Antonin Mercié

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Antonin Mercié en 1908

Marius Jean Antonin Mercié, né à Toulouse le 30 octobre 1845 et mort à Paris le 13 décembre 1916, est un sculpteur et peintre français.

[modifier] Biographie

Il entre à l'École des beaux-arts de Paris où il a pour professeurs Alexandre Falguière et François Jouffroy. Il remporte le prix de Rome en 1868. Avec Jean-Marie Mengue, Laurent-Honoré Marqueste, Prix de Rome 1871, Victor Segoffin et Auguste Seysses entre autres, il faisait partie du groupe des « Toulousains  ».

Ses premiers grands succès sont David et Gloria Victis, présentés au Salon de Paris de 1872, où ils reçoivent la médaille d'honneur.

David par Mercié, 1871, bronze, Musée d'Orsay, Paris

Le bronze David est une de ses œuvres les plus connues. Le héros de la Bible est montré avec la tête de Goliath à ses pieds, comme le David de Donatello il rengaine son épée. Ce bronze sera ensuite exposé dans le Square Montholon à Paris. Barbedienne en a produit une édition en bronze à cent exemplaires. De nombreuses copies existent, dont certaines avec cache-sexe. Le grand bronze original est au Musée d'Orsay.

Le Génie des arts (1877), un bas-relief, est aux Tuileries, en remplacement du Napoléon III d'Antoine-Louis Barye. Un travail similaire pour la tombe de Jules Michelet (1879) se trouve au cimetière du Père-Lachaise. La même année, Mercié sculpte la statue d'Arago et les bas-reliefs associés, visibles à Perpignan.

En 1882, il renouvelle le succès patriotique obtenu en 1874 avec le bronze de Gloria Victis avec un groupe Quand même !, dont des copies ont été placées à Belfort et dans le jardin des Tuileries. Ces deux œuvres rappellent la guerre franco-prussienne de 1870. Le Souvenir (1885), une statue en marbre pour la tombe de madame Charles Ferry, est une de ses œuvres les plus réussies. Regret, pour la tombe d'Alexandre Cabanel, a été sculpté en 1892, tout comme le Guillaume Tell aujourd'hui à Lausanne.

Mercié conçut également les monuments à Jean-Louis-Ernest Meissonier (1895), érigé dans le jardin de l'Infante au Louvre, et à Louis Faidherbe (1896) à Lille, celui de Jules Ferry à Saint-Dié-des-Vosges (1896), une statue d'Adolphe Thiers à Saint-Germain-en-Laye, le monument à Paul Baudry au cimetière du Père-Lachaise et celui de Louis-Philippe et de la reine Amélie pour leur sépulture dans la chapelle royale de Dreux. Son groupe en pierre La Justice est conservé à l'Hôtel de ville de Paris.

De nombreuses autres statues, bustes ou médaillons de sa main permirent à Mercié de remporter une médaille d'honneur à l'Exposition universelle de 1878 et le grand prix à celle de 1889. Parmi les peintures exposées par l'artiste figurent une Vénus avec laquelle il obtint une médaille au Salon de 1883, Léda (1884), et Michel-Ange étudiant l'anatomie (1885), son œuvre la plus expressive en la matière.

Mercié est nommé professeur de dessin et de sculpture à l'École des beaux-arts et élu membre de l'Académie des beaux-arts en 1891. Achille Jacopin, Édouard-Marcel Sandoz, Émile Bréchot, Firmin Michelet sont ses élèves.

Il est élevé au grade de grand officier de la Légion d'honneur et devient en 1913 président de la Société des artistes français.

[modifier] Quelques œuvres

[modifier] Liens externes

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