Merville (Nord)

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Merville
Hôtel de Ville de Merville (inauguré le 7 avril 1929)
Hôtel de Ville de Merville (inauguré le 7 avril 1929)
Blason de Merville
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Dunkerque
Canton Merville
Intercommunalité Communauté de communes Flandre Lys
Maire
Mandat
Joël Duyck
2014-2020
Code postal 59660
Code commune 59400
Démographie
Gentilé Mervillois, Mervilloises
Le nom jeté des habitants
est les caous (chats)
Population
municipale
9 216 hab. (2011)
Densité 342 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 38′ 40″ N 2° 38′ 28″ E / 50.6444444444, 2.64111111111 ()50° 38′ 40″ Nord 2° 38′ 28″ Est / 50.6444444444, 2.64111111111 ()  
Altitude Min. 12 m – Max. 19 m
Superficie 26,96 km2
Localisation

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Merville

Merville est une commune française dans le département du Nord (59) en région Nord-Pas-de-Calais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Merville dans son canton et son arrondissement

Situation[modifier | modifier le code]

Située au sud de l'arrondissement de Dunkerque entre Lille (38 km), Hazebrouck (13 km) et Béthune (16 km).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Merville
La Motte-aux-Bois puis Hazebrouck Vieux-Berquin Neuf-Berquin
Saint-Venant Merville Estaires
Calonne-sur-la-Lys Lestrem

Toponymie[modifier | modifier le code]

Mergem en flamand[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Fin du VIIe siècle, Mauront, duc de Douai, fonde un monastère en un lieu appelé Bruël, près de la Lys. Il cède la direction à Aimé de Sion dit Saint-Amé, évêque exilé, en 690.

La population se développe autour du monastère, et ainsi naît une agglomération attestée en en latin médiéval sous la forme Maurontivilla - Broislum en 697, puis Menrivilla en 1076, dans un diplôme de Philippe Ier, roi de France, qui consacre les droits et les biens de la cité à la Collégiale Saint-Amé de Douai. En 1431, Meerghem (hameau de la mer, flamand), reçoit le privilège de fabriquer des draps par Philippe le Bon. Ce même roi signe en 1451 la fameuse Ghisle de Menreville, qui constitue la véritable charte de Merville. La cité est rattachée à la France en 1678 par le traité de Nimègue.

De 879 à 1940, la ville a connu 6 destructions totales et 5 partielles. Au cours de la Première Guerre mondiale, Merville est totalement rasée : l'architecture néo-flamande de la ville est caractéristique de la période de reconstruction dans les années 1920.

Au début de la seconde Guerre mondiale, l'aérodrome est utilisé par les anglais (Hawker Hurricanes...), puis pris par les allemands (Messerschmitt Bf 110...), ces derniers transforment alors le triangle d'herbe en une structure bétonnée, environnée de blockhaus et de tarmacs disposés en "marguerite", l'aérodrome se situe en effet près de la côte et donc de celle de l'Angleterre (Les hangars situés vers l'aéro club datent a priori de cette époque). Lors de la libération de la ville, les infrastructures sont alors utilisées par les américains pour réparer et entretenir leurs avions, en particulier les bombardiers lourds (Boeing B-17 Flying Fortress...).

Le 12 juin 1944, un raid de bombardiers de l'USAAF fait de nombreux morts sur l'axe des actuelles "Rue du Général de Gaulle - Rue du docteur Rousseau", le mémorial de 1914-1918 situé aux "deux-ponts" fut endommagé à cette occasion. L'attaque serait due à une erreur d'identification de cible, en effet à cette époque, le débarquement venait de commencer et les aviateurs ont semble-t-il cru à des renforts ou des fuyards allemands lorsqu'il aperçurent nombre d'habitants dans ces rues.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Merville (59) Nord-France.svg

Les armes de Merville se blasonnent ainsi : "Coupé d'or sur azur, à trois fleurs de lys de l'un en l'autre."

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Merville: Merkem/Mergem et Meerghem en flamand.
  • Caudescure: Koudeshure en flamand.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune de Merville a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ »[2].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 juin 1995 Alfred Foy Apolitique Sénateur, conseiller général du Canton de Merville
juin 1995 mars 2008 Jean Rapaille Apolitique  
mars 2008 mars 2014 Jacques Parent PS Conseiller Général du Canton de Merville
mars 2014 en cours Joël Duyck Apolitique  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 9 216 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 580 5 301 5 520 5 909 5 864 6 258 6 282 6 079 5 954
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
6 236 6 521 6 753 6 844 6 912 7 028 7 255 7 573 7 720
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 676 7 621 7 561 5 319 6 675 6 751 7 089 7 376 7 890
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
8 289 8 601 8 658 9 050 9 026 8 903 8 765 8 720 9 216
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Merville en 2007 en pourcentage[5].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
0,7 
5,2 
75 à 89 ans
9,1 
11,0 
60 à 74 ans
12,8 
21,1 
45 à 59 ans
19,3 
20,5 
30 à 44 ans
19,8 
19,3 
15 à 29 ans
17,7 
22,5 
0 à 14 ans
20,6 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[6].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Économie[modifier | modifier le code]

Traditions[modifier | modifier le code]

Le Caou
  • Fêtes communales: À Pâques et à l’occasion de la Fête nationale, la ville est en fête. Foire aux manèges, nombreux événements et tournois sportifs.
  • Cortège Carnavalesque du Lundi de Pâques: Il bénéficie d'une grande renommée. Y défilent les sociétés locales et étrangères, ainsi que les géants mervillois « le Caou » et « Saint-Antoine », le char de clôture représentant la Tentation de Saint-Antoine.
  • Fête de la Lys: La ville vit sous la bannière de l’eau au long de l’année et fête le principal cours d’eau le premier week-end de juillet lors des Fêtes de la Lys, initiées par Lys sans Frontières. Les Prés de la ville sont le principal théâtre des nombreuses manifestations : marché du terroir, guinguette au bord de l’eau, promenades en bateau…
  • Fête de la Musique: Après des années sans grand fête musicale, la nouvelle municipalité a décider de relancer cet évènement et ce, dès le 21 juin 2008. Des artistes comme le JAM, Miguel, Isme, Heart Of Ice etc... auront la tâche de faire vibrer la ville.

Désormais, ce rendez-vous sera annuel pour refaire vivre la ville au son de la musique Made in Merville.

  • Joutes Nautiques: Les Fêtes du 14 juillet et du 15 août sont les deux rendez-vous annuels des jouteurs. Pelles et « ho hisse » sont de rigueur. Les Joutes sur l’eau sont une tradition très ancienne et l’association mervilloise porte haut les couleurs de la ville en participant aux championnats de France, chaque année.
  • Foire agricole, avicole, industrielle, commerciale et artisanale: Le dernier week-end d’août fait vivre la ville à la campagne. Le centre-ville est la scène de la foire agricole, avicole, artisanale et commerciale. Depuis près de 70 ans, le comité de la foire organise l’événement qui réunit plus de 800 exposants à sa brocante du vendredi après-midi, une trentaine d’exposants sous le chapiteau des arts ménagers et des centaines de petits animaux lors de l’exposition avicole. Lapins, poules et canards sont entre autres, les invités d’honneur de la ville, ces jours-là...
  • Parade de St Nicolas: Tradition ancienne, remise au goût du jour par l’association des Amis de Saint-Nicolas, il y a quelques années, la parade historique de Saint-Nicolas souhaite la bienvenue au Saint-Patron des enfants. Cortège et distribution de friandises réchauffent le froid après-midi du premier dimanche de décembre.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La ville ayant été complètement détruite lors de la 1re Guerre Mondiale, elle ne comporte pas de bâtiments anciens. Par contre, elle recèle de véritables richesses du début du XXe siècle, de l'Hôtel de Ville à l'Église, en passant par ses écluses, moulins, belles demeures et vertes contrées.

  • Hôtel de Ville: Inauguré le 7 avril 1929, l'hôtel de ville est construit dans le style de la Renaissance Flamande.

Louis Marie Cordonnier en est l'architecte. Si l'extérieur impose de sa superbe, l'intérieur de l'hôtel de ville n'a rien à lui envier : escaliers centraux imposants, salons d'honneurs (2,3,4) et salle du conseil municipal (1) au parquet lustré et vitraux aux couleurs des villes avoisinantes, plaques commémoratives...

  • Le Kiosque: Trônant sur la place Jean-Baptiste Lebas, le kiosque à musique a été construit par les architectes Legrand, Bedu et Gruson. Il abrite généralement les concerts d'été de l'Harmonie Municipale.

En 2002, la municipalité a confié aux services techniques et à un chantier école, la réfection complète du kiosque. Repeint, reforgé à l'identique, le kiosque s'est vu octroyer un véritable bain de jouvence.

  • Maison de retraite Léon-Duhamel 1923: La maison de retraite mervilloise a été créée en 1894. Détruite lors de la Première Guerre mondiale, elle voit ses bâtiments actuels être construit en 1923 sous la houlette de l'architecte L'Hermite.
  • Orphelinat Saint-Victor 1920-25: A l'initiative de Victorine Deroide, fin XVIIIe siècle, est construit la maison Saint-Victor, entourée d'un superbe parc, avec pelouse et massifs arborés. Confié à la congrégation des Sœurs de l'Enfant Jésus, l'établissement accueille depuis la première guerre Mondiale, des enfants de 3 à 18 ans.
  • Couvent Saint-François d'Assise: Ce bâtiment accueillait jusqu'en 2002 la congrégation des Petites Sœurs de Saint-François d'Assise (infirmières).
  • Château Arnould: Bâtiment communal, le château Arnould abrite bon nombre de services (Anpe, mission locale, salles des associations) mais également le musée des Amis du Vieux Merville.
  • Auberge du Matou: Cet ancien château d'eau est désormais la propriété d'un particulier.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Enseignement Supérieur[modifier | modifier le code]

Dans ses infrastructures - situées sur l'aérodrome de Merville-Calonne, et au Château de la Motte-aux-Bois à (Morbecque) - cet institut forme des pilotes de lignes, des mécaniciens et autres personnels aéronautiques.

Merville : Ville Internet[modifier | modifier le code]

Depuis 1999, le label des Villes Internet, illustré par l’octroi d’une à cinq @, offre à la collectivité locale la possibilité de montrer son implication et sa volonté dans la promotion et la mise en œuvre d’un Internet local citoyen à la disposition de tous pour l’intérêt général. Il est attribué par un jury d’experts engagé pour l’Internet citoyen.

  • 2002 : Ville Internet 1@
  • 2003 : Ville Internet 1@
  • 2004 : Ville Internet 3@
  • 2005 : Ville Internet 4@
  • 2006 : Ville Internet 4@ Mention libre
  • 2007 : Ville Internet 4@

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]