Montreuil (Pas-de-Calais)

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Montreuil
La mairie
La mairie
Blason de Montreuil
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
(sous-préfecture)
Arrondissement Montreuil
(chef-lieu)
Canton Montreuil
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Montreuillois
Maire
Mandat
Charles Barège (UDI)
2014-2020
Code postal 62170
Code commune 62588
Démographie
Gentilé Montreuillois
Population
municipale
2 233 hab. (2011)
Densité 784 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 27′ 53″ N 1° 45′ 47″ E / 50.464826, 1.76300550° 27′ 53″ Nord 1° 45′ 47″ Est / 50.464826, 1.763005  
Altitude Min. 2 m – Max. 43 m
Superficie 2,85 km2
Localisation

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Montreuil
Liens
Site web www.ville-montreuil-sur-mer.fr/

Montreuil[1] (parfois appelée Montreuil-sur-Mer) est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Nord-Pas-de-Calais.

Malgré sa faible population (2 233 habitants en 2011), Montreuil est une ville relativement importante puisqu'elle occupe le rang de sous-préfecture du département (aux côtés de Calais, Boulogne, Lens, Béthune et Saint-Omer) ainsi que celui de chef-lieu d'un arrondissement regroupant 164 communes dont Berck, Hesdin ou encore Étaples.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Installée sur un promontoire dominant la Canche, à 10 km d'Étaples[2], Montreuil jouit d'une position géographique privilégiée. La ville est isolée des plateaux voisins par les vallons d'Écuires et de La Madelaine. Cette position naturelle de commandement lui donne une vocation défensive inévitable.

Bien que situé à plus de 10 km de la mer, Montreuil fut pendant longtemps un port maritime de première importance. Les bateaux naviguaient jusqu'au port sur la Canche, qui ne permet plus aujourd'hui que la navigation de barques de pêche et des kayaks. Cette particularité explique le nom usuel de Montreuil-sur-Mer. Ce fut même en 987 lors de l'accession au trône de France de Hugues Capet, le seul port de mer du domaine royal[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Montreuil
Neuville-sous-Montreuil
La Madelaine-sous-Montreuil Montreuil Marles-sur-Canche
Écuires Beaumerie-Saint-Martin

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La Canche.

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat du Nord-Pas-de-Calais.

Situé à proximité de la Manche, le climat de Montreuil est de type océanique. Les amplitudes thermiques sont faibles, les hivers sont doux et les étés frais. Les jours de gelée et de neige sont peu nombreux. Le temps est instable à cause des vents, très fréquents et parfois violents, qui influencent le climat en fonction de leur direction. Les vents dominants venant de l'ouest (façade maritime) apportent un air relativement pur et poussent les nuages vers l'arrière-littoral. Il existe également des vents froids en provenance du nord ou de l'est. Les précipitations sont inférieures à la moyenne nationale mais sont plus fréquentes.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La gare de Montreuil-sur-Mer est desservie par des TER Nord-Pas-de-Calais entre les gares de Boulogne-Ville et Saint-Pol-sur-Ternoise, Arras ou Lille-Flandres. La gare d'Étaples-Le Touquet, située à 12,5 km de Montreuil, est desservie par des TERGV en direction de Lille-Europe et Paris-Nord.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Montreuil changea de dénomination pendant un peu plus d'un an (de fin 1793 à début 1795), pour s'appeler Montagne-sur-Mer[4]. La ville reprendra son ancien nom le 5 février 1795 à la suite d'une pétition du conseil général à la Convention justifiée par les difficultés qui résultent de ce changement[5].

Le nom officiel de la commune est Montreuil[6], c'est ainsi que pour l'adresse postale, il faut écrire 62170 MONTREUIL[7].

Toutefois, le nom usuel, affiché sur les panneaux routiers en entrée et en sortie de l'agglomération et utilisé notamment par la sous-préfecture, la mairie, le tribunal, la SNCF et l'Université du Littoral est Montreuil-sur-Mer, bien que Montreuil soit située à plus de 10 km de la mer. Il est également utilisé pour la différencier de Montreuil en Seine-Saint-Denis, elle-même appelée usuellement Montreuil-sous-Bois

Son nom est Monsterole en flamand[8].

Ses habitants sont appelés les Montreuillois[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Montreuil est cité pour la première fois en 898[10] dans les Annales de Saint-Bertin et de Saint-Vaast. La ville, déjà fortifiée, devrait son nom à un « petit monastère » (monasterolium). On sait que quelque temps plus tard, après 913, les moines de Landévennec (Finistère) y trouvèrent refuge après la destruction de leur monastère par les Vikings et créent en 926 l'abbaye Saint-Walloy en l'honneur de saint Walloy, déformation locale du nom de saint Guénolé.

Le comte Helgaud semblait l'avoir déjà dotée d'une enceinte et d'un château comtal. C'est à cette époque que commence alors la carrière militaire de la ville qui verra se succéder au cours de six siècles de guerres médiévales de nombreuses constructions.

En 980, Montreuil est rattaché au domaine royal.

En 988, Hugues Capet fait de Montreuil le seul port de mer de la monarchie française, héritier de l'opulent et mystérieux Quentovic[11].

Deux tours du château royal élevé par Philippe Auguste

En 1188, Philippe Auguste accorde une charte communale.

Au début du XIIIe siècle, Philippe Auguste afin de protéger cette façade maritime de premier plan édifie un puissant château royal dont il reste aujourd'hui des éléments significatifs.

Le 19 juin 1299, accord de Montreuil-sur-Mer entre Philippe IV de France et Édouard Ier d'Angleterre

Les nombreuses reliques, si pieusement vénérées au Moyen Âge et que détenaient ses nombreux lieux de cultes, attiraient les pèlerins et conféraient à la ville un caractère de sainteté. La population va dépasser les 10 000 habitants (pour moins de 3 000 en 1999).[pas clair]

La ville exportait alors ses draps dont la renommée rivalisait jusqu'en Italie avec ceux de Flandre ou d'Artois (on disait du montreuil comme on dit aujourd'hui du tulle).

En 1435, Montreuil passe dans les possessions des Bourguignons par le traité d'Arras.

En 1467, une catastrophe naturelle provoque l'effondrement d'au moins six édifices religieux. On ne sait pas aujourd'hui s'il s'agit d'un tremblement de terre ou un effondrement de couches souterraines.

À la fin du Moyen Âge, l'ensablement de la Canche entraîne le déclin de la ville. Le commerce maritime périclite, la ville se retranche sur elle-même.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Entrée de la citadelle, débutée en 1567

En juin 1537, les troupes de Charles Quint et d'Henri VIII mettent le siège au pied de Montreuil. Contrainte de se rendre, la ville est en grande partie détruite.

La peste frappe la ville en 1596.

En 1567, Charles IX ordonne alors l'édification d'une citadelle sur l'emplacement de l'ancien château du XIIIe siècle. Vers 1670, Vauban perfectionne l'œuvre de ses prédécesseurs en remaniant la citadelle et en y ajoutant un magasin à poudre et un arsenal.

Au XVIIIe siècle, malgré l'ensablement de la Canche et le déclin du port, la prospérité de la ville lui permet de se parer de nombreux hôtels particuliers.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Montreuil en 1792, d'après Brion de la Tour.

Le flanc droit du Camp de Boulogne est installé à Montreuil en 1803 et redonne à la ville un peu d'animation. Les maréchaux Soult et Ney y ont leur quartier général.

Au XIXe siècle, la quête du progrès provoque la destruction d'une partie des bas-remparts[12] afin de permettre le passage de la ligne de chemin de fer Arras-Étaples mise en service le 5 août 1878[13].

Montreuil tombe alors pour plus d'un siècle dans une léthargie que seule devait troubler, pendant la Première Guerre mondiale, la présence dans ses murs, du grand quartier général britannique sous le commandement du maréchal Douglas Haig.

Montreuil est citée à deux reprises dans la littérature : Lawrence Sterne, qui a visité la ville en 1765, a raconté sa visite dans son roman Voyage sentimental à travers la France et l'Italie. Montreuil est également le théâtre d'une grande partie de la première partie du roman de Victor Hugo les Misérables. Le personnage principal du roman, Jean Valjean, y possède une grande usine qui a fait la prospérité de la ville dont il est devenu le maire. Montreuil est le théâtre de l’essentiel du conflit entre Valjean et Javert. C’est également la ville natale de Fantine, la mère de Cosette.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Montreuil dans son canton et dans l'arrondissement de Montreuil

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1945 1972 Pierre Ledent    
1972 mars 2008 Bernard Pion UMP  
mars 2008 avril 2014 Bruno Béthouart DVG Président de la CC du Montreuillois(2008 → 2014)
avril 2014 en cours Charles Barège UDI Président de la CC du Montreuillois(2014 → )

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Montreuil bénéficie du label « ville fleurie » avec quatre fleurs attribuées depuis 2007 par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[14]. La ville est également la seule Station verte labellisée du département du Pas-de-Calais.[réf. nécessaire]

Jumelages[modifier | modifier le code]

En 2012, Montreuil est jumelée avec[15] :

Par ailleurs, la commune de Montreuil a signé en 2004 un accord de coopération hospitalière avec la ville d'Ewo au Congo.

Population et société[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 233 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 216 3 529 3 853 4 144 4 083 3 867 4 215 3 953 3 939
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 578 3 686 3 655 3 649 3 473 3 352 3 297 3 603 3 567
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 564 3 535 3 404 3 182 2 823 2 847 3 037 2 728 3 253
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
2 920 2 944 2 840 2 753 2 450 2 428 2 331 2 300 2 233
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[16].)
Histogramme de l'évolution démographique


Avec 2 233 habitants, Montreuil occupe seulement le 141e rang des communes du département du Pas-de-Calais, ce qui constitue le record pour une sous-préfecture en France.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 22 363 €, ce qui plaçait Montreuil au 27 447e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[17].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

À peu près tous les types de commerce existent à Montreuil dans les années 2000 : alimentaire, décoration, habillement, bijouterie, banque, assurance, pharmacie, hôtellerie, restaurant, souvenir, librairie, bricolage, motoculture, automobile, déménagement, pompes funèbres.

L'artisanat est également développé.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Publics[modifier | modifier le code]

Les remparts

Privés[modifier | modifier le code]

Hôtels particuliers[modifier | modifier le code]

On dénombre une quarantaine d'hôtels particuliers construits entre 1730 et la fin du XIXe. Certains quartiers étaient privilégiés par les bâtisseurs, au point d'être comparés par Victor Hugo à un « petit faubourg Saint-Germain »[18].

  • Ancien hôtel du maréchal d'Acary-de-la-Rivière sur le parvis Saint-Firmin, numéro 1
  • La maison dite « Farmer » ou hôtel de la fontaine Solare, située au 98 rue Pierre Ledent, au bord du parvis Saint-Firmin
  • Hôtel Guéroult de Boisrobert, située au 6 parvis Saint-Firmin
  • Hôtel de la fontaine d'Hémencourt, située au 119 parvis Saint-Firmin
  • Hôtel de Jacquemin de Châteaurenault et de Rougeat, située au 101 parvis Saint-Firmin
  • Hôtel d'Hurtrel d'Arboval situé au numéros 84-46 du parvis Saint-Firmin
  • Hôtel Loysel le Gaucher, situé rue Victor Dubourg
Autres[modifier | modifier le code]
  • Maison à pans de bois au 21-23 de la rue Pierre-Ledent
  • Maisons adossées aux anciens remparts

Militaires[modifier | modifier le code]

Religieux[modifier | modifier le code]

Église abbatiale Saint-Saulve[modifier | modifier le code]
Abbatiale Saint-Saulve en 1817

Construite au XIIe siècle, l'abbatiale Saint-Saulve occupe l'emplacement d'un monastère plus ancien dédié à saint Walloy (déformation locale du nom de saint Guénolé), fondé par les moines bretons de Landévennec en 926.

Dans ses dispositions initiales, l'édifice présentait un plan caractéristique des églises de pèlerinage avec chœur à déambulatoire et chapelles rayonnantes.

Reconstruite après la catastrophe naturelle de 1467, l'église est incendiée lors du siège de 1537 et perd définitivement son chœur, son transept et l'étage de ses fenêtres hautes.

Dernier vestige de l'édifice du XIIe siècle, le bloc de façade est constitué d'une tour massive coiffée d'un clocher à lanternon au XVIIIe siècle.

Son portail sculpté a été exécuté après 1467.

Chapelle de l'Hôtel-Dieu[modifier | modifier le code]
Chapelle de l'Hôtel-Dieu

L'Hôtel Dieu fut fondé vers 1200 par le sire Gauthier de Maintenay avec pour mission d'accueillir les pèlerins et les malades. Un premier lieu de culte est érigé vers 1370 puis réédifié vers 1428. En 1467, une catastrophe naturelle provoque l'effondrement de la chapelle. Elle sera réédifiée en 1472[19].

En 1537, la toiture est refaite à la suite des dégâts réalisés par les troupes des Impériaux qui annexent la ville.

Les bâtiments se dégradent et la chapelle est reconstruite intégralement entre 1871 et 1874 par l'architecte hesdinois Clovis Normand, qui lui donne ce style gothique flamboyant qu'on lui connaît aujourd'hui.

La chapelle de l'Hôtel-Dieu est dotée de superbes vitraux du XIXe ainsi que de belles boiseries du XVIIIe siècle. Elle est inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 2000.

Église Notre-Dame en Darnétal[modifier | modifier le code]

Cette église est aujourd'hui disparue. Elle était cependant la principale paroisse de la ville avant 1789. En 1467, une catastrophe naturelle cause son effondrement. C'est l'abbé de Saint-Saulve, Guillaume de la Pasture, qui pose la première pierre du nouvel édifice le 3 juillet 1486. La Révolution et la diminution de la population montreuilloise sonnent le glas de cette église paroissiale. Notre-Dame-en-Darnétal est désaffectée avant d'être rasée en 1806.

Chapelle Sainte-Austreberthe[modifier | modifier le code]
Chapelle Sainte-Austreberthe

l'Abbaye Sainte-Austreberthe fut fondée en 1035 par un marchand de Montreuil qui avait rapporté de Pavilly en Normandie les reliques de la Sainte. Les bâtiments furent occupés par le collège et l'école d'infanterie[20]

L'église Saint-Josse-au-Val[modifier | modifier le code]

La plus ancienne mention de l'église Saint-Josse-au-Val date de 1042. On ignore la date de construction de cet édifice. Dédiée à saint Josse, l'église s'est dotée en 1899 d'un très beau maître-autel en marbre de Carrare, sculpté par Louis Noël, sur lequel sont reproduites deux scènes de la légende de ce saint ermite.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Montreuil fait partie des 100 plus beaux détours de France[21]. La ville est labellisée Famille Plus depuis 2012.[réf. nécessaire]

L'office de tourisme organise visites guidées et courts-séjours[22]. Il assure la promotion touristique de la ville et de la Communauté de communes du Montreuillois.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Théâtre

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Nés à Montreuil[modifier | modifier le code]

Passés à Montreuil[modifier | modifier le code]

  • Michel Ney (1769-1815), commandant du camp de Montreuil en 1803.
  • Victor Hugo (1802-1885), de passage à Montreuil le 4 septembre 1837, lors d'un voyage dans le Nord en compagnie de sa maîtresse Juliette Drouet, immortalise la ville en y situant de nombreuses scènes de son roman Les Misérables. Il invente monsieur Madeleine qui en devient le maire en 1820 et qui n'est autre que Jean Valjean, ex-bagnard. Il en fait aussi la ville natale de Fantine qui y meurt en 1823. Le nom de Jean Valjean vient d'une ferme appelée Val près de Bois-Jean.
  • Douglas Haig (1861-1928), commandant-en-chef du grand quartier général britannique pendant la Première Guerre mondiale. Sa statue équestre, sculptée par Paul Landowski, orne la place du général de Gaulle depuis 1931.
  • Charles Lovy (1880-1903), militaire, fut enfant de troupe à l’école militaire de Montreuil.
  • Philippe de Hauteclocque (1902-1947), futur maréchal Leclerc, stationna avec l'état-major de la 4e D.I. au printemps 1940.

Morts à Montreuil[modifier | modifier le code]

  • Berthe de Hollande (1058-1093), reine de France, épouse de Philippe, fut enfermée dans une des tours du château de Montreuil qui porte aujourd'hui encore le nom de tour de la reine Berthe.
  • Ferry de Beauvoir (14??-1473), évêque d'Amiens, réfugié à Montreuil après la prise par Louis XI de la quasi-totalité de son diocèse.
  • Alexis-Paul Pachot d'Arzac (1844-1906), peintre, a travaillé à Montreuil.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Armes de Montreuil

Elles peuvent se blasonner ainsi aujourd’hui :

d'or aux deux fasces d'azur, au chef du même chargé de trois fleurs de lys aussi d'or.

La devise de Montreuil est fidelissima picardorum natio qui signifie « La plus fidèle nation des Picards » et aurait été attribuée à la ville par Henri IV en 1606 lors de sa visite de la ville[23]. Montreuil-sur-Mer fut une commune de la Picardie dite « historique », qui s'étendait jusqu'à Calais.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Florentin Lefils, Petite Histoire de Montreuil-sur-Mer, 1860 ; rééd. Ed. PyréMonde, Cressé, 2011.
  • Georges de Lhomel, La Vicomté de Montreuil-sur-Mer, 1904 ; rééd. Ed. PyréMonde, Cressé, 2011.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Code officiel géographique : Fiche de la commune de Montreuil », sur le site de l'Insee (consulté le 16 mai 2013).
  2. « Distance à vol d'oiseau entre Montreuil et Étaples », sur www.lion1906.com (consulté le 23 août 2013)
  3. Anthony Bernard, La citadelle de Montreuil-sur-Mer p. 6
  4. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Montagne-sur-Mer, dans La Violette no 12, 2e semestre 2007, p. 54-61
  6. Code officiel géographique de l'INSEE
  7. http://www.laposte.fr/Particulier/Utilisez-nos-outils-pratiques/Outils-et-documents/Trouvez-un-code-postal
  8. Centre de Recherche généalogique Flandre-Artois
  9. Nom des habitants de la commune sur habitants.fr.
  10. Les origines de Montreuil-sur-Mer, dans La Violette no 3, 1er semestre 1999, p. 9-18.
  11. Jean Leroy, Quand Montreuil était sur mer - Quentovic [détail de l’édition]
  12. Le chemin de fer à Achicourt
  13. Les Chemins de fer du Nord, Paris, Éd. Rimage, 1979.
  14. « Ballade dans les villes et villages fleuris », sur le site du Conseil national des villes et villages fleuris, édité par le ministère de l'Économie, de l’Industrie et de l’Emploi (consulté le 28 décembre 2010).
  15. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 20 juillet 2012).
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  17. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2012).
  18. Les Misérables, Victor Hugo
  19. La Violette, Publication semestrielle des « Compagnons de la Violette » (ISSN 1287-7670).
  20. Source : La Grande Encyclopédie, Volume 24 (vers 1900)
  21. plusbeauxdetours.com
  22. « Visites guidées », sur le site de l'office de tourisme (consulté le 16 mai 2013).
  23. Les monnaies médiévales du pays de Montreuil, dans les Dossiers Archéologiques Historiques et Culturels du Nord-Pas-de-Calais, no 13, 1982, (A.M.P.B.B.E., Berck).