Robert Merle

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Robert Merle

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Robert Merle en 1956

Activités Écrivain
Naissance 28 août 1908
Tébessa, Algérie
Décès 27 mars 2004 (à 95 ans)
Grosrouvre, Yvelines, France
Langue d'écriture Français
Genres Roman réaliste, roman historique
Distinctions Prix Goncourt
Prix John Wood Campbell Memorial
Grand prix Jean-Giono
Prix de la Fraternité

Œuvres principales

Robert Merle est un écrivain français, né à Tébessa (en Algérie)[1] le 28 août 1908 et décédé en son domaine de La Malmaison à Grosrouvre, Yvelines, le 27 mars 2004.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Félix Merle, né en Algérie, envoyé aux Dardanelles en 1915, puis rapatrié à Marseille en raison d'une fièvre typhoïde.

Ancien élève des classes préparatoires (hypokhâgne et khâgne) du lycée Louis-le-Grand, titulaire d'une licence de philosophie, agrégé d'anglais (reçu 1er au concours), Robert Merle consacre sa thèse de doctorat de lettres à Oscar Wilde et devient professeur au lycée de Bordeaux, Marseille, puis à Neuilly-sur-Seine où il fait la connaissance de Jean-Paul Sartre, à l'époque professeur de philosophie. Mobilisé en 1939, Robert Merle est agent de liaison avec les forces britanniques. Il est fait prisonnier à Dunkerque. Il témoigne de son expérience dans la poche de Dunkerque dans un documentaire d'Henri de Turenne[2] et reste en captivité jusqu'en 1943. En 1944, il devient maître de conférences d'anglais à l'université de Rennes, puis Professeur en 1949. Il sera successivement en poste à Toulouse, Caen, Rouen, Alger et enfin Nanterre où il se trouve en mai 1968. Cette dernière expérience a inspiré son roman Derrière la vitre.

Très proche du Parti communiste français, il s'en éloigne à la suite de l'invasion de l'Afghanistan par l'Union soviétique.

En 2008, son fils Pierre Merle a publié une volumineuse biographie illustrée d'une vingtaine de photos : Robert Merle. Une vie de passions (Éditions de l'Aube, 2008, réédition De Fallois, 2013). L'ouvrage débute par une question : « Par quelle alchimie de hasard et de nécessité, Robert Merle, ce gosse courant dans les rues d'Alger, est-il devenu un écrivain ? » L'histoire mouvementée de son enfance, de son adolescence parisienne, de sa captivité en Allemagne, de ses engagements politiques et de ses amours constitue une « main du destin », minutieusement décrite, et la trame fondatrice d'une œuvre d'une grande diversité littéraire. L'ouvrage montre que la grande saga de Fortune de France (13 tomes), très documentée et très fidèle à l'histoire de France, est aussi, à travers les deux personnages de Pierre de Siorac et de son fils Pierre-Emmanuel, une autobiographie romancée de Robert Merle, un mélange continuel de sa vie réelle et de sa vie rêvée. Pour le centenaire de sa naissance, cette biographie est un éclairage particulier de la vie et de l'œuvre de celui que Le Monde a appelé le « plus grand romancier de littérature populaire en France »[3].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Romans divers[modifier | modifier le code]

Robert Merle a été marqué par la guerre et par sa captivité de 1940 à 1943. Ceci explique que beaucoup de ses romans traitent de la hantise du lieu clos et de la guerre. Par ailleurs nombre de personnages de ses romans sont inspirés par ses proches et sa vie personnelle.

Série Fortune de France (romans historiques)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Fortune de France.
Robert Merle (1985)

La série Fortune de France est une fresque historique s'étendant de 1547 à 1661.

La première partie (6 premiers tomes) est décrite à travers les yeux de Pierre de Siorac, personnage fictif, noble à la cour.

La seconde partie (7 tomes a priori interrompus par son décès), à travers ceux de son fils, Pierre-Emmanuel.

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • 1950 : Tome I : Flamineo, Sisyphe et la mort, Les Sonderling
  • 1957 : Tome II : Nouveau Sisyphe, Justice à Miramar, L'Assemblée des femmes (d'après Aristophane)
  • 1992 : Tome III : Le Mort et le Vif suivi de Nanterre la Folie (adaptation de Sylvie Gravagna)
  • 1996 : Pièces pies et impies

Autres œuvres[modifier | modifier le code]

  • 1948 : Oscar Wilde, appréciation d’une œuvre et d’une destinée (essai)
  • 1955 : Oscar Wilde ou la « destinée » de l'homosexuel (essai)
  • 1959 : Vittoria, Princesse Orsini (biographie)
  • 1965 : Moncada, premier combat de Fidel Castro (histoire contemporaine)
  • 1965 : Ahmed Ben Bella (histoire contemporaine)

Récompenses[modifier | modifier le code]

Introductions[modifier | modifier le code]

  • Pour une édition en 1956, par les Éditeurs Français Réunis du roman de Jonathan Swift: Le Voyage à Lilliput (Série Les Voyages du capitaine Gulliver, volume Premier), il rédigea une longue introduction de 59 pages présentant le contexte politique de cette satire.
  • W. Somerset Maugham, Les Nouvelles complètes, préface de Robert Merle, Omnibus, Presses de la cité, 1992 (cf. Wikipedia Somerset Maugham).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Encyclopædia Universalis, « ROBERT MERLE », sur Encyclopædia Universalis (consulté le 27 mars 2014).
  2. La Bataille de France - 69 minutes| http://www.youtube.com/watch?v=in0TLT2zCUA
  3. Le Monde du 1er avril 2004

Liens externes[modifier | modifier le code]