Matériau de construction

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Les matériaux de construction sont des matériaux utilisés dans les secteurs de la construction : bâtiment et travaux publics (souvent désignés par le sigle BTP). La gamme des matériaux utilisés dans la construction est relativement vaste. Elle inclut principalement le bois, le verre, l'acier, l'aluminium, les matières plastiques (isolants notamment) et les matériaux issus de la transformation de produits de carrières, qui peuvent être plus ou moins élaborés. On trouve ainsi les dérivés de l'argile, les briques, les tuiles, les carrelages, les éléments sanitaires.

Sommaire

Histoire [modifier]

Grèce antique [modifier]

Périclès dans la vie des hommes illustres de Plutarque rapporte l'usage des matières premières suivantes : pierre, airain, ivoire, or, ébène, cyprès[1].

Les temples sont originairement en bois, recouverts d'argile cuite peinte de couleurs vives, destinée à protéger le bois, puis progressivement construits en marbre (dans les Cyclades) ou en calcaire gris coquillé (dans le Péloponnèse) accédant ainsi à une dimension monumentale. Dans cette nouvelle architecture, toute de pierre constituée, charpente comprise, les éléments fonctionnels tels métopes et triglyphes de la frise dorique qui étaient à l'origine des plaques de terre cuite qui protégeaient de l'humidité la charpente en bois, accèdent à une valeur purement décorative. Même chose les annelets des colonnes, qui à l'origine étaient les cerclages des colonnes en bois[2]. Le temple est couvert de tuiles, corinthiennes ou laconienne, rectilignes ou curvilignes, enterre cuite ou en pierre, entre 60 cm et 1 m, estampillée de dates de lettres ou de destination. Selon l'auteur grec Pausanias, l'inventeur des tuiles en marbre est un certain Byzès de Naxos[3]. Un soin particulier est accordé aux charpentes renforcées parce que supportant des tuile en pierre. Elles sont en pin de Macédoine, en chêne du Péloponnèse en cèdre ou en cyprès issu de la région de Sicyone ou même d’Égypte. Les charpentiers tous comme les peintres et sculpteurs sont itinérants[3]. Contrairement à l'image de marbre blanc que nous a laissé l'usure du temps, les temples grecs étaient peints. Une coloration canonique se met en place : les lignes horizontales sont en rouge, les verticales en bleu ou en bleu-noir, les fûts de colonnes restent clairs[3].

En 1859 en France [modifier]

Les matériaux utilisés sont : la pierre, le moellon, la meulière, le plâtre, les carreaux de plâtre, les plâtras, la chaux, les mortiers, les sables, les ciments, la pouzzolane, le pisé, l'argile, le salpêtre, la brique, les carreaux de terre cuite, les poteries, les marbres, les granits, les stucs, le grès, la craie, le blanc en bourre, la terre à four, le bois de chêne, le bois de sapin, le noyer, l'aulne, le tilleul, l'érable, le fer, la fonte de fer, l'acier, le plomb, l'étain, le zinc, le régule, le cuivre jaune, le cuivre rouge, la tuile de pays, la tuile de Bourgogne, la tuile d'Altkirch, le bitume-asphalte, les couleurs, les tissus de lin, de soie et de coton, les papiers de tenture, les verres à vitres, etc[4].

Les pierres employées à Paris se tirent des carrières de Bagneux, de Sèvres, de Vaugirard, de Châtillon, de Montrouge, d'Arcueil, de Saint-Leu-d'Esserent (la Pierre de Saint-Leu), de L'Isle-Adam, de Conflans-Sainte-Honorine, de Gentilly, de Nanterre, de Montesson, de Saillancourt, près Meulan, de Louvres, de Tonnerre et de Château-Landon[4].

Liste [modifier]

Matériaux modernes [modifier]

Isolants thermiques [modifier]

Isolants phoniques [modifier]

Article détaillé : Isolant phonique.

Matériaux ayant des applications modernes et traditionnelles [modifier]

Matériaux traditionnels [modifier]

Voir aussi [modifier]

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Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. Plutarque, Vies des hommes illustres, traduction d'Alexis Pierron, 1 Charpentier, 1853, sur Wikisource
  2. Gwen-Haël Denigot, Le temple un édifice où le temps s'arrête, Extra Le vif l'express 4 au 10 novembre 2011.
  3. a, b et c Stéphanie Pioda, Les charpentiers au faîte de leur art, Extra Le vif l'express 4 au 10 novembre 2011.
  4. a et b Athanase Bataille, Nouveau manuel complet de la construction moderne ou Traité de l'art de batir avec solidité, économie et durée, Encyclopédique de Roret, 1859, lire en ligne