Séquelle de guerre

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Francisco de Goya, Desastre de la Guerra
Pourcentage de morts (masculins) par guerre, pour différentes sociétés humaines. Le graphique compare des tribus amazoniennes et de Nouvelle-Guinée avec les États-Unis et l'Europe au XXe siècle.
Le ratio homme/femme et le ratio guerrier/civil varient également considérablement parmi les morts de guerre, selon les époques et les cultures

L'expression « séquelles de guerre » désigne les conséquences différées, aux échelles locales ou globales, dans l'espace ou dans le temps des actions de guerre.
Cette notion diffère de celle de dommages de guerre qui ne couvre et concerne qu'une partie de ces séquelles.

Ces séquelles sont de natures variées, dites et non-dites. On en distingue souvent quatre grandes catégories ; économique, humaines et médicales, culturelles et environnementales, ci-dessous décrites ;

Archives et séquelles de guerre[modifier | modifier le code]

Les archives jouent un rôle majeur en termes de mémoire. Une partie de ces séquelles n'a cependant simplement pas été archivée, en raison des situations d'urgence et du contexte de guerre puis d'après guerre. De nombreux documents et preuves ont en outre disparu lors des conflits. Puis au moment de la reconstruction, la priorité n'est pas à l'archivage, (alors que parfois même le papier et les moyens de filmer, photographier et enregistrer manquent).

Ensuite, les archivistes se trouvent confrontés à une brutale augmentation du nombre et de la masse de documents très variés, souvent relatifs aux dépenses et travaux de reconstruction, et aux dommages de guerre[1],[2] et au lent processus de reconstruction. Ils n'y sont pas préparés ainsi, l'un d'entre eux répondait à une interview : « au lieu de consacrer la fin de ma carrière à inventorier les séries anciennes de mon dépôt – ce qui est essentiellement ma mission de chartiste –, je ne veux pas perdre ces belles années à démêler un fouillis de pièces se rapportant au désobusage des champs de bataille, à la reconstruction des maisons, etc. J’ai mieux à faire qu’à passer mes journées à mettre en ordre des dossiers d’adjudication ou de paiement, etc., etc. Çà, ce n’est pas un travail de chartiste, c’est le travail d’un commis quelconque… »[3]. Ces archives sont en France souvent classées dans la série R (documents militaires), mais peuvent parfois être trouvées dans d'autres séries, par exemple relatives au transport, à la santé, l'urbanisme, etc, Dans les départements de la Zone rouge dont en Meuse, les services chargés de contrôler et accompagner la reconstruction à partir de 1919, « n’ont définitivement été supprimés dans les départements que vers 1946 (...) Ils ont produit une masse d’archives considérable, difficile à appréhender par les archivistes, comme en témoignent les nombreux rapports qu’ils adressent à la Direction des Archives de France entre 1927 et 1960 »[1]

Géographie des séquelles de guerre[modifier | modifier le code]

Elle comprend les territoires directement touchés par les combats, mais aussi des territoires distants (répartis dans le monde entier lors des guerres mondiales) concernés par les effets indirects (touchés par les morts et blessés au combats), par des accidents liés à la production de guerre (explosions d'usines ou trains de munitions[4] par exemple), par des faillites commerciales ou au contraire par l'avènement d'industries de guerre (armes, munitions...) qui ont bouleversé les économies locales.
Longtemps après les guerres, les armes et munitions (dont munitions non explosées, immergées ou exportées hors des zones habitées et cultivées) continuent à tuer ou polluer, loin des zones de combats.

Séquelles économiques[modifier | modifier le code]

Un aspect de Stalingrad après la bataille.

Elles ont été parmi les premières à faire l'objet d'évaluations, notamment après l'invention du PIB, mais sont en réalité difficiles à quantifier.
Les guerres semblent doper les économies mais si elles enrichissent les secteurs de l'armement et de la production utile aux armées, elles ruinent d'autres secteurs, détruisent des ressources naturelles (forêt notamment, par exemple en France ou les armées allemandes et alliées ont surexploité certains massifs pour les besoins de guerre[5]) accélèrent le recours aux ressources non renouvelables, et endettent durablement les États.
Les industries stratégiques, l'accès aux ressources énergétiques et les infrastructures font par ailleurs, quand elles ne peuvent être récupérées à l'ennemi, l'objet de destructions systématiques, souvent coûteuses et polluantes dont les coûts sociaux-environnementaux sont d'évaluation délicate et récente, sous l'impulsion de l'ONU et d'ONG notamment.

Séquelles médicales et sociopsychologiques[modifier | modifier le code]

Génocides et guerres civiles causent des traumatismes extrêmes et indicibles, rendant l'apaisement (résilience) particulièrement difficile.
De nombreux soldats et civils conservent des séquelles physiques des suites de blessures de guerre, malgré les efforts des personnels soignants. Ici, un électro-aimant inventé pour extraire les éclats de métaux de l'intérieur des yeux ; dans une ambulance chirurgicale spéciale conçu par le lieutenant Julien pour la croix rouge et les armées allées afin de traiter les intoxications par les gaz, l’œil, l'oreille, le nez et de la gorge. 29 mai 1918

On peut distinguer deux types de séquelles :

Des séquelles acquises au champ de bataille ou durant la guerre[modifier | modifier le code]

Ce sont notamment les effets de choc liés à la violence des combats.
Ce sont aussi divers syndromes et troubles comportementaux de guerre notamment observés par exemple dans les conflits longs (ex : 14-18) et complexes (ex : après la guerre de l’Afghanistan), des effets de moyen et court termes avec les séquelles médicales ou les traumatismes sociopsychologiques[6]. La non-reconnaissance par le vocabulaire même de la médecine de guerre de certaine souffrances peut aggraver certains traumas[7].

Des séquelles de moyens et long termes[modifier | modifier le code]

Des séquelles traumatiques[8] dites et non-dites, moins mesurables que les effets physiques des blessures peuvent persister des années (Trouble de stress post-traumatique), et parfois sur plusieurs générations.

C'est par exemple le cas après les vols et spoliations, les viols[9] et avortements[10] de femmes, l'enrôlement d'enfants ou de jeunes combattants[11], le veuvage[12], les séquelles psycho-sanitaires d'opérations chirurgicales effectuées dans de mauvaises conditions, les déplacements forcés de soldats et d'esclaves (déportés civils ou militaire, prisonniers de guerre[13]). Le retour des soldats traumatisés ou des couples séparés et changés par la guerre peut aussi être difficile[14].
L'impossibilité de deuil en l'absence de corps, d'injustices flagrantes (fusillés pour l'exemple[15]) ou le transfert de restes humains[16] peuvent également être très traumatisants pour les proches[17].
La démobilisation par la honte, la perte de confiance en soi ou en la société. La folie ou certaines formes de déni peuvent être des freins à la réintégration dans une vie normale, conséquences d'opérations psychiquement insupportables (torture, expérimentations médicales de guerre, etc.). Certaines formes d'avancement ou de détournement scientifique et technologique[18] (ex : armes chimiques, bactériologiques, nucléaire...)[19],
Certains auteurs ont montré chez le grand public l'apparition après la "victoire" d'une désillusion[20] et d'une « démobilisations culturelle »[21],[22].

L'alcoolisme, le tabagisme et l'usage de drogues peut augmenter durant la guerre, mais aussi chez les anciens combattants ou après-guerre dans la population traumatisée[23].

Depuis quelques décennies on évoque les intoxications à long ou très long terme, dues par exemple aux actions du plomb ou du mercure sur le cerveau (cf. par exemple guerre 14-18, avec la zone rouge et en particulier les secteurs de la Meuse et de Verdun), ou encore aux effets délétères et mutagènes de l'ypérite ou encore des dioxines (cf. Usage de défoliants et de napalm au Viêt Nam) ou de radionucléides (depuis la bombe atomique et l'usage d'uranium appauvri).
Les vrais coûts sanitaires d'une guerre comme celle de 14-18 n'ont jamais été chiffrés ni estimés. Et du point de vue du risque environnemental et sanitaire, il faudrait évaluer les impacts à long terme des toxines non bio-dégradables ou très lentement dégradables (molécules organiques des armes chimiques) rejetés dans l'environnement. Elles l'ont été en telle quantité, que certains ont pu dire que la guerre 14-18 n'est pas finie.

Article connexe : Amnésie sélective de guerre.

Séquelles culturelles[modifier | modifier le code]

Les guerres sont souvent accompagnées de volonté de destruction ou appropriation de monuments, de bibliothèques, et de lieux d'archives, de symboles culturels et religieux, cimetières, etc. Ces pertes sont souvent irrémédiables du point de vue de la culture écrite et de la mémoire collective d'une population.

Les déplacements de populations ou de phénomènes dits d'épuration ethnique, voire comme dans le cas de génocides (ou de l'holocauste) d'un objectif de disparition d'une population entière. Parmi les belligérants, les vainqueurs cherchent souvent à réécrire l'histoire à leur avantage. Dans ces cas des patrimoines culturels, historiques, linguistiques et de savoir et savoir-faire importants peuvent être annihilés.

Séquelles environnementales[modifier | modifier le code]

Exemple de séquelle environnementale : des milliards de billes de plomb (polluant), neurotoxique, ont été dispersées sur les 750 km de front de la Première Guerre mondiale. La bille de droite provenant d'un obus Shrapnel, qui se délite, a été trouvée à 60 cm de profondeur près de Verdun en 2004.
Le village belge de Passchendaele : champs et jardins ont été rasés et durablement pollués par les métaux lourds et certains composants des gaz de combat (arsenic par exemple, composant des arsines) (1917).
De nombreuses îles géostratégiquement bien positionnées ont conservé d'importantes séquelles environnementales des deux dernières guerres mondiales (ici, île de Namur, dans les îles Gilbert et Marshall). Le déminage y a été moins poussé que dans les zones habitées et cultivées des pays en conflit.

Ce sont principalement les effets plus ou moins durables, directs (actes de guerre) et indirects (accidents induits, non fonctionnement des systèmes d'épuration, de contrôle des pollutions, etc.), sur l'eau, l'air, les sols, les écosystèmes.

Un des problèmes moins connus, mais grave car souvent décalé dans le temps, est celui de la pollution induite par les munitions (munitions « conventionnelles » ou « chimiques » non-explosées, perdues, stockées ou immergées).
Il est permis de penser que la dispersion en 1914-1918 dans l'environnement et notamment dans l'atmosphère de gigantesques quantités de plomb, mercure, arsenic et gaz de combat, associée aux difficiles conditions de vie, d'hygiène et d'alimentation ait aussi pu contribuer à une diminution de l'immunité et indirectement aux épidémies de tuberculose, choléra et grippe espagnole qui ont fait encore plus de morts que les combats eux-mêmes[24].

Le plomb est aussi connu pour développer l'agressivité et affecter la fonction cognitive chez les victimes d'intoxication saturnine aiguë. Il semble que le mercure et d'autres métaux lourds puissent aussi développer des effets de ce type ou affecter certaines fonctions locomotrices et de l'attention ou de la mémoire. Ce phénomène pourrait-il rétrospectivement expliquer une part des syndromes développés par de nombreux soldats (parfois fusillés ou punis à tort pour des simulations qui n'en étaient peut-être pas) de la confusion et de la violence des guerres et crises qui ont agité l'Europe et le monde à cette époque ? Il ne semble pas y avoir de rendu public d'études faites sur ces thèmes.

Autre exemple de séquelle presque oubliée : le 9 mars 1918, dans la gare d’Attre (Belgique), une explosion a détruit une partie de 365 wagons chargés de munitions. 2/3 de ces munitions étaient des obus chimiques, ayant été projetés tout autour du lieu de l'explosion. Il a fallu huit mois, et jusqu’à 800 hommes, pour nettoyer le site. On sait par les archives que 114 870 munitions et environ 14 000 fusées ont été ainsi récupérées et enfouies en six lieux différents (Schoen 1936). Ces munitions ont ensuite été éliminées par les services de déminage de 1950 à 1954 et en 2006[25], mais il ne semble pas y avoir eu d'études visant à vérifier l'absence de séquelles de pollution sur les anciens sites d’enfouissement.

Chacun de ces types de séquelles prend une importance croissante depuis la Première Guerre mondiale, avec le développement technologique et des capacités d'intervention militaire et notamment avec l'invention des armes chimiques, des armes bactériologiques ou de la bombe atomique ou encore par exemple avec l'usage de munitions à uranium appauvri.

Au Vietnam (de 1962 à 1970) 70 millions de litres de défoliant (agent orange) ont détruit la forêt et sont soupçonnés d'encore causer de nombreux cancers et de malformations congénitales[26].

Au Kosovo, en 1999, environ 550 sites industriels bombardés par l’Otan ont perdu dans l'environnement une grande quantité de produits chimiques et 80 000 tonnes de pétrole.

Les armes à uranium appauvri utilisées en Irak ou Europe de l'Est ont depuis 15 ans irradié de vastes territoires et un grand nombre de civils et militaires.

En 23 ans de guerre en Afghanistan, environ 95 % des forêts ont été détruites, et dans ce pays comme en Afrique, les conflits ont fortement augmenté la pression de chasse de survie (viande de brousse en Afrique), de cultures illicites (drogue dont la vente à l'étranger finance les conflits), toujours au détriment de l'environnement et des populations locales. L'assistance humanitaire elle-même induit parfois des dégâts environnementaux, ainsi que les camps de réfugiés notait en 2008 Silja Halle, chargée de communication du service « Gestion post-conflit et désastre » créé par le PNUE en 1999. Par exemple, en six mois, ce sont 300 kilomètres carrés (km²) de forêt du parc national de Virunga qui ont été fortement dégradés par les soldats hutus et les réfugiés rwandais des camps autour de la ville de Goma (RDC)[27].

L'instabilité politique est mise à profit par certains pour surexploiter certaines ressources de pays en guerre, ou par exemple les utiliser comme dépotoirs. Claude-Marie Vadrot cite par exemple la Somalie où « les côtes et les terres sont devenues le dépotoir mondial de déchets toxiques, ce qui permet à des navires affrétés par des sociétés écran de balancer des conteneurs sur les côtes »[28].

Les mines et sous-munitions et munitions non explosées continuent à tuer la faune sauvage et à empêcher la remise en culture des terres agricoles, par exemple au sud du Liban, reportant la pression agricole vers les milieux naturels épargnés qui sont alors défrichés ou surexploités.

On retrouve en 2012 dans l'environnement du nord de la France des perchlorates qui dateraient de la première guerre mondiale[29].

La résilience[modifier | modifier le code]

Après la fin des combats, sur les ruines et les sols bouleversés, « grâce » aux sols fragmentés et aux graines mises en lumière, les paysages reverdissent spontanément et rapidement. Ainsi, lors de la Première Guerre mondiale, dans le cas des zones agricoles et parfois urbaines, le « stade pionnier » était principalement caractérisé par trois plantes messicoles suivi d'une colonisation par des orties, ronces, buissons et arbres. Au stade « pionnier », dès les trois ou quatre mois suivant les combats, les sols se recouvraient de champs parfois immenses et denses de bleuets, matricaires et coquelicots, dont les couleurs (bleu, blanc, rouge) on impressionné car elles évoquaient le drapeau français rappelle le géographe J.-P. Amat qui a aussi montré que les « forêts de guerre » et le désobusage ont ensuite contribué (de manière variable selon la richesse des sols et la pression du lobby agricole) à la recomposition biogéographique et agricole de la zone rouge[30].
Les guerres modernes (nucléaires, biologique ou chimique notamment) peuvent générer des séquelles environnementales des guerres si graves et durables que certains proposent d'ajouter l’« écocide », en tant que « crime écologique » à la liste des crimes de guerre de la convention de Genève. Une résilience écologique complète - si elle est possible - peut en effet être délicate et longue pour l'écosystème, comme pour les individus et sociétés humaines.

Concernant la résilience sociopsychologique, le soutien psychologique aux victimes et l'aide à une justice qui fasse s'exprimer et se reconnaître les bourreaux et les victimes, par le biais de tribunaux internationaux éventuellement montrent une évolution dans la volonté et les moyens de trouver des résolutions non-violentes aux conflits (ex. : Afrique du Sud, Rwanda...). Les systèmes mafieux qui ont bénéficié d'un état de guerre, voire d'une reconstruction, parfois anarchique peuvent freiner le retour de la paix et de la justice[30].

Aspects éthiques et juridiques[modifier | modifier le code]

Depuis la Première Guerre mondiale, les conflits militaires laissent souvent derrière eux des destructions matérielles massives, des pollutions et de lourdes séquelles sociopsychologiques. Et la reconstruction est rendue difficile et plus coûteuse par les munitions non explosées, mines, mines anti-char, pièges, munitions, dont munitions antipersonnel activées et autres matériels de guerre laissés par les belligérants. L'ONU a ainsi dans une résolution de 1981[31], déploré qu'aucune véritable mesure n'ait été prise pour résoudre le problème des restes matériels des guerres (war remnants). Elle a réaffirmé son soutien à la revendication des États subissant encore des préjudices découlant de la présence sur leur territoire de restes matériels des guerres qui demandent une indemnisation de la part des États responsables de ce fait).

Ceci pose des questions éthiques que l'ONU et différentes ONG œuvrant pour une paix mondiale moins militarisée cherchent à clarifier, pour instaurer des équilibres mondiaux plus justes et stables.
Ceci pose aussi des questions juridiques complexes, en particulier quant au déminage et au démantèlement des armes et munitions toxiques qu'on oublie souvent de chiffrer et d'inclure dans les dommages de guerre, traités de paix et procédures d'aides à la reconstruction[32] complexes se posent, en matière de responsabilité ou d'application du principe de précaution ou du principe pollueur-payeur par exemple.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b ADN Meuse () Répertoire numérique de la Série R / Affaires militaires et organismes du temps de guerre (1800-1940), par Adeline Barb Sylviane Delaby Danielle Hédin Régine Petitjean, Archives départementales de la Meuse
  2. Robert Favreau, « Les archives des dommages de guerre... », art. cité, p. 58.
  3. Réponse à l’enquête de 1927-1928 citée anonymement par Robert Favreau, « Les archives des dommages de guerre 1914-1918 et 1939-1945 », art. cité, p. 58.
  4. Ex : Carte postale tirées d'un cliché daté du 19 juillet 1918 présentant l'explosion d’un train de munitions en gare de Clermont-Ferrand, bien loin du front. Cliché pris de Cébazat à 3 heures du matin ; Collection Louis Saugues
  5. Yann Hodicq (de la Commission départementale d'histoire et d'archéologie du Pas-de-Calais), L’exploitation des massifs forestiers du nord de la France par l’armée britannique, Chemins de mémoire
  6. Guillemain Hervé, Tison Stéphane, Du front à l'asile. 1914-1918, Paris, Alma, 2013.
  7. Delaporte Sophie, Le discours médical sur les blessures et les maladies pendant la Première Guerre mondiale, Thèse de Doctorat, Université de Picardie, 1999.
  8. Crocq Louis, Les traumatismes psychiques de guerre, Paris, Ed. Odile Jacob, 1999, 422 p.
  9. Audoin-Rouzeau Stéphane, L'enfant de l'ennemi 1914-1918, Aubier, Paris, 222 p.
  10. Le Naour, Jean-Yves ; Valenti Catherine, Histoire de l’avortement XIXe – XXe, L’Univers Historique, Seuil, mars 2003
  11. Audoin-Rouzeau Stéphane, La guerre des enfants (1914-1939). Essai d’histoire culturelle, Paris, A. Colin, 1993
  12. Petit Stéphanie, Les Veuves de la Grande Guerre, d'éternelles endeuillées ?, Paris, Éditions du Cygne, 2007, 166 p.
  13. Becker Annette, Oubliés de la grande guerre. Humanitaire et culture de guerre 1914-1918. Populations occupées, déportés civils, prisonniers de guerre, Paris, Noesis, 1998, 405 p
  14. Vidal-Naquet Clémentine, « Imaginer le retour. L’anticipation des retrouvailles chez les couples pendant la Grande Guerre »
  15. Offenstadt Nicolas, Fusillés pour l'exemple ? Les exécutions de la Grande Guerre dans l'espace public 1914-1999, Paris, Odile Jacob, 1999.
  16. Pau-Heryries Béatrix, Le transfert des corps des militaires de la Grande guerre ; Étude comparée France-Italie (thèse dirigée par J.-C. Jauffret), Université de Montpellier III
  17. Jauffret Jean-Claude, « La question du transfert des corps 1915-1934 », Traces de 14-18, Actes du colloque de Carcassonne, Les Audois, 1997, p.133-146
  18. Rasmussen Anne, « Mobiliser, remobiliser, démobiliser : les formes d’investissement scientifique en France dans la Grande Guerre », dans 14-18 Aujourd’hui, today, heute, numéro « Le sabre et l’éprouvette. L’invention d’une science de guerre 1914-1939 »,Paris, Éditions Noesis, 2003, p. 49-59.
  19. Rasmussen Anne, « Réparer, réconcilier, oublier : enjeux et mythes de la démobilisation scientifique, 1918-1925 », numéro « Sorties de guerre au XXe siècle », Histoire@politique, n°3, novembre-décembre 2007
  20. Le naour, (Jean-Yves) "Les désillusions de la libération d'après le contrôle postal civil de Lille (octobre 1918-mars 1919)", Revue du Nord, Tome LXXX, N°325, Avril-juin 1998, p. 393-404.
  21. DAGAN (Yaël), La NRF entre guerre et paix (1914-1925), Paris, Tallandier, 2008, 427 p. Version remaniée de sa thèse dirigée par C. Prochasson et soutenue en 2005 : La Nouvelle Revue française de la guerre à la paix, 1914-1925, mobilisations et démobilisations culturelles, EHESS, 2005
  22. HORNE (John), « Introduction » à « Démobilisations culturelles après la guerre », 14-18 ; Aujourd’hui, Today, Heute, n°5, 2002, p.46.
  23. Nahoum-Grappe Véronique,"Le boire et l'ivresse dans la pensée "sociale" sous l'ancien régime (France XVIème-XVIIIème siècles)", in Histoire et Alcool, T. Fillaut, V. Nahoum- Grappe, M. Tsikounas (dir), Paris, L'Harmattan, 1999, p. 15-99.
  24. La seule pandémie de grippe espagnole de 1918 a fait au minimum 30 millions de morts selon l’Institut Pasteur et jusqu’à 100 millions selon certaines réévaluations récentes, un chiffre jamais atteint dans l’histoire, même par la peste noire du Moyen Âge sur une période beaucoup plus longue.
    Johnson N.P., Mueller J. « Updating the accounts: global mortality of the 1918-1920 “Spanish” influenza pandemic. », Bull Hist Med., printemps 2002, 76(1), p. 105-15. Citation : « This paper suggests that it was of the order of 50 million. However, it must be acknowledged that even this vast figure may be substantially lower than the real toll, perhaps as much as 100 percent understated. » Résumé.
    On doit comparer ces chiffres aux décompte officiel des victimes directes de la guerre, ainsi qu’à l’effet durable du déficit des naissances dans les principaux pays engagés dans le conflit (notamment en France, en Allemagne, dans les pays de l’ancien empire austro-hongrois, en Russie), ainsi que des génocides commis dans l’empire ottoman, ou encore de l’effet des famines subies en Russie et en Chine.
  25. Hardesty J D, « Belgian EOD cleans up ammo site ». In : The Meteor-Heraut, 24-15, 2006, p. 1-3.
  26. «Guerre et environnement», organisé jeudi 6 mars par WWF et la sénatrice Verts du Nord, Marie-Christine Blandin.
  27. Source : Union mondiale pour la nature (UICN), lors du colloque «Guerre et environnement», du jeudi 6 mars au Sénat à Paris
  28. Claude-Marie Vadrot, GUERRE ET ENVIRONNEMENT - Panorama des paysages et des écosystèmes bouleversés, Delachaux et Niestlé
  29. Nouvel Obs, Armistice: les bombes de 14-18 polluent toujours 09-11-2012
  30. a et b « Traces de la guerre sur les territoires » (émission Planète Terre, sur France Culture, mercredi 11 novembre 2009 ; avec comme invités ; Bénédicte Tratnjek (doctorante en géographie ayant travaillé sur la recomposition spatiale des villes en temps de guerre (Blog « Géographie de la ville en guerre ») et Jean-Paul Amat (professeur de géographie - Université Paris-IV), à l'occasion de l'anniversaire de l'armistice, page consultée 2009/11/21 (Pour écouter l'émission)
  31. Résolution recommandée par la deuxième commission (économique et financière), adopté par 115 voix pour, avec 29 abstentions, aucune voix contre, le 17 décembre 1981, par l'Assemblée générale de l'ONU ; Chronique mensuelle de VO.N.U. mars 1982, p. 65 : résolution 36/188 : texte dans le Recueil des résolutions et décisions de l'AG, 1981, p. 358.
  32. Problèmes juridiques posés par les restes matériels de la seconde guerre mondiale en Libye ; Philippe Bretton ; Annuaire français de droit international ; année 1982 ; vol. 28 ; numéro 28 ; p. 233-247

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Concernant les séquelles des guerres mondiales, par immersion de munitions chimiques et/ou conventionnelles en mer.

Bibliographie[modifier | modifier le code]