Place Vendôme

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Vendôme (homonymie) et Place Louis-le-Grand.
1er arrt
Place Vendôme
The Place Vendôme Column-Paris.jpg
Situation
Arrondissement 1er arrondissement
Quartier Place-Vendôme
Début 356, rue Saint-Honoré
Fin 1, rue des Capucines
Morphologie
Longueur 213 m
Largeur Place : 124 m
Rue : 22 m
Forme Carré à pans coupés
Historique
Création 2 mai 1686
Dénomination XVIIIe siècle
Ancien(s) nom(s) Place des Conquêtes
place Louis le Grand
place des Piques (Révolution)
place Internationale (1871)
Géocodification
Ville de Paris 9691
DGI 9653

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
place Vendôme
Images sur Wikimedia Commons Images sur Wikimedia Commons

48° 52′ 03″ N 2° 19′ 46″ E / 48.867453, 2.329508 ()

La place Vendôme, située dans le 1er arrondissement de Paris, se trouve au nord du jardin des Tuileries et à l’est de l’église de la Madeleine.

Typique de l'urbanisme classique français, c'est une des places de Paris les plus célèbres et considérée comme l'une des plus luxueuses du monde. Son architecture est due à Jules Hardouin-Mansart qui conçut en 1699 un plan d'urbanisme strict auquel devaient se conformer les propriétaires des immeubles. Une grande partie des façades est classée monument historique. En son centre, se trouve aujourd'hui la colonne Vendôme.

Elle a été appelée place Vendôme dès le XVIIe siècle, du nom de l'Hôtel de Vendôme qui se trouvait là. C'était plus anciennement la place Louis le Grand et, à l'origine, la place des Conquêtes. On lui a donné le nom de place des Piques pendant la Révolution. Elle fut nommée place Internationale en 1871, pendant la seconde Commune de Paris, durant laquelle la colonne Vendôme fut détruite par les communards, qui y voyaient un symbole de la tyrannie et du militarisme de Napoléon.

L’hôtel de Bourvallais, situé au no 13, abrite le ministère de la Justice, parfois désigné par métonymie « la Place Vendôme ».

(M) Ce site est desservi par la station de métro Tuileries.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1677, un groupe de spéculateurs, parmi lesquels l'architecte Jules Hardouin-Mansart, a la première idée de la place Vendôme.

Le projet de 1685[modifier | modifier le code]

En 1685, Louvois reprend l'idée et achète l'hôtel de Vendôme et le couvent des Capucines qui se trouvaient au nord de la rue Saint-Honoré. Sur leur emplacement, Jules Hardouin-Mansart et Germain Boffrand proposent de construire une vaste place rectangulaire, entièrement ouverte sur la rue Saint-Honoré et destinée à être bordée de vastes bâtiments publics : bibliothèque royale, hôtel de la Monnaie, hôtel des Académies, hôtel des Ambassadeurs, etc. Au fond de la place, la façade doit être percée d'une arcade monumentale qui laissera voir le couvent des Capucines, qui est reconstruit au nord de la nouvelle place en 1688.

Les façades sont construites (avant même les bâtiments) et au milieu de la place est érigée une statue équestre en bronze de Louis XIV que Louvois avait commandé à François Girardon. La place prend alors le nom de place Louis-le-Grand, qu'elle gardera jusqu'à la Révolution. La statue, inaugurée en 1699, sera détruite en 1792.

Le projet de 1699[modifier | modifier le code]

En 1699, le programme public de 1685 est abandonné au profit d'une opération privée. Le roi vend le terrain à la ville et les façades, qui avaient été construites pour l'inauguration, sont démolies afin de réduire l'emprise de la place d'une vingtaine de mètres de chaque côté. La nouvelle place sera entourée d'hôtels particuliers derrière des façades uniformes, dessinées par Jules Hardouin-Mansart.

De plan carré avec des pans coupés aux angles, elle sera fermée et seulement traversée par une voie nord-sud reliant la rue Saint-Honoré au portail des Capucines. Dépourvus d'arcades au rez-de-chaussée, conformément à leur vocation d'immeubles d'habitation, les nouveaux bâtiments sont couverts d'un toit brisé dont le comble est percé à l'origine d'une alternance d'œils-de-bœuf et de lucarnes (les œils-de-bœuf ont pour la plupart été remplacés par des lucarnes au XIXe siècle).

Sous la Révolution[modifier | modifier le code]

De 1793 à 1799, elle prit le nom de place des Piques. Le 13 août 1789, la statue équestre de Louis XIV fut brisée. Après l'assassinat au Palais-Royal de Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau (20 janvier 1793) qui avait voté la veille la mort de Louis XVI, on chargea le peintre Jacques-Louis David d'organiser une cérémonie funèbre.

Au milieu de la place, Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau fut placé nu et sanglant, simplement recouvert d'un drap laissant apparaître sa plaie, sur le socle, dans un grand appareillage néo-antique signé Jacques-Louis David.

Colonne Vendôme lors de la Commune de Paris
La Place Vendôme en 1916

L'évolution ultérieure[modifier | modifier le code]

La place Vendôme, transformée en parking en 1968

En 1806, la rue de la Paix est percée à l'emplacement du couvent des Capucines.

La colonne Vendôme est élevée en 1810 à l'emplacement de la statue (détruite) de Louis XIV par les architectes Jacques Gondouin et Jean-Baptiste Lepère, à l'imitation de la colonne Trajane de Rome, qui comporte également un bas-relief hélicoïdal. Celui-ci, sculpté par Étienne Bergeret, représente la campagne de 1806. La colonne est surmontée d'une statue de Napoléon en Caesar par Antoine-Denis Chaudet. Supprimée par Casimir Perier sous la monarchie de Juillet en 1831 pour être remplacée par une statue de Bonaparte en petit caporal par Charles Émile Seurre, l'effigie d'origine fut rétablie en avril 1863 par une réplique exécutée par Auguste Dumont, lorsque la colonne, abattue en 1871 par les communards, fut remise en place en 1873.

Article détaillé : Colonne Vendôme.
La Place Vendôme, vue de nuit

Hôtels particuliers[modifier | modifier le code]

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  • N°1 : Hôtel Bataille de Francès
  • N°3 : Hôtel de Coëtlogon
  • N°5 : Hôtel d'Orsigny
  • N°7 : Hôtel Lebas de Montargis
  • N°9 : Hôtel de Villemaré
  • N°11 : Hôtel de Simiane
  • N°13 : Hôtel de Bourvallais
  • N°15 : Hôtel de Gramont
  • N°17 : Hôtel de Crozat
  • N°19 : Hôtel d'Évreux
  • N°21 : Hôtel de Fontpertuis
  • N°23 : Hôtel de Boullongne
  • N°2 : Hôtel Marquet de Bourgade
  • N°4 : Hôtel Heuzé de Vologer
  • N°6 : Hôtel Thibert des Martrais
  • N°8 : Hôtel Delpech de Chaunot
  • N°10 : Hôtel de Latour-Maubourg
  • N°12 : Hôtel Baudard de Saint-James
  • N°14 : Hôtel de La Fare
  • N°16 : Hôtel Moufle
  • N°18 : Hôtel Duché des Tournelles
  • N°20 : Hôtel de Parabère
  • N°22 : Hôtel de Ségur
  • N°24 : Hôtel de Boffrand
  • N°26 : Hôtel de Noce
  • N°28 : Hôtel Gaillard de la Bouëxière

Côté impair[modifier | modifier le code]

no 1 : hôtel Bataille de Francès[modifier | modifier le code]

Hôtel Bataille de Francès
Hôtel Bristol
Article détaillé : Hôtel Bataille de Francès.

L'hôtel Bataille de Francès[1] occupe le 1 place Vendôme.

Construit en 1723 par Armand-Claude Mollet (architecte notamment du Palais de l'Élysée) pour Pierre Perrin, secrétaire du Roi.

Il a abrité l'hôtel Bristol (aujourd'hui l'hôtel de Vendôme), où descendait le roi Édouard VII du Royaume-Uni.

no 3 : hôtel de Coëtlogon[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hôtel de Coëtlogon.

L'Hôtel de Coëtlogon[2] est situé au n°3 ; construit par Jacques V Gabriel.

Réuni avec le no 5, le sultan de Brunei, Hassanal Bolkiah l'acheta, y fit réaliser des grands travaux coûteux, mais n'y réside que très rarement.

no 5 : hôtel d'Orsigny[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hôtel d'Orsigny.

L'Hôtel d'Orsigny[2] est situé au n°5 ; construit par Jacques V Gabriel, cet hôtel a abrité IBM France pendant 40 ans.

no 7 : Hôtel Lebas de Montargis[modifier | modifier le code]

Hôtel construit par Jules Hardouin-Mansart, il abrita de 1720 à 1731, les célèbres dîners du club de l'Entresol, fondé en 1720 par l'abbé Pierre-Joseph Alary et qui réunissait tous les samedis, de cinq heures du soir à huit heures, au domicile du président Hénault, une vingtaine de participants férus de lettres et de politique.

Parmi les habitués, on note le marquis d'Argenson, Montesquieu, le marquis de Balleroy, l'abbé de Saint-Pierre, l'abbé de Bragelonne, l'abbé de Pomponne, Mme du Deffand, Mme de Luxembourg, Mme de Pont de Veyle, Claude-Adrien Helvétius, Mme de Rochefort, Mme Bernin de Valentinay, marquise d'Ussé, Mme de Pompadour, Mme de Forqualquier, le chevalier de Ramsay et plusieurs gentilshommes comme le maréchal-duc de Coigny, le maréchal de Matignon, le marquis de Lassay, le duc de Noirmoutiers, et François Dominique de Saint-Contest. Ces dîners finirent par être interdits par le roi en 1731, Louis XV.

Il abrita, peu avant la Seconde Guerre mondiale, le salon d'Elizabeth Arden, dirigé par sa sœur, Gladys Graham, épouse du vicomte Henri de Maublanc[3].

no 9 : hôtel de Villemaré[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hôtel de Villemaré.

Situé au n°9, l'Hôtel de Villemaré, construit par Jean-Baptiste Bullet de Chamblain, abrite depuis juin 2006 le cabinet d'avocats Clifford Chance.

no 11 : hôtel de Simiane[modifier | modifier le code]

L'Hôtel de Simiane est situé au n°11.

La parcelle fut acquise en 1699 par Jean de Sauvion, l'un des six membres du consortium de financiers à l'origine du lotissement, mais il fit banqueroute en 1701 et le terrain revint au Roi, qui l'attribua à Jules Hardouin-Mansart en 1703. Celui-ci le vendit en 1707 à son gendre, Claude Lebas de Montargis, trésorier général de l'extraordinaire des guerres, qui le revendit en 1708 pour Michel-François Guyhou de Bruslon, prête-nom de sa tante, Mme Poisson de Bourvallais femme du financier acquéreur du no 13. Il fit construire pour 60 000 livres l'hôtel, qui fut réuni en 1717 au no 13, acquis par l'État après la faillite de Bourvallais.

no 13 : hôtel de Bourvallais[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hôtel de Bourvallais.
Mètre étalon de la place Vendôme

L'Hôtel de Bourvallais[4], situé au n°13, est actuellement le siège du ministère de la Justice construit en 1699 pour Joseph Guillaume de La Vieuville et son beau-père Alexandre Lhuillier, l'un des financiers à l'origine de la place.

Racheté en 1706 par le financier Paul Poisson de Bourvallais, modèle du Turcaret de Lesage. Grand salon du premier étage par Robert de Cotte (1718). Réuni avec le no 11 en 1718 pour former l'hôtel de la Chancellerie. Il abrite aujourd'hui le ministère de la Justice.

En 1814, des travaux sont exécutés par Pierre-Nicolas Bénard pour y installer la salle des séances du Conseil d'État, remplacée en 1827 par une salle à manger d'apparat (dite Galerie Peyronnet) construite par l'architecte François-Hippolyte Destailleur. Sur sa façade se trouve un mètre étalon, en marbre, apposé en 1795, dans le but de familiariser les Parisiens avec la nouvelle mesure.

no 15 : hôtel de Gramont[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hôtel Ritz (Paris).

L' Hôtel de Gramont[5], situé au n°15 de la Place est aujourd'hui célèbre pour porter le nom d'Hôtel Ritz, qui est l'un des plus beaux et plus grands palaces de la capitale française.

Le lot fut acheté en 1705 par Antoine Bitaut de Vaillé, conseiller au Grand Conseil, prête-nom de Jeanne Baillet de La Cour, veuve de Nicolas Baillet de La Cour et agissant pour le compte de sa fille Anne. Cette dernière, chambrière chez le premier médecin de Louis XIV, Daquin, puis chez Louis Sanguin, marquis de Livry, épousa le duc Antoine Charles IV de Gramont qui a laissé son nom à l'hôtel.

En 1714, John Law fut locataire de l'hôtel. En 1721, la duchesse de Gramont, devenue veuve, le vendit à Daniel François de Gelas de Voisin (1686-1762), chevalier d'Ambre et comte de Lautrec, qui y résida pendant 30 ans. La même année, le tout jeune roi Louis XV y assista du grand salon du premier étage au somptueux défilé de l'ambassadeur de Turquie.

Au premier étage, le décor néo-antique de la fin du XVIIIe siècle est attribué à Joseph Métivier, reproduisant les lambris de l'hôtel Gouthière, rue Pierre-Bullet. Transformé en hôtel de voyageurs en 1897-1898 par l'architecte Charles Mewès pour César Ritz, son nom actuel est hôtel Ritz, Paris. Le milliardaire égyptien Mohamed Al-Fayed, né en 1933, est l'actuel propriétaire du Ritz. Son fils Dodi et sa compagne, la princesse Lady Diana, y dinèrent dans la suite impériale avec vue sur la Place, avant de trouver la mort sous le tunnel de l'Alma, le 31 août 1997.

no 17 : hôtel Crozat[modifier | modifier le code]

L'Hôtel Crozat[5] est situé au n°17.

Cet hôtel est l'un des plus anciens de la place puisqu'il fut construit avant 1703 par Pierre Bullet pour le richissime Antoine Crozat, acquéreur du terrain dès 1700. La façade arrière présentait des pavillons en saillie, encadrant un jardin à la française, ainsi qu'une cour avec écuries et porte cochère et ouvrant au n° 20 rue Cambon, Crozat y vécut avec son épouse jusqu'en 1738, y renferma sa célèbre collection. Après la mort de Mme Crozat en 1742, l'hôtel fut la résidence de son fils, Joseph-Antoine Crozat et de son épouse, Catherine Amelot de Gournay. À sa mort en 1750, l'hôtel passa à son frère, Louis-Antoine Crozat, baron de Thiers, et à sa femme, Louise Augustine de Montmorency-Laval, qui fit remanier le bâtiment par l'architecte Pierre Contant d'Ivry. Celui-ci construisit notamment un bel escalier à double révolution.

En 1771, la célèbre collection de tableaux des Crozat fut vendue à Catherine II de Russie par l'entremise de Denis Diderot et orne actuellement une des salles du musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg.

L'hôtel resta dans la descendance du baron de Thiers jusqu'en 1787, mais fut loué dès 1764, à Geoffroy Chalut de Vérin, fermier-général et lui aussi grand collectionneur d'œuvres d'art, il y déploya sa collection. Il racheta une grande partie du mobilier de Crozat. En 1776, il accueille et héberge l'écrivain Jean-François Marmontel. Son héritier, le fermier-général Nicolas Deville, amateur d'art, rachète l'hôtel en 1787. Il est guillotiné en 1794, Place de Grève, avec tous les fermiers-généraux. Son hôtel fut alors confisqué. Sa femme, Marie-Catherine Nicaise des Roches, le récupéra en 1799 et le loua à l'État qui y installa des services de la Chancellerie jusqu'en 1828. Il fut ensuite vendu aux banquiers Shickler.
Le 22 mai 1828, Johan Georg Schickler achète l'hôtel à Madame Deville pour 340 000 francs. À sa mort en 1843, ses héritiers sont sa veuve et ses quatre enfants, mais par adjudication au tribunal du 13 juillet 1844, Madame veuve Schickler devient seule propriétaire de l'hôtel qu'elle habite et qui est alors estimé à 1 117 956 francs. Cette dernière meurt en 1884, et la liquidation de sa succession du 24 mars 1885, avec estimation de 2 750 000 francs, font héritiers ses deux fils Arthur et Fernand de Schickler, chacun pour moitié. Mais quand Fernand meurt en 1909 sans héritier, c'est son frère Arthur qui est son légataire universel selon succession du 13 octobre 1909 pour une valeur de 4 000 000 francs. Enfin, le 2 juin 1910, Arthur de Schickler vend l'hôtel au Crédit foncier pour une valeur de 5 300 000 francs, qui le louera plus tard à l'hôtel Ritz voisin au 15 Place Vendôme. Il fut loué entre temps aux Pourtalès en 1880 et au duc d'Albuféra en 1900[6].

Il fut acquis en 1910 par le Crédit foncier de France qui le loua à l'hôtel Ritz. Ce dernier s'en est porté acquéreur en 1998. Une partie de l'hôtel Ritz y siège.

no 19 : hôtel d'Évreux[modifier | modifier le code]

L'Hôtel d'Évreux[7] est situé au n°19.

La parcelle fut vendue en 1700 à Pierre Louis Reich de Pennautier, trésorier des états de Languedoc et receveur général du clergé de France. Le 5 août 1706, celui-ci céda le terrain et sa charge à son caissier, Antoine Crozat, qui porta l'année suivante la parcelle à 3,800 m2 et fit construire l'hôtel par Pierre Bullet pour y loger sa fille, alors âgée de douze ans, et son gendre, Henri-Louis de La Tour d'Auvergne, comte d'Évreux.

En 1738, l'hôtel passa à Louis Antoine Crozat, qui le donna en 1752 à sa seconde fille, mariée au maréchal de Broglie. Il fut acquis en 1896 par le Crédit foncier de France.

Il appartient aujourd'hui à l'émir du Qatar, Hamad bin Khalifa al-Thani.

C'est l'un des hôtels les plus intéressants de la place : décor du grand salon (début XVIIIe siècle), grand escalier construit entre 1747 et 1749 par Pierre Contant d'Ivry pour le baron de Thiers, fils de Crozat. Claude Nicolas Ledoux y reçut l'une de ses premières commandes pour des travaux de décoration.

no 21 : hôtel de Fontpertuis[modifier | modifier le code]

L'Hôtel de Fontpertuis[7] est situé au n°21. Après avoir appartenu comme son voisin, l'hôtel d'Évreux, au Crédit foncier de France, il est occupé depuis 1981 par le joaillier Alexandre Reza.

no 23 : hôtel de Boullongne[modifier | modifier le code]

Hôtel de Boullongne
Article détaillé : Hôtel de Boullongne.

L'Hôtel de Boullongne, situé au n°23[8], fut construit par Jacques V Gabriel pour le financier John Law.

no 25[modifier | modifier le code]

Cet Hôtel a été construit par Jacques V Gabriel.

Côté pair[modifier | modifier le code]

no 2 : hôtel Marquet de Bourgade[modifier | modifier le code]

L'Hôtel Marquet de Bourgade[9] est situé au n°2.

no 4 : hôtel Heuzé de Vologer[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hôtel Heuzé de Vologer.

L'Hôtel Heuzé de Vologer[9] est situé au n°4. Il formait avec le no 6 l'hôtel du Rhin.

Geoffroy Chalut de Vérin, fermier-général et sa femme Élisabeth de Varanchan achètent le tiers de l'hôtel en 1751, qu'ils louaient depuis 1749.

Le prince Louis-Napoléon Bonaparte, futur Napoléon III, y habita lorsqu'il était président de la République, en 1848.

no 6 : hôtel Thibert des Martrais[modifier | modifier le code]

L'Hôtel Thibert des Martrais[9] est situé au n°6. Il fut construit par Robert de Cotte.

no 8 : hôtel Delpech de Chaunot[modifier | modifier le code]

L'Hôtel Delpech de Chaunot[10] est situé au n°8.

Le lot fut attribué en 1705 à Fontanieu, intendant du Garde-Meuble, qui le revendit en 1714 à Paul Delpech de Chaumot, fermier général et receveur général des finances d'Auvergne, qui fit construire l'hôtel par Pierre Le Maître.

De 1754 à 1766, l'hôtel fut loué au prince de Chimay. En 1771, il entra dans la famille Le Peletier de Saint-Fargeau. En 1781, le marquis de Marigny, frère de Madame de Pompadour, loua une partie de l'hôtel. Filleul, père putatif de sa femme, Julie Filleul, fille naturelle de Louis XV, s'est donné la mort à l'entrée de l'hôtel après que son gendre lui eut refusé le prêt d'une somme d'argent.

C'est dans cet hôtel, où il résidait, que fut ramené avant d'être exposé sur la place puis emmené au Panthéon, le corps de Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau, député de la noblesse partisan de la Révolution, assassiné le 20 janvier 1793 par le garde du corps Pâris.

no 10 : hôtel de Latour-Maubourg[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hôtel de Latour-Maubourg.

L'Hôtel de de Latour-Maubourg[11] est situé au n°10.

Acquis conjointement en 1699 par les financiers Nicolas-Jérôme Herlaut, Trésorier Général des gardes, et Besnier, le lot fut attribué à ce dernier lors du partage, puis vendu par celui-ci, en 1711, à Urbain Aubert, secrétaire du roi, receveur général des finances de Caen et président de la chambre des comptes de Rouen, qui fit construire l'hôtel. En 1717, ce dernier fut contraint de vendre l'hôtel à Jean Hector de Fay de Latour-Maubourg, inspecteur général de l'infanterie et maréchal de France.

De 1740 à 1741, l'hôtel est loué par le fermier général Claude Dupin, en attendant la fin des travaux de son prochain hôtel particulier, l'Hôtel de Vins, rue Plâtrière[12].

Le célèbre professeur Samuel Pozzi y habita un appartement de 1897 à sa mort en 1918. Le couturier Martial et Armand y ouvre boutique en 1906.

Les n° 10 et 12 ont appartenu au financier Urbain Aubert.

Immeubles n°12, 14 et 16 (de droite à gauche)
P1040415 Paris Ier place Vendôme immeubles n°12 14 et 16 rwk.JPG

no 12 : hôtel Baudard de Saint-James[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hôtel Baudard de Saint-James.

L'Hôtel Baudard de Saint-James[13] est situé au n°12.

Le lot fut acquis en 1699 par les financiers Nicolas-Jérôme Herlaut et Besnier, en même temps que le no 10, et revendu en 1700 à Louis Dublineau, Docteur en Sorbonne, prieur de Longchamp qui y construisit son hôtel. En 1702, il en donna l'usufruit au financier Urbain Aubert et à sa femme et la nue-propriété aux enfants de ceux-ci.

En 1777, le no 12 fut acquis par Claude Baudard de Saint-James, trésorier général de la Marine, créateur de la Folie Saint-James à Neuilly-sur-Seine qui fit réaliser le décor intérieur par François-Joseph Bélanger et le peintre Jean-Jacques Lagrenée (aujourd'hui : grand salon de réception du joaillier Chaumet).
L'hôtel est acheté par le banquier Isaac Thuret qui l’occupe dès 1814, date à laquelle il reçoit somptueusement son nouveau souverain Guillaume Ier roi de Hollande, avec les princes des différentes nations présents à Paris occupé par les Alliés. L'hôtel sera à la fois le siège de la banque Thuret & Co, celui du consulat général de Hollande et le domicile privé de la famille Thuret. L'hôtel sera loué en 1848 à l'ambassade de Russie pour 45 000 francs, puis par appartements, dont celui de Frédéric Chopin pour 3500 francs en 1849, et ce jusqu'en 1853, date à laquelle il sera vendu pour 850 000 francs à Basile Parent et son épouse née Blin qui meurent en 1866, et reviendra aux héritières du premier mariage de Basile Parent et Jeannette Cousgen, Mmes de Montgermont et des Roys, qui le revendent par adjudication la même année 1866 pour 1 753 000 francs à Constant Say, déjà propriétaire de l'hôtel du 14 place Vendôme. Ce dernier meurt en en 1871 et son épouse en 1872, date à laquelle il sera à nouveau en vente par adjudication et adjugé pour 1 401 488 francs à sa fille Marie Charlotte Say, princesse Amédée de Broglie, plus tard remariée avec SAR Louis Ferdinand d'Orléans y Borbon de la maison d'Espagne, et qui le revendra le 22 février 1920 pour 7 millions de francs à la Société Minière de Pennaroya appartenant aux Rothschild, qui le revendra à son tour en 1971 avec l'hôtel du 10 Place Vendôme aux Immeubles de France, filiale du Crédit Foncier. Les joailliers Chaumet et la Banque arabe d'investissements internationaux en sont aujourd'hui locataires.
L'hôtel a abrité l'ambassade de Russie en 1848, et c'est dans une de ses "modestes" dépendances, au premier étage, que Frédéric Chopin est mort de la tuberculose en 1849.
NB. Dans la comptabilité de l'hôtel du 12 Place Vendôme en 1849, on peut constater qu'on est loin du "grabat des écuries" où Frédéric Chopin est supposé s'être éteint. En effet, il avait "l'appartement situé à l'entresol et rez-de-chaussée en aile sur la Place, comprenant antichambre, salle à manger, salon, trois chambres à coucher dont une très grande, cuisine, lingerie, nombreuses chambres de domestiques dont au moins une à feu, écurie et remise". pour un loyer annuel de 3.500 francs en 1849. Alors que l'ambassade de Russie qui louait la totalité de l'hôtel en 1848 avait un loyer annuel de 45 000 francs. De même, on n'y trouve pas trace de la location en 1851 à la comtesse de Montijo et ses deux filles, dont Eugénie qui y aurait rencontré le futur empereur Napoléon III. À moins que ce ne soit sous le nom de la princesse Alina Stirbey qui occupait le premier étage sur la place en juin et juillet 1851, et qui avait épousé en 1847 l'ambassadeur de Roumanie en Italie auprès du Quirinal et du Saint Siège, Alexandre Plagin[14].

La comtesse Manuela de Montijo et ses deux filles Pacca et Eugenia, future impératrice Eugénie, y louèrent un appartement au printemps 1851. C'est là que Napoléon III rencontra sa future femme. L'immeuble abrite aujourd'hui le joaillier Chaumet.

no 14 : hôtel de La Fare[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hôtel de La Fare.

L'Hôtel de La Fare[15] , situé au n°14 fut construit en 1702-1704 par Jacques-Jules Gabriel pour son beau-père Mathurin Besnier, avocat au Parlement. À peine achevé, il fut vendu au douteux financier Claude François Paparel dont la fille, qui épousa le marquis Philippe Charles de La Fare, en hérita en 1713. En 1716, celle-ci le revendit à Louis Nicolas Le Tellier de Souvré, second fils de Louvois. En 1916, la banque J.P. Morgan l'acheta aux héritiers de la comtesse de Tredern.

C'est l'un des plus intéressants, et aussi l'un des plus importants, puisqu'il compte cinq travées sur la place. Grand salon créé en 1865 pour Constant Say, plafond peint par Paul Baudry.

no 16 : hôtel Moufle[modifier | modifier le code]

L'Hôtel Moufle[16] ou Hôtel de Serres est situé au n°16.

La parcelle fut acquise (comme pour le no 18) par Herlaut, puis vendue à l'entrepreneur Pierre Grandhomme en 1723 qui construisit l'hôtel. Celui fut vendu en 1733 à Barthélémy Moufle de la Thuilerie, trésorier général de la Marine, fils du notaire Simon Moufle (et parent de Moufle d'Angerville). À sa mort, l'hôtel passa aux mains de sa fille et de son gendre, Aymard-Félicien Boffin de La Sône, lieutenant-colonel des gardes-françaises. En 1772, il fut loué au vicomte de Noé, maire et gouverneur de Bordeaux; puis en 1778, au fameux médecin Mesmer, inventeur du magnétisme animal, qui attire les foules avec ses baquets miraculeux. En 1785, l'hôtel fut acquis par Jean-Pierre de Serres.

En 1938, il passa entre les mains d'une société immobilière basée en Suisse. Les boiseries du grand salon, aux couleurs jaune et bleu, furent alors acquises par le musée des arts décoratifs de Paris où elles ont été remontées[17].

C'est actuellement (2014) l'adresse des entreprises Guy Ellia (haute-horlogerie), Garnier (cosmétiques), Goyard (maroquinerie) et Comme des Garçons (mode).

Immeubles n°18, 20, 22, 24 et 26 (de droite à gauche)
P1040419 Paris Ier place Vendôme immeubles n°18 20 22 24 et 26 rwk.JPG

no 18 : hôtel Duché des Tournelles[modifier | modifier le code]

L'Hôtel Duché des Tournelles[18] est situé au n°18.

La parcelle fut acquise en 1710 par Nicolas-Jérôme Herlaut, l'un des six financiers à l'origine du lotissement, pour agrandir son hôtel du no 20. Il la légua aux Chamillart, enfants mineurs de son fils, le marquis de Cany. Ceux-ci la revendirent en 1723 à Guillaume Cressart, syndic des rentes de l'hôtel de ville, qui fit construire l'hôtel qu'il revendit en 1733 au fermier général Louis Auguste Duché des Tournelles.

En 1750, il passa par héritage à sa fille, Élisabeth Louise, marquise de Scépeaux et Beaupréau, qui le loua à Paul Randon de Boisset, fermier général puis receveur des finances, dont le fils († 1776) y accumula de magnifiques collections d'œuvres d'art. De 1868 à 1889, l'hôtel fut loué au Club des Mirlitons, où la jeunesse élégante du Second Empire vint jouer la comédie. Après avoir été avant 1914 le siège des parfums Ed. Pinaud, il appartient aujourd'hui à la maison Chanel, qui l'a restauré en 1997 et y a installé sa division horlogerie-joaillerie.

no 20 : hôtel de Parabère[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hôtel de Parabère.

L'Hôtel de Parabère[19] est situé au n°20.

Hôtel de Nicolas-Jérôme Herlaut, il le légua aux Chamillart. En fond de cour, se trouve un élégant bâtiment de style Louis XVI construit en 1907-1908 par l'architecte René Sergent pour les frères Duveen, célèbres antiquaires, dont il constituait le magasin parisien.

no 22 : hôtel de Ségur[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hôtel de Ségur.
L'Hôtel de Ségur

L'Hôtel de Ségur[20] ou Hôtel de Courtonne est situé au n°22.

Le lot fut acquis en 1705 par le financier Alexandre Lhuillier et resta dans sa famille jusqu'en 1718, date à laquelle il fut vendu à John Law qui fit construire un hôtel par Jacques V Gabriel.

La construction fut achevée en 1720 et l'hôtel vendu à la comtesse de Parabère, maîtresse du Régent, qui en fit sa résidence. Elle le vendit en 1732 à Nicolas-Alexandre de Ségur, président à mortier au Parlement de Bordeaux. Deux ans après son décès, survenu en 1755, ses quatre filles cédèrent l'immeuble au fermier général François-Pierre de Cluzel, dont le fils le revendit en 1766 à Antoine Bourboulon, avocat au Parlement de Paris. Il abrita la Caisse d'escompte puis passa en 1767 au fermier général Jean-Baptiste Magon de La Balue. Ses descendants le vendirent en 1795 au général-comte Hulin, commandant des grenadiers de la Garde impériale.

Au XIXe siècle, il fut loué à Isaac Pereire, au prince de Capone, au baron de Gargan, à la Grande Chancellerie de la Légion d'honneur, à la ville de Paris, à l'État-major de la Garde impériale sous le Second Empire… Les joailliers Alfred Van Cleef et Salomon Arpels s'y sont installés en 1906. Après la Seconde Guerre mondiale, les boiseries du salon dit « Boffrand », exécutées par les menuisiers Taupin, Le Goupil et Desgoulons entre 1720 et 1723, ont été remontées dans l'hôtel de Masseran sur ordre du baron Élie de Rothschild.

no 24 : hôtel Boffrand[modifier | modifier le code]

L'Hôtel Boffrand[20] est situé au n°24. Il fut construit par Germain Boffrand.

no 26 : hôtel de Nocé[modifier | modifier le code]

L'Hôtel de Nocé[21] est situé au n°26.

Dans cet hôtel, vécu jusqu'en 1893 la célèbre comtesse de Castiglione, dans un petit appartement tendu de noir, aux volets toujours tirés, où les miroirs étaient proscrits pour qu'elle ne puisse contempler sur son visage les outrages de la vieillesse et dont elle ne sortait qu'à la nuit tombée. Le joaillier Boucheron acquit l'ensemble de l'immeuble en 1893 et y installa son magasin.

La maison Klytia, née en 1895, s'installa dans l'Hôtel de Nocé où fut créé le premier lieu institutionnel dédié à la beauté par Marie-Valentin Lebrun, le fondatrice de la marque. Le premier "institut de beauté", nom qui sera d'ailleurs déposé, est donc né dans l'écrin exceptionnel de la place Vendôme.

no 28 : hôtel Gaillard de la Bouëxière[modifier | modifier le code]

L'Hôtel Gaillard de la Bouëxière[22] est situé au n°28.

La Haute-joaillerie[modifier | modifier le code]

De nombreux bijoutiers-joailliers réputés ont élu domicile place Vendôme.

Initialement les joailliers-bijoutiers avaient investi la rue de la Paix à la suite de la famille Meller lorsqu'elle s'y était installée en 1815[23] au creusement de la rue sous le Premier Empire. Prolongeant la rue de la Paix, la place Vendôme fut à son tour investie.

Le premier bijoutier qui s'est installé sur la place fut Frédéric Boucheron en 1893. Il désirait quitter le quartier du Palais-Royal pour s'installer près du nouvel Opéra construit par l'architecte Garnier. Il s'établit dans l'hôtel de la comtesse de Castiglione.

Il sera suivi par d'autres joailliers et artisans d'art, dont : Louis François Cartier qui s'installe également rue de la Paix, au numéro 13, en 1899[23], Joseph Chaumet en 1902, Alfred Van Cleef et Salomon Arpels en 1906, René Boivin, Técla, Mauboussin en 1955, Bvlgari, Repossi en 1986, Lorenz Baümer en 1994, Fred en 1999, etc.

Des horlogers se sont installés sur la place Vendôme comme Piaget en 1991, Patek Philippe en 1995, Pierre Dubail, Breguet en 2006, Rolex en 2008, Hublot deux ans plus tard… mais aussi de grandes maisons de Haute-Couture comme Chanel Joaillerie en 1991 au numéro 18, Dior Joaillerie en 2001, et Vuitton Joaillerie en 2012[24].

La place Vendôme au cinéma[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Notice no PA00085808 »
  2. a et b « Notice no PA00085817 »
  3. (D. Thuret- Archives familiales), v. 2013
  4. « Notice no PA00085814 »
  5. a et b « Notice no PA00085826 »
  6. D. Thuret (archives de famille), v. 2013.
  7. a et b « Notice no PA00085822 »
  8. « Notice no PA00085813 »
  9. a, b et c « Notice no PA00085830 »
  10. « Notice no PA00085818 »
  11. « Notice no PA00085828 »
  12. Hôtel de Vins qui porte le nom de son ancien propriétaire, le marquis de Vins d'Agoult de Montauban. Cette maison sera dénommée par la suite Hôtel Dupin, au no 68 rue Jean-Jacques-Rousseau dans le 1er arrondissement de Paris.
  13. « Notice no PA00085809 »
  14. Daniel Thuret, archives familiales.
  15. « Notice no PA00085827 »
  16. « Notice no PA00085832 »
  17. Alexandre Gady, Les Hôtels particuliers de Paris : Du Moyen Âge à la Belle Époque, Parigramme,‎ 2008, 253 p. (ISBN 978-2840962137)
  18. « Notice no PA00085820 »
  19. « Notice no PA00085834 »
  20. a et b « Notice no PA00085838 »
  21. « Notice no PA00085833 »
  22. « Notice no PA00085824 »
  23. a et b Hélène Martinez, « La prise de la place Vendôme », L'Express Styles, no 3205,‎ 5 décembre 2012, p. 36 à 39 (ISSN 0014-5270)
  24. Thiébault Dromard, « Louis Vuitton élève encore sa gamme », Challenges, no 308,‎ 5 juillet 2012, p. 40 (ISSN 0751-4417)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alexis Gregory, Place Vendôme, Assouline, 2014 (à paraître en novembre), (ISBN 9782759407361), 240 p.
  • Pierre Lavedan, Histoire de l'urbanisme à Paris, Collection Nouvelle Histoire de Paris, Hachette, réédition de 1993, (ISBN 9782859620127), pp. 221-227 pour l'Ancien-Régime et p. 339 pour l'Empire.
  • Fernand de Saint-Simon, La place Vendôme, Éditions Vendôme, 1982, 512 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]