Antonin Mercié

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Antonin Mercié

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Portrait d'Antonin Mercié vers 1900, par Ramon Casas, musée national d'art de Catalogne, Barcelone.

Nom de naissance Marius Jean Antonin Mercié
Naissance 29 octobre 1845
Toulouse
Décès 13 décembre 1916 (à 71 ans)
Paris
Nationalité Drapeau de la France France
Activités Sculpteur
Artiste peintre
Formation École des beaux-arts de Paris
Maîtres François Jouffroy
Alexandre Falguière
Élèves Achille Jacopin
Édouard-Marcel Sandoz
Émile Bréchot
Firmin Michelet
Récompenses Prix de Rome en sculpture de 1868
Grand officier de la Légion d'honneur

Antonin Mercié[1], né à Toulouse le 29 octobre 1845 et mort à Paris le 13 décembre 1916, est un sculpteur et peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Années de formation[modifier | modifier le code]

David, 1871, bronze, musée d'Orsay, Paris.

Antonin Mercié entre à l'École des beaux-arts de Paris où il a pour professeurs Alexandre Falguière et François Jouffroy. Il remporte le prix de Rome en sculpture de 1868.

Avec Jean-Marie Mengue, Laurent Marqueste[2], Victor Segoffin et Auguste Seysses entre autres, il fait partie du « groupe des Toulousains ».

Carrière artistique[modifier | modifier le code]

Sculpture[modifier | modifier le code]

Ses premiers grands succès sont David et Gloria Victis, présentés au Salon de Paris de 1872, où ils reçoivent la médaille d'honneur. Le bronze de David est une de ses œuvres les plus connues. Le héros de la Bible est montré avec la tête de Goliath à ses pieds, comme le David de Donatello il rengaine son épée. Ce bronze sera ensuite exposé dans le Square Montholon à Paris. Barbedienne en a produit une édition en bronze à cent exemplaires. De nombreuses copies existent, dont certaines avec cache-sexe. Le grand bronze original est au musée d'Orsay à Paris.

Son bas-relief Le Génie des arts (1877) a remplacé un Napoléon III d'Antoine-Louis Barye sur les guichets du Carrousel (face au Pont du Carrousel) au Louvre. Il existe une version similaire ornant la tombe de Jules Michelet (1879) au cimetière parisien du Père-Lachaise. La même année, Mercié sculpte le Monument à Arago visible à Perpignan.

En 1882, il renouvelle le succès patriotique de 1874 pour son bronze de Gloria Victis avec le groupe Quand même !, dont des copies sont conservées à Belfort et dans le jardin des Tuileries. Ces deux œuvres commémorent la guerre franco-prussienne de 1870. Le Souvenir (1885), est une allégorie en marbre qui orne la tombe de madame Charles Ferry. Regret, pour la tombe d'Alexandre Cabanel, date de 1892, comme son Guillaume Tell aujourd'hui à Lausanne.

Mercié conçoit également le Monument à Meissonier (1895), érigé dans le jardin de l'Infante du palais du Louvre, et le Monument à Louis Faidherbe (1896) à Lille, le Monument à Jules Ferry à Saint-Dié-des-Vosges (1896), une statue d'Adolphe Thiers à Saint-Germain-en-Laye, le Monument à Paul Baudry au cimetière du Père-Lachaise, et le Monument à Louis-Philippe et de la reine Amélie pour leur sépulture dans la chapelle royale de Dreux. Son groupe en pierre La Justice est conservé à l'hôtel de ville de Paris. Il conçoit aussi avec son maître Falguière le Monument à Goudouli qui orne finalement le bassin du square de la place Wilson à Toulouse.

De nombreuses autres statues, bustes ou médaillons de sa main permettent à Mercié de remporter une médaille d'honneur à l'Exposition universelle de 1878 et le grand prix à celle de 1889.

Peinture[modifier | modifier le code]

Parmi les peintures exposées par l'artiste figurent une Vénus avec laquelle il obtient une médaille au Salon de 1883, Léda (1884), et Michel-Ange étudiant l'anatomie (1885), son œuvre la plus expressive en la matière.

Mercié est nommé professeur de dessin et de sculpture à l'École des beaux-arts de Paris, et élu membre de l'Académie des beaux-arts en 1891. Achille Jacopin, Édouard-Marcel Sandoz, Émile Bréchot, Firmin Michelet sont ses élèves. Il sera remplacé en 1919 par le sculpteur Jean Boucher.

Il devient en 1913 président de la Société des artistes français.

Il repose au cimetière de Terre-Cabade à Toulouse.

Hommages et distinctions[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

Sculptures[modifier | modifier le code]

Gloria Victis (1875), National Gallery of Art, Washington.

Salons[modifier | modifier le code]

  • 1872 : David et Gloria Victis, médaille d'honneur
  • 1883 : Vénus avec laquelle il obtient une médaille.

Élèves[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Né Marius Jean Antonin Mercié.
  2. Prix de Rome de 1871.
  3. a, b et c Paris sculptures, sur le site parissculptures.centerblog.net, consulté le 10 octobre 2014
  4. Notice sur e-monumen.net
  5. Notice sur e-monumen.net
  6. Notice sur le site du musée d'Orsay
  7. Notice sur e-monumen.net


Notices[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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