Monopoly

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Monopoly
jeu de société
German Monopoly board in the middle of a game.jpg
Plateau de Monopoly allemand, lors d'une partie.
{{{licence}}}
Auteur Charles Darrow
Éditeur Hasbro
Date de 1re édition 1935
Format grande boîte
Mécanismes parcours
commerce
enchères
Thème immobilier
Joueur(s) 2 à 6
Âge à partir de 8 ans
Durée annoncée 1 à 12 heures
habileté
physique

 Non
 réflexion
décision

 Oui
générateur
de hasard

 Oui
info. compl.
et parfaite

 Oui

Le Monopoly est un jeu de société américain édité par Hasbro. Le but du jeu consiste à ruiner ses concurrents par des opérations immobilières. Il symbolise les aspects apparents et spectaculaires du capitalisme, les fortunes se faisant et se défaisant au fil des coups de dés. Ce jeu de société est mondialement connu, il en existe de multiples versions.

Historique[modifier | modifier le code]

Débuts du jeu[modifier | modifier le code]

The Landlord’s Game.

Elizabeth Magie invente en 1904 The Landlord's Game, jeu de société ayant pour but de montrer la « nature antisociale du monopole », et souhaite une propagation de celui-ci la plus large possible[1]. Durant les années 1910 et 1920, la diffusion de ce jeu politiquement marqué s'étend sur le territoire des États-Unis. En 1931, Charles Darrow, chômeur, découvre le jeu grâce à des voisins[1]. Il crée alors un jeu très proche et le propose à Parker Brothers, qui le refuse notamment parce qu'il était trop complexe[1]. Charles Darrow commercialise alors le jeu par ses propres moyens et obtient un succès tel qu'en 1935, Parker Brothers lui achète les droits du jeu[1]. La firme rachète ensuite les droits originaux à Elizabeth Magie en 1936 ; celle-ci les cède à bas prix, sans droits d'auteur : elle n'est pas intéressée par l'argent mais veut la diffusion du message du jeu[1].

Succès mondial[modifier | modifier le code]

Le jeu a eu un fort succès à travers le monde depuis 1935, avec 275 millions d’exemplaires vendus et plus d’un milliard de joueurs dans le monde depuis son lancement aux États-Unis[2].

Renouvellement du jeu[modifier | modifier le code]

En , l’éditeur Hasbro lance un vote sur Internet, Monopoly England, proposant aux internautes de voter chaque jour pour une ville de la Grande-Bretagne, les 22 villes lauréates se voyant au terme du jeu accorder une des 22 cases du plan de jeu de l’édition à venir[réf. nécessaire].

En Allemagne, un vote identique a abouti à désigner la ville de Sarrebruck comme case la plus chère, la seconde position revenant à Berlin, la capitale de l’Allemagne[réf. nécessaire].

Du 10 septembre au , le même type de vote est lancé en France pour une édition Monopoly France. Les internautes sont invités à désigner les 22 villes lauréates. Des comités de soutien appellent à voter pour plusieurs villes, parfois même sur le site officiel municipal. Un village imprévu, Montcuq (rendu célèbre par l’émission Le Petit Rapporteur), se place en tête de sondage dès la deuxième semaine de vote. L'appel à voter pour Montcuq avait été lancé par un habitant de la ville. Il a rapidement été relayé par de nombreux sites, dont un site fréquenté par des amateurs de jeux, Trictrac.net. Les résultats ont été dévoilés le et Montcuq arrive largement en tête[3]. Toutefois, la société Hasbro décide de ne respecter ni le vote des internautes ni son propre règlement en éliminant la ville du Lot. C’est donc Dunkerque, la deuxième ville au classement, qui remplace la rue de la Paix, tandis que Lens, arrivé 23e, se retrouve repêchée dans les villes lauréates. Ni Paris, ni Marseille ne figurent dans le palmarès. Pour atténuer sa décision très fortement critiquée par les votants et les médias, Hasbro annonce une édition spéciale consacrée à Montcuq, ce qui ne satisfait pas le maire de Montcuq qui parle d’injustice[4] tandis que Télérama qualifie cette décision de « scandale » et de « parodie de démocratie participative »[5].

En , la même procédure de vote est prévue pour la Belgique, mais l’éditeur du jeu (Hasbro) s’inquiète des questions politiques sous-jacentes avec les 3 versions qu’il prévoit.

En janvier et , une procédure similaire est engagée pour une version avec les villes du monde. Les célèbres cases bleues (représentant les villes les plus chères) sont dans cette version Montréal et Riga[6]. À nouveau, après une participation record, la ville de Montcuq est discrètement évincée par Hasbro après quelques semaines de jeu [réf. souhaitée].

En , Hasbro lance Monopoly Street une version en ligne avec la société Google. Dans la même année, Hasbro lance le vote pour une Monopoly Italie, et c'est la ville de Chieti qui est élue comme la plus chere.

En , La France Agricole édite une version agricole du Monopoly.

Description[modifier | modifier le code]

Principe[modifier | modifier le code]

Le Monopoly est un jeu de société sur parcours dont le but est, à travers l'achat et la vente de propriétés, de ruiner ses adversaires et ainsi parvenir au monopole. Le hasard y joue une part importante.

Matériel de jeu[modifier | modifier le code]

Une boîte contient un tablier de jeu carré dont le contour est bordé de cases, la plupart symbolisant une propriété foncière. Les pions, à l'origine de simples pions de bois de couleur (bleu, jaune, rouge, vert…), ont été remplacés en 1935, dans la version anglophone du jeu, par des objets en miniature : dé à coudre, chapeau haut-de-forme, botte, automobile, navire de guerre et terrier écossais, et, après 1937, brouette. D'autres objets originaux furent le cheval à bascule, le porte-monnaie et la lanterne dans les années 1950, et le fer à repasser, qui sera remplacé par un chat en 2013. De l’argent symbolique, 32 maisons, 12 hôtels, des cartes, et deux dés complètent le matériel du jeu. Le jeu peut se pratiquer de deux à huit joueurs, mais avec ce nombre de participants une partie pourrait durer une dizaine d’heures.

Règles officielles[modifier | modifier le code]

Les valeurs monétaires sont exprimées en monos.

Déroulement[modifier | modifier le code]

Le jeu se déroule en tour par tour, avec deux dés ordinaires à 6 faces. Chaque joueur lance les dés, avance son pion sur le parcours, puis selon la case sur laquelle il s’arrête effectue une action correspondante[7] :

  • Un terrain, une gare ou un service public n’appartenant à personne : il a alors le droit de l’acheter. S’il n’exerce pas son droit de préemption, le banquier met le terrain aux enchères sans prix de départ prédéfini.
  • Un terrain, une gare ou un service public lui appartenant : rien ne se passe.
  • Un terrain, une gare ou un service public appartenant à quelque autre joueur : il lui paye la somme due pour une nuitée passée sur ce terrain (si le terrain, la gare ou le service public est hypothéqué, le joueur ne paie rien au propriétaire).
  • Case Chance : il tire une carte Chance. Cette case ne porte pas nécessairement bonne chance : il peut en effet s’agir d’une amende. Chance (en français) est une adaptation de Chance (en anglais) qui signifie plutôt hasard.
  • Case Caisse de Communauté : il tire une carte Caisse de Communauté (dans les éditions québécoises, celle-ci est appelée caisse-commune)
  • Case Taxe de luxe : il en paye le montant à la banque.
  • Case Départ : il gagne 200 mono (il suffit de traverser la case départ pour gagner le montant contrairement aux actions sur les autres cases ou il faut obligatoirement s’arrêter dessus[réf. souhaitée]).
  • Case Impôts sur le revenu : il paye 200 mono à la banque ou 10 % de ses gains[réf. nécessaire].
  • Case Allez en Prison : le joueur va directement en prison (en reculant et donc sans passer par la case départ).
  • Case Simple visite : case neutre.
  • Case Prison : il applique les règles pour en sortir.
  • Case Parc gratuit : case neutre ne rapportant aucun bénéfice au joueur. Certains jouent selon une règle non officielle où le joueur obtient les gains versés par la communauté.[réf. souhaitée]

Terrains[modifier | modifier le code]

Les terrains sont groupés par couleur. Dès qu’un joueur est en possession de l’ensemble des terrains d’une même couleur, il est en mesure d’y construire des maisons et des hôtels, le joueur possède donc un monopole[Note 1]. Il doit construire uniformément : il ne peut y avoir plus d’une maison de différence entre deux terrains de la même couleur (un hôtel correspond à 5 maisons). De plus, on ne peut construire qu’un seul hôtel par terrain[7].

Prison[modifier | modifier le code]

Au cours de la partie, le joueur peut se retrouver en prison :

  • en s'arrêtant sur la case Allez en prison ;
  • s'il fait un double de dés trois fois de suite ;
  • s'il pioche la carte Allez en prison.

Lorsqu'un joueur est en prison, il pose son pion sur la case Prison. Pendant ce temps, il ne joue pas ; il attend son tour jusqu'à ce qu'il soit libéré, mais il continue de percevoir les loyers. Il peut toutefois acheter la carte Vous êtes libéré de prison à une personne qui la détient ; c'est au vendeur de négocier le tarif.

Le joueur sort de prison :

  • s'il détient la carte Vous êtes libéré de prison (il peut soit l'acheter soit la garder en réserve) ;
  • s'il fait un double de dés ;
  • s'il paye une amende de 50 mono.

Le joueur ne peut rester plus de trois tours en prison. À ce moment-là s'il ne fait pas de double, il est obligé de payer la caution.

Fin du jeu[modifier | modifier le code]

Le vainqueur est le dernier joueur n’ayant pas fait faillite et qui possède de ce fait le monopole (mais en revanche ne dispose plus d’aucun client potentiel)[7].

Plateau de jeu[modifier | modifier le code]

Par convention, on considérera qu’il y a 40 cases : cela va de la case Départ (numéro 0) à la case Rue de la Paix[Note 2] (numéro 39), la case Prison ayant le numéro 30, la case Simple Visite ayant le numéro 10.

Le plateau présenté ici en exemple est celui de l'édition originale de 1936 (les plateaux d'autres versions sont présentés dans la section Plateaux de jeu). Les rues de la ville américaine d’Atlantic City y sont utilisées. Les valeurs des rues ne sont pas inscrites sur le tableau de jeu.

Édition américaine du Monopoly
GO ⇒ Mediterranean Avenue

$ 60
COMMUNITY
CHEST
Baltic Avenue

$ 60
INCOME TAX

pay 10 % or
$ 200
Reading Railroad

$ 200
Oriental Avenue

$ 100
CHANCE Vermont Avenue

$ 100
Connecticut Avenue

$ 120
VISIT  
Get $ 200 each time you pass here. IN
JAIL
O
N
L
Y
           
Boardwalk

$ 400
  Monopoly   St. Charles Place

$ 140
LUXURY TAX

$ 75
ELECTRIC COMPANY

$ 150
Park Place

$ 350
    States Avenue

$ 140
CHANCE   Virginia Avenue

$ 160
Short Line

$ 200
Pennsylvania Railroad

$ 200
Pennsylvania Avenue

$ 320
    St. James Place

$ 180
COMMUNITY
CHEST
COMMUNITY
CHEST
North Carolina Avenue

$ 300
    Tennessee Avenue

$ 180
Pacific Avenue

$ 300
    New York Avenue

$ 200
  GO TO
JAIL
    WATER WORKS

$ 150
    B. & O. Railroad

$ 200
    CHANCE     FREE
PARKING
 
Marvin Gardens

$ 280
Ventnor Avenue

$ 260
Atlantic Avenue

$ 260
Illinois Avenue

$ 240
Indiana Avenue

$ 220
Kentucky Avenue

$ 220

Valeur des monnaies[modifier | modifier le code]

Les différents prix des terrains, taxes, etc. se déduisent d’un pays à l’autre par une simple conversion monétaire.

La version originale était en dollars américains et les versions étrangères en découlent :

Néanmoins, dans la version américaine, avant 2008, la taxe de luxe valait 75 $, maintenant comme dans les autres pays, elle vaut 100 mono (avant 100 £ pour la version britannique, 10 000 F pour la version française, 100  pour la version européenne).

Toutes les versions nationales d’Europe (excepté l'italienne) utilisent la monnaie fictive mono, avec les mêmes montants que la version en euro.

Variantes[modifier | modifier le code]

Il existe de nombreuses règles « maison » qui ne figurent pas sur la notice du jeu original, telle que toucher une double paie si on tombe sur la case départ (édition voyage), que toutes les amendes financent un pot, placé au milieu du plateau, que le joueur qui s’arrête sur la case Parking gratuit récolte (édition junior), ou achat illimité d’hôtels par case d’une couleur possédée, etc.

La règle officielle est formelle : lorsqu’on est en prison, on ne paie plus de loyers, tandis que l’on continue à les encaisser. Dans les années 1960 en France, cela paraissait immoral et une règle de substitution fréquente était qu’on ne touchât aucun loyer durant sa période d’emprisonnement.

Une autre variante consiste à ne pas mettre les terrains aux enchères.

Diffusion[modifier | modifier le code]

Diffusion commerciale[modifier | modifier le code]

En 2011, le jeu est édité en 43 langues[réf. nécessaire]. Des éditions régionales (allemandes, anglaises, belges, françaises, suisses, etc.) reprenant le nom des rues de grandes villes du pays sont commercialisées. Il existe également plusieurs déclinaisons du produit : Monopoly Junior, CD-ROM, etc. Des éditions spéciales sont régulièrement éditées : Coca-Cola (É.-U.), National Parks (É.-U.), Las Vegas (É.-U.), Star Wars, Lord of the Ring (É.-U.), Pokémon, Garfield (É.-U.), Coupe du Monde, Nascar (É.-U.), Kiss (É.-U.), etc.

Compétitions[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis, il existe un tournoi annuel pour les adeptes de ce jeu. Les parties sont animées et souvent frappées au sceau de l’appât du gain. Un championnat du monde est organisé depuis 1973[8]. Il existe également un championnat de France de Monopoly, dont le vainqueur gagne le droit de participer au championnat du monde.

Éditions locales[modifier | modifier le code]

Éditions régionales[modifier | modifier le code]

De nombreuses éditions sont consacrées à des régions ou à des villes :

Éditions consacrées au sport[modifier | modifier le code]

Édition RSC Anderlecht[modifier | modifier le code]

L'édition RSCA a été créée en 2009 aux couleurs du Royal SC Anderlecht, club de la commune bruxelloise belge du même nom. Les joueurs du club remplacent les terrains, les 4 tribunes du stade Constant Van den Stock remplacent les gares, les matches à domicile/extérieur remplacent les cartes Chance/Caisse de communauté, le fanshop et le Ketje — la mascotte du club bruxellois — remplacent les cases gaz/électricité et les cartons jaune/rouge remplacent les taxes.

Les joueurs les plus chers sont Mbark Boussoufa et Olivier Deschacht, le capitaine de l'équipe. D'autres joueurs de valeurs sont Matias Suarez, Tom De Sutter, Romelu Lukaku, Marcin Wasilewski et Jan Polak.

Cette version éditée à la fin de 2009 a été tirée à 2000 exemplaires. La couleur mauve, qui est celle du club, est omniprésente sur ce plateau de Monopoly. D'autres éditions sont consacrées au sport :

(éditions clubs éditées par Winning Moves)

  • Monopoly Foot Arsenal
  • Monopoly Foot Manchester
  • Monopoly Foot PSG

Édition consacrée au secteur agricole[modifier | modifier le code]

Une première version consacrée à l'agriculture est sortie en novembre 2012. Elle est distribuée par le service d'édition du Groupe France Agricole. Le Groupe France Agricole est, entre autres, éditeur du magazine La France Agricole.

Éditions consacrées à des produits culturels[modifier | modifier le code]

Certaines éditions sont consacrées à des films, des jeux vidéo ou à des personnages pour enfants :

Plateaux de jeu[modifier | modifier le code]

Édition originale de 1936[modifier | modifier le code]

Les rues de la ville américaine d’Atlantic City sont utilisées dans la version originale du Monopoly. Les valeurs des rues ne sont pas inscrites sur le tableau de jeu.

Édition belge[modifier | modifier le code]

L’édition belge du jeu est bilingue (français/néerlandais) et reprend les rues importantes des principales villes du pays. Les rues se situant en Région flamande sont écrites en néerlandais, les rues se situant en Région wallonne en français et les rues de Bruxelles dans les deux langues. Les cases des gares, se trouvant toutes à Bruxelles, sont aussi bilingues. Une des gares est remplacée par les tramways vicinaux.

Édition canadienne en français[modifier | modifier le code]

Les noms des rues et autres propriétés sont des traductions de ceux de l’édition américaine. Le jeu est distribué par Hasbro Canada.

Édition européenne[modifier | modifier le code]

Les rues sont remplacées par des villes appartenant à l’Union européenne, plus la Suisse. Les gares sont remplacées par des aéroports et la compagnie d'électricité et celle des eaux respectivement par le Parlement européen et la Cour de justice de l'Union européenne. La monnaie est l’euro.

Édition française (version en francs français)[modifier | modifier le code]

Note : les prix ont été établis à partir de la version américaine par une simple multiplication à un taux largement arrondi à l’époque (1 $ = 100 FRF) pour des raisons pratiques, afin d’obtenir des montants faciles à jouer. Cependant, comme dans la plupart des autres éditions nationales du Monopoly (sauf l’édition britannique), la taxe de luxe a été augmentée d’un tiers (les 75 $ sont convertis en 10 000 FRF).

Édition suisse[modifier | modifier le code]

L’édition suisse est une version bilingue en allemand et en français. Les règles, les noms des cases, ainsi que les cartes sont libellés dans les deux langues.

La case « Caisse de Communauté » est remplacée par la case Kanzlei-Chancellerie. Les terrains représentent une rue des principales villes suisses, avec, à chaque fois, les deux traductions. La monnaie est le franc suisse.

Édition merveilles du monde[modifier | modifier le code]

Jeux dérivés[modifier | modifier le code]

De la gamme Monopoly[modifier | modifier le code]

Hors de la gamme Monopoly[modifier | modifier le code]

Dans l'Anti-Monopoly (en), les joueurs partent d'un marché soumis au monopole. Dans la première version du jeu, les joueurs doivent renverser ce système pour instaurer un marché libre. Dans la deuxième, chacun des joueurs choisit d'être un « monopoliste » (qui défend son monopole) ou un « libre concurrent » (qui les combat)[14].

Deuda Eterna est un jeu cubain inspiré du Monopoly où les joueurs incarnent des gouvernements de pays du Tiers-Monde et doivent renverser le Fonds monétaire international[15].

Culture[modifier | modifier le code]

Cinéma et littérature[modifier | modifier le code]

  • Cinéma

2014 : Une comédie de Ridley Scott sur et autour du jeu devrait voir le jour.
Un champion du monde du jeu Monopoly voit sa vie bouleversée du jour au lendemain après avoir été parachuté dans le monde du jeu de société.

  • Littérature

1980 : La Foire aux immortels, bande dessinée réalisée par Enki Bilal. Dans laquelle on retrouve en 2023 les dieux égyptiens jouant au Monopoly à l'intérieur d'une pyramide restant immobile dans les airs au-dessus d'une version post-apocalyptique de la ville de Paris.

1978 : Perec cite le Monopoly parmi de nombreuses bribes de souvenirs dans son livre Je me souviens.

« Je me souviens qu’au Monopoly, l’avenue de Breteuil est verte, l’avenue Henri-Martin rouge, et l’avenue Mozart orange. »

— Georges Perec, Je me souviens, 18

Musique[modifier | modifier le code]

  • Rue de la Paix est une chanson de l'album La Zizanie de Zazie sorti en 2001. Elle y critique les inégalités sociales, la pauvreté, l'exclusion ainsi que les atteintes à l'environnement. La conclusion en est le désir d'une société égalitaire. Les paroles font largement référence au jeu du Monopoly :
    • Rue de la Paix est la rue la plus cotée du Monopoly français (Paris)
    • La case Prison est évoquée
    • Les cartes Chance et Caisse de Communauté sont citées

Culture populaire[modifier | modifier le code]

  • Le portrait de John Pierpont Morgan figura longtemps sur les billets du Monopoly. Avec son visage au nez pointu, il a souvent été caricaturé de façon à rappeler un rapace.
  • Winston Churchill en aurait été un fin adepte.
  • En France, le Monopoly a donné naissance à l’expression populaire « Vous ne passez pas par la case départ, vous ne touchez pas 20 000 francs », ou aussi « aller en prison sans passer par la case départ », utilisée pour se moquer de quelqu’un qui subit un revers malchanceux[réf. nécessaire]. L’expression vient du texte de la carte « Allez en prison ».
Article connexe : Case départ.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. C’est ce qui explique la présence du portrait du financier John Pierpont Morgan, reconnu comme âpre au gain, sur les premières éditions du jeu[réf. nécessaire].
  2. Du moins dans la version vendue en France jusqu’au moins en 2007.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jeux et stratégie numéro 20