Bergues

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bergues (homonymie).
Bergues
La tour carrée de l'abbaye de Saint Winoc
La tour carrée de l'abbaye de Saint Winoc
Blason de Bergues
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Dunkerque
Canton Bergues
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Bergues
Maire
Mandat
Sylvie Brachet
2008-2014
Code postal 59380
Code commune 59067
Démographie
Gentilé Berguois
(ou familièrement, les Berguenards)
Population
municipale
3 886 hab. (2010)
Densité 2 944 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 58′ 09″ Nord 2° 26′ 06″ Est / 50.969167, 2.435 / 50.969167; 2.43550° 58′ 09″ N 2° 26′ 06″ E / 50.969167, 2.435 / 50.969167; 2.435  
Altitude 6 m (min. : 1 m) (max. : 22 m)
Superficie 1,32 km2
Localisation

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Bergues-Saint-Winoc est une commune française, située dans le département du Nord et la région Nord-Pas-de-Calais. Historiquement, la ville et ses alentours ont appartenu au Comté de Flandre et ils relèvent de la zone linguistique flamande.

Sommaire

Toponymie[modifier]

Le nom de la ville vient du néerlandais « groene berg » qui signifie "colline verte". On y fait allusion en 857 sous le nom de Gruono(m)bergou qui devient Groen Berg en 877.

Le nom se dit Sint-Winoksbergen en néerlandais (littéralement « Monts-Saint-Winoc »), et Bergen en flamand occidental.

Géographie[modifier]

Situation[modifier]

Bergues se situe dans le Blootland à environ 10 kilomètres au sud de Dunkerque.

Bergues est une place fortifiée par Vauban, qui peut inonder par ses écluses la plaine marécageuse où elle est située ; elle a pour ouvrage détaché le Fort Français (parfois autrefois aussi nommé Port françois), situé sur le canal de Bergues à Dunkerque, et qui, en se liant au Fort Louis, fait des deux villes un même système de défense. Bergues est traversé par le canal de la Colme qui part de Watten et va à Furnes[1].

Communications[modifier]

Par l'autoroute française A25 : Dunkerque (10 km) et Lille (70 km). Tunnel sous la Manche (40 km) par l'autoroute française A16.

Par le train : gare SNCF sur la la ligne Dunkerque/Hazebrouck.

Communes limitrophes[modifier]

Situation du canton et de la commune dans l'arrondissement
Communes limitrophes de Bergues
Cappelle-la-Grande Coudekerque-Village Hoymille
Bierne Bergues Warhem
Crochte Socx Quaëdypre

Environnement[modifier]

La place des zones humides et cours d'eau (Watringue) à Bergues et dans la communauté de commune fait de cette sous-région un lieu important pour la trame bleue, et la trame verte et bleue du Nord-Pas-de-Calais, ainsi que pour les corridors de migration aviaire[2].

Histoire[modifier]

Héraldique[modifier]

Le drapeau de Bergues
Coat of Arms of Bergues.svg

Depuis le 15 novembre 1815[3] et par un arrêt royal de Louis XVIII, les armes de Bergues se blasonnent ainsi :

"Parti : au 1, d'argent au lion contourné de sable, lampassé de gueules ; au 2, d'argent à une fasce de sable, et un franc-quartier d'or, bordé de gueules et chargé d'un lion de sable." .

Antiquité[modifier]

Sous l'Empire Romain, ce qui sera la ville de Bergues faisait partie de la Gaule belgique et était habitée par les Ménapiens.

Haut Moyen Âge[modifier]

Selon la légende, Winoc (ou Winox), fils de roi breton (c'est-à-dire de Grande-Bretagne selon François Joseph Grille), se serait retiré entre 665 et 675 avec quelques compagnons sur le « Groenberg (Le mont vert) », une colline isolée en bordure des anciens marais côtiers. Leur implantation s'est toutefois rapidement développée jusqu'à former un petit monastère qui deviendra l'Abbaye de Saint-Winoc ; pour cette raison Winoc a de nouveau recherché le calme à Wormhout, plus au sud, où il est mort en 717.

Le cartulaire de St Bertin, écrit par les moines de l'abbaye de Sithiu à partir du VIIe siècle (actuellement Saint-Omer) mentionne que Bergues était jadis appelée le « Mont Baal », ce qui pourrait dénoter l'existence d'un culte païen antérieur à l'installation de religieux chrétiens. Baal aurait été une divinité invoquée aux sommets des collines.

Vers 800, sur une carte de Malbrancq qui représente la partie orientale du delta de l'Aa, le village Grunberga (Bergues) est indiqué, entouré de Burgus in broco (Bourbourg), Ecclesia in broco (Brouckerque), Saint-Wilbrordi (Gravelines), Koudekerke (Coudekerque-Village), Spikere (Spycker) ou Loo berga (Looberghe)[6].

Vers 900 ou dans la deuxième moitié du IXe siècle, alors que les Normands commençaient leurs incursions dans cette région, le comte Baudouin II le Chauve y construisit une fortification primitive (Berg-Saint Winox, ou Mont Saint Winoc) qui sera attaquée et prise par les normands. Plus tard, vers 1022, le comte Baudouin IV le Barbu érigea l'église Saint-Winoc sur les cendres laissées par les normands et y fit déposer les ossements du saint. Les bases avaient ainsi été posées pour la future abbaye.

En 1240, la châtellenie de Bergues obtient une keure (ensemble des lois, établi en accord avec le comte et les échevins) de la comtesse Jeanne[6].

Le châtelain de Bergues est l'un des héros du Tournoi de Chauvency qui eut lieu en 1285. Le trouvère Jacques Bretel raconte ses exploits lorsqu'il est aux prises avec Joffroi d'Âpremont, pendant la mêlée générale qui opposa plus de 500 chevaliers venus se mesurer lors de ces fêtes et jeux guerriers. Le châtelain se trouve en compagnie des seigneurs de Hondschoote, Haussy, Fléchin, Ligne, Lalaing, Montigny, Auberchicourt, ainsi que du fils du comte de Flandres, et du fils de Jean d'Avesnes, Florent de Hainaut.

La Cité marchande : la proximité de la mer, d'une région agricole et de la présence d'un centre spirituel important tel que l'abbaye ont stimulé la croissance de la ville. Il est certain qu'à cette époque, en 1028, les comtes de Flandre y ont bâti une véritable place forte. L'attribution d'une charte ou « keure » de la comtesse Jeanne de Flandre en 1240 a donné un élan supplémentaire à la ville qui s'étend encore. L'indépendance administrative a trouvé son expression dans le beffroi dont la construction a été autorisée par le comte en 1240. Les comtes flamands ont également renforcé les fortifications de tours.

Bergues devint un port et un centre textile d'importance régionale et produit, à partir de 1276 son propre marché de laine. Au cours des siècles suivants elle produit également 2 marchés d'étoffes et de toiles très courus. Au XIe siècle, la ville possède un atelier monétaire et au XIIIe siècle, elle fait partie de la Hanse de Londres et, ses métiers à tisser battant avec entrain, ses marchands tentent le grand commerce. La situation défavorable à la frontière avec la France ennemie n'a pas eu véritablement d'influence économique, bien que la guerre soit manifeste dans l'histoire de saint Winoksbergen : en 1297 Robert II d'Artois conquit la ville qu'il a dû toutefois céder en 1301 ; Charles VI de France prend la place le 3 septembre 1383 et l'incendie ; en 1494, le coq rouge a crié au-dessus du centre ; et en 1558 les pillages par les troupes du maréchal français De Thermes ont suivi. [réf. nécessaire]

XVIe siècle[modifier]

En 1566, Bergues est au cœur des violentes manifestations iconoclastes qui s'acharnèrent sur les objets de culte catholique. Par deux fois, la ville reçoit la visite d'iconoclastes fanatiques.
Dans le contexte de la révolte des Pays-Bas, Bergues est assiégé en 1583 par Alexandre Farnèse qui la prend et la met en ruine. Le roi d'Espagne, Philippe II, a permis sa reconstruction (un acte qui détermine fortement encore à présent l'aspect de Bergues).

La ville conserve néanmoins une fonction administrative et juridique, et reste un centre spirituel florissant. Elle loge une garnison. L'implantation de familles nombreuses dans de magnifiques maisons de maître en a été une conséquence. Le port sur la Colme a pu héberger à ce moment-là 40 à 50 navires, reliés à la mer par le canal de Bergues. [réf. nécessaire]

Le XVIIe siècle[modifier]

Après un premier siège en 1652, les armées de Louis XIV prennent la ville en 1658, puis à nouveau en 1667, avant qu’elle ne soit définitivement rattachée à la France par la paix d'Aix-la-Chapelle en 1668. Le fort François proche de la ville est pris par Vauban en 1676[7], qui revoit largement les fortifications de Bergues par la suite. Le roi soleil a développé Dunkerque jusqu'à en faire une grande base maritime et une ville portuaire qui éclipse entièrement Bergues au cours des siècles suivants. [réf. nécessaire]

Le XVIIIe siècle[modifier]

Blason de la Châtellenie de Bergues avant 1586[5].
Blason de la Châtellenie de Bergues en 1696 par Charles d'Hozier[8]

En 1668, la châtellenie de Bergues contient 28 paroisses : Armbouts-Cappel, Bambecque, Bierne, Bissezeele, Brouckerque, Capelle, Coudekerque, Crochte, Esquelbecq, Ghyvelde, Herzeele, Hondschoote, Houtkerque, Hoymille, Killem, Leffrinckoucke, Pitgam, Quaëdypre, Rexpoëde, Socx, Spycker, Steene, Téteghem, Uxem, Warhem, West-Cappel, Wormhout, Wylder. Ces paroisses dépendaient toutes du diocèse d'Ypres, sauf Brouckerque, Pitgam et Spycker qui dépendent du diocèse de Saint-Omer[6]. En 1701, la châtellenie de Bergues compte 12 893 habitants (contre 37 969 à Cassel et 13 084 à Bailleul)[6].

Bergues, qui abritait en 1714 sept cent quatre-vingt-six maisons et trois mille cent soixante-quinze habitants, est restée le chef-lieu d'une châtellenie jusqu'à la Révolution. [réf. nécessaire]

Histoire de l'enseignement primaire à Bergues avant 1789 : -- 28 août 1545. - Deux écoles : l'une tenue par Liévin Boone, l'autre par Me Maillart Maertens, prêtre. - À cette date, ils eurent un procès au sujet des 5 patars par an, pour chaque enfant qu'on instruisait, et qui devaient, depuis un temps immémorial, être payés au maître d'école. - La sentence, prononcée par le Conseil ecclésiastique d'Ypres, le 21 novembre 1545, condamne Me Martens à payer les 5 patars au sieur Boone.
28 août 1587 : - 'École des filles, dite Dyserinscoole' (école d'Iserin), pour laquelle dame Paschalie Walleux, veuve de J. Maertens, fait une donation de 12 livres de gros, à la condition que les anciens statuts de la fondation ne seront jamais changés qu'avec l'agrément des deux curés et du Magistrat de Bergues.-- Delle L. Van der linde, femme de de P. de Conninck, y fonda cinq bourses, pour trois filles de Cassel et deux de Bergues, qui devaient rester à l'école jusqu'à dix-huit ans; Anne Looten la dirigeait en 1786. -- École des pauvres', fondée, en 1620, par Ch. Jansoone, curé de Saint-Martin. Une ordonnance du Magistrat, du 30 septembre 1624, prescrit aux Administrateurs de la Pauvre-École de restituer partie de la collecte faite par eux au-delà de l'autorisation. -- En 1651, un décret royal porte que celui qui aura accepté les fonctions de boursier ou de receveur de cet établissement, devra les remplir pendant au moins 3 ans. À cette date, les élèves étaient au nombre de 80. -- École du Pauvre Catéchisme, fondée en 1685. -- École flamande appelée Hoogeschoole, fondée le 17 mars 1752, par Winoc Kien ; on y apprenait gratuitement, à épeler, lire, écrire, les principes de la religion et des bonnes mœurs, sous la direction du Magistrat. -- École française, ouverte en 1781,. À cette époque le sieur Quévreux dirigeait l'école [9]

Après la Révolution française[modifier]

La Révolution française (1789) donne à Bergues un rôle politique important ; Dans le cadre de la réorganisation territoriale de la France en 1790, Bergues devient en effet chef-lieu du district qui deviendra plus tard l'arrondissement de Dunkerque. Durant cette période révolutionnaire, les autorités révolutionnaires donnèrent à Bergues-St Vinoc le nom de Bergues-sur-Colme. C'est depuis Bergues que la Convention fait appliquer ses lois en Flandre maritime. Tous les objets du culte, les biens des émigrés et les réquisitions sont envoyés à Bergues. Sous la Terreur, le district de Bergues envoie dans ses prisons, plusieurs maires des communes environnantes qui avaient pris du retard dans les réquisitions de blé qu'il leur avait imposées… jusqu'à ce que le rôle du district décline avec le 9 thermidor.

La Révolution française marque aussi pour Bergues le début d'un effondrement économique, un déclin et un appauvrissement qui dureront. Toutes les institutions ecclésiastiques y sont supprimées et la plupart de leur patrimoine détruit ; à part le commerce des grains, toutes les activités ont disparu et l'ancien port berguois est éclipsé par le port de Dunkerque ; plus aucun navire ne vient à Bergues qui perd en outre l'intérêt militaire séculaire de par la proximité de la forteresse dunkerquoise, par laquelle les fonctions redondantes et superflues sont supprimées.

« En 1792. On abattit l'église de son couvent, et l'on n'en conserva que la tour. Une autre église, celle de Saint-Pierre, était placée tout vis-à-vis, on la jeta de même par terre, et de même aussi on en conserva seulement le clocher. Ces deux tours, en face l'une de l'autre, et qui existent encore à présent (en 1825), font un effet extraordinaire au milieu de la place où elles sont demeurées : on les voit jusqu'à cinq ou six lieues en mer, quoique Bergues soit à deux lieues dans les terres ; elles servent de guides aux marins qui cherchent la rade de Dunkerque, ou qui veulent entrer dans le port. À l'endroit où étaient les églises, on élève maintenant un fort. » écrivait en 1825 le chroniqueur François Joseph Grille.

Bergues comportait jusqu'à la Révolution française deux églises paroissiales, une dans le centre historique, consacrée à saint Martin, l'autre associée à l'abbaye et placée sous le vocable de saint Pierre. À noter que des tours, celle dite « pointue » n'est pas celle contemporaine de l'ancienne abbaye. En effet, fragilisée par la destruction des bâtiments attenants, elle s'effondra en 1812 et fut reconstruite sur place avec réemploi des matériaux.[réf. nécessaire]

Bergues au XIXe siècle[modifier]

La ville est déjà connue pour ses fromages faits du laits des petites vaches flamandes ; « Aux halles de Bergues, il se vend une quantité considérable de fromages façon de Hollande, et que les correspondants de Paris donnent, au marché des Innocents, pour des fromages de Groningue »[10].

Bergues a perdu de son éclat, mais François Joseph Grille précise que « La ville de Bergues est forte par ses remparts et surtout par ses inondations ; et ces flaques d'eau qui l'emprisonnent, peuvent aussi parfois la sauver. »
Bergues fait partie d'un dispositif militaire qui la lie à Dunkerque : « De Bergues à Dunkerque, la grande route est tracée le long du grand canal. À l'est de ce canal, au milieu de la distance, entre les deux villes, est le port Saint-François, qui lie les fortifications des deux places. À portée de canon » rappelle JF Grille.
À cette époque Bergues qui réunit 3 canaux (de Dunkerque, de Saint-Omer (Aa) et de Furnes) est encore un vrai port : « Des embarcations partent à toutes les heures pour ces villes, ou reviennent dans ces directions. On a fait un port intérieur qui fait arriver les marchandises jusqu'à la porte des magasins, et l'on a multiplié les écluses, qui font la fortune du pays, par les irrigations qu'elles facilitent et par la navigation qu'elles assurent : chacune a son numéro ; en les ouvrant toutes à la fois, on submergerait dix lieues de prairies, et on rendrait l'accès de la ville impraticable. Si ces digues venaient à se rompre par quelque circonstance fortuite, on conçoit quel serait le danger. L'habitude fait qu'on vit là-dessus fort tranquille, en attendant le refoulement des vagues de la mer du Nord, et quelque catastrophe du genre de celle de Cronstadt et de Saint-Pétersbourg »[11].

C'est aujourd'hui le syndicat des Watringues qui gère grâce à des pompes électriques qui ont remplacé les moulins à vent ces niveaux d'eau.

Première Guerre mondiale[modifier]

Les canons à longue portée et les bombardements aériens ont ravagé la commune, comme une grande partie de la région.

Seconde Guerre mondiale[modifier]

Dans le cadre de la défense de Dunkerque, en 1940, Bergues a été la scène de combats vifs, des tirs d'artillerie et des bombardements qui l'ont touchée au cœur : lorsque le 2 juin de cette année une brêche a été portée dans la défense, la ville avait été ravagée à 60 %. Quant au beffroi, dynamité le 16 septembre 1944, il a été reconstruit en 1961.

Bergues aujourd'hui[modifier]

Bergues n'a plus qu'une importance régionale faible de nos jours entre autres dans le domaine de l'enseignement. À proximité de Dunkerque l'industrieuse, on voit entre les nombreux monuments, restes d'un passé riche.

La vocation de la ville se trouve maintenant dans le tourisme qui s'est développé fortement ces dernières années, surtout depuis le succès du film Bienvenue chez les Ch'tis de Dany Boon[12].

Administration[modifier]

Liste des maires successifs[modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
octobre 1792 avril 1793 François-Joseph Bouchette   Membrede de l'Assemblée constituante de 1789[13].
septembre 1800 1803 Nicolas-Marie Deschodt   Sous-préfet de l'Arrondissement de Dunkerque de 1806 à 1826[14].
1803 1821 Jacques Minart[15]    
1821 1830 Pierre, François, Winocq de Hau de Staplande[16] Majorité ministérielle Député du Nord de 1820 à 1823[17],
Conseiller général du Canton de Bergues de 1821 à 1833[18].
1830 1832 Zyloff d'Obigny[15]    
1832 1848 Stanislas de Meezemacker[15]    
1848 1848 Louis van de mickeel[15]    
1848 1852 Louis, de Hau de Staplande[15] légitimiste Député du 7e collège du Nord (Bergues) de 1838 à 1851 puis de 1871 à 1876,
Sénateur du Nord de 1876 à 1877,
Conseiller général pour le Canton de Bergues, du Canton d'Hondschoote et du Canton de Wormhout de 1833 à 1848,
Conseiller général pour le Canton de Bergues de 1848 à 1851[19].
1852 1855 Charles Delaroiere [15]    
1855 1861 Charles Verleye[15]    
1862 1870 Louis Joos Monarchiste Député du Nord de 1876 à 1880[20],
Conseiller général du Canton de Bergues de 1852 à 1880[21].
1871 1873 Auguste Guilbert[15]    
1874 1875 Léonce Guillebert[15]    
1876 1877 Léon Claeys Gauche Sénateur du Nord de 1888 à 1906,
Conseiller général du Canton de Bergues de 1880 à 1919[22].
1877 1880 Charles de Meuninyck[15]    
1880 1912 Léon Claeys Gauche Sénateur du Nord de 1888 à 1906,
Conseiller général du Canton de Bergues de 1880 à 1919[22].
1912 1930 Louis Sapelier[15]   Conseiller général du Canton de Bergues de 1921 à 1931[23][24]
1930 1944 André Vandroy[15]    
1944 1953 Henri Billiaert MRP puis CD Conseiller général du Canton de Bergues de 1949 à 1979.
1953 1995 Roger Drapie DVD Conseiller général du Canton de Bergues de 1985 à 1998.
1995 2001 Christian Jarolewski RPR Président de la Communauté de communes du canton de Bergues de 1995 à 2001[25].
2001 2008 André Declercq UMP  
mars 2008 en cours Sylvie Brachet DVG Membre du Bureau de la Communauté de communes du canton de Bergues depuis 2008[26].
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Jumelage[modifier]

Drapeau de l'Allemagne Erndtebrück (Allemagne), dans la Rhénanie-du-Nord-Westphalie.

Démographie[modifier]

Évolution démographique[modifier]

L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Bergues depuis cette date :

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6 108 5 085 5 667 5 528 5 962 5 968 6 045 5 967 5 968
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 665 6 022 5 738 5 774 5 368 5 385 5 435 5 380 5 258
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 227 5 032 4 856 3 922 3 878 3 756 3 839 3 237 3 842
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
4 469 4 545 4 485 4 488 4 163 4 207 3 959 3 923 3 888
2009 - - - - - - - -
3 874 - - - - - - - -
Sources - Nombre retenu jusque 1962 : base Cassini de l'EHESS[27] et à partir de 1968 : Insee (population sans doubles comptes puis population municipale à partir de 2006)[28],[29],[30],[31]


Pyramide des âges[modifier]

Pyramide des âges à Bergues en 2007 en pourcentage[32].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
3,4 
6,9 
75 à 89 ans
14,6 
11,5 
60 à 74 ans
14,9 
20,1 
45 à 59 ans
17,1 
19,7 
30 à 44 ans
17,6 
22,5 
15 à 29 ans
18,3 
19,1 
0 à 14 ans
14,2 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[33].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Économie[modifier]

Le tourisme s'est développé à la fin des années 2000 suite au film Bienvenue chez les Ch'tis de Dany Boon.

Vie locale[modifier]

L’association « Patrimoine en lumière » et Olivier Delassus organise le festival du rire de bergues [34] depuis 2007. Le festival parrainé par Dany Boon et Karine KADI a notamment accueilli Denis Maréchal, Virginie Hocq, Les Frères Taloche, Gustave Parking, Jérôme Commandeur et Pascal Légitimus. Le Festival du rire débute par un spectacle gratuit pour les enfants, suivi de six heures de spectacle et pas moins de sept humoristes.

Enseignement[modifier]

Santé[modifier]

Culture, folklore et traditions[modifier]

Bergues relève de la zone linguistique flamande, et les anciens y parlent encore le flamand occidental[35]. Jadis, Bergues a connu trois chambres de rhétorique, opérant en néerlandais : De Baptisten, De Royaerts et Wild van zinnen.

L'Électeur de Lamartine est géantifié en 1913. Depuis, il préside, assis dans un fauteuil, toutes les grandes manifestations locales, comme la foire agricole des Rameaux, créée par Léon Claeys, sénateur-maire de Bergues.

Lieux et monuments[modifier]

Le Beffroi (17 novembre 2004)

Personnalités liées à la commune[modifier]

  • Gérard de Meckeren (van Meckeren) né à Bergues-Saint-Winoc ; Capitaine de la flotte flamande en 1528. Vice-amiral de Flandres sous Charles Quint
  • Pierre Beyens né à Bois-le-Duc en 1564 décédé à Anvers en 1638 âgé de 54 ans, conseiller receveur et dépositaire général en l’Amirauté établie à Bergues-Saint-Winoc, mort Surintendant collecteur et receveur des droits des licences sur le Rhin et sur la Lippe.
  • Louis Joseph Zylof de Steenbourg (né à Bergues le 17 mars 1786) de la famille qui a possédé le château de Zilof de Steenbourg, de 1679 à 1957. Château qui fut construit par un ancien bourgmestre de Bergues : Vigorus de Raepe en 1574
  • Jean-Jacques Elshoecht dit Carle Elshoecht (3 mai 1797 à Bergues - le 25 février 1856 à Paris), sculpteur. Œuvres : - Thérèse Elssler dans le rôle de la reine Mab, conservée au Musée du Louvre (département des sculptures) / Jacques Lisfranc de Saint-Martin, médecin (1787-1847) / Ferdinand-Philippe, duc d’Orléans (1800-1842), conservée au Musée du Louvre / Baron Larrey, conservée au château de Prunay / Médaillon ; Relief Marceline Desbordes-Valmore (1843), conservée au Musée de la Chartreuse à Douai / Le duc d’Orléans, Ferdinand-Philippe-Louis-Charles-Henri-Joseph, (1844), conservée au Musée du Louvre / Eloa (qui, lors de l’exposition universelle de mars 1858, fut déposée au Palais de l’Industrie) / etc.

Notes, sources et références[modifier]

  1. Géographie physique, historique et militaire par Théophile Lavallée - 1876.
  2. Charles-Henri Decool, Guillaume Dore, Florence Godineau, Natahalie Maeght, Anne Magnolia ; Élaboration d'une trame verte et bleue au sein de la Communauté de Communes du Canton de Bergues, Projet de groupe 2004, Faculté libre des sciences de Lille, ISA, Région Nord-Pas-de-Calais. 53p et annexes
  3. Les armoiries de Bergues, des châtelains de Berghes Saint-Winoc à aujourd’hui
  4. http://memorialdormans.free.fr/CommunesCroixDeGuerre39-45.pdf
  5. a, b, c et d http://villedebergues.pagesperso-orange.fr/armoiries.htm
  6. a, b, c et d Aymard Drieux et Yves Lemaire, Brouckerque, Coppenaxfort, 2005, ISBN 2-9525621-0-5
  7. Martin Barros, Nicole Salat et Thierry Sarmant. Vauban - L’intelligence du territoire. Éditions Nicolas Chaudun et Service historique de l'armée, Paris, 2006. Préface de Jean Nouvel. 175 p, ISBN 2-35039-028-4, p. 167
  8. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1105894/f570.image
  9. Histoire de l'enseignement primaire dans les communes qui ont formé le département du Nord par M. le comte de Fontaine de Resbecq - 1878.
  10. (FJ Grille, 1825)
  11. F.J Grille, déjà cité
  12. Un film à Bergues
  13. http://www.westhoekpedia.org/francois-joseph-bouchette-1735-1810/
  14. http://www.culture.gouv.fr/LH/LH049/PG/FRDAFAN83_OL0745060v004.htm
  15. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l archives de la ville de Bergues
  16. http://books.google.fr/books?id=EJelw-bUxkYC&pg=PA73&lpg=PA73&dq=pierre,+François,+Winocq+DE+HAU+DE+STAPLANDE+maire+de+Bergues+de&source=bl&ots=yJe7
  17. http://www.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche.asp?num_dept=16927
  18. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées bogo1.
  19. http://www.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche.asp?num_dept=8858
  20. http://www.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche.asp?num_dept=8449
  21. http://books.google.fr/books?id=XvJvtvBDfbAC&pg=PA281&lpg=PA281&dq=Louis+Joos+bergues&source=bl&ots=hoTaMQyajX&sig=9o-T6lOOJz534Vy-M-0MbJpFR64&hl=fr&sa=X&ei=lJ3hT5_aDsPM0QXTvZGLAw&ved=0CFoQ6AEwBQ#v=onepage&q=Louis%20Joos%20bergues&f=false
  22. a et b http://www.senat.fr/senateur-3eme-republique/claeys_leon1385r3.html
  23. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5531409f/f7.image
  24. http://www.culture.gouv.fr/LH/LH224/PG/FRDAFAN84_O19800035v1275788.htm
  25. http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Dunkerque/actualite/Autour_de_Dunkerque/Littoral_Flandre/2009/10/28/article_christian-jarolewski-ancien-maire-fait-c.shtml
  26. http://www.cccbergues.org/index.php?option=com_content&view=article&id=47:le-bureau&catid=83:les-elus&Itemid=55
  27. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 25 juillet 2010
  28. Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007), sur Insee. Consulté le 25 juillet 2010
  29. Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur Insee. Consulté le 25 juillet 2010
  30. Recensement de la population au 1er janvier 2008, sur Insee. Consulté le 4 janvier 2011
  31. Populations légales 2009 de la commune, sur Insee. Consulté le 2 janvier 2012
  32. Évolution et structure de la population à Bergues en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 25 juillet 2010
  33. Résultats du recensement de la population du Nord en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 25 juillet 2010
  34. http://www.bergues-festivaldurire.org
  35. p. 362 de L'Aventure des langues en Occident (d'Henriette Walter, éd. Robert Laffont)
  36. http://www.christophelooten.com

Bibliographie[modifier]

Voir aussi[modifier]

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