Brouckerque

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Brouckerque
Le Wethuys.
Le Wethuys.
Blason de Brouckerque
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Dunkerque
Canton Bourbourg
Intercommunalité Communauté de communes des Hauts de Flandre
Maire
Mandat
Marie-Claude Lermytte-Bavay
2014-2020
Code postal 59630
Code commune 59110
Démographie
Gentilé Brouckerquois
Population
municipale
1 282 hab. (2011)
Densité 108 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 57′ 15″ N 2° 17′ 34″ E / 50.9541666667, 2.29277777778 ()50° 57′ 15″ Nord 2° 17′ 34″ Est / 50.9541666667, 2.29277777778 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 8[réf, souhaitée] m
Superficie 11,91 km2
Localisation

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Brouckerque (en néerlandais : Broekkerke, litt. église du marécage) est une commune française, située dans le département du Nord en région Nord-Pas-de-Calais. C'est un village agricole du Blootland, égayé de champs, de watergangs et de canaux.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est de forme trapézoïdale. Brouckerque est séparé de Pitgam par le canal de la Haute Colme ; de Bourbourg par le Vliet, de Craywick et Loon-Plage par le canal de Bourbourg ; de Looberghe par un watergang nommé Schey-Dyck (« fossé qui sépare ») ; de Spycker par une limite administrative.

Brouckerque partage le hameau de Coppenaxfort avec les communes de Craywick et Bourbourg.

Communes limitrophes de Brouckerque
Loon-Plage
Craywick
Grande-Synthe Spycker
Bourbourg Brouckerque
Looberghe Pitgam

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Au sud de la commune sont situées des terres basses, qui ont été recouvertes par les eaux marines en 1944 (plus d'1,20 mètre de hauteur à certains endroits) lors des inondations par l'armée allemande. À l'est de la commune, les terres sont plus élevées.

Les points les plus hauts sont le cimetière (2,3 mètres) et les points les plus bas sont en bordure du Pauw Dyck (0,4 mètre) et entre la Dieppe Straete et le Schey Dyck (0,1 et 0,4 mètre). Ces terrains bas et marécageux sont appelés les brouckes.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Vliet à Coppenaxfort.

Brouckerque, L'église des marécages, a naturellement de nombreux cours d'eau. Trois canaux le traversent : le canal de la Haute Colme, le canal de Bourbourg et la dérivation de la Colme et une rivière assez ancienne, le Vliet. La dérivation de Mardyck quitte le canal de Bourbourg vers la mer au nord-est de la commune.

Brouckerque possède également de nombreux watergangs : le Schey Dyck (en français, « fossé qui sépare ») qui fait frontière avec Looberghe ; le Pauw Dyck ; le Langhe Gracht (« long watergang ») qui coupe le village en deux ; Sparrewaerde Dyck (« fossé de l'épervier ») ; le Waeter Plecke Dyck (« fossé de l'endroit de l'eau ») ; le Melk Dyck (« le fossé au lait ») ; le Lamberts Dyck (« le fossé de Monsieur Lambert ») ; le Vinckelsgrahct (« watergang des pinsons ») ; le Reep Dyck (« fossé comme une corde », qui est rectiligne).

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat du Nord-Pas-de-Calais.

Voie de communication et transport[modifier | modifier le code]

Le village est traversé par la route départementale 17.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Lieux-dits[modifier | modifier le code]

Brouckerque possède un certain nombre de lieux-dits. Le Nunne Hof Houck (« coin de la ferme des nonnes »), sur l'actuelle ferme Decrocq de Spycker dont les terres dépassent à Brouckerque, était autrefois la ferme des Victorines, une propriété de l'abbaye de Bourbourg. Le Sparrewaerde Houck et le Bouckerkof Houck, qui doivent leur noms aux seigneuries éponymes qui y étaient implantées au Moyen Âge. Le Kerkof Houck (« coin du cimetière »), situé derrière le cimetière. Le Tempeliers Houck (« coin des Templiers »), où un château était établi jusque 1837, le rapport avec les Templiers n'est pas connu (une commanderie de l'Ordre du Temple aurait existé cependant à Spycker). Le Blaeu Wen Jans Houck (« coin de Jean Bleu »), à l'ouest de la route de Coppenaxfort[1],[2].

Rues[modifier | modifier le code]

On notera que la rue des Pinsons était autrefois communément appelée « café straete », car les personnes âgées qui y habitaient se réunissaient souvent autour d'une tasse de café.

La rue du Pont à Chats tire son nom d'une légende, qui disait qu'il ne fallait pas franchir le pont à chats (katebrugghe) vers minuit le samedi soir, car les sorcières y tenaient le sabbat et noyaient ceux qui s'y aventuraient.

La rue verte s'appelait autrefois Mardyck Houck straete, car elle était située au lieu-dit Mardyck Houck.

Certains chemins vicinaux ont des noms. Le chemin vicinal no 7 est surnommé Dieppe straete (chemin profond), car il traverse les terres les plus basses de la commune. Le chemin vicinal no 101 est appelé Nord straete (chemin du nord). Le chemin vicinal no 8 est appelé rue du Bois, car un bois existait autrefois autour du château Vandewalle ; il s'appelait jadis Water Plecke Dyck straete (fossé de la place d'eau).

Ponts[modifier | modifier le code]

Nouveau pont de Coppenaxfort.
  • Pont de Coppenaxfort.
  • Pont à chats, sur le Melck dyck.
  • Pont vert, sur la départementale 17, vers Coppenaxfort sur le Melck dyck.
  • Pont du bon accueil, sur la dieppe straete, sur le Langhe gracht.
  • Pont Lamberts, le long du Vliet.
  • Pont du Gus Wegh, vers Bourbourg sur le Vliet, qui doit son nom de « gueux » aux protestants (révolte des gueux).
  • Pont tournant du Staelenbrugghe (pont des étables). Il fut dynamité par l'armée française le 28 mai 1940 et reconstruit en face de la route de Pitgam. Il doit son nom aux étables construites près du nom autrefois. Le pont existait déjà en 1571[3].

Anecdote[modifier | modifier le code]

Brochet attrapant une proie.

Le lieu-dit du Nune Hof Houck (Nonnehofhoek), soit le coin de la ferme des nonnes, doit son nom à une ancienne propriété de l'abbaye de Bourbourg. C'est aujourd'hui les terres de la ferme Decrocq qui s'étendent sur Spycker et Brouckerque.

Le Vliet aurait un monstre, issu du Langhe Dracht puis réfugié dans le Canal de la Haute Colme, le Snouck, un immense brochet dévoreur d'enfants[4],[5],[6].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Au fil du temps, l'orthographe de Brouckerque a été assez variable. Appelé Ecclesia in broco vers l'an 800, il s'appelle Brockerka en 1139, Bruckerque en 1142, Brocherche en 1168, Brokerke au XIIIe siècle, Broukerke au XIVe et finalement Brouckerque vers 1760. Le nom signifie église du marécage en flamand.

La commune se nomme en néerlandais Broekkerke, littéralement église du marécage.

Histoire[modifier | modifier le code]

Autrefois[modifier | modifier le code]

Vers 800, sur une carte de Malbrancq qui représente la partie orientale du delta de l'Aa, le village Ecclesia in broco est indiqué, entouré de Burgus in broco (Bourbourg, Grunberga (Bergues), Saint-Wilbrordi (Gravelines), Koudekerke (Coudekerque), Spikere (Spycker) ou Loo berga (Looberghe).

Les fiefs médiévaux[modifier | modifier le code]

Fief de Brouckerkhove[modifier | modifier le code]

La seigneurie de Brouckerkhove (en flamand, cour de Brouckerque) était une juridiction administrative dépendante de la châtellenie de Bergues. Elle ne rendait que la basse justice, la moyenne et la haute justice étant rendues à Bergues.

Un fief s'élevait sur l'actuel territoire de Brouckerque. Le foncier du fief était de 104 mesures de terre (46,51 ha) au XVIe siècle, idem en 1740[7] et 1835. À la Révolution française, le manoir a été entièrement détruit et le bois qui l'entourait qui s'étendait de la Colme au fief a été totalement défriché.

Depuis la révolution la Brouckerkhove s'appelle « ferme du Colombier bleu », et le chemin qui y mène se nomme le « Wyncle straet » (« Chemin de la juridiction »). Une nouvelle habitation est construite sur le site de l'ancien fief. Il subsiste cependant plusieurs traces de l'ancien fief : les douves qui l'entourent datent de l'époque féodale ; les fondations d'un mur d'1,50 mètres d'épaisseur (fait de briques semblables aux plus anciennes que l'on observe dans le beffroi de Bergues) ont été retrouvées lors de fouilles faites en bordure des douves qui entourent la petite pâture faisant corps avec la ferme ; dans un pan de mur de la grange se trouvent également des ouvertures en forme de meurtrière.

Aujourd'hui, la ferme située à cet emplacement est exploitée par Michel Deschodt.

Sparrewaerde[modifier | modifier le code]

La cour féodale de Sparrewaerde ou Sparrewarde (de sperewer, l'épervier), possédait les trois ordres de justices du XIIIe au XVIIIe siècle. Elle s'étendait majoritairement sur Spycker et un peu sur Brouckerque. Cette seigneurie avait 19 arrières fiefs dont 12 sur la commune de Brouckerque. Elle était assujettie au perron de Bergues. Le foncier du fief était de 173 mesures de terre en 1777.

Deux fermes subsistent de l'ancien domaine : il s'agit du lieu-dit « Grand Sparrewarde » (ferme Depoers à Spycker) et du Petit Sparrewarde (ferme Debey). Le watergang qui traverse le Grand Sparrewarde se nomme toujours « Sparrewarde Dyck ».

T'zudhof[modifier | modifier le code]

Le fief de T'zudhof (ou T'zuithoff) s'étendait sur Brouckerque et Spycker et était assujetti au perron de Bergues.

Helsfelt[modifier | modifier le code]

Helsfelt ou Helsfeldt (champ de l'enfer) s'étendait sur Pitgam et Brouckerque. Elle possédait les 3 ordres de justice. Elle dépendait de Fauquembergues.

XIIe au XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Carte de la guerre de Trente Ans.

La commune est citée en 1142 dans le cartulaire de l'abbaye Notre Dame de Bourbourg.

En 1240, Brouckerque est cité dans une keure (ensemble des lois, établi en accord avec le comte et les échevins) que la châtellenie de Bergues obtient de la comtesse Jeanne. Brouckerque dépend de ladite châtellenie. Le Brouckerhove (cour de Brouckerque) était tenue du Perron (cour féodale) de Bergues en justice vicomtière. Elle ne rendait que la basse justice, la moyenne et la haute justice se faisant à Bergues.

Le 23 août 1328, lors de la bataille de Cassel, on dénombre 3192 tués dont 36 dans la commune de Brouckerque.

En 1566, la révolte des gueux arrive à Brouckerque. Le 18 août 1566, Le curé du village André Corbeel ainsi que six autres habitants récemment convertis au Calvinisme, brisent les autels et les décorations de l'église. le 25 septembre 1566, l'enquête est ordonnée par le comte d'Egmont, magistrat de la châtellenie de Bergues. Le curé ne sera pas retrouvé, mais les complices seront tous arrêtés, condamnés puis pendus par la cour féodale. En 1567, Louis Caener, habitant du village qui avait retourné les statues par dérision est condamné à être fouetté. En 1568, c'est au tour de Nicolas Deckere, d'être condamné, fouetté et banni trois ans pour trouble religieux.

En 1635, Brouckerque est touché par une épidemie de peste. Le , la France déclare la guerre à l'Espagne et prend part directement à la Guerre de Trente Ans. L'armée espagnole bâti un camp retranché à l'approche de l'armée française : elle construit les forts de Lynck et de Coppenaxfort (1644).

En 1644, le village de Brouckerque (comme Loon et Saint-Georges-sur-l'Aa) est ravagé et pillé lors du siège de Gravelines. Les moulins, les fermes et même les arbres sont brûlés. La commune de Brouckerque est totalement abandonnée pendant plusieurs années à cause des guerres et des inondations. Le village n'aura plus de curé entre 1644 et 1653.

Le 30 août 1657, Turenne campe à Brouckerque avec son armée.

La France[modifier | modifier le code]

Le 7 novembre 1659, l'Espagne signe le Traité des Pyrénées et cède à la France une partie des Pays-Bas espagnols, dont les châtellenies flamandes de Bourbourg et de Gravelines. La France se trouve aux portes du village. Lors du Traité d'Aix-la-Chapelle du 2 mai 1668, l'Espagne cède à la France la place forte de Bergues et sa châtellenie dont Brouckerque fait partie : Brouckerque devient français. Elle fait toujours partie de la châtellenie de Bergues, mais contrairement à la grande majorité des paroisses de sa châtellenie, elle n'est pas rattachée au diocèse d'Ypres mais à celui de Saint-Omer comme Pitgam et Spycker.

En 1670 est construit le canal de Bourbourg.

En 1677, pour protéger Bourbourg des éventuelles attaques espagnoles, des postes de surveillances sont montés à Coppenaxfort, Loon et Mardicqhouck.

En 1701, la châtellenie de Bergues compte 12 893 habitants (contre 37 969 à Cassel et 13 084 à Bailleul).

En 1727, Brouckerque comptait 4 brasseries : celle de Van Middelem au Staelenbrugghe, celle de Charles Petyt à la ferme du Petit Sparrewaerde, celle de Jean Deswaerte au village qui tenait aussi un cabaret et celle de Guislain Deutein à Coppenaxfort. Il y avait deux moulins à blé, l'un au Staelenbrugghe et l'autre à Coppenaxfort, ainsi que deux épiceries et un chirurgien.

En 1769 est construite la brasserie Dufour de Coppenaxfort[8] (Elle passera ensuite à la famille Dambre et cessera son activité en 1952).

Le 27 mars 1789, les Brouckerquois réunis dans l'église demandent, dans le cadre de la rédaction des cahiers de doléance, la suppression des droits féodaux et l'égalité devant l'impôt. Le découpage administratif est modifié et Brouckerque fait désormais partie du canton de Bourbourg. Les Brouckerquois votent pour la première fois le 13 novembre 1791.

En 1791, Maître Deblonde, le curé de la paroisse de Brouckerque, refuse de prêter serment à la constitution. Il est chassé du presbytère et menacé de mort. Après avoir donné clandestinement des messes chez des fermiers qui l'hébergeaient, il a émigré en Hollande.

La bataille d'Hondschoote (Boussod & Valadon, d'après Lami).

En 1792, l'armée autrichienne envahit la Flandre française mais sera stoppée par la victoire française à la Bataille de Hondschoote en 1793.

En 1801-1802 (an 10 révolutionnaire), il est décidé de reconstruire le pont de Stalenbrugghe en bois de chêne.

En 1806, la culture de la betterave à sucre se développe.

En 1814, Brouckerque compte 1 instituteur, 2 tailleurs d'habits, 1 perruquier, 4 cordonniers, 2 tisserands, 2 brasseurs, 1 couvreur de chaume, 2 meuniers, 2 charpentiers, 1 revendeur, 1 tonnelier, 1 greffier du tribunal de simple police de la mairie, 1 boucher, 1 boulanger, 1 jardinier et 45 fermiers.

En avril 1814, le général prussien Zielinsky et son armée séjourne dans la région de Bourbourg et pille les habitants. D'avril 1816 jusque fin 1817, l'armée anglaise y stationne plusieurs mois.

En 1818, lors du troisième traité d'Aix-la-Chapelle, la France obtient de conserver les places fortes flamandes de Bourbourg et de Bergues qui ne seront donc pas incorporées aux Pays-Bas.

En 1848, une épidémie de choléra attribuée aux eaux stagnantes des canxu et des fossés ravage la région. On dénombre 69 décès à l'intérieur du bourg de Bourbourg, plus 65 à « Bourbourg-Campagne ».

Minoterie vue de la cour.

En 1910, construction de la minoterie Chevalier (elle fermera en 1980).

De 1914 à 1918, Brouckerque fait face à la Première Guerre mondiale. L'année 1914 sera la dernière où le village accueille un marché.

En 1920, l'agriculteur Emile Deduytsche est le premier Brouckerquois à posséder une automobile, une Amilcar.

En 1929 est construit la dérivation de la Colme.

En 1930-1935, le village comptait 5 forgerons : les forges Viste et Emile Dumoulin au village, la forge Marcel Goddin au Staelenbrugghe, la forge Regherre à Coppenaxfort (côté Brouckerque) et la forge Marguerit (côté Craywick). Il y avait à l'époque 200 chevaux à ferrer. Il y avait la minoterie Chevalier à Coppenaxfort et un moulin à vent le long du Vliet. Il existait deux ateliers de charronnage, deux menuisiers, un bourrelier à Coppenaxfort, un zingueur poêlier qui était aussi plombier, deux tailleurs d'habits, un peintre qui était aussi quincailler, un boulanger au village et un à Coppenaxfort, une brasserie au village (Plancke) et une à Coppenaxfort (Dambre), une mercerie, un marchand de chaussure et de café, un marchand de charbon, un maçon, un teilleur de lin, deux boucheries, deux cordonniers, deux coiffeurs, trois draineurs, une repasseuse qui faisait aussi sage-femme. Il y avait 9 épiceries, 29 estaminets et une cinquantaine d'exploitations agricoles.

En 1935 est construit le pont de Coppenaxfort, grand pont sur la dérivation de la Colme. Il sera remplacé en 2009.

En 1938, l'électricité arrive à Brouckerque.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Panzer IV de la Wehrmacht en 1942.

De 1939 à 1945, Brouckerque subit la Seconde Guerre mondiale. Brouckerque ne sera libérée que le 11 avril 1945 (Lille était déjà libérée le 3 septembre 1944, mais Dunkerque ne le sera que le 9 mai, après l'armistice).

Le 3 septembre 1939, les chevaux sont réquisitionnés pour former des convois militaires à Bourbourg. Vers la mi-septembre, les premiers soldats français du 222e régiment d'artillerie arrivent au village. Ils resteront jusque fin septembre. Les femmes remplacent les hommes mobilisés dans les champs.

Le 11 novembre 1939, le 16e régiment d'artillerie stationne au village. Il sera remplacé par le 38e régiment d'infanterie, lui-même remplacé après l'hiver par le 125e train, formé des autobus de Paris, qui restera jusque le 10 mai 1940.

Le 14 mai 1940, les premiers réfugiés belges commencent à passer. Le 17 mai, les premiers autobus belges arrivent au village, et les réfugiés sont logés dans les écoles et chez les habitants. Dunkerque et sa région subissent les premiers bombardements. Le 20 mai, des soldats anglais commencent à installer des défenses à Brouckerque, puis ils se replient sur Dunkerque pour le réembarquement des troupes ; les Français inondent la région pour retarder la progression allemande. La population du village double et son ravitaillement devient difficile. Le 23 mai 1940, une pièce de 75 de la DCA est installée à Coppenaxfort en plein milieu de la départementale 17. Le 26 mai, le 225e régiment d'infanterie et le 310e régiment d'infanterie prennent position à Spycker pour couvrir l'embarquement des Français et des Anglais à Dunkerque. Le 27 mai, les artilleurs français mettent en batterie deux pièces de 155 longs en bordure de la route de Spycker, des mines anti-chars sont placées sur les rampes du pont de Coppenaxfort et des tranchées sont creusées aux abords du village. Le 28 mai 1940, vers 14h, deux allemands en side-cars arrivent au village. Le général Heinz Guderian note le soir dans son rapport : le groupe de reconnaissance de la 10e Panzerdivision a pris Brouckerque. Les Français font sauter les ponts Wiel et Gaston Pauwels ainsi que l'écluse de la route de Spycker.

Le 29 mai 1940 au matin, les Allemands attaquent le château de l'Afgand avec une voiture blindée et des side-cars. Ils sont repoussé par les mitrailleuses du 225e régiment d'infanterie. Ils sont encore repoussés le 30 mai par la 68e division d'infanterie à Spycker et au château de l'Afgand. Le 2 juin au soir, malgré la résistance du 225e régiment d'infanterie, les Allemands prennent Spycker avec des blindés et de l'artillerie, et capturent le château de l'Afgand par ruse : après avoir franchi la Colme à l'aide d'une péniche, les Allemands attaquent le château par derrière.

En février 1944, les Allemands décident d'inonder la Flandre maritime. Le 14 février, la population du village de Brouckerque est entièrement évacuée, à l'exception du hameau de Coppenaxfort et de quelques fermes situées au-dessus du niveau de la mer. Coppenaxfort devient le centre du village et la mairie y est transférée. Toutes les vannes des watergangs sont ouvertes et le village est inondé. Vers la fin du mois de mai 1944, les allemands ouvrent les écluses de Dunkerque à marée haute et l'eau de mer envahit les terres : l'eau atteindra par endroit 1,20 mètre de haut. Tous les arbres de la région sont abattus - y compris les bois de Merckeghem et de Watten pour faire des pieux Rommel (troncs d'arbres plantés régulièrement avec des fils de fer barbelés pour empêcher l'atterrissage des planeurs).

Le 15 août 1944, les Allemands quittent le village. Le 7 septembre 1944, une colonne allemande qui se replie prend position à Brouckerque et places des mitrailleuses. Le 8 septembre 1944, la 5e Brigade d'infanterie canadienne arrive de Looberghe le long de la Colme. Vers 15h, des militaires portant l'écussion « Armée du Canada Régiment de Maisonneuve » traversent triomphalement le village sans s'arrêter et se dirigent vers Coppenaxfort. Les Allemands de Coppenaxfort font sauter le pont de Brouckerque, puis font sauter les ponts de Coppenaxfort et de Craywick dans la soirée. Le 9 septembre, l'artillerie allemande bombarde le village. Les militaires canadiens du Black Watch of Canada arrivent à Coppenaxfort. Les canadiens occupent aussi l'Afgand et le Grand-Mille Brugghe. Mais les Canadiens n'ont pas pour mission de libérer Dunkerque et repartent vers la Belgique.

En février 1945, le 2e bataillon du 51e régiment d'infanterie de ligne prend position dans le secteur, notamment à Brouckerque. Le 9 avril 1945, les Allemands encerclent les postes français à Spycker et capturent quasi-entièrement la 8e compagnie du 51e régiment d'infanterie de ligne. Le 11 avril 1945, Brouckerque est libéré.

Le 12 avril, le 1er et le 2e bataillon du 33e régiment d'infanterie de ligne (33e RINE) viennent en renfort, appuyés par des chars tchèques. Ils essaient de reprendre le pont de Spycker mais sont repoussés par l'artillerie allemande. Coppenaxfort est bombardé. Le 1er mai, 15 chars tchèques prennent position dans Spycker. Le 7 mai, Looberghe est libéré, puis Pitgam. Le 8 mai, l'Allemagne capitule. Le 9 mai à 9h, Dunkerque est libéré.

En 1947, les ponts de Coppenaxfort détruits en 1944 sont reconstruits[9],[10],[11].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Une péniche.

Le 26 juin 1955 est inauguré le groupe scolaire, à l'emplacement de l'école des filles qui a été démolie en 1953.

En 1967, le canal de Bourbourg et la Dérivation de la Colme sont portés au grand gabarit européen, soit une largeur de 52 mètres.

En 1974, construction d'une école maternelle.

En 1975, Brouckerque compte deux bouchers, un boulanger, un bourrelier, un vendeur de cycles, trois épiciers, deux maréchaux-ferrants, un négociant en charbon, une mercerie, un débit de tabac, neuf cafés et 29 agriculteurs.

En 1986, pose de la première pierre de la salle polyvalente, réalisée par le SIVOM Bourbourg-Gravelines. Elle sera inaugurée le 28 mai 1988[12] par le maire Anne-Marie Chevalier, le président du SIVOM A. Denvers, le conseiller général du canton O. Varlet et l'architecte Soissons. La salle sera baptisée Anne-Marie-Chevalier en 1990.

En 1994, la première fête de l'eau est organisée à Coppenaxfort.

En 1999, réalisation du parc de Coppenaxfort.

En 2004, l'éclairage public arrive à Coppenaxfort et des travaux d'assainissement y sont réalisés.

En 2005, l'église est restaurée.

En 2007, un nouveau pont est construit sur la dérivation de la Colme à côté de l'ancien pont de Coppenaxfort (qui sera ensuite démoli), plus haut (7 m au lieu de 5 m65) pour des raisons de vétuseté et répondre aux normes européennes[13]. Le pont a été inauguré par le 20 juillet 2009 par le Secrétaire d'État Dominique Bussereau[14]. L'opération a été conduite sous maîtrise d’ouvrage VNF et son montant de 9,5 millions d’euros financé à 50 % par l’État et à 50 % la région Nord-Pas-de-Calais[14].

En 2011, 19 scorpions et 671 mygales et mygalons - 157 espèces de mygales différentes, dont certaines sont protégées - sont découvertes chez un particulier à Brouckerque[15].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Brouckerque dans son canton et son arrondissement.

Brouckerque fait partie de la communauté de communes de la Colme, et du pays des moulins de Flandre, ensemble composé de cinq communautés de communes : du canton de Bergues, de l'Yser, de Flandre, de la Colme et du pays de Cassel.

Tendance politique[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Brouckerque.
Anne-Marie Chevalier.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1971 Georges Adriansen    
1971 1990 Anne-Marie Chevalier Sans-étiquette Institutrice
1990 2014 Jean-Pierre Decool UMP Député de la Quatorzième circonscription du Nord,
conseiller général du Canton de Bourbourg
2014 en cours Marie-Claude Lermytte-Bavay DVD Assistante sociale
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 282 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
500 706 630 757 893 912 938 948 937
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
916 953 949 935 984 981 985 1 040 1 031
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 041 985 915 819 839 829 761 804 741
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
698 665 924 1 064 1 168 1 165 1 276 1 282 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2004[17])
Histogramme de l'évolution démographique


On sait également que le village possédait 116 maisons en 1843, 233 en 1920, 184 en 1936 et 283 en 1975.[réf. nécessaire]

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Brouckerque en 2007 en pourcentage[18].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,3 
3,1 
75 à 89 ans
5,2 
9,8 
60 à 74 ans
8,2 
26,5 
45 à 59 ans
23,8 
24,1 
30 à 44 ans
22,9 
17,1 
15 à 29 ans
17,1 
19,4 
0 à 14 ans
22,6 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage [19].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 


Santé[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Brouckerque fait partie de l'académie de Lille.

Au XIXe et XXe siècle, Brouckerque comptait deux écoles :

  • l'école des garçons, au Wethuys ;
  • l'école des filles, rue de l'Abbé de Beco (autrefois appelée rue de Spycker).

L'école des filles est devenue le groupe scolaire actuel depuis 1955.

Pour des études plus longues, les écoliers se tournent généralement vers Dunkerque.

Sports[modifier | modifier le code]

La salle polyvalente.

La salle polyvalente (SIVOM Bourbourg Gravelines) a été inaugurée le 28 mai 1988. Elle est baptisée salle Anne-Marie Chevalier le 5 mai 1990.

Média[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Brouckerque a fait partie du diocèse de Thérouanne jusqu'en 1562, du diocèse de Cambrai jusque 1913 puis du diocèse de Lille.

Économie[modifier | modifier le code]

Brouckerque est depuis longtemps un village essentiellement agricole. Vers 1900, on dénombrait 62 petites et moyennes exploitations agricoles, 50 en 1935 et 16 en 2005. On trouve actuellement de la polyculture dans la plupart des exploitations, ainsi que de l'élevage - de bovins (notamment de Bleue du Nord), de lapins, de moutons - et du maraîchage.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, Brouckerque accueillait divers moulins à vents. Les derniers moulins à vent sont le moulin du Vliet d'Armand Schepper (démoli vers 1949), le moulin de Coppenaxfort dit « moulin Bonvoisin » (démoli vers 1930), le moulin du Staelenbrugghe (démoli en 1889).

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le principal monument du village est sans doutes l'Église Saint-Omer qui date XIVe siècle). On peut y voir une tour du 14e avec un escalier à vis en briques appareillées ; c'est un point de repère dans la plaine environnante. Son presbytère, ancien, est également digne d'intérêt, tout comme le cimetière et les monuments aux morts de la commune.

D'autres monuments remarquables à Brouckerque sont le château de l'Afgand et la Mairie de Brouckerque (Wethuys), qui date du XIXe siècle.

Dans la partie brouckerquoise de Coppenaxfort, on remarquera le pont de Coppenaxfort (2009) et la Croix centrale de l'ancien pont (1935), tout comme la minoterie Chevalier (1911).

Brouckerque compte une chapelle du XVIIe siècle : la chapelle Ter Mille Boom. La chappelle Notre-Dame de Bonsecours a été construite en 1863 par Désiré Ghysel. La chapelle Sainte-Anne (Heÿlige Moeder Anna), du XVIIe siècle, est aujourd'hui disparue.

On trouvait autrefois à Brouckerque le château Vandewalle. Il appartenait à la famille Vandewalle et était entouré d'un bois et d'un fossé. Il appartient ensuite à Denys Marant en 1886 puis est démoli. Il se situe près de la ferme Sterckman actuelle. Le petit chemin qui y accédait s'appelait « Water Plecke Dyck straete », qui s'appelle aujourd'hui « rue du Bois ».

La plus ancienne maison du village est la maison « Au Cygne », située 1, route de Coppenaxfort ; elle appartient à la commune[20].

Depuis 2012, Brouckerque fait partie du réseau Village Patrimoine, coordonné par les Pays de Flandre.

Fêtes locales[modifier | modifier le code]

Autrefois[modifier | modifier le code]

Jusque la deuxième moitié du XXe siècle, se tenaient plusieurs processions catholiques :

  • La procession du Saint Sacrement à la Fête-Dieu où l'église était décorée et un garde suisse marchait en tête, suivi d'enfants de chœur et d'une fanfare.
  • Le 15 août en l'honneur de Marie où les gens étaient en groupes costumés. La dernière eut lieu en août 1971[21].
Une voiture attelée.

En dehors des fêtes religieuses et militaires (armistices), il y avait quelques fêtes brouckerquoises au XXe siècle :

  • La Grande Ducasse, le dimanche le plus près de la Saint-Michel, premier dimanche d'octobre (parfois le dernier dimanche de septembre). Il y avait des attractions foraines, notamment un manège de bois actionné par un cheval dans les années 1930.
  • La Petite Ducasse, premier dimanche de mai. Un bal était organisé le midi et le soir. L'après-midi avait lieu le carrousel en voiture à cheval (puis à vélo après 1945) : il fallait, en étant assis à l'arrière d'une voiture attelée, ramasser à l'aide d'un bâton les anneaux placés au sol tous les 20 mètres.
  • La Karriole ou fête de la moisson, à la fin de l'été. La première eut lieu en 1984. On pouvait y gouter des produits régionaux et découvrir le monde agricole tel que le teillage du lin et la tonte des moutons.

Actuellement[modifier | modifier le code]

Depuis 1993 a lieu un petit carnaval inspiré du carnaval de Dunkerque.

Depuis 1994 a lieu la Fête de l'eau, tous les deux ans le premier weekend de juin. On y trouve des animations nautiques, concours de pêche, exposions etc. Tous les deux ans en alternance depuis 1991 ont lieu les Ruralies, un marché fermier qui succède à la fête de la moisson où on peut y découvrir le monde agricole.

Folklore[modifier | modifier le code]

Le Parson Russell terrier, un chien utilisé comme ratier.

Plusieurs jeux folkloriques étaient populaires au XIXe et XXe siècle à Brouckerque[5],[6], en particulier :

  • Le pael boer (littéralement, borne du paysan) : le but du jeu était de lancer une petite brique sur une autre brique, appelée « le pael » (« la borne »), placée verticalement à 8 ou 10 mètres sur une ligne de jeu.
  • Le jeu de quilles : ce jeu, ancêtre du bowling, était joué dans différents estaminets équipés pour le jeu. Cela consiste à abattre des quilles à l'aide d'une grosse boule de bois de 20 cm de diamètre avec un trou pour mettre la main. Le jeu était pratiqué dans différents estaminets de la commune.
  • Le jeu de boules : on faisait rouler des disques de bois (de 20 cm de diamètre et 4 cm d'épaisseur), appelés « boules », pour qu'ils rentrent dans une grille composée de cases numérotées. Le jeu se jouait par équipes. Le jeu était organisé à l'estaminet « Bois de Boulogne » (route de Bergues).
  • Des concours de coqs et de chiens ratiers.
  • Des combats de coqs (à la ducasse de Coppenaxfort).

Théâtre[modifier | modifier le code]

En 1946, le curé Edmond Dehondt fait rénover et aménager la salle paroissiale, soit plusieurs bâtiments qui étaient d'anciennes étables désaffectées et endommagées par la guerre, donnés par une Brouckerquoise en 1942 et situés route de Looberghe. Il monte une troupe de théâtre qui jouera plusieurs pièces, notamment Ces dames aux chapeaux verts de Germaine Acremant, Mon oncle et mon curé de Jean de La Brète ou L'Enfant du Gave.

Arts[modifier | modifier le code]

La plupart des peintures et sculpture remarquables sont des œuvres à caractère religieux et s'observent dans l'église Saint-Omer. On trouve cependant des peintures murales dans le presbytère, peintes par un prisonnier de guerre allemand en 1945 ; ainsi que des peintures murales dans l'ex café Vanhersecke (aujourd'hui maison Rosoux) peintes par les frères Cousyn du Grand-Millebrugghe à la fin du XIXe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Bauduin de Broukerke, chevalier et procureur de la châtellenie de Bergues en 1316. Son nom apparaît à la première ligne du traité de Paris de 1320 entre Philippe V de France (qui n'est pas encore roi) et Robert III de Flandre.
  • Guillaume de Broukerke, échevin de Bergambacht en 1441.
  • Pierre Candt, seigneur de Broukerke, conseiller de Charles Quint en la ville et seigneurie de Dunkerque, lieutenant général et vice amiral au pays et comté de Flandres pour Adolphe de Bourgogne (amiral et capitaine général de la mer) en 1536 et 1537.
  • Guillaume de Hardevust, seigneur de Brouckerkhove, bourgmestre de la ville et châtellenie de Bergues-Saint-Winocq et écuyer (début du XVIIe siècle).
  • Guillaume de Béthune, seigneur de Sparrewarde, fondateur d'un hôpital en 1227 à Spycker, desservi par les « filles béguines » (appelé Saint Victor ou Nouveau Cloître par la suite).
  • Jean Baptiste Rollier, fit construire la chapelle « Ter Linden Boom » en 1727. Il est inhumé dans le chœur de la l'église de Brouckerque le 1er avril 1773.
  • Jean Benoît Rollier (?-1805), dit Rollier d'Helsfelt, délégué de Brouckerque à la réunion du tiers état à Bailleul le 30 mars 1789, colonel de la garde nationale et agent municipal de Brouckerque.
  • Jean de Beco, aumônier militaire du 55e régiment d'infanterie de ligne et aumônier des FFII du secteur de la Sambre. Il disparut en portant secours aux soldats du 33e régiment d'infanterie de ligne lors d'une contre-attaque le 11 avril 1945 près du pont de Spycker. Une rue de Brouckerque lui est dédiée.
  • Anne-Marie Chevalier (1920-2005), maire de Brouckerque, médaillée du Conseil général du Nord en 1995[22]. La salle polyvalente du village porte son nom.
  • Diogène Peinte (aumônier militaire), Marcel Vercoutter, Gaston Jops, Emile Delvoies, habitants de Coppenaxfort, ont reçu la Légion d'honneur en tant qu'anciens combattants (pour la Première Guerre mondiale ou la Seconde).
  • Gaston Chevalier (1886-1946), et ses deux fils Jean (1911-1988) et André (1916-2004), minotiers de Coppenaxfort.
  • Jean-Pierre Decool (1952-), maire de la commune, conseiller général et député.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Brouckerque (59) Nord-france.svg

Les armes de Brouckerque se blasonnent ainsi :

« D'argent à une fasce de sable chargée de trois quintefeuilles d'or. »

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Aymard Drieux et Yves Lemaire, Brouckerque, Coppenaxfort, décembre 2005 (ISBN 2-9525621-0-5) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Georges Dupas, Seigneuries et seigneurs de la châtellenie de Bourbourg
  • Georges Dupas, Histoire de Bourbourg et de sa châtellenie
  • Georges Dupas, Loon-Plage à travers les siècles
  • Abbé Harreau, Le Perron de Bergues
  • Abbé Harreau, Histoire de Bergues
  • De Baecker, Recherche sur la ville de Bergues
  • Jannin, Monographie de Pitgam
  • Jean-Louis Beaucarnot, Hommes de fief tenus du Perron de Bergues 1393-1399, Archives du Nord
  • H. Piers, Histoire de la ville de Bergues-Saint-Winoc
  • Aymard Drieux, Le petit brouckerquois
  • Serge Blanckaert, Dunkerque 1944-1945

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Examen des toponymes et autres mentions d'origine flamande, Edouard Van Halteren
  2. La barque de Saint-Omer, Maurice Millon
  3. d'après le cartographe Deflou
  4. Aymard Drieux et Yves Lemaire, Brouckerque, Coppenaxfort, décembre 2005 (ISBN 2-9525621-0-5), page 123.
  5. a et b Journal des Flandres, Hugues Dorgeuil, manuscrit
  6. a et b La Flandre d'autrefois, A. Deveyer, manuscrit
  7. Rapport établi en 1740 par Croneck, bailly de la cour féodale du Péron de Bergues
  8. Aymard Drieux et Yves Lemaire, Brouckerque, Coppenaxfort, chapitre La brasserie Dambre, décembre 2005 (ISBN 2-9525621-0-5), pages 162 et 163
  9. Aymard Drieux et Yves Lemaire, Brouckerque, Coppenaxfort, décembre 2005 (ISBN 2-9525621-0-5), pages 156 à 159
  10. Journal des Flandres, Hugues Dorgueil, manuscrit
  11. À travers le plat pays, Hugues Leys, Westhoek-Éditions
  12. cf. plaque dans la salle
  13. Pont de Coppenaxfort, reconstruction, service de la navigation du Nord-Pas-de-Calais, direction régionale des Voies navigables de France, Ministère de l'Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, mise à jour le 13/08/2008, http://www.sn-nord-pas-de-calais.developpement-durable.gouv.fr/pont-de-coppenaxfort-a430.html, consulté en août 2011
  14. a et b Inauguration du pont de Coppenaxfort par Dominique Bussereau le 20 juillet prochain, service de la navigation du Nord-Pas-de-Calais, direction régionale des Voies navigables de France, Ministère de l'Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, mise à jour le 10/07/2009, http://www.sn-nord-pas-de-calais.equipement.gouv.fr/inauguration-du-pont-de-a756.html, consulté en août 2011
  15. E. J., « Plus de 800 mygales incidemment découvertes chez un particulier à Brouckerque », La Voix du Nord.fr,‎ 25 août 2011 (consulté le 25 août 2011)
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  18. « Évolution et structure de la population à Brouckerque en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 juillet 2010)
  19. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 2 août 2010)
  20. Le bâtiment Au Cygne en cours de réhabilitation, La Voix du Nord.fr, Agglomération de Dunkerque, 05.09.2011, http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Dunkerque/actualite/Autour_de_Dunkerque/Agglomeration_de_Dunkerque/2011/09/05/article_le-batiment-au-cygne-en-cours-de-rehabil.shtml, consulté en septembre 2011
  21. Film de l'abbé Dehondt en l'honneur de la dernière procession, 15 août 1971, Archives de la paroisse de Brouckerque
  22. Pour son dévouement, Mme Chevalier honorée, La Voix du Nord, rubrique Brouckerque, 16 juin 1995