Estaires
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| Estaires | ||
L'hôtel de ville d'Estaires |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Nord-Pas-de-Calais | |
| Département | Nord | |
| Arrondissement | Dunkerque | |
| Canton | Merville | |
| Intercommunalité | Communauté de communes Flandre Lys | |
| Maire Mandat |
Bruno Ficheux 2008-2014 |
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| Code postal | 59940 | |
| Code commune | 59212 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Estairois, Estairoises | |
| Population municipale |
5 992 hab. (2010) | |
| Densité | 467 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 12 m — Max. 19 m | |
| Superficie | 12,82 km2 | |
| Localisation | ||
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Estaires (en néerlandais : Stegers) est une commune française, située dans le département du Nord (59) et la région Nord-Pas-de-Calais.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Estaires est située en Flandre, dans la vallée de la Lys, à une altitude de 16,4 m exactement. Elle se trouve à 30 kilomètres à l'ouest de Lille, à 25 kilomètres d'Hazebrouck et d'Armentières.
Communes limitrophes [modifier]
Histoire [modifier]
La ville se situe sur l'emplacement de la cité romaine Minariacum, stratégiquement située sur la voie reliant Castellum Menapiorum (Cassel) à la capitale des Atrebates, Nemetacum Atrebatum (Arras). C'était le point le plus étroit pour traverser la Lys.
Evangélisée au IXe siècle par Saint Vaast, la cité prit le nom de Stegers (ou Stegras). Elle intégra le comté de Flandre dès sa création comme la majorité de la plaine de la Lys. Elle devint fief d'une seigneurerie.
La Lys était une frontière naturelle où l'on parlait au nord le flamand, et au sud le picard (Flandre romane). Les Estairois y subissent les deux influences. Au Moyen Âge, la cité estairoise se développe notamment autour de la production textile. Elle subit cependant de nombreuses dégradations lors des multiples combats qui ont lieu entre Flamands, Français, Anglais, mais aussi Bourguignons, Autrichiens ou Espagnols.
La Flandre et la plaine de la Lys étaient des zones très fortement influencées par la religion catholique. L'apparition de la pensée luthérienne au XVIe siècle engendra des troubles religieux dans la région. En 1566, la Révolte des Gueux éclata, n'épargnant pas Estaires. Les icônes catholiques furent saccagés par les calvinistes. A Estaires, le jour de la Fête-Dieu, les Gueux promenèrent en procession un âne sous le dais, à la place du curé, en guise de dérision. Cet épisode restera marqué dans la mémoire de la cité et c'est à partir de là que les Estairois se surnommèrent les Baudets.
La ville devient française en 1769, après l'échange de plusieurs enclaves avec les Pays-Bas. Elle est alors une florissante cité productrice de textile, tout comme Armentières.
L'élan industrielle de la ville sera brisé par la Première Guerre mondiale. Prise par les allemands au cours de la bataille des Flandres (1918), la ville fut reconquise par les alliés au cours de l'offensive de la seconde moitié de 1918. La quasi-totalité de la ville d'Estaires a été détruite par l'armée allemande lors de la Bataille de la Lys (9 avril 1918).
Détruite par la guerre avant d'être atteinte par la crise économique du secteur textile, la ville ne parviendra plus à retrouver son prestige d'antan.
Héraldique [modifier]
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Les armes d'Estaires se blasonnent ainsi : « Coupé d'argent sur gueules, à une croix ancrée de l'un en l'autre. » |
Administration [modifier]
En 2011, la commune d'Estaires a été récompensée par le label « Ville Internet @@ »[1].
Maires récents de la ville d'Estaires
Démographie [modifier]
Évolution démographique [modifier]
L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Estaires depuis cette date :

Pyramide des âges [modifier]
Lieux et monuments [modifier]
Il ne subsiste pratiquement aucun bâtiment antérieur à 1918, la ville ayant été complètement détruite par les bombardements, allemands les 9 et 10 avril 1918, puis alliés jusqu'en octobre 1918.
- L'hôtel de ville de style Renaissance Flamand a été construit entre 1928 et 1930 par l'architecte Georges Dumas. Il remplace l'ancien hôtel de ville de style espagnol, construit entre 1600 et 1612, qui existait au même emplacement avant la Première Guerre mondiale. Le beffroi et la façade ont été rénovés en 2007 et 2008.
- L'église Saint-Vaast, reconstruite entre 1927 et 1930 par l'architecte Georges Dumas, occupe le même emplacement que l'église précédente datant de 1858 qui avait été réalisée par Charles Leroy, célèbre architecte de la région. C'est une église-halle de style néogothique en forme de croix latine de 76 m x 29 m surmontée d'une flèche de 76 m de haut. Les tympans des portails et la frise intérieure ont été réalisés par le sculpteur Robert Coin. De nouveau très endommagée par les bombardements des 25 et 26 mai 1940, l'église a été rénovée après guerre. Les travaux terminés, elle est bénie par le Cardinal Liénart le 15 avril 1951. Depuis lors, la flèche du clocher a été restaurée en 1988.
Enseignement [modifier]
Les nombreux établissements scolaires font d'Estaires une cité scolaire importante sur le secteur :
- Le collège Sacré-Cœur, fondé en 1622 par les pères Récollets, rue des Récollets, transféré en 1865 rue du Collège (anciennement rue du Bois) et le CREP.
- Le collège Henri Durez et le Lycée polyvalent Val de Lys (rue Jacqueminemars).
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Jehan d'Estaires, seigneur médiéval.
Dehaisnes, Chrétien-César-Auguste (Mgr) Né le 25 novembre 1825 à Estaires, décédé le 2 mars 1897 à Lille. -- Archiviste. Historien d’art.--Prélat du Diocèse de Cambrai (ordonné prêtre en 1853). - Conservateur des Archives de la ville de Douai (1863-1870). - Archiviste honoraire du Nord (1870-1883). - Secrétaire général (à partir de 1882) et vice-recteur (à partir de 1884) des Facultés catholiques de Lille. – Président de la Commission historique du département du Nord. Publia des textes latins du Moyen Âge. - Publia d’abord quelques ouvrages relatifs à l’histoire locale puis des ouvrages importants sur l’histoire de l’art dans les Flandres. Entre autres publications : Le testament de George Colveneere, chancelier de l’université de Douai (1864) - Les annales de Saint-Bertin et de Saint-Vaast, suivies de fragments et de chroniques… (1872)- Histoire des archives communales de Douai (1874) - Recherches sur l’art à Douai aux XIVe, Xve et XVIe siècles, et sur la vie et l’œuvre de Jean Bellegaucle (s.d.) - Histoire de l’art dans la Flandre, l’Artois et le Hainaut avant le XXe siècle (1886) (ouvrage en 3 vol. et qui a représenté 25 ans de recherches). - Etc.
- Joseph Candeille : compositeur et chanteur.
- Emile Roche, homme politique, né à Estaires.
- Dr Gérard Debuigne[8].
Folklore et tradition [modifier]
Le géant Aliboron représente un âne monté sur un char et tiré par deux chevaux. Il clôture la cavalcade du lundi de Pentecôte. Cela fait référence à l'épisode de la révolte des Gueux.
Notes et références [modifier]
- N. G., « Villes Internet : 32 communes du Nord - Pas-de-Calais récompensées », La Voix du Nord, 2011. Consulté le 14 janvier 2010
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 28 juillet 2010
- Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007), sur Insee. Consulté le 28 juillet 2010
- Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur Insee. Consulté le 28 juillet 2010
- Populations légales 2009 de la commune, sur Insee. Consulté le 5 janvier 2012
- Évolution et structure de la population à Estaires en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 28 juillet 2010
- Résultats du recensement de la population du Nord en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 28 juillet 2010
- Auteur remarqué de publications parues entre autres aux Éditions de Montsouris (1968) : Je veux guérir par les plantes, aux Éditions Larousse: Dictionnaire des vins (1969), Larousse des vins (1970), Dictionnaire des plantes qui guérissent (1973), Larousse des plantes qui guérissent (1975). Ses Confessions d'un médecin de province (Éditions France-Empire, 1976) tiennent une place à part. C'est le témoignage intéressant d'un médecin généraliste dont la réputation ne se limitait pas à Estaires et à ses environs.
Divers [modifier]
Le nom jeté des habitants est les Baudets d'Estaires.
La ville a donné son nom à une race de poule créée dans les environs : la race d'estaires.
Une race de canard est également originaire de la commune : le canard Estaires. Une variété de pommes : la pomme d'Estaires[réf. nécessaire]
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Plaine de la Lys
- Géants du Nord
- Bassin versant de l'Escaut
- Communes du Nord
- Cimetières Militaires du Commonwealth :