Steenvoorde

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Steenvoorde
La mairie place Jean-Marie Ryckewaert
La mairie place Jean-Marie Ryckewaert
Blason de Steenvoorde
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Dunkerque
Canton Steenvoorde
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de Flandre intérieure
Maire
Mandat
Jean-Pierre Bataille
2014-2020
Code postal 59114
Code commune 59580
Démographie
Gentilé Steenvoordois, Steenvoordoises
Population
municipale
4 071 hab. (2011)
Densité 137 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 48′ 40″ N 2° 34′ 53″ E / 50.811199, 2.58129 ()50° 48′ 40″ Nord 2° 34′ 53″ Est / 50.811199, 2.58129 ()  
Altitude Min. 8 m – Max. 67 m
Superficie 29,82 km2
Localisation

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Steenvoorde est une commune de Flandre française, située dans le département du Nord (59) en région Nord-Pas-de-Calais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La ville est située en Flandre française, au cœur des Monts des Flandres, dans l'Houtland (Pays au bois), à 32 km de Dunkerque, 43 km de Lille sur l'axe autoroutier A 25 sortie sortie 13, 38 km au nord de Béthune, 25 km à l'ouest d'Ypres, 12 km de Poperinge et 33 km de Bray-Dunes par la route départemental 947. Bray-Dunes qui est la commune la plus septentrionale de la France.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Les hameaux : Callicanes, le Saint-Laurent, le Ryveld.
  • Les lieux-dits : les Ciseaux, la Haute Roome, la Queue de Vache, le Saint Éloi, la Warande.

Climat[modifier | modifier le code]

Steenvoorde a un climat de type océanique de transition : l'influence océanique se traduit par des hivers doux avec des jours de brouillard fréquents, des étés relativement frais. Les vents sont de dominante sud-ouest, les pluies sont fréquentes en toute saison.

Relevés météo de Dunkerque[1]
Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures minimales moyennes (°C) 2,2 2,2 3,8 6,0 9,1 12,1 14,3 14,6 12,8 9,7 5,7 3,3 8,0
Températures moyennes (°C) 4,3 4,4 6,4 8,6 12,0 14,8 17 17,4 15,7 12,5 8,0 5,4 10,5
Températures maximales moyennes (°C) 8,4 9,0 10,4 12,0 16,1 18,6 20,9 21,3 19,6 16,0 11,4 8,9 13,6
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 57.4 42.1 52.1 47.6 46.3 52.4 53.3 48.1 61.6 72.6 81.5 60.6 675.7

Axes de communications[modifier | modifier le code]

Bien qu'ayant possédé une gare et son célèbre petit train des Flandres de 1891 à 1957 aujourd'hui, les gares ferroviaires les plus proches de Steenvoorde sont :

  • Poperinge, première gare belge de la ligne 69[2] (SNCB) reliant les villes d'Ypres, Courtrai.
  • Hazebrouck avec de nombreuses liaisons quotidiennes en TER vers Arras, Dunkerque, Lille et Paris entre autres par le TGV nord-européen.

La commune est desservie par quatre lignes d'autobus du réseau Arc-en-ciel [3]

  • Steenvoorde, Dunkerque, Coudekerque-Branche  < Ligne 101  >  Coudekerque-Branche, Dunkerque, Steenvoorde
  • Hazebrouck, Steenvoorde, Houtkerque   < Ligne 201  >   Houtkerque, Steenvoorde, Hazebrouck
  • Hazebrouck, Boeschepe  < Ligne 206  >  Boeschepe, Hazebrouck
  • Winnezeele, Armentières   < Ligne 208  >  Armentières, Winnezeele

Les aéroports les plus proches sont ceux de : Merville (19 km), Lesquin (44,3 km) et Marck (46,6 km).

La ville est aussi accessible avec l'autoroute A25 (sortie 13 : Steenvoorde | Cassel | Poperinge).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Situation du canton et de la commune dans l'arrondissement

Hydrologie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par trois ruisseaux :

  • l'Ey Becque, en néerlandais Heidebeek ou « ruisseau de la bruyère » ;
  • Moe Becque ;
  • la Rommel Becque sur laquelle il y a dû y avoir un passage identique à l'Ey Becque, mais cette fois on aura disposé dans l'eau des troncs de chêne, d'où Boomvoorde (boom, arbre et voorde, gué). On retrouve le nom dans Beauvoorde, le bois de Beauvoorde.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Steenworde en flamand[4].
Steenvoorde vient du néerlandais steen qui signifie « pierre » et voorde qui veut dire le « gué ». Apparu en 1093, ce nom rappelle qu'à cet endroit, déjà lieu de passage, la voie romaine qui reliait Boulogne-sur-Mer, Thérouanne, Cassel, Wervicq, puis Bavay, Reims ou Cologne traversait la rivière Ey Becque par un gué empierré.

  • Les autres graphies de Steenvoorde ont été : Stainfort, Estamfort, Estainfort (1251), Steinforth (1115), Steemsfords, Steenwort, Steenwoorde.
Le ruisseau de la bruyère rue de Watou

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Steenvoorde (59) Nord-France.svg

Les armes de Steenvoorde se blasonnent ainsi : Parti,au 1 fascé d'or et d'azur, de huit pièces et trois annelets de gueule brochant sur les 2 premières fasces en chef; au second, écartelé, en 1 et 4 d'or à 4 pals de gueule à la bordure engrelée d'azur, aux 2 et 3 burelé d'argent et d'azur de dix pièces au lion de gueule, lampassé et couronné à la queue fourché en sautoir ".[5]

L'ancien blason de Steenvoorde et de la Maison de la Viefville, est « Fascé d'or et d'azur de huit pièces, et de trois annelets de gueules brochant sur les deux premières fasces en chef ». ces armoiries sont également celles de Wulverdinghe et Westrehem

blason

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le blason de la vierschaere royale de Steenvoorde : « Sur fond d'or, un Lion de sable lampassé et armé de gueules »[6].
Comté de Flandre
  • Le village était réputé pour la confection d'une variété de drap appelé esteinfort.

XIIe siècle

  • Les premiers maîtres du village
    • 1105 : Est signalé comme premier Seigneur Frumold de Steinfort[7].
    • 1123 : Une charte fait mention de Widon de Steinfort.
    • 1126 : Guy le Châtelain de Cassel puis Guido et Eustache de Steinfort[7].
  • 1141: Eustache se distingua sous la bannière de Thierry d'Alsace; Guido participa à l'assassinat de Charles le Bon.

XIIIe siècle

XIVe siècle

Tour de l'église Saint-Pierre (Steenvoorde).jpg

XVe siècle

  • 1404: Mathieu de Licques fonde le couvent et hôpital de Notre-Dame des sept-fontaines.
  • 1434: La ville passe, par voie d'alliance, aux de Wazières[7].
  • 1456: Par voie d'acquisition, la ville passe aux de Briarde[7].
  • 1470: Jean de Briarde vend la seigneurie avec la franchise du marché à Antoine Hanneron, prévôt de l'église Saint-Donat à Bruges. Celui-ci en fait don à sa nièce Gillette Hanneron, épouse de Simon de la Bricque. Georges de la Bricque, issu de leur union, leur succède. À sa mort, celui-ci laisse un fils mineur, Jean, qu'il avait eu de Jeanne Picavet. Jean de la Bricque eut quatre

enfants, un fils Guillaume, et trois filles, Jeanne, Philippote et Barbelle. Guillaume de la Bricque meurt sans postérité. Stenwoorde échoit alors à sa sœur Jeanne, épouse de Ferry d'Averé (ou Haverreht). Le fils et successeur de ces derniers, Jean d'Averé meurt sans postérité. L'héritière par droit féodal est Philippote de la Bricque, sa tante, épouse de Pierre de Bailleul, seigneur d'Eecke. Hector de Bailleul, fils aîné de Pierre et Philippote de la Bricque, devient seigneur après eux. Il a eu plusieurs enfants[7].

Les armoiries sont celles d'Eustache-Pantaléon de la Viefville, seigneur de Steenvoorde, Hoflande, Pamele, Ochtefeele, Appes, Heutrem, Semerval, Villiers-Sire-Simon, en 1614 (à gauche) et de dame Claudine de Mérode de Frentzen et Morialmé, son épouse (à droite), chanoinesse de Mons, fille de Philippe, Baron de Mérode et du Saint-Empire, Comte de Middelbour, Vicomte d'Ypres[11],[12]

Époque moderne[modifier | modifier le code]

  • 1518 : création de la chambre de rhétorique qui avait pour devise Ontsluyter van vreugde (« Dispenseurs de plaisirs »)[13]
  • 1553 : Le village est détruit par Charles Quint
  • 1566 : Le 10 août le prieuré des carmes déchaussés de Saint-Laurent est mis à sac par les gueux, sous la conduite du prédicant Jacques de Buyser. C'est le début de la crise iconoclaste qui va se répandre telle une traînée de poudre à travers l'ensemble des Pays-Bas du Sud
    • 15 août, les vitraux, tableaux et statuts de l'église du village sont détruits par les gueux des bois.
  • 1583 : Bataille de Steenvoorde entre le duc de Parme et le duc d'Alençon. Les troupes du Maréchal de Biron subiront de lourdes pertes, 3 000 hommes et 30 drapeaux.
  • 1593 : L'aîné et hoir féodal, Jacques de Bailleul, avec consentement de ses frères et sœur, vend la seigneurie à Eustache de la Viefville. Entrée dans cette nouvelle famille, elle y reste jusqu'en 1789. Eustache Pantaléon de la Viefville, fils aîné d'Eustache lui succède : c'est lui qui fait restaurer à grands frais le château seigneurial du bourg[7].

XVIIe siècle

XVIIIe siècle

  • 1711 : La seigneurie de Steenvoorde est érigée en marquisat par Louis XIV par lettres patentes en faveur du Baron François Joseph Germain de la Viefville, alors capitaine des Gardes wallonnes en Espagne, avec union des Terres d'Oudenhove et d'Ochtezeele[14].
  • 1750 : Le filage et la confection de dentelle occupent des centaines de personnes dans la région de Cassel, Steenvoorde, Hazebrouck. Sous le règne de Louis XVI, le coton et les « mécaniques » font leur apparition et rivalisent avec le rouet et le métier à tisser traditionnel.
  • 1763 : Mariage du baron Louis-Auguste de la Viefville avec Marie Antoinette Eugénie de Béthune.
  • 1774 : Louis XVI supprime le tribunal royal (vierschaere) qui siégeait dans les locaux de la Noble Cour de Cassel[15].
    • La vierschaere avait neuf échevins : trois pour Steenvoorde, à raison d'un échevin par section, Bynckouck ou Rievelthouck, Eckebeekehouck, et Haringhouck ; deux pour Godewaersvelde ; deux pour Boeschèpe ; un pour l'extension Eecke - Hillewaels-Cappel ; enfin, un pour Winnezeele[7].
  • 1779 : Six cent quatre-vingts hectares du village de Watou (B) sont rattachés à Steenvoorde[7].
  • 1793 : Les troupes du chef de brigade Osten cantonnent dans le village.
  • 1794 : Le marquis Louis-Auguste de la Viefville, dernier maître de Steenvoorde, à cause d'un perroquet qui criait « Vive le Roi » est guillotiné le 4 Floréal de l'an II (23 avril 1794) à Arras, à 71 ans, en même temps que sa fille Isabelle Claire Françoise Eugénie et sa servante Marguerite Farcinaux.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

9.2inchHowitzerOverhaulSteenvoordeOctober1917.jpeg
Houblonnière en fête (Steenvoorde).jpg

XXe siècle

XXIe siècle

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 071 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 030 3 474 3 620 3 629 4 022 4 023 3 863 3 982 3 966
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 930 3 993 3 988 4 002 4 018 4 219 4 368 4 410 4 476
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 270 4 229 4 121 3 924 3 742 3 632 3 681 3 629 3 578
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
3 663 3 761 3 879 4 021 4 010 4 024 3 964 4 071 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2004[23].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Steenvoorde en 2007 en pourcentage[24].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
1,3 
6,5 
75 à 89 ans
11,4 
12,4 
60 à 74 ans
15,7 
21,9 
45 à 59 ans
21,6 
20,5 
30 à 44 ans
17,4 
18,2 
15 à 29 ans
16,4 
20,0 
0 à 14 ans
16,1 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[25].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la quatorzième circonscription du Nord jusqu'aux élections législatives de 2012, mais le redécoupage des circonscriptions législatives françaises (2010) a entrainé son passage dans la quinzième circonscription du Nord qui a pour député Jean-Pierre Allossery. Le conseiller général du canton est Jean-Marc Gosset.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1848   Joseph Beck 17 mars 1807 - † 1880)   Conseiller général du Canton de Steenvoorde
    Louis Auguste François Dufour   Brasseur
    Alphonse Outters 13 juin 1849 - † nc) Républicain modéré Notaire, Conseiller général du Canton de Steenvoorde,
Député de la Quatorzième circonscription du Nord
    Joseph Parmentier 1865 - † 1941)   Brasseur
    Félix Delobeau 1891 - † 1954)   Négociant en houblon
    René Lalau 1891 - † 1963)   Agriculteur
1959 1965 Jean-Marie Ryckewaert 20 octobre 1900 - † 5 janvier 1965)   Médecin, décédé en cours de mandat
1965 1999 Jean-Paul Bataille 18 août 1929 - † 16 octobre 1999) Républicains indépendants Pharmacien, Conseiller général
du Canton de Steenvoorde, Sénateur
24 octobre 1999 en cours Jean-Pierre Bataille 24 octobre 1963) Carté UMP depuis 2004[26] Pharmacien, Conseiller régional,
député suppléant de la Quatorzième circonscription du Nord
Les données manquantes sont à compléter.


Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de cinq structures intercommunales :

Résultats politiques[modifier | modifier le code]

Services Publics[modifier | modifier le code]

La commune dispose sur son territoire d'une caserne de gendarmerie, d'un centre de secours et d'incendie, d'un bureau de poste, d'une agence du Trésor public et d'une brigade de CRS pour la sécurité autoroutière. Autoroute F.svg

Vie économique[modifier | modifier le code]

Édifiée au bord de la voie romaine qui part de Thérouanne vers la Belgique, Steenvoorde a de tous temps été le lieu d'implantation d'un marché actif. Dès 1320, les écrits font état de ce marché dont l'existence est même probablement antérieure à cette date. Il se tenait le samedi et les produits qui y étaient vendus prenaient la direction d'Ypres, de Lille et de Douai. Un certain samedi du XVIIe siècle on vendit jusqu'à 250 bœufs et 1 000 moutons.

  • Aujourd'hui encore, même si les marchés n'ont plus l'ampleur qu'ils atteignaient il y a quelques siècles, la vocation du village est essentiellement agricole (houblon, lin, vergers, céréales, pommes de terre, betterave) et, pour une large part, agro-alimentaire. Une cinquantaine d'exploitations agricoles se maintiennent encore autour de la commune.

Entre 1988 et 2000, 38 exploitations agricoles ont disparu, leur nombre passant de 106 (dont 80 exploitations professionnelles) à 68 (dont 53 exploitations professionnelles)[27].

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

Comptes 2006[28]
Chiffres clés En milliers d'Euros En Euros/habitant
Total des produits de fonctionnement
3 556
861
Total des charges de fonctionnement
2 809
681
Résultat comptable de fonctionnement
747
181
Total des ressources d'investissement
1 316
319
Total des emplois d'investissement
2 434
590
Capacité de financement des investissements
1 118
271
Capacité d'autofinancement
832
202
Fonds de roulement
229
55
Endettement (encours au 31/12)
2 579
625
Annuité de la dette
390
94
Éléments de fiscalité En milliers d'Euros En Euros/habitant
Potentiel fiscal (population = 4 175 hab.)
3 613
865
Produits : foncier bâti
356
86
Produits : foncier non bâti
80
19
Produits : taxe d'habitation
245
59
Produits : taxe professionnelle
1 416
343
L'usine Blédina (ex Laiterie Steenvoorde (Stenval)).

Entreprises[modifier | modifier le code]

  • Plus de cent trente entreprises sont implantées sur le territoire communal, en voici les principales:
    • Blédina (groupe agroalimentaire Danone)
    • Frigo A25 (groupe ConHexa)
    • Textiles des Dunes (filature en viscose et fibranne)
    • Nord'Imprim
    • Société Bio Rad : La société est basée à Hercules dans l'État de Californie. Bio Rad développe et commercialise des tests et des systèmes de diagnostics destinés aux laboratoires d’analyses médicales, aux centres de transfusion sanguine et aux laboratoires de contrôle industriel. n°1 des systèmes de gestion du contrôle qualité pour les laboratoires de biologie médicale, le groupe est leader dans le dépistage du sida, des hépatites et des maladies auto-immunes. Au 9e rang mondial dans le diagnostic « in vitro », fort de 4 000 collaborateurs présents dans 150 pays.

La ville de Steenvoorde compte une population active totale de 1 752 individus[29] sur les 26 456 813 que compte la moyenne nationale. Le taux d'activité entre 20 et 59 ans est de 82 % ce qui est légèrement inférieur à la moyenne nationale qui est quant à elle de 82,2 %. Le nombre de chômeurs steenvoordois est de 189 sur les 3 401 611 de chômeurs que compte le pays. Le taux de chômage est passé de 10,08 % (1999) à 9,08 % (2006). Steenvoorde compte 43,5 % d'actifs au sein de sa population ainsi que 20,5 % de retraités, 23,6 % de jeunes scolarisés et 12,3 % d'autres personnes sans activité.

Répartition des emplois par domaine d'activité

  Agriculteurs Artisans, commerçants, chefs d'entreprise Cadres, professions intellectuelles Professions intermédiaires Employés Ouvriers
Steenvoorde 3,1 % 4,7 % 6,7 % 21 % 22,6 % 42 %
Moyenne Nationale 2,4 % 6,4 % 12,1 % 22,1 % 29,9 % 27,1 %
Sources des données : INSEE[30]

Zone Pierre Mijic[modifier | modifier le code]

La société Transloko créée par Pierre Mijic en 1980. En 1983, elle est l'une des premières entreprises à s'installer dans la zone d'activités économique Pierre Mijic, qui fut inauguré le 18 décembre 1991 par Jacques Legendre.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le collège Antoine de Saint-Exupéry

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Ancien presbytère au XVIIe siècle, puis estaminet au XIXe siècle et bonneterie au XXe siècle.

Santé[modifier | modifier le code]

Les centres hospitaliers les plus proches se trouvent à Hazebrouck et Bailleul.

L'église Saint-Pierre
Le Drievenmeulen

Patrimoine[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Pierre, haute de 92 m, l'église mesure 40 m sur 32, elle est divisée en trois nefs qui sont coupées dans toute leur largeur par un transept aboutissant de part et d'autre à une chapelle latérale. L'autel majeur est dédié à saint Pierre, patron de la paroisse. Il est éclairé par trois vitraux représentant des épisodes de la vie de saint Pierre.
    • La cuvette en marbre noir des fonts baptismaux date de 1658, on peut y lire l'inscription suivante : DIT SPAS VA IS GEGEVE DOOR IOSYNE TOP VIA IAN VAN DAELE OVERLEEDEN 9 BRE 1658 BIDT VOOR DE SIELE L BACQ FECIT INSUL[34].

L'ancien presbytère (1664) fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis 1943.

Le monument aux morts, square du Souvenir français

Le Noordmeulen, « moulin du nord », (1576), en bois sur pivot, fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis 1977[35]. L'année de construction du Noordmeulen reste incertaine. Lors de la dernière restauration, la date de 1576 est trouvée sur une poutre. La commune en devient propriétaire en 1975. La restauration est entreprise en janvier 1978 pour s'achever en 1983[36]. Le Drievenmeulen, « moulin à vent », en bois sur pivot (1776), fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis 1977[37]. Moulin arrivé à Steenvoorde en (1901) en provenance de Somain. En novembre 1940 suite à une tempête les ailes et la tête du moulin sont endommagés. La tête est alors remplacée par celle du moulin de Ledringhem brûlé durant la Seconde Guerre mondiale.

Monument[modifier | modifier le code]

Créé en 1913, le monument aux morts représente un moblot (surnom donné aux gardes mobiles) de la guerre de 1870, ce qui est une particularité dans la région. Rénové en 1999, la stèle est gravée de deux cent vingt deux noms de victimes de guerres[38].

Vestiges[modifier | modifier le code]

La dalle des pestiférés marque l'emplacement d'un ancien cimetière (ruelle de la brasserie)
L'espace culturel Jean-Paul-Bataille rue Carnot, ancienne école municipale construite en 1895, entièrement restaurée et inaugurée en 2005 par Jean-Paul Delevoye.
  • Motte féodale de Hofhelot au lieu dit Oudenhove (inscrit monument historique en 1979)[39] dont il reste une ferme (où fut arrêté à la révolution française le marquis Louis-Auguste de la Viefville) et les douves face au bois de Beauvoorde, le long de la départemental 948 (Steenvoorde-Poperinge).
  • Pierre des pestiférés
  • Entrée de l'ancien château

Espace culturel[modifier | modifier le code]

Jeux traditionnels[modifier | modifier le code]

  • Boule flamande, pratiquée sur des pistes cintrées en terre battue, la commune dispose de plusieurs bourloires intérieurs et extérieurs.
  • Tir à l'arc à la perche verticale; ce tir est aussi appelé tir au papegai. Le jeu consiste à viser différentes cibles appelées oiseaux placées sur un mât de 30 mètres de haut. Les premières cibles se trouvent à 28 mètres du sol.

Papegai, qui signifie oiseau, est une déformation flamande de perroquet.

Fêtes communales[modifier | modifier le code]

  • Foire agricole (appeler aussi Mei-Feest depuis 1988), fête organisée par le Comice agricole depuis 1891 a lieu le 3e week-end du mois de mai.
  • Ducasse le dimanche qui suit le 14 juillet.
  • Fête du houblon 1er week-end d'octobre

Vie associative[modifier | modifier le code]

Campagne Steenvoordoise

Une centaine d'associations, clubs ou sociétés participent à la vie de la cité, notamment la Société des archers de Saint-Sébastien, société Philharmonique, association Colombophilie le messager de la frontière, ainsi que plusieurs clubs de sports (tennis, moto, judo,...)

Folklore et carnaval[modifier | modifier le code]

Les géants Steenvoordois sont au nombre six et peuvent être admirés tous les ans au carnaval d'été le dernier week-end d'avril et dans de nombreuses autres festivités régionales.

La géante « la Belle Hélène »
  • La Belle Hélène[40] trouve son nom dans une chanson de geste du XIVe siècle, qui raconte les péripéties amoureuses de la belle. Cette géante a vu le jour à la mi-carême en 1853. Après les Gayants de Douai, les Reuzes de Dunkerque et Cassel, Gargantua de Bailleul la Belle Hélène est l'une des plus anciennes géantes de carnaval en Flandre. Elle sort avec plus ou moins de régularité jusqu'en 1910. Recréée en 1980, elle nous rappelle alors le souvenir d'une jeune et séduisante Flamande marchande de fleurs sur les marchés du canton. En 2005 la Belle Hélène est entièrement reconstruite en osier. Propriété de l'association des porteurs « les amis de Gambrinus » la géante remporte à plusieurs reprises le premier prix de danse au festival des géants portés de Lille.
Ronde de géants portés 2006

Festival[modifier | modifier le code]

  • La ronde européenne de géants portés, créée en 1989[42], est organisée par les amis de Fromulus[43]
  • Street art festival, créé par une association locale en 1999 sous le nom de fête du roller skate, a lieu le 3e week-end de juillet et se termine par un concert.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Il existe plus de vingt-cinq chapelles sur le territoire communal ; en voici quelques-unes :
Notre-Dame de la Consolation, Sainte Rita, Notre-Dame de l'Espérance

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

La commune a été récompensée par une fleur au palmarès 2008 du concours des villes et villages fleuris[44]

Chemins de randonnée[modifier | modifier le code]

Route nationale 348 (Steenvoorde).jpg

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Relevés météo Dunkerque (1961-1990)
  2. Les relations ferroviaires avec la Belgique
  3. Réseau arc-en-ciel
  4. Centre de Recherche généalogique Flandre-Artois
  5. site officiel de steenvoorde
  6. Annales du comité flamand
  7. a, b, c, d, e, f, g, h et i Annales du Comité flamand de France 1932
  8. 1213 la bataille de Bouvines
  9. Chronologie bataille de Bouvines 1214
  10. a et b Ghezibde Flandres Ardennes
  11. Nobiliaire des Pays-Bas, et du comté de Bourgogne de De Vegiano - 1779 - 810 pages
  12. La Belgique héraldique De Charles Emmanuel Joseph Poplimont
  13. Chambres de rhetorique en Flandre
  14. Nobiliaire des Pays-Bas, et du comté de Bourgogne
  15. Hôtel de Noble Cour de Cassel…par Philippe Simon
  16. Bataille Hondschoote
  17. Infos sur Watou
  18. Historique de la Société Philharmonique Steenvoorde
  19. Du morcellement communal de 1789 à l'émiettement intercommunal et…De Maud Bazoche
  20. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la brasserie malterie
  21. Inondations de 1993 & 2005
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  24. « Évolution et structure de la population à Steenvoorde en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  25. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  26. Référence politique
  27. Source : AGRESTE, recensements agricoles 1988 et 2000
  28. Ministère de l'économie, des finances et de l'industrie
  29. Données générales sur Steenvoorde par l'INSEE reprises sur linternaute
  30. Données démographiques d'après l'INSEE compulsées par linternaute
  31. Tennis club Steenvoordois
  32. Judo club de Steenvoorde
  33. EHPAD du canton de Steenvoorde
  34. Ministère de la culture - Notice sur la cuvette des fonts baptismaux
  35. « Notice no PA00107830 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  36. Association régionale des amis des moulins du Nord-Pas-de-Calais
  37. « Notice no PA00107831 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  38. Relevé effectué par Thierry Delbarre en 2002
  39. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la motte féodale
  40. Les amis de Gambrinus - géant belle Hélène
  41. Legende du géant des amis de Fromulus
  42. Ronde européenne de géants portés
  43. Les amis de Fromulus entrepreneurs de spectacles
  44. Source : Villes et Villages Fleuris
  45. « La ronde des moulins », à pied dans le Nord.
  46. « Vers le Ryveld », à pied dans le Nord.