Flotte du Ponant

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Flotte du Ponant
L'arsenal de Brest vers 1770-1780 Tableau de Louis-Nicolas Van Blarenberghe (1716 - 1794)
L'arsenal de Brest vers 1770-1780
Tableau de Louis-Nicolas Van Blarenberghe (1716 - 1794)

Période 16691792
Pays Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Branche Pavillon de la marine royale française Marine royale française
Type Flotte
Rôle Opérations navales dans la Manche, l'Atlantique et dans les eaux américaines
Garnison Arsenal de Brest, Le Havre, Rochefort, Lorient, Cherbourg et Brouage
Guerres Guerre de Hollande
Guerre de la Ligue d'Augsbourg
Guerre de Succession d'Espagne
Guerre de Succession d'Autriche
Guerre de Sept Ans
Guerre d'indépendance des États-Unis
Vaisseau de 74 canons, par Nicolas Ozanne.

La flotte du Ponant désigne sous l'Ancien Régime l'ensemble des navires de la Marine royale française destinés aux opérations navales (suprématie navale, protection des convois, lutte contre la piraterie) dans la Manche, l'Atlantique et en Amérique (principalement aux Indes occidentales et en Nouvelle-France). Elle est l'alter ego de la flotte du Levant, basée en Méditerranée.

Arsenaux[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Arsenal de Brest et Port militaire de Cherbourg.

La flotte du Ponant est créée par le cardinal de Richelieu. Elle a alors trois basés principales : Le Havre, Brest et Brouage.

Sous Louis XIV, Brest s'affirme comme l'arsenal principal, soutenu par ceux de Rochefort et de Lorient.

Sous Louis XVI s'y ajoute Cherbourg dont les infrastructures sont à peine commencées quand débute la Révolution française.

Navires amiraux[modifier | modifier le code]

Le navire amiral est toujours la plus puissante unité présente à Brest, soit :

Vice-amiraux[modifier | modifier le code]

Le commandement des deux flottes (Ponant et Levant) est confié le à deux vice-amiraux. Les vice-amiraux du Ponant sont :

Si Estrées commande effectivement la flotte lors des batailles du règne de Louis XIV, ses successeurs sont trop âgés pour ne servir en mer. Le commandement effectif des escadres est confié pendant la majeure partie du XVIIIe siècle aux lieutenants généraux des armées navales.

Administration de la marine[modifier | modifier le code]

La marine apparaît dans les attributions des secrétaires d’État en 1626, l’année même où Richelieu est nommé grand maître de la navigation. Les deux flottes sont réunies en 1642, puis dissociées à nouveau en 1661. Les deux marines sont attribuées à Colbert dès 1662, alors qu'il est intendant des finances et ministre d’État, puis secrétaire d’État en 1669[2]. Il y a ensuite un secrétaire d’État chargé de la marine jusqu’à la Révolution française.

Le secrétaire d'État à la Marine est responsable administratif des marines militaire (la marine royale) et civile (la marine marchande) françaises. Il a dans son département, outre les flottes de guerre et de commerce, les ports et les arsenaux, les consulats, les colonies et la tutelle des compagnies de commerce.

Aux deux bureaux d’origine, bureau du Ponant et bureau du Levant, s’ajoutent progressivement d’autres services :

  • dépôt des archives, 1669 ;
  • bureau des consulats du Ponant, 1709 ;
  • bureau des colonies, 1710 ;
  • bureau des classes, 1711 ;
  • dépôt des cartes et plans, 1720 ;
  • bureau des consulats du Levant, 1738, qui fusionne en 1743 avec le bureau des consulats du Ponant sous le nom de bureau du commerce et des consulats.

Ces différents bureaux et dépôts sont regroupés en quatre grandes directions par le maréchal de Castries en 1786.

À la Révolution, la flotte du Ponant est rebaptisée « escadre de l'Atlantique » puis « flotte de l'Océan ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Michel Vergé-Franceschi, La marine française au XVIIIe siècle : guerres, administration, exploration, Paris, éditions SEDES, coll. « Regards sur l'histoire »,‎ 1996, 451 p. (ISBN 2-7181-9503-7).

Lien externe[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Arnaud Bunel, « Maison de Clermont-Tonnerre », sur www.heraldique-europeenne.org (consulté le 23 juillet 2011)
  2. Après avoir acheté une charge