Wormhout

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Wormhout
Place et église de Wormhout
Place et église de Wormhout
Blason de Wormhout
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Dunkerque
Canton Wormhout
Intercommunalité Communauté de communes des Hauts de Flandre
Maire
Mandat
Frédéric Devos
2014-2020
Code postal 59470
Code commune 59663
Démographie
Gentilé Wormhoutois - wormhoutnaer (vl)
Population
municipale
5 308 hab. (2011)
Densité 194 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 53′ 00″ N 2° 28′ 07″ E / 50.8833333333, 2.4686111111150° 53′ 00″ Nord 2° 28′ 07″ Est / 50.8833333333, 2.46861111111  
Altitude Min. 5 m – Max. 33 m
Superficie 27,41 km2
Localisation

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Wormhout

Wormhout est une commune française, située dans le département du Nord en région Nord-Pas-de-Calais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Wormhout dans son canton et son arrondissement

Situation[modifier | modifier le code]

Wormhout est située dans le Houtland et est traversée par deux cours d'eau, la Peene Becque et l'Yser, à 21,6 km de Bray-Dunes, 24,5 km de Bailleul, 24,6 km de Gravelines et 32 km d'Estaires. Le nom de la Peene se retrouve en Saxe allemande, cf. Peenemünde (embouchure de la Peene).

Environnement[modifier | modifier le code]

Jusqu'avant la Première Guerre mondiale, les environs de Wormhout et de l'Yser étaient embocagés et abritaient une faune et flore probablement bien plus riche qu'aujourd'hui. François Joseph Grille d'Angers[1] dans sa description du département faite en 1925 décrit les abords de l'Yser à Wormhout, comme « vraiment enchanteurs et, quand on passe en ce pays dans l'arrière- saison, on est surpris d'y voir encore la terre parée de ses fleurs les plus belles. Les plantes s'endurcissent avec le climat, et elles résistent plus long-temps dans le Nord à une température alternativement humide et froide, qu'elles ne le feraient dans le Midi. En approchant de Wormhout, notamment du côté de Cassel, on respire un air embaumé qui sort des jardins, des vergers, des parterres et des bocages. De ce village à Bergues, et dans tous ces cantons, on trouve des haies formées d'épines (Aubépine, Prunellier) entrelacées, vives, mais étroites, et qui ne prennent que très-peu de terrain. On n'a que rarement des murs pour entourer les héritages, les haies suffisent dans les plus riches domaines, et cette espèce de clôture, plus riante que l'autre, ajoute encore à l'agrément du pays. Les maisons portent sur leur toit la date de leur construction ; les barrières, les arbres mêmes, ont souvent un chiffre qui indique l'année de leur plantation, tant on aime, dans ces contrées, à se rendre compte de tout et à tenir en règle ses moindres affaires ! »

Les bocage a fortement reculé entre les deux guerres puis après la Seconde Guerre mondiale avec les remembrements et la progression des cultures sur les herbages.

L'Yser fait l'objet d'un contrat de rivière. Elle est un des éléments de la trame verte régionale et doit, dans le cadre du SDAGE, avant 2015 respecter des objectifs de qualité (bon état écologique des eaux et du bassin versant) selon la Directive cadre sur l'eau.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Wormhout
Bissezeele Quaëdypre
Wylder
West-Cappel
Esquelbecq Wormhout Bambecque
Herzeele
Ledringhem Zermezeele - Hardifort - Cassel Oudezeele

Toponymie[modifier | modifier le code]

Woromhold fin du VIIe siècle.

Le nom de lieu serait l'association de l'anthroponyme germanique Worm- avec le mot flamand hout « bois » qui rappelle qu'autrefois la Flandre était boisée.

Maurits Gysseling propose le germanique wurmi- signifiant "ver" et "serpent" et hulta- signifiant "bois"[2], devenu holt puis hout en flamand. Ce serait donc "le bois des serpents" ou "le bois des vers". Une vieille légende citée par L. De Baecker parle d'un sorcier qui aurait débarrassé la région des serpents.

Histoire[modifier | modifier le code]

La première mention connue de Wormhout date de la fin du VIIe siècle, elle est dans le cartulaire de l'abbaye de Sithiu, actuellement Saint-Omer. Il mentionne la donation faite par un homme de bien nommé Heremarus à Saint Winoc. Il s'agit d'un domaine nommé Woromhold sur lequel Winoc édifie un monastère vers 695 sur les bords de la Peene Becque. Il fut détruit par les Vikings et rebâti à Bergues-Saint-Winoc.

Le comté de Wormhout est créé en 1067. L'un des moulins de Wormhout est mentionné dans une charte de 1183 accordée par Philippe d'Alsace en faveur de l'Abbaye Saint-Winoc.

Le miracle de Notre-Dame des Larmes. Le vendredi 23 avril 1406, le clerc pénétrant dans l'église, jusqu'alors fermée, trouva le manteau de la statue de la Vierge aux pieds de celle-ci. Remis à chaque fois à sa place, il fut retrouvé à terre le samedi puis le dimanche 25 avril où l'on constata également que la Vierge versait des larmes en abondance, son visage exprimant une grande douleur. Ce prodige matinal se prolongera jusqu'aux vêpres. Ces faits furent consignés par des milliers de témoins, paroissiens de Wormhout, des villages environnants et leurs curés. La Madone, depuis ce jour est appelée "Notre-Dame des Larmes". Elle est l'objet d'une dévotion fervente (Neuvaine du 27 mai au 4 juin). En 1876, Monsieur Colesson, ébéniste à Wormhout, sculpta une statue de la Vierge à l'enfant destinée à recevoir les vestiges d'une statue antérieure. (source OT de Wormhout)

En 1566, l'église est saccagée par les Gueux. Elle est reconstruite en 1578. En 1806, Wormhout compte 11 moulins.

En 1812 Laurent-Ch. De Breyne, natif de Wormhout, conduisit son régiment à Moscou.

La ville est occupée en 1940 par les Allemands lors de la Seconde Guerre mondiale et libérée en 1944 lors de la reddition de la poche de Dunkerque signée à Wormhout par le vice-amiral Frisius, 3 jours après la reddition de l'Allemagne.

Passage en ville des Waffen-SS de la Leibstandarte et son chef Sepp Dietrich qui participent à l'invasion des Pays-Bas, de la Belgique et de la France en mai-juin 1940. Durant ces campagnes, très peu de prisonniers sont faits et en un certain nombre d'entre eux est assassiné le 28 mai 1940 y compris 85 prisonniers anglais lors du Massacre de Wormhout[3].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Bollezeele (59) Nord.svg

Les armes de Wormhout se blasonnent ainsi : « D'or au lion de sable armé et lampassé de gueules » [4]
Ancien Blason : « D'argent au lion de sable. »

blason

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1899 1919 Albert Dehaene    
1919 1929 Louis Blanckaert    
1929 1933 Joseph Aammeux    
1933 1944 Émile Dehaene    
1944 1945 Germain Cockenpot    
1945 1945 Louis Blanckaert    
1945 1957 Robert Dehaene    
1957 1977 André Dehaene    
mars 1977 1995 Robert Deldicque PS  
juin 1995 mars 2014 René Kerckhove PS  
mars 2014 en cours Frédéric Devos    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 308 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 078 3 345 3 535 3 775 4 020 3 895 3 828 3 991 3 869
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 769 3 811 3 703 3 701 3 759 3 649 3 706 3 575 3 498
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 420 3 449 3 258 3 113 2 892 2 845 2 839 2 879 2 720
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
2 826 3 004 4 332 5 133 5 057 4 984 5 191 5 254 5 308
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Wormhout en 2007 en pourcentage[7].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,2 
5,5 
75 à 89 ans
7,6 
14,1 
60 à 74 ans
14,9 
20,2 
45 à 59 ans
20,2 
21,4 
30 à 44 ans
19,6 
16,8 
15 à 29 ans
17,8 
21,7 
0 à 14 ans
18,6 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[8].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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La commune compte trois monuments historiques :

  • Moulin de Riele ou moulin Deschodt, construit en 1756, racheté en 1921 par Abel Deschodt qui le restaura et le remis en activité. Après 40 ans de service, il fut légué à la commune qui le réhabilite avec l'aide de l'ARAM. Il a été inscrit par arrêté du 24 octobre 1977[9].
  • Église Saint-Martin de Wormhout, église-halle XVIe et XVIIe siècle : tour XVIe ; Retables dédiés à Notre des Larmes (Nord) et à la Sainte Famille (Sud), magnifique Maître-Autel en attente de restauration ; Bancs de communion, confessionnaux et lambris en chêne, richement sculpté ; Grand orgue XVIIIe : 3 claviers et 1 pédalier, initialement prévu pour l'église saint Eloi de Dunkerque. Elle a été classée par arrêté du 2 novembre 1987[10].
  • Maison du 17 rue d'Herzeele édifiée aux XVIIIe et XIXe siècles , inscrit par arrêté du 14 septembre 1984[11].

Autres lieux et monuments :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jacques Dehaene : homme d'église et homme politique. Fondateur du Collège des Dunes de Dunkerque.
  • Winoc : Originaire de Bretagne, il est le saint fondateur de la première communauté chrétienne (monastère en bois) à Wormhout au VIe siècle
  • Jeanne Devos : photographe
  • Laurent Ch. De Breyne : campagnes napoléoniennes.
  • Ch.-Gustave De Breyne : campagnes de Crimée, d'Italie (Solférino).
  • Henri Bart, arrière petit-fils de Gaspard, frère de Jean Bart, mort à Wormhout en 1855.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau du Royaume-Uni Llandudno (Royaume-Uni)

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • L'Église Saint Martin de Wormhout, Histoire et richesses, de J.-F. BECK, ISA Saint Luc, Tournai (B), juin 2000.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]