Bourbourg

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Bourbourg
La mairie de Bourbourg lors de la fête de Gédéon.
La mairie de Bourbourg lors de la fête de Gédéon.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Dunkerque
Canton Bourbourg
Intercommunalité Communauté urbaine de Dunkerque Grand Littoral
Maire
Mandat
Francis Bassemon
2014-2020
Code postal 59630
Code commune 59094
Démographie
Gentilé Bourbourgeois / Bourbourien
Population
municipale
7 032 hab. (2011)
Densité 183 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 56′ 50″ N 2° 11′ 55″ E / 50.947222, 2.19861150° 56′ 50″ Nord 2° 11′ 55″ Est / 50.947222, 2.198611  
Altitude Min. 0 m – Max. 10 m
Superficie 38,49 km2
Localisation

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Bourbourg

Bourbourg est une commune française, située dans le département du Nord en région Nord-Pas-de-Calais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Petite bourgade de Flandre maritime, située dans l'arrondissement de Dunkerque.

Communes limitrophes de Bourbourg
Saint-Georges-sur-l'Aa Craywick
Saint-Folquin Bourbourg Brouckerque
Sainte-Marie-Kerque Saint-Pierre-Brouck - Cappelle-Brouck Looberghe

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat du Nord-Pas-de-Calais.

Voie de communication et transport[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Le nom de la ville vient du vieux néerlandais Broec borc, qui signifie « la cité du marécage », en référence à l'implantation de la commune. Il figure en l'an 987 dans le cartulaire de l'Abbaye de Gand. Le nom a ensuite évolué en 1035, donnant Brucburgh, Brucburch en 1037, Borburc en 1150, Brouburg en 1187. Puis en 1309, donnant Brouborgh.
  • En néerlandais : Broekburg, en flamand occidental : Burburg[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Vers 800, sur une carte de Malbrancq qui représente la partie orientale du delta de l'Aa, le village Burgus in broco est indiqué, entouré de Ecclesia in broco (Brouckerque), Grunberga (Bergues), Saint-Wilbrordi (Gravelines), Koudekerke (Coudekerque), Spikere (Spycker) ou Loo berga (Looberghe)[2].

En 1668, Bourbourg est le siège d'une châtellenie qui contient les paroisses suivantes : Cappelle-Brouck, Craywick, Drincham, Eringhem, Gravelines, Looberghe, Loon, Millam, Mardyck[2].

Bourbourg fut divisée en plusieurs sections au XVIIIe siècle ; une partie de Bourbourg appartenant alors à la paroisse Saint Jean-Baptiste.

En 1790, les habitants de la campagne veulent obtenir leur indépendance à l'égard des bourgeois de la ville. La sécession aboutit à la mise en place de deux municipalités : Bourbourg-Ville et Bourbourg-Campagne (qui ne seront réunies qu'après la seconde guerre mondiale).

À la fin du XVIIIe siècle, Bourbourg cesse d'être ville de guerre et se développe alors grâce au commerce puis à l'industrie. La ville profite de son canal « en tout temps navigable », de communications faciles, y compris par voie d'eau avec Dunkerque, Bergues, Saint-Omer, Calais et Ardres et de chemins soigneusement pavés ou empierrés. Son marché est réputé et la ville voit sa population croître jusqu'à près de deux mille âmes (vers 1820). Le drainage des marais périphériques met au jour des sols tourbeux riches qui donnent des jardins et pâturages produisant beaucoup de légumes et engraissant beaucoup de volailles et bestiaux.

En 1825 J.F. Grille signale[3] la présence d'une structure vaguement bocagère « Il y a du bois le long des clôtures », « mais il n'est pas à bon marché à Bourbourg et aux environs. On y supplée par le charbon de terre qui vient de Valenciennes, et par une espèce de tourbe qu'on tire en creusant la terre à quatre ou cinq pieds de profondeur. On trouve alors un banc de deux pieds d'épaisseur, qui est composé de bois pourri ; on y reconnaît des arbres entiers avec leurs feuilles et leurs fruits. On distingue des glands, des noisettes ; et des découvertes du même genre ont eu lieu dans plusieurs cantons du département. Comment les expliquer autrement que par des invasions subites et considérables de la mer, qui se sera ensuite retirée, et qui, traversant les forêts, déracinant les arbres, les aura laissés couchés sur la terre spongieuse. Ces arbres, s'étant couverts de sable et de terre dans la suite des siècles, fournissent aujourd'hui à l'homme, sous une forme, le combustible qu'ils avaient été, dans l'origine, destinés à lui donner sous une autre ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Bourbourg dans son canton et son arrondissement.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  1828 Ignace Depape    
1874 1876 Edmond de Coussemaker   Conseiller général du Canton de Bourbourg (1849-1876)[4]
1947 1965 Jean Vilain MRP Conseiller général du Canton de Bourbourg (1945-1958)[5]
1965 1975 Jean Varlet SFIO Sénateur du Nord (1974-1983)
Conseiller général du Canton de Bourbourg (1958-1984)
Vice-président du Conseil général du Nord[6]
1975 1978 Michel Nicolet   Conseiller Communautaire à la Communauté urbaine de Dunkerque
Vice-président de la Communauté urbaine de Dunkerque
1978 1983 Jean Varlet SFIO Sénateur du Nord (1974-1983)
Conseiller général du Canton de Bourbourg (1958-1984)
Vice-président du Conseil général du Nord[6]
1983 1995 Olivier Varlet PS Conseiller général du Canton de Bourbourg (1984-1994)
1995 2001 Michel Nicolet   Conseiller Communautaire à la Communauté urbaine de Dunkerque
mars 2001 en cours Francis Bassemon PRG Vice-président de la Communauté urbaine de Dunkerque depuis 2014[7].
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 7 032 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 084 1 966 2 004 2 273 2 378 2 527 2 474 2 325 2 528
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 597 2 615 2 634 2 574 2 477 2 392 2 414 2 468 2 513
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 586 2 482 2 422 2 489 2 203 2 198 2 124 5 469 5 564
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
5 868 6 076 7 292 7 341 7 106 6 908 6 675 7 032 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Bourbourg en 2007 en pourcentage[10].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,6 
4,7 
75 à 89 ans
9,9 
12,7 
60 à 74 ans
13,9 
20,0 
45 à 59 ans
20,6 
20,4 
30 à 44 ans
18,2 
20,7 
15 à 29 ans
18,2 
21,3 
0 à 14 ans
17,6 
Pyramide des âges du département du Nord en 2010 en pourcentage [11].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
5,0 
75 à 89 ans
8,7 
11,5 
60 à 74 ans
12,7 
19,5 
45 à 59 ans
19,3 
20,5 
30 à 44 ans
19,4 
21,9 
15 à 29 ans
20,3 
21,4 
0 à 14 ans
18,9 


Santé[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Bourbourg fait partie de l'académie de Lille.

Sports[modifier | modifier le code]

Le ministère des sports a décompté 39 équipements sportifs sur le territoire de la commune en 2013[12].

Média[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'Église Saint-Jean Baptiste.
  • L'église Saint-Jean Baptiste. Selon le doyen Dominicus, l’église a été construite par les religieux de l’abbaye Saint-Bertin, dont elle dépendait, vers le XIIIe siècle. À l'intérieur on peut admirer le reliquaire, « La Châsse de Notre Dame de Bourbourg », de la fin du XVe siècle. Le chœur de l'église, dans lequel un avion s'est écrasé au cours de la deuxième guerre mondiale, a été restauré et abrite depuis le 11 octobre 2008 une œuvre imposante du sculpteur britannique Anthony Caro appelée « Chœur de Lumière ». Il est classé à l'inventaire supplémentaire des « monuments historiques depuis 1920[13].
  • La prison : toute proche de l'église Saint Jean Baptiste, édifiée au XVIIe siècle, se trouvent encore les anciens cachots de ce qui fut la prison de la ville. Construite en 1539, en briques jaunes, avec l'encadrement des fenêtres en pierre, le bâtiment est classé à l'inventaire supplémentaire des « monuments historiques »[réf. nécessaire].

Tradition[modifier | modifier le code]

Les géants: Gédéon, Arthurine, Florentine Soupe Sans Pain et Binbin.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de Bourbourg étaient décrites ainsi : au chef de Flandre, surmontant les trois tierces d'or, évocation de la fameuse neuvaine celtique, où durant trois fois trois jours, au neuvième mois de l'année, les druides célébraient leurs mystères[14]. Elles se blasonnent maintenant en ces termes : D'azur à trois tierces d'or, au chef du même chargé d'un lion de sable armé et lampassé de gueules[15],[16].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]