel]
- La Mairie, ancienne Châtellenie de Cassel, base Mérimée, ministère français de la Culture
- La Chapelle des Jésuites, base Mérimée, ministère français de la Culture
- La Collégiale Notre-Dame, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Josse MARTIN, « Mont Cassel : Lés Géants », sur http://www.mont-cassel.com, 2001. Consulté le 30 décembre 2012
- Présentation de la médiathèque sur le site de la commune
- Historique de la médiathèque sur le site de la commune
- Site internet de : Radio Uylenspiegel
Annexes [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Bataille de la Peene appelée aussi bataille du val de Cassel
- Gare de Cassel • Tramway de Cassel
- Géants du Nord
- Liste des communes du Nord