Rosendaël

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Rosendaël
église Notre Dame de l'Assomption
église Notre Dame de l'Assomption
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Commune Dunkerque
Statut Ancienne commune
Date de fusion 1er janvier 1972
Démographie
Gentilé Rosendaëlien(ne)
Géographie
Coordonnées 51° 02′ 29″ N 2° 24′ 13″ E / 51.041263, 2.403728 ()51° 02′ 29″ Nord 2° 24′ 13″ Est / 51.041263, 2.403728 ()  
Superficie 3,97 km2
Localisation

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Rosendaël (Rozendaal[1] en néerlandais) est une ancienne commune du département du Nord, rattachée depuis 1972 à Dunkerque.

Le Rosendaël (dont le nom signifie « vallée des roses » selon François Joseph Grille) est l'un des faubourgs de Dunkerque qui semble s'être constitué à la fin du XVIIe siècle). Cet auteur précise en 1825 que « les plus belles fleurs y croissent en effet par les soins de ses habitants : elles y croissent en été ; car en hiver la neige y tombe quelquefois avec une telle abondance, qu'on a de la peine à ouvrir sa porte et à sortir de sa maison » [2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Rosendaël
Malo-les-Bains
Dunkerque Rosendaël Leffrinckoucke
Coudekerque-Branche Teteghem

Quartiers[modifier | modifier le code]

  • Tente Verte
  • Coquelle/Zamenhof
  • Chanzy/Diderot
  • Excentric/Pêcheurs
  • Tribut/Corderies

Héraldique et vexillologie[modifier | modifier le code]

Rosendaël a son drapeau : fascé de 6 pièces, 3 de gueules et 3 de sinople[3].

« D'azur à la Rose d'Argent ».

Histoire[modifier | modifier le code]

  • F.J. Grille[2] rapporte après son voyage d'étude du département du Nord que cette petite « colonie » déjà couverte d'habitations, fut deux fois menacée de ruine :
    À la conclusion de la bataille des Dunes, en 1656 ; Seules deux maisons restaient debout dans le Rosendaël.
    Puis après signature de la paix, alors que le duc d'Yorck y installe son quartier-général ; les soldats y élevèrent leurs retranchements dans les jardins et « Chaque maison devint une forteresse prise, reprise, et enfin brûlée. Quand l'ennemi arriva, il y avait cent trente-sept habitations; après son départ, pas une n'était sur pied ».

Au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

  • En 1800, cent dix-neuf maisons habitées par 714 habitants y sont déjà réimplantées. Elles sont presque 200 en 1825, habitées par plus de 1000 personnes[2].
  • En 1815, par mesure de sûreté, on était encore sur le point d'abattre une bonne partie du Rosendaël ; mais le général Leval, gouverneur de Dunkerque, épargna ce désastre[2],
  • Vie du hameau : « Ces maisons ne sont point agglomérées ; elles sont éparses et placées au centre de chaque exploitation : on voit le toit et la fumée au milieu des arbres, et dans les beaux jours de l'automne rien n'est plus gai et plus pittoresque. C'est le port et la jetée de Dunkerque que les dames et les élégants prennent pour but de leur promenade -, mais c'est au Rosenlhal que le peuple se porte aux jours de fête. On y voit ces bonnes Flamandes bien grasses, bien rondes, bien potelées, qui s'en vont au Jardin Royal boire de la bière avec leurs maris, leurs enfants et leurs domestiques. On se mêle, on danse, on fume, on rit, et, si les soldats de la garnison veulent y faire du tapage, des hommes fermes et de sang froid s'interposent entre les querelleurs, et mettent le holà sans avoir recours aux gendarmes. C'est la police des jardiniers, qui, dans le pays, passe en proverbe »[2].
  • Le paysage : « Le territoire est divisé en longs carrés bordés de saules coupés par la tète (saules têtards), et qui ne croissent pas au-delà de huit à dix pieds. Les branches dont ces saules se couronnent, servent à faire des fagots que l'on vend à un prix élevé.
    Les intervalles d'un arbre à un autre sont fermés par des roseaux secs. Outre ces séparations particulières de chaque carré, il y a, le long des chemins, des haies de clôture, qui sont en général d'épines blanches ». À cette époque on voit encore de l'aigle royal à Dunkerque (l'un d'entre-eux est encore présenté au public, empaillé au Museum d'histoire naturelle de Lille) et des albatros survolent encore parfois le littoral selon JF Grille en 1825[2].
La rue de la Gare, vers 1909. Le tramway de Dunkerque y circulait jusqu'en 1935
Toujours le tramway, mais rue Nationale, devant la Poste
La gare, vers 1910
  • Les cultures : F.J. Grille écrivait en 1825 : « Cette vallée, il y' a deux cents ans, était tout à fait inculte : c'était un terrain sablonneux aussi blanc que cette neige qui le recouvrait en décembre. Des pécheurs y avaient leurs huttes : ils firent du jardinage autour, pour tâcher d'y recueillir les légumes nécessaires à leur famille. Les engrais et la culture, d'aride qu'était le sol, le rendirent productif" (au moyen d'engrais produits à base d'algues récoltées sur les laisses de mer précise l'auteur : Les tempêtes et les ouragans arrachent les herbes des mers; les grosses marées jettent ces algues sur le rivage : les cultivateurs les recueillirent et en couvrirent leurs terres fraîchement labourées. Ces efforts et ces soins eurent leur récompense, et les fruits les plus savoureux naquirent sur ces dunes qui avaient paru jusque-là déshéritées) ».

"La vallée produit des pommes de terre délicates, des choux-fleurs précoces et des légumes de toutes sortes qu'on porte aux marchés de Dunkerque, de Bergues, de Lille même et de la Belgique. On voit là, comme à Sceaux et à Montmorenci, des lignes de groseilliers et de cerisiers qui coupent les jardins. Toutes les espèces d'arbres à fruits y réussissent à merveille (La pomme de reinette est renommée à Rosendaël). Les arbres forestiers et d'agrément n'y viennent pas avec moins de vigueur. Avant la guerre, il y avait, dans les maisons de plaisance et les enclos que les négocians de Dunkerque ont au Rosenthal, des ormes, des frênes et des chênes (M. Michaux a trouvé, dans son voyage en Amérique, trente espèces de chênes qui nous étaient inconnus, et qui, transportés dans nos climats, y réussiraient à merveille) de sept à huit pieds de circonférence. La hache du sapeur a laissé peu de ces beaux arbres ; mais on a fait des remplacemens avec du blanc d'Hollande qui est d'une belle venue et d'un joli aspect."
« On ne cultivait qu'à la bêche, dans le Rosenthal, comme dans les îles de la Loire. Mais depuis que du côté de Mardyck et de Zudcoote, au couchant de Dunkerque, on a imité le Levant, il s'est ouvert de plus grandes exploitations des dunes où l'on a employé la charrue.
Il semble que les terres étaient communautaires, puisque F.J. Grille ajoute "Pour augmenter ces exploitations, il faudrait que le gouvernement, propriétaire des terrains vagues, les concédât par portions à des particuliers, à charge de les semer et planter en un tems déterminé". Cet auteur précise : "Il ne faudrait pas permettre d'arracher épines sauvages qui naissent sur les sommets les plus arides des dunes, les pauvres les arrachent pour la fabrication de vergettes, à laquelle la racine est propre. Quant aux épines, elles servent de combustible.et garantissent ce sol mouvant contre les vents impétueux, de même que "les hoyas (roseaux des sables )" (…) "Avant ces travaux, les sables s'amoncelaient et gagnaient tous les jours. Déjà de la tour de Zudcoote on n'apercevait plus que la flèche »[2].

Au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[5][modifier | modifier le code]

Liste des maires photographiée aux Archives de Dunkerque - 9 bis quai de la Citadelle - le 16 juin 2008.
Plaque dans le hall de la mairie annexe de Rosendaël photographiée le 16 juin 2008.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1860 1879 Philippe Schoddyn   Jardinier, cultivateur puis rentier/propriétaire
1879 1884 Victor Derode   Rentier
1884 1885 Philippe Schoddyn Fils Union républicaine Jardinier, cultivateur puis rentier/propriétaire
1885 1887 Henri de Bavre   Baron/Propriétaire
1887 1891 Pierre Lefever   Entrepreneur
1891 1892 Louis Théry Liste Libéral Directeur d'une usine de tissage
1892 1902 Jules Degroote liste opportuniste Receveur buraliste
1902 1904 Charles Planckeel liste opportuniste Entrepreneur en peinture
1904 1928 Félix Coquelle Union républicaine et démocratique industriel,
Député de Dunkerque (1926 à 1928),
Conseiller général du Canton de Dunkerque-Est (1913 à 1926),
Vice-président du Conseil général du Nord (1920 à 1928)[6]
1928 1929 Eugène Dumez Union républicaine et démocratique Professeur
1929 1935 Albert Mahieu Radicaux de gauche Ingénieur des Ponts et Chaussées,
Ministre de l'Intérieur (février à juin 1932),
Sénateur du Nord (1924-1941),
Vice-Président du Sénat (1936-1939)[7],
Président du Conseil Général du Nord (1928- 1932 et 1934-1936),
Conseiller général du Canton de Dunkerque-Ouest (1922-1928),
Conseiller général du Canton de Dunkerque-Est (1929-1938).
1935 1944 Paul Machy SFIO Directeur d'école,
Conseiller général du Canton de Dunkerque-Est (1938 à 1944),
mort en déportation le 8 avril 1945, et déclaré Mort pour la France par le tribunal de 1er instance de Dunkerque le 17 novembre 1948[5].
1944 1951 Hilaire Vanmairis MRP Gardien de la Paix
1951 1955 Daniel Verriele MRP fondé de pouvoir
1955 1965 Alphonse Bournonville RPF Directeur Technique d'une usine Silico-calcaire,
Conseiller général du Canton de Dunkerque-Est (1945 à 1955).
1965 1972 Jacques Collache SFIO puis PS Pharmacien,

Député suppléant de Dunkerque (1967 et 1973),
Conseiller général du Canton de Dunkerque-Est (1967 à 1973),
Vice-Président de la Communauté urbaine de Dunkerque[8].

Les données manquantes sont à compléter.

Liste des maires-adjoints[modifier | modifier le code]

Liste des maires-adjoints successifs représentant Rosendaël au conseil municipal de Dunkerque
Période Identité Étiquette Qualité
1972 1977 Marcel Bocquet[9]   Retraité d' Électricité de France
1977 1983 Marcel Bocquet[10]   Retraité d'Électricité de France
1983 1989 Marcel Bocquet[11]   Retraité d'Électricité de France
1989 2014 Alain Vanwaefelghem PS Conseiller général du Canton de Dunkerque-Est depuis 2011[12],

1er Vice-Président de la Communauté urbaine de Dunkerque de 2008 à 2014[13].

2014 En cours Jean-François Montagne SE Professeur des écoles.
Les données manquantes sont à compléter.



Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
2 140 2 795 3 671 4 391 6 223 7 702 7 432 8 872 10 128
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
12 016 13 304 13 977 14 312 15 808 16 689 14 386 17 678 19 960
1968 1975 1982 1990 1999 2011 - - -
19 591 - - - 17 856 17 499[15] - - -
(Sources : Cassini[14])

Monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Notre-Dame,
  • L'église Saint-Zéphyrin,
  • Le monument de création de la commune en 1860,
  • Le château Coquelle, dans le parc du même nom
  • La villa Myosotis est une des dernières maisons de bois construite fin du XIXe siècle. C'était une vaste propriété avec un immense jardin et de nombreuses dépendances. Il ne reste plus que la villa et un petit jardin. Le livre Elisa, Marthe et Gratienne à la villa Myosotis raconte la vie d'une famille y habitant au début du XXe siècle (éditions J. et L. Denière).

Folklore[modifier | modifier le code]

Rosval II tambour major Rosendaël de 1974 à 2005.
  • Dans le cadre du carnaval de Dunkerque, la bande des pêcheurs a traditionnellement lieu le Mardi gras.
  • La Saint-Martin, le 10 novembre
  • La ducasse de Rosendaël centre.
  • La fête du Parc Coquelle
  • Rosendaël en fête

Vie quotidienne[modifier | modifier le code]

Éducation[modifier | modifier le code]

À Rosendaël[17] on compte :

  • 6 écoles maternelles
  • 5 écoles primaires
  • 1 collège : collège Paul Machy
  • 2 lycées: le lycée Auguste Angellier et le lycée professionnel horticole
  • 1 école privée

Loisirs[modifier | modifier le code]

À Rosendaël[17] se trouvent près de 50 associations diverses, mais aussi :

  • 2 bibliothèques
  • 2 centres des loisirs
  • 1 école de musique
  • 1 école d'art
  • 4 garderies, ainsi que 2 haltes
  • Divers complexes sportifs, maisons de quartiers et maisons de jeunes

Commerces et sécurité[modifier | modifier le code]

Bien que rattachée à Dunkerque, on y trouve plusieurs commerces de proximité ainsi qu'une Police municipale.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Monument en l'honneur de René Bonpain

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://proussel.voila.net/pages/noms_flamands.htm
  2. a, b, c, d, e, f et g François Joseph Grille (d'Angers), Description du département du Nord Paris, Ed Sazerac & Duval, 1825-1830 (livre commencé en 1824)
  3. source:Cyber Flag
  4. Source: Cassini
  5. a et b http://ghdk.flandre.free.fr/17_maires_de_rosendael.pdf
  6. http://www.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche.asp?num_dept=1955
  7. http://www.senat.fr/senateur-3eme-republique/mahieu_albert1396r3.html
  8. http://www.communaute-urbaine-dunkerque.fr/fr/territoire/histoire-du-territoire/jacques-collache-dernier-maire-de-rosendel/index.html
  9. Procès verbal du Conseil municipal du 09/01/1972
  10. http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/coloc_0291-4700_1981_num_1_1_891
  11. Procès verbal du Conseil municipal du 12/03/1983
  12. http://www.lepharedunkerquois.fr/actualite/Dunkerque/2011/03/30/alain-vanwaefelghem-nouveau-conseiller-g.shtml
  13. http://www.communaute-urbaine-dunkerque.fr/fr/institution/organisation-politique/les-vice-presidents/index.html
  14. Rosendaël - Notice Cassini
  15. http://www.ville-dunkerque.fr/qualite-de-vie/residentiel/rosendael/
  16. Source: Patrimoine de France
  17. a et b Sources : Site officiel de Dunkerques:Rosendaël

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]