Grand-Fort-Philippe

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Grand-Fort-Philippe
Mairie, construite en 1897, place Joseph Leprêtre.
Mairie, construite en 1897, place Joseph Leprêtre.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Dunkerque
Canton Gravelines
Intercommunalité Communauté urbaine de Dunkerque Grand Littoral
Maire
Mandat
Sony Clinquart
2014-2020
Code postal 59153
Code commune 59272
Démographie
Gentilé Grand-Fort-Philippois
Population
municipale
5 377 hab. (2011)
Densité 1 718 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 59′ 55″ N 2° 06′ 36″ E / 50.9986111111, 2.11 ()50° 59′ 55″ Nord 2° 06′ 36″ Est / 50.9986111111, 2.11 ()  
Altitude Min. 3 m – Max. 10 m
Superficie 3,13 km2
Localisation

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Grand-Fort-Philippe

Grand-Fort-Philippe (Groot-Filipsfort en néerlandais) est une commune française située dans le département du Nord, en région Nord-Pas-de-Calais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Grand-Fort-Philippe dans son canton et son arrondissement

Grand-Fort-Philippe se situe dans le département du Nord à la limite avec le Pas-de-Calais. La commune est située au bord de la mer du Nord et à l'embouchure de l'Aa. Grand-Fort-Philippe est distante de 23 km de Dunkerque et de 20 km de Calais. Les autres villes importantes à proximités sont Saint-Omer36 km) et Boulogne-sur-Mer53 km). Lille est à 93 km et Paris à 311 km.

Communications[modifier | modifier le code]

L'autoroute A16 se trouve à environ 6 km. La gare de Gravelines est située à 3,5 km, la gare TGV la plus proche se trouvant à Dunkerque. La ville est desservie par la ligne A de DK'Bus Marine, le service d'autobus de la Communauté urbaine de Dunkerque (bus toutes les 30 minutes en temps normal).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Grand-Fort-Philippe
Mer du Nord Mer du Nord Mer du Nord
Oye-Plage Grand-Fort-Philippe Gravelines Petit-Fort-Philippe
Saint-Omer-Capelle Saint-Folquin Gravelines

Environnement[modifier | modifier le code]

Vasières de Grand-Fort-Philippe.

La commune est située dans un environnement à hauts enjeux patrimoniaux, avec notamment l'Aa, élément important de la trame bleue et de la trame verte et bleue régionales, son estuaire, ses vasières et la réserve naturelle du Platier d'Oye.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune de Grand-Fort-Philippe doit son nom au fort qui avait été construit au XVIe siècle par les troupes espagnoles. Un hameau de pêcheurs, baptisé simplement "Fort-Philippe" voit par la suite le jour (voir ci-dessous). Le préfixe "Grand" est apparu au XIXe siècle, pour différencier le village du hameau naissant sur l'autre rive du chenal de l'Aa, alentour de la Ville des Smogglers, qui lui prit le nom de "Petit-Fort-Philippe". Toutefois, avant l'indépendance de la commune, d'autres appellations furent utilisées pour différencier les deux hameaux, comme "Fort-Philippe-Sud / Nord" ; "Fort-Philippe-Plage" ...

Histoire[modifier | modifier le code]

Malgré sa jeunesse communale, l'emplacement de cette petite ville a été très vite occupé, dès lors que les terres ont avancé vers la mer. C'est en 1635/38 que les Espagnols creusent un canal allant de Gravelines vers la mer du Nord. Et, à l'emplacement dit de la "Flaque aux Espagnols", ils construisent à l'ouest un ouvrage fortifié en forme de corne et à l'est un petit bastion, pour protéger l'écluse, l'ensemble prenant le nom de "Fort Saint-Philippe". Pendant l'hiver 1638, les Français détruisent l'écluse de la mer et la défense du chenal est abandonnée par les forces militaires. La protection naturelle de la digue contre les hautes marées à l'ouest et l'avancée des dunes permet l'apparition de quelques chaumières agricoles. Le fort Philippe est devenu français le 7 novembre 1659, par la signature du traité des Pyrénées, entre la France et l'Espagne.

En 1740, Louis XV décide de reprendre les travaux de creusement du canal. L'ensablement progressif à l'est provoque le départ de quelques marins pêcheurs "des Huttes", pour s'installer à l'ouest de "l'Habe" (comprendre : havre). C'est ainsi que naissent "les Huttes du Fort- Philippe". Tout au long du XVIIIe siècle, la population croît régulièrement, pour arriver en 1785 à 20 chefs de famille pratiquant la pêche : Agez, Creton, Daubercourt, Dollet (ou Daullé), Dubois, Fournier, Lamour, Lefebvre, Lemaire, Noyel, Plachaux, Potier, Wadoux.

Au début du XIXe siècle, le problème de l'éducation est posé et Marc Finot ouvre une classe qui est officialisée en 1811. Le revenu des terres étant supprimé en 1864, l'école devient payante. Sur une initiative des maîtres de pêche, une collecte est organisée en janvier 1876 pour acquérir une maison permettant l'agrandissement de l'école. C'est aussi, à la suite d'une souscription des Fort-Philippois et grâce à la ténacité du Chanoine Jacques Masselis, que la première pierre de l'église est posée le 1er octobre 1860 et ouverte au culte deux ans plus tard. Les marins en feront don à la ville en 1865. La population se multiplie par 6 en 75 ans malgré deux épidémies de choléra en 1849 et 1866 qui donneront respectivement 59 et 75 décès.

L'autonomie de Grand-Fort-Philippe est réclamée à trois reprises en 1848 et 1862, mais c'est celle du 22 février 1881 qui est acceptée par approbation du conseil municipal de Gravelines, alors dirigé par le maire Demarle-Fétel, et par décret en date du 15 juillet 1883, et mis en application le 1er janvier 1884. Le 27 janvier, le conseil municipal, qui a été élu le 13, se réunit pour l'élection du premier maire de la commune; c'est Charles Eugène Carney qui est désigné, alors que Joseph Leprêtre est élu Adjoint au Maire. Pour ces premiers élus tout est à faire. Les ressources municipales sont les taxes récoltées sur les entrées des marchandises dans le village (octroi), mais le problème le plus grave reste l'insalubrité. En effet, Grand-Fort-Philippe n'a échappé à aucune épidémies de choléra (en 1892 il y a encore 35 décès sur les 80 cas), et il faut attendre 2 à 3 années pour voir l'ouverture de travaux d'assainissement.

C'est à cette époque que l'identité locale de Grand-Fort-Philippe se forge à partir de son patois d'abord, un patois d'origine picarde matiné de termes maritimes, qui permet de se différencier des gens "del ville" (de Gravelines, ville flamande) mais aussi de ses coutumes et de ses pratiques alimentaires tournées vers la conservation du poisson.

Pour pallier l'effectif grandissant de l'école publique, l'abbé Haan, Curé de la paroisse, convainc quelques personnes charitables d'acheter l'ancienne salle de bal pour en faire deux salles de classes. En septembre 1889, l'école St Paul ouvre ses portes avec à sa direction les Sœurs de Saint Paul de Chartres. Toutes les municipalités qui vont se succéder pendant la première moitié du XXe siècle auront comme objectifs de développer la production de pêche, l'éducation des jeunes Philippois et l'assainissement des rues. Malgré les différents malheurs qui s'abattent sur ce bourg : 1888 et 1895 années noires pour les pêcheurs, la Grande Guerre qui fait 138 soldats morts pour la France et la crise des années 1930 qui élimine l'activité maritime des Islandais. Durant la seconde guerre mondiale, la ville est prise par les Allemands, après une journée de résistance au lieu-dit "Le Cochon Noir". Grand-Fort-Philippe est libérée le 7 septembre 1944 par les troupes canadiennes. Les gens du Grand-Fort ont toujours fait face avec courage et solidarité à toutes ces tourmentes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Politique locale[modifier | modifier le code]

Conseil municipal actuel (renouvelé en mars 2014)

Conseil municipal de Grand-Fort-Philippe (mandature 2014-2020)[1].
Liste Tendance Président Effectif Statut
« Vivrensemble » DVG Sony Clinquart 21 Majorité
« Grand Fort autrement » DVG Joël Demazieres 6 Opposition
« Un nouveau cap pour Grand-Fort-Philippe » DVG Jean-François Vitse 2 Opposition


Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1884 1892 Charles-Eugène Carney    
1892 1894 Léon Corne (démissionnaire)    
1894 1900 Joseph Leprêtre    
1900 1908 Jules Merlin-Muchery    
1908 1917 Jules Merlin-Lavallée (décédé)    
1917 1925 Eugène Dumon    
1925 1935 Mary-Léon Marchal    
1935 1941 Jules Talleux (démis par l'Occupant)    
1941 1944 Jules Merlen    
1944 1959 Henri Bodot    
1959 1965 Henri Hayotte    
1965 1983 Pierre Pleuvret    
1983 2008 Yves Leprêtre PS  
2008 2014 Joël Demazières DVG  
2014 en cours Sony Clinquart DVG Vice-président de la Communauté urbaine de Dunkerque[2]
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 377 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1886. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931
2 641 2 842 3 029 3 259 3 502 3 550 3 387 3 535 3 688
1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999
3 730 3 792 4 140 4 662 4 712 5 880 6 611 6 477 6 078
2006 2011 - - - - - - -
5 582 5 377 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Grand-Fort-Philippe en 2007 en pourcentage[5].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
0,5 
3,3 
75 à 89 ans
7,6 
12,2 
60 à 74 ans
14,7 
24,5 
45 à 59 ans
23,0 
20,4 
30 à 44 ans
17,9 
21,4 
15 à 29 ans
19,4 
18,2 
0 à 14 ans
16,9 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[6].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Il y a à Grand-Fort-Philippe:

  • 2 écoles maternelles publiques;
  • 1 école primaire publique (Georges Manier)
  • 1 collège (Jean Monnet)
  • 1 école maternelle et primaire privée (Saint-Paul), affiliée au réseau Janssoone

Sports[modifier | modifier le code]

Le ministère des sports a décompté 17 équipements sportifs sur le territoire de la commune en 2013[7].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le calvaire des marins
La maison du sauvetage
  • Église Notre-Dame de Grâce, construite en 1860
  • Maison du sauvetage, construite en 1937
  • Musée de la mer
  • Le calvaire des marins, une plaque commémorative y est apposée, voici le texte de celle-ci : « Le 7 septembre 1947 son Eminence Le Cardinal Liénart Évêque de Lille a inauguré et béni solennellement ce Calvaire des Marins et cette Grotte de N.D. de LOURDES érigés par souscription publique par la piété des habitants de Grand-Fort-Philippe en souvenir de leurs morts et en reconnaissance de la protection de leur patronne Notre Dame de Grâce durant la guerre 1939-1944. Passants respectez ce monument. Ne le dégradez pas. Architectes M.M. Delcourt Bruyant Entrepreneurs M.M. A Cuisiniers Fils».

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre Wadoux : Fils de Joseph Wadoux, islandais, et de Eugénie-Marie Gaffet, né en 1925. Ancien Officier de la marine marchande, ancien inspecteur de la marine et écrivain, auteur du Guide Vagnon de la mer destiné aux plaisanciers désirant passer le "permis mer" mais aussi d'ouvrages dont " Sur les bords de l'Aa" écrit en français (sur la page de gauche) et en patois de Grand-Fort-Philippe (sur la page de droite) et qui constitue, à l'heure actuelle, le seul livre en patois (picard) de Grand-Fort actuellement publié.

Il a écrit également "Sur la côte du Nord" (édition Self-édit Lorient 1997), "Du moussaillon au commandant" (Self-edit, Lorient et éditions du plaisancier, 1997), "Avant d'être matelot" (Self-edit, Lorient, 1998)

  • Auguste Finot, dit Gut Finot (1920-2013): Ancien résistant, Auguste Finot est principalement connu pour ses chansons en patois local, variante du picard.

Il raconte divers événements qui font la particularité de Grand-Fort-Philippe, tels que :.

  • Un Pont : l'histoire d'un pont qui devait être construit en Grand-Fort et Petit-Fort-Philippe et qui finalement n'a jamais vu le jour
  • Les Surnoms : Toute famille originaire de Grand-Fort a un surnom... Il s'agit dans cette chanson de l'histoire d'un nouveau facteur qui arrive dans la ville et qui n'arrive pas à reconnaître les personnes à cause des surnoms.

Traditions locales[modifier | modifier le code]

  • Le carnaval, qui a lieu le jour du Mardi Gras, est dans le cadre du Carnaval de Dunkerque. Il est basé sur les mêmes principes, à l'exception près qu'à la fin de la bande, on ne jette pas de harengs, mais on brûle un géant confectionné par la municipalité. Autour de cette date, plusieurs bals sont organisés à la salle des fêtes.
  • Comme beaucoup de villes et villages du Nord de la France, Grand-Fort-Philippe possède ses géants: La Matelote (1995), Fiu (2003), Gut (2009), Soeur (2013) et Bergur le Géant musicien de l'Harmonie Sainte-Cécile.

La première représente une femme de pêcheur du siècle dernier, en costume traditionnel. Elle a "épousé" l'Islandais, de Gravelines, en 2000. Ils ont quatre enfants: Fiu (matelot), Nette (vérotière), Gut (marin à Seafrance) et Soeur (plaisancière). Bergur est le neveu Islandais de la Matelote, fils du frère décédé en mer il y a très longtemps. Musicien de formation, il intègre l'harmonie fin 2013. Les géants de Grand-Fort-Philippe sortent traditionnellement dans la commune le premier dimanche d'avril.

  • La célébration du 15 août est un des évènements majeurs à Grand-Fort-Philippe. À l'issue de la messe, une procession part en direction du calvaire des marins, où le curé prononce sa bénédiction, devant une foule immense massée sur les deux rives du chenal. Les bateaux pavoisés sortent du port avec en tête la vedette de sauvetage de la SNSM, "La Philippoise", pour jeter à la mer une gerbe de fleurs, en mémoire de tous les marins disparus. L'église et les maisons sont pour l'occasion parées d'attributs maritimes (filets de pêche,...) et religieux (représentations de la Sainte-Vierge,...).
  • La ducasse est également une fête traditionnelle du Nord de la France. A Grand-Fort-Philippe, elle a lieu la dernière semaine d'août (du samedi au mercredi, avec possibilité de raccroc jusqu'au dimanche), et symbolise le retour des pêcheurs à Islande.
  • Aux alentours du 10 novembre est célébrée la fête séculaire de la Saint-Martin. Les enfants défilent dans les rues, munis de lanternes, à la recherche de l'âne de Saint-Martin. Un concours de betteraves sculptées est organisé.

Spécialité culinaire[modifier | modifier le code]

Grand-Fort-Philippe est célèbre pour son "cululutte", grosse brioche truffée de raisins, à boire avec du rhum. Il doit son nom à Ernest Clercq, surnommé "Lulutte", ouvrier-boulanger qui l'inventa vers 1900.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Grand-Fort-Philippe (59) Nord-France.svg

Les armes de Grand-Fort-Philippe se blasonnent ainsi : D'or au lion de sable, à la bordure de gueules, orné d'une ancre de sable, la trabe et le stangue du même et la gumène d'argent.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Somers, Les Encerclés de Grand-Fort-Philippe, Mai-Juin 1940. Sous-titré : 1940 Bataille de Gravelines " Au Cochon Noir", Terre d'Enfer, Grand-Fort-Philippe (Nord) du 23 Mai au 7 juin, 1943. (épuisé)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]