Gravelines

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Gravelines
La mairie
La mairie
Blason de Gravelines
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Dunkerque
Canton Gravelines
Intercommunalité Communauté urbaine de Dunkerque Grand Littoral
Maire
Mandat
Bertrand Ringot
2014-2020
Code postal 59820
Code commune 59273
Démographie
Gentilé Gravelinois
Population
municipale
11 470 hab. (2011)
Densité 506 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 59′ 09″ N 2° 07′ 42″ E / 50.9858, 2.128350° 59′ 09″ Nord 2° 07′ 42″ Est / 50.9858, 2.1283  
Altitude Min. 0 m – Max. 25 m
Superficie 22,66 km2
Localisation

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Gravelines est une commune française située dans le département du Nord, en région administrative Nord-Pas-de-Calais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Gravelines dans son canton et son arrondissement

La commune de Gravelines, est constituée de quatre lieux :

  • Gravelines centre : c'est le centre-ville ceint par les fortifications
  • Les Huttes : c'est l'ancien petit village de pêcheurs, il existait déjà sous l'Ancien Régime. Il se situe à 1 km du centre-ville sur la route de Dunkerque.
  • Petit-Fort-Philippe : petit hameau qui s'est développé au bord du canal, au cours du XIXe siècle. Il se situe à 1 km du centre-ville au bord de la mer. C'est aujourd'hui la station balnéaire de Gravelines.
  • Pont de Pierre : c'est un quartier résidentiel neuf à 1,5 km du centre-ville, autrefois parsemé de fermes.

La centrale nucléaire de Gravelines se situe en bord de la Mer du Nord au nord-est du centre ville.

Localisation[modifier | modifier le code]

Gravelines jouit d’une position stratégique à la limite de la Flandre maritime en bordure de la mer du Nord aux bouches de l'Aa aux portes de l'Artois. Avec cinq capitales à moins de 350 km.

Communications[modifier | modifier le code]

Le tunnel sous la Manche, le TGV et l’Eurostar, les liaisons autoroutières A16, A25.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Gravelines
Mer du Nord
Grand-Fort-Philippe Gravelines Loon-Plage
Saint-Folquin Saint-Georges-sur-l'Aa Craywick

Toponymie[modifier | modifier le code]

Mentionnée sous la forme Gravenenga vers 1040, Graveninga en 1097, Grevenigge en 1106, Graveningis en 1127, Gravelenges en 1139, Gravelinghes en 1221 (TWB)[C'est-à-dire ?].

Suffixe germanique -ing souvent attesté dans le Nord[C'est-à-dire ?], généralement précédé par un nom de personne.

Pour Albert Dauzat et Charles Rostaing[1], il s'agit de l'anthroponyme germanique Graoine [?] que l'on trouve dans le Codex principis olim Laureshamensis Abbatiae diplomaticus, c'est-à-dire les annales de l'abbaye de Lorsch en Hesse. Graoine de gar- + win ?

Une autre étymologie relie l'élément Graven- au néerlandais graven, creuser, sans argument convaincant.

Durant la Révolution, la commune porte le nom de Port-d'Aa[2].

En néerlandais, le nom de la commune est Grevelingen[3].

Ses habitants sont appelés les Gravelinois[4].

Histoire de la ville[modifier | modifier le code]

Gravelines, porte des Pays-Bas
La défaite de l'Invincible Armada au large de Gravelines
La siège de Gravelines en 1644
Le chenal de Gravelines

Origine[modifier | modifier le code]

Au temps de la conquête romaine le Pays des Morins, dont Gravelines faisait partie, était envahi par les eaux. L'histoire de la ville ne commence réellement qu'en 800 après l'assèchement du Blootland, où une chapelle dédiée à Saint Willibrord, un évêque d'origine anglo-saxonne, est construite.

Prospérité et misère au Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Vers le milieu du XIIe siècle le comte de Flandre, Thierry d'Alsace, décide de donner à son domaine une porte sur la mer[5]. . Il y établit un port en canalisant les eaux de l'Aa et y fait construire une maison forte qui lui sert de résidence. Créée entre 1159 et 1163, La ville reçoit d’abord le nom de Nieuwpoort que l’on doit traduire par Ville Neuve puis celui de Graveningis, l’une des anciennes appellations de cette contrée, nom qui va progressivement se transformer en Gravelines. Port de pêche aux harengs, port de transit pour le sel, les fruits et le vin, Gravelines acquiert une place de tout premier ordre et une grande prospérité d’autant que les terres environnantes s’assèchent, permettant ainsi le développement de la culture et de l’élevage. Le commerce qu'y entretiennent les marchands de Saint-Omer, permet à la nouvelle ville de devenir un important port sur le littoral.
La ville semble connaître la prospérité grâce au commerce et à la pêche mais elle est très vite confrontée aux tourments de l’Histoire. En effet à de multiples reprises Gravelines se fait ravager pour des raisons politico militaires.

Dès le XIIIe siècle, les activités de la cité déclinent. L'ensablement de l'estuaire de l'Aa rend le port difficile d'accès. La ville peine également à se remettre des raids français effectués à plusieurs reprises par les soldats de Philippe Auguste et de Philippe le bel.
En 2006, lors de la construction de logements sur l’îlot Carnot situé à proximité de la porte orientale de l’enceinte du bas Moyen Âge à l’embouchure de l’Aa, des fouilles ont permis la découverte d'habitats médiéval le long de la rue de Dunkerque[6].

  • En 1213, Philippe-Auguste, Roi de France, ravage la ville pour punir le comte de Flandre de ne pas s’allier à lui contre les Anglais.
  • En 1302, sous Philippe le Bel, Oudard de Maubuisson prend la ville et la saccage à nouveau, de même que les Anglais en 1383 après la prise de Calais (guerre des urbanistes et des clémentins). Elle se relève lentement, un nouveau chenal est creusé au nord-est de la ville.
  • Au XVe siècle, elle fut le théâtre de la réconciliation des maisons d'Orléans et de Bourgogne, où Philippe réconcilié emmène le duc d'Orléans à Saint-Omer, où il lui fit épouser Marie de Clèves, dont il paya la dot.

La porte d'entrée des Pays-Bas[modifier | modifier le code]

Gravelines est une ville frontière située sur le fleuve de l'Aa qui sert de limite entre la Flandre et le Calaisis. Enjeu stratégique, elle est d'abord fortifiée par les ducs de Bourgogne. Au XVIe siècle, l'empereur Charles Quint fait réédifier le château et lance un vaste programme de bastionnement. Son fils Philippe II continue les travaux et fait construire sur la dune le fort qui portait son nom (en ruines au XVIIIe siècle).

À cause de son enjeu et de sa situation géographique, la forteresse de Gravelines fut à de nombreuses reprises attaquée :

  • mai 1213, Philippe Auguste choisit le site de Gravelines pour embarquer son immense armée en vue d'envahir l'Angleterre. Attendant l'arrivée du comte de Flandre, le roi y demeure un mois. Le 22 mai, le prélat du pape débarque à Gravelines et lui annonce qu'Innocent III a condamné l'invasion de l'Angleterre. Le débarquement est annulé, le roi décide de retourner son armée contre la Flandre.
  • Du 24 avril au 17 septembre 1383, Henry Spencer, évêque de Norwich entreprend une expédition en Flandre qui commence et se termine à Gravelines libérée par l'intervention du roi de France Charles VI.
  • Le 13 juillet 1558, le comte d'Egmont gagna, au profit des Espagnols, une grande bataille sur les Français. Après la prise de Calais par le duc de Guise, une offensive française avait été lancée sur la Flandre par le maréchal de Thermes. Le 22 décembre 1565, accord est fait à Gravelines par les commissaires du roi de France et d'Espagne, sur la nouvelle frontière entre les deux pays ; Près de l' écluse d'Oye, le fort construit par les Espagnols doit être démoli (ils s'y engagent) et « les bâtiments et couvertures de nouvel faits sur ladite, et sur le milieu du pont d'ycelle sera remise la barrière. »[7]
  • Le 29 juillet 1588, l'Invincible Armada est attaquée par des brûlots anglais au large de la ville, ce qui oblige les espagnols à se dérouter vers la mer du nord.

Valentin de Pardieu, gouverneur de Gravelines en 1574[8] opte pour le parti espagnol durant la guerre d'independance et doit défendre à plusieurs reprises la cité contre les confédérés, les français et les anglais.

Au XVIIe siècle, la place connaît une série de conflits qui la détruisent. Gaston, frère de Louis XIII assiège et prend la place en 1644. L'archiduc Léopold assiége la citadelle et la prend en 1652. En 1654, les trois-quarts des habitations sont détruites par l'explosion de la poudrière du château. Enfin, attaquée de nouveau en 1658, elle est reprise par le maréchal de La Ferté et le futur maréchal de Vauban[9].

Gravelines, ville française[modifier | modifier le code]

Les fossés, le pont-levis, les murs d'enceinte ouest.

Après le traité des Pyrénées (1659), Gravelines reste à la France mais ses murs perdent de leur valeur du fait du recul de la frontière. La ville demeure une ville de garnison jusqu'au début du XXe siècle.

Au début du XIXe siècle, Le phare est au bout d'une longue perche, et mal-aisément aperçu de loin ; il ne peut aider à conduire que des marins bien informés de l'état de Yestrau : c'est le nom qu'on donne à ces parages ; il induirait plutôt les autres en erreur, et ne serait propre qu'à causer des naufrages, mais (en 1825) « malgré le mauvais état de son port, Gravelines fait un commerce assez considérable avec l'Angleterre. Ce commerce consiste en beurre, en noix, en pommes et surtout en œufs. Des barques et des charrettes arrivent tous les jours chargées de ces objets ; elles viennent de l'intérieur de la France et jusque des environs de Paris ; on en forme la cargaison de bâtiments de trente à quarante tonneaux, qui partent régulièrement toutes les semaines pour Douvres et pour Londres. Les œufs valent quelquefois 70 à 80 fr. le mille. La quantité qu'on en exporte fait croire aux Flamands que les Anglais ne peuvent se passer d'omelettes, et l'on ne manque jamais à Gravelines de leur en servir, quand ils débarquent directement dans ce port, ou qu'ils y passent, soit en allant de Calais à Dunkerque, soit en retournant de Dunkerque à Calais (Le seul département du Nord peut fournir par an 53 à 54 millions d'œufs, dont la majeure partie se consomme dans le pays ; le reste passe en Angleterre) »[10].

Au XIXe siècle, Gravelines voit la ressource halieutique locale se raréfier. « On fait ici la pêche à la morue, au hareng, au maquereau ; mais tous ces poissons, qui se tenaient volontiers jadis sur nos côtes, se rejettent depuis plusieurs années sur la côte d'Angleterre. Nos pêcheurs en souffrent beaucoup. » commente F.J. Grille[11].
Les hameaux extra-muros se développent néanmoins grâce à la pêche en Islande. L'un d'entre eux, Grand-Fort-Philippe est devenue commune autonome en 1884. Un chantier naval y est renommé pour la construction de petits navires ; il « fait venir son bois de la Norvège, en attendant que nos directeurs-généraux des forêts aménagent celles que nous possédons encore, et en fassent planter de nouvelles » précise F.J. Grille en 1825.

Aujourd'hui, Gravelines n'est plus la ville réputée miséreuse qu'elle fut durant une grande partie de son histoire. L'installation de la plus grande centrale nucléaire d'Europe (six réacteurs) sur son territoire a complètement métamorphosé sa physionomie, notamment grâce à la taxe professionnelle versée par EDF.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1904 1919 Urbain Valentin    
1919 1929 Daniel Haemers    
1929 1932 Hector Vendiesse    
1932 1935 Charles Cirot    
1935 1941 Hector Vendiesse    
1942 1944 Charles Auguste Merlen    
1944 1947 Victor Cirot    
1947 1965 Albert Denvers PS Sénateur du Nord de 1946 à 1956[12],
Député du Nord de 1956 à 1986 et de 1988-1993[13],
Conseiller général du Canton de Gravelines de 1937[Depuis quand ?] à 1985,
Président du Conseil général du Nord de 1973 à 1985,
Président fondateur de la Communauté urbaine de Dunkerque de 1968 à 1995.
1965 mars 1977 Marguerite Denvers-Sockeel PS  
mars 1977 juin 1995 Albert Denvers PS
juin 1995 mars 2001 Léon Panier SE  
mars 2001 en cours Bertrand Ringot PS Vice Président du Conseil général du Nord depuis 2014[14],
Conseiller général du Canton de Gravelines depuis 2011,
Vice-président de la Communauté urbaine de Dunkerque depuis 2001.
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Le beffroi

La commune est labellisée France station nautique[15] et a été classée trois fleurs au concours des villes et villages fleuris[16].

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune entretient des relations de jumelage avec[17] :

Il est à noter que la commune est, au 12 janvier 2013, la seule de France à entretenir des relations de coopération avec une ville islandaise.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 11 470 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 800 2 727 2 781 3 570 4 193 4 542 5 357 5 582 5 678
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 819 6 428 6 510 327 7 833 8 416 5 943 5 952 5 907
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6 202 6 284 5 898 5 255 5 448 5 459 5 573 5 189 6 282
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
7 720 8 167 9 039 11 576 12 336 12 430 11 828 11 470 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[18].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Gravelines en 2007 en pourcentage[19].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
1,1 
3,1 
75 à 89 ans
7,8 
9,1 
60 à 74 ans
10,6 
20,6 
45 à 59 ans
20,7 
21,8 
30 à 44 ans
20,1 
21,4 
15 à 29 ans
19,5 
23,8 
0 à 14 ans
20,2 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[20].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le canal de Gravelines, vu de la flaque des espagnols par Georges Seurat, 1890.
  • Musée du dessin et de l'estampe originale[21]
  • La médiathèque
  • La scène Vauban
  • L'école de musique
  • Les bals de carnaval

Sports[modifier | modifier le code]

Le ministère des sports a décompté 103 équipements sportifs sur le territoire de la commune en 2013[22].

  • BCM
  • Sportica : complexe sportif
  • Gravelines US Aviron crée par Decriem Jacques en 1981.

Médias[modifier | modifier le code]

La radio Delta FM est née de la libéralisation des radios FM en 1981 par François Mitterrand et de la volonté de la ville de se doter d’une radio locale. Le projet, confié à l'époque au directeur du centre socioculturel de Petit Fort Philippe[23], se développe dès l’année 1984 avec le concours de salariés et de bénévoles de divers ateliers et activités du centre socioculturel et d'autres associations gravelinoises, tant pour les animateurs de la radio que pour les techniciens. La fréquence d’émission de 100,7 MHz fut attribuée et son premier emplacement fut chemin du Guindal, le long de la ligne de chemin de fer et environné par les champs.

Le choix du type d’antenne et sa construction sont confiés à des membres du club radioamateur F6KTV du centre socioculturel. Deux missions leurs sont confiées :

  1. Exploiter au mieux la puissance autorisée car à l’époque les puissances permises à l’antenne sont faibles,
  2. Maîtriser la couverture d’un territoire minutieusement défini avec la condition de ne pas interférer avec les autres radios locales du littoral, notamment les radios de Dunkerque et de Calais, donc des lobes de rayonnement réduits dans ces deux directions.

D'où le choix fait par les radioamateurs de concevoir une antenne émettrice bidirectionnelle de type « rideau » orientée vers Arras avec couverture latérale réduite[24].

Dénommée Fréquence Delta à sa création, elle fut rebaptisée Delta FM dès 1986. Depuis, elle n'a cessé d'évoluer, de se professionnaliser, d'acquérir des moyens humains, techniques et d'infrastructures et surtout d'être à l'écoute du public afin de concevoir et de proposer les émissions qui en font aujourd'hui l'une des radios locales les plus écoutées de France.

Delta FM est toujours considérée par les Gravelinois comme leur radio locale. Elle a cependant su se restructurer pour se placer à la portée de ses auditeurs qui sont près de quatre-vingt-cinq mille à ce jour (2014). Elle est reçue sur un vaste territoire qui couvre le Dunkerquois, le Calaisis, le Boulonnais et l’Audomarois. Delta FM est devenue une radio de son temps avec une vingtaine de salariés, des antennes locales à Dunkerque, Boulogne et Saint Omer. Delta FM émet toujours sur la bande FM[25], elle dispose d'un site web[26] et diffuse en continu sur le web.

Langue régionale[modifier | modifier le code]

Du fait d'une importante émigration en provenance de l'Artois, Gravelines s'est très tôt habitué à une forme de parler picard spécifique du littoral mais néanmoins parfaitement intercompréhensible avec les autres formes de picard parlées dans le reste du domaine linguistique picard, tandis qu'à quelques kilomètres de là, à Bourbourg, on parlait encore flamand en 1800.

Les habitants de Gravelines, comme d'ailleurs tous les habitants du Nord-Pas-de-Calais, appellent « patois » leur forme de parler picard.

Économie[modifier | modifier le code]

La centrale nucléaire EDF

Au total, ce sont plus de 300 entreprises qui sont implantées sur la commune.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La poudrière abritant l'actuel musée de l'estampe dans l'enceinte de l'arsenal
La porte aux boulles
  • L'enceinte fortifiée fut conçue sous Charles Quint et les rois d'Espagne, qui la dotèrent de bastions d'angle couverts par un système de demi-lunes, de fossés en eau profonde et de contregarde. Elle fut légèrement remaniée par Vauban à la fin du XVIIe siècle.
  • Le château, appelé aujourd'hui l'arsenal, date du XVIe siècle, et a été restauré par Vauban après l'explosion de la poudrière en 1654.
  • L'église Saint Willibrord fut en grande partie détruite par un ouragan sous le Premier Empire (effondrement de la flèche et du clocher). Édifiée en 1598, l'église Saint-Willibrord était de type hallekerque. Aujourd'hui, seule la façade est d'origine, avec un remarquable portail renaissance. À l'intérieur, dans la chapelle du bas-côté droit, on trouvera un retable datant du début XVIIe siècle. Des lambris, un buffet d'orgues orné d'instruments de musique entrelacés et une belle chaire de bois sculpté du XVIIe siècle constituent un ensemble de belle qualité. L’église contient également les tombeaux de Claude Berbier du Metz (gouverneur) et de la famille Du Hamel. Celui de Valentin de Pardieu[27], l'un des plus prestigieux gouverneurs de Gravelines, a été détruit.
La citerne militaire
La caserne Varenne
La gare

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Gravelines (Nord)

Les armes de Gravelines se blasonnent ainsi : D'or au lion de sable lampassé de gueules, à la bordure endentée du même.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Franck Lechenet, Plein Ciel sur Vauban, Éditions Cadré Plein ciel, p. 120-123, (ISBN 978-2-952857017).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, éditions Larousse, 1968.
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Centre de Recherche généalogique Flandre-Artois
  4. Nom des habitants de la commune sur habitants.fr.
  5. Adriaan Verhulst, « Un exemple de la politique économique de Philippe d'Alsace : la fondation de Gravelines (1163) », Cahiers de civilisation médiévale, no 37,‎ Janvier-mars 1967, p. 15-28 (lire en ligne)
  6. rapport d'activité 2006 de l’Inrap page 104
  7. Ephémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier
  8. Collection des mémoires relatifs à l'histoire de France, page50, de Claude Bernard Petitot et Alexandre Petitot
  9. Martin Barros, Nicole Salat et Thierry Sarmant. Vauban - L’intelligence du territoire. Éditions Nicolas Chaudun et Service historique de l'armée, Paris, 2006. Préface de Jean Nouvel. 175 p, ISBN 2-35039-028-4, p. 166
  10. Description du département du Nord Par François Joseph Grille (d'Angers) paris, Ed Sazerac & Duval, 1825-1830 (livre commencé en 1824)
  11. Description du département du Nord Par François Joseph Grille (d'Angers), Paris, Éd. Sazerac & Duval, 1825-1830 (dans les pages consacrées à Gravelines)
  12. http://www.senat.fr/senateur-4eme-republique/denvers_albert0312r4.html
  13. http://www.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche.asp?num_dept=2388
  14. http://www.lepharedunkerquois.fr/actualite/a_la_une/LePhareDunkerquois/2014/09/10/gravelines-bertrand-ringot-nomm-eacute-v.shtml
  15. « France stations nautiques ».
  16. Site officiel des Villes et Villages Fleuris
  17. Jumelages de Gravelines sur l'atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures du ministère des Affaires étrangères, consulté le 12 janvier 2013.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  19. « Évolution et structure de la population à Gravelines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 juillet 2010)
  20. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 juillet 2010)
  21. Page du musée sur le site de la ville
  22. « Recensement des équipements sportifs, espace et sites de pratiques - détail par communes - », sur Site ministériel du recensement des équipements sportifs (consulté le 6 février 2014)
  23. Le centre social est maintenant devenu la maison de quartier de Petit Fort Philippe, l'une des quatre maisons de quartier de l'association Atouts Ville
  24. Tout au plus entendait-on Delta FM à Loon-Plage et à Oye-Plage grâce aux lobes de rayonnement latéraux volontairement réduit par construction de l'antenne alors que, par les lobes de rayonnement principaux, la radio était parfaitement reçue jusque Arras.
  25. sur 100,7 MHz à Dunkerque et Boulogne, 98,9 MHz à Saint Omer
  26. « Delta FM ».
  27. Annales du Comité flamand de France, Page 223, Conservatoire national des arts et métiers (France), 1855
  28. Antoine-Joseph Warmé, Histoire de la ville de Doullens et des localités voisines, 1863, 559 pages, p. 244.