Franleu

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Franleu
Image illustrative de l'article Franleu
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Abbeville
Canton Saint-Valery-sur-Somme
Intercommunalité Communauté de communes Baie de Somme Sud
Maire
Mandat
Bertrand Martel
2014-2020
Code postal 80210
Code commune 80345
Démographie
Population
municipale
516 hab. (2011)
Densité 61 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 05′ 56″ N 1° 38′ 28″ E / 50.0989, 1.641150° 05′ 56″ Nord 1° 38′ 28″ Est / 50.0989, 1.6411  
Altitude Min. 38 m – Max. 90 m
Superficie 8,43 km2
Localisation

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Franleu

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Franleu

Franleu est une commune française, située dans le département de la Somme en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Franleu est situé à 17 km à l'ouest d'Abbeville, à mi-distance entre cette ville et Ault.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les érudits du passé, tel dom Grenier, y ont vu un Francorum locus « lieu des Francs »[1], c'est-à-dire *Francorum locus, cette forme latinisée n'étant pas attestée.

Il s'agit plus vraisemblablement de l'ancien picard franc + leu « lieu » , d'où le sens global « lieu franc » c'est-à-dire « lieu jouissant de franchise »[2],[3]. Cette formation toponymique est analogue à celle de Fransart « terre libre défrichée » dans le même département[4],[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Féodalité, Ancien Régime, liste des seigneurs[modifier | modifier le code]

Calvaire dressé face à la rue de l'Église menant au centre du village.

Les seigneurs successifs, dont les noms sont parvenus jusqu'à aujourd'hui, furent :

Au XVIIIe siècle, le village de Franleu, du bailliage d'Abbeville, tiers en Ponthieu comptait soixante-dix-huit maisons, mille six cent quinze journaux de terre, relevait du doyenné de Saint-Valéry. Valines était sa succursale[6].

Depuis la Révolution[modifier | modifier le code]

En mai 1825, un incendie ravagea plusieurs maisons. Son importance émut la duchesse de Berry qui adressa 200 francs au sous-préfet d'Abbeville pour soulager les familles les plus éprouvées[7].

En 1828, la communauté des sœurs de la Sainte-Famille d'Amiens bénéficia de dons provenant de Franleu, accordés par un propriétaire d'une part, Sanson de Frière qui lui cède un terrain sur lequel s'élève un bâtiment, et par la fabrique de la paroisse d'autre part, qui lui alloue 1 200 francs[8].

En 1838, la foudre tomba sur l'église et endommagea le clocher.

L'invasion allemande de 1940 fut marquée par de violents combats à Franleu. La bataille de Franleu a vu des civils et des soldats anglais y perdre la vie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mai 1912 mai 1935 Louis Rasse gauche Victime civile de la guerre 1939-1945[9]
mai 1935 octobre 1947 Joseph Rasse gauche  
octobre 1947 mars 1959 Arsène (Joseph) Rasse gauche  
mars 1959 mars 1989 Pierre Rasse gauche  
mars 1989 mars 2014 Lionel Rasse   commerçant
mars 2014 en cours
(au 6 mai 2014)
Bertrand Martel   Réélu pour le mandat 2014-2020[10]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

D’après le recensement Insee de 2007, Franleu compte 511 habitants (soit une diminution de 2 % par rapport à 1999). La commune occupe le 16 041e rang au niveau national, alors qu'elle était au 14 799e en 1999, et le 202e au niveau départemental sur 782 communes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Franleu depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint 1866 avec 771 habitants.

En 2011, la commune comptait 516 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
714 674 696 672 705 720 721 723 691
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
704 758 771 723 695 647 660 648 665
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
614 584 561 485 510 457 442 471 481
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
497 515 571 550 514 523 501 505 513
2011 - - - - - - - -
516 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22,2 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,7 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 16,2 %, 15 à 29 ans = 20,2 %, 30 à 44 ans = 23,5 %, 45 à 59 ans = 19,4 %, plus de 60 ans = 20,7 %) ;
  • 50,7 % de femmes (0 à 14 ans = 15,4 %, 15 à 29 ans = 20,1 %, 30 à 44 ans = 26,4 %, 45 à 59 ans = 14,6 %, plus de 60 ans = 23,6 %).
Pyramide des âges à Franleu en 2007 en pourcentage[13]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,8 
90  ans ou +
0,4 
7,3 
75 à 89 ans
7,5 
12,6 
60 à 74 ans
15,7 
19,4 
45 à 59 ans
14,6 
23,5 
30 à 44 ans
26,4 
20,2 
15 à 29 ans
20,1 
16,2 
0 à 14 ans
15,4 
Pyramide des âges du département de la Somme en 2007 en pourcentage[14]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
5,9 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,3 
20,6 
45 à 59 ans
20,0 
21,0 
30 à 44 ans
19,8 
20,6 
15 à 29 ans
19,3 
19,5 
0 à 14 ans
17,5 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin[modifier | modifier le code]

L'église était autrefois plus vaste et comportait deux bas-côtés ; celui du nord n'existe plus. L'édifice est principalement en pierre. Son chevet est en brique, et à cinq pans.

Intérieur[modifier | modifier le code]

Toute la voûte est lambrissée de bois[15]. La partie apparente de la charpente de la nef n'est pas sculptée, mais celle du bas-côté est moins brute et présente des sablières divisées en deux registres peu ornés ainsi que des blochets assez grossiers en forme de grosses têtes. Deux dates de restaurations (graffites) y sont gravées, l'une « 1683 AP » sur la sablière même, et l'autre « 1755 JPT » sur un blochet. Le plancher, les poinçons et les entraits ne sont pas ceux d'origine.

La nef est partagée en quatre travées datant du XIVe siècle. Les colonnes cylindriques et trapues se dressent sur un socle octogonal très surhaussé et dépourvu de moulure. Les chapiteaux ne sont pas identiques et sont restés inachevés. Ceux de droite sont grossiers et leur tailloir, d'épaisseur importante, est circulaire. Un gros tore, dégagé par deux petites gorges, et probablement décoré à l'origine d'une frise de feuillages, fait office de corbeille. L'astragale est constitué de deux biseaux. Les chapiteaux de gauche sont un peu plus élégants et les tailloirs sont dégagés par une gorge ; une des corbeilles se distingue par de petits tronçons de pierre (billettes), qui pourraient avoir été destinés à réaliser un décor plus sophistiqué comme sans doute des feuilles, qui sont restées épannelées. Les arêtes des grandes arcades en tiers-point et doubles sont abattues et leurs cavets sont amortis par des congés en pyramide.

Le bas-côté sud est éclairé par deux fenêtres en tiers-point.

Sur la première travée du bas-côté se dresse la tour qui, ajoutée ultérieurement, empiète sur l'arcade de la deuxième travée de la nef. La deuxième travée donne sur le porche Sud et ne dispose pas de fenêtre. Un gros contrefort, orné d'arcatures, en plein cintre trilobé, obstrue une partie de cette arcade. Des colonnettes, dont la base date du XIIIe siècle, encadrent l'arc triomphal du côté du chœur. Une fine scotie est visible entre deux tores (l'inférieur étant beaucoup plus gros que l'autre) et le socle est semi-octogonal. La quatrième travée du bas-côté correspond au chœur, et a son pendant constitué par une chapelle au nord, seule travée subsistant du collatéral démoli. Chacune de ces chapelles est éclairée par une grande fenêtre dépourvue de meneaux. Une piscine sans ornements équipe la chapelle nord.

Le chevet a deux fenêtres perçant ses pans latéraux. Les quatre blochets de sa voûte représentent les symboles des Évangélistes.

Mobilier[modifier | modifier le code]
  • Autel(s)

Le maître-autel date de l'époque à laquelle fut réalisée la reconstruction du chevet (deuxième moitié du XVIIe siècle). Le 23 mai 1678[16], à la suite de la délibération de la fabrique de Franleu du 24 avril précédent, Nicolas Gouchon, maître sculpteur demeurant à Abbeville, paroisse Saint-Wulfran de la Chaussée, s'engage auprès de Charles Bonnet, curé de Franleu, à livrer une table d'autel et trois sièges pour les célébrants. Le contrat stipule que ce mobilier est à exécuter en bon bois de chêne de même que l'ébrasement des fenêtres et le lambris, qui sera percé, de chaque côté, par une porte conduisant dans la sacristie. Un délai de neuf mois est alors prévu pour réaliser la commande, pour un coût de 690 livres, la fabrique devant fournir à ses frais les ferrures et s'engageant en outre à nourrir les ouvriers chargés de monter l'ouvrage.

  • Chaire
  • Confessionnal
  • Fonts baptismaux
  • Retable et chemin de croix

En 1996, le retable de Saint-Martin (au-dessus du maître-autel et datant du XVIIe siècle) fut restauré par une artiste belge, Christine Springel, qui intervint de même sur le chemin de croix (très belles peintures).

  • Vitraux

Après la Seconde Guerre mondiale, les vitraux furent restaurés. L'un d'eux est dédié à saint Martin. Un autre retrace la bataille de 1940 lors de laquelle périrent plusieurs civils de Franleu, dont les noms sont gravés sur le verre. Un troisième représente l'Annonciation.

  • Cloche(s)

Selon le seigneur de Saint-Valéry, le clocher de l'église de Franleu aurait abrité autrefois plusieurs cloches. La cloche actuelle porte l'inscription suivante : « Fondue en 1838, j'ai été bénite par M. Antoine Auguste Forestier, curé de Franleu ; nommée Marie Françoise Henriette par M. J. François Humel et Mme Marie Elizabeth Duminil. Marguilliers : Henri Abraham Sanson de Frières, Paul Pingré de Guimicourt, seigneurs du lieu ; P. Demonchy, P. Paschal Peuvrel, P. François Bailleul, Casimir Huguet, Claude Honoré Lesage et P. Honoré Quennehen. »

Extérieur[modifier | modifier le code]

La tour carrée du clocher a sa silhouette épaissie par la présence à chaque angle de deux contreforts, dont la décoration supérieure consiste en un éperon surmonté par un pinacle appliqué sous un talus (biseau). Quatre larmiers tronçonnent la hauteur de la tour, pour en rompre la monotonie, en autant d'étages dont le dernier est percé sur chaque côté par une grande et haute baie à archivolte et ayant perdu le meneau qui la géminait.

La face ouest de la tour n'a aucune autre ouverture (ni portail ni fenêtre) et se caractérise par une tourelle octogonale d'escalier flanquant le contrefort gauche jusqu'au troisième étage. (L'accès jusqu'au niveau supérieur se fait alors ensuite par une échelle intérieure.)

La partie inférieure de la face Sud du clocher, avec ses 3 ouvertures superposées.

Sa face sud est la plus équipée en ouvertures : au niveau du sol, d'abord, s'ouvre une petite porte en anse de panier, avec archivolte, que surmonte au niveau suivant une grande fenêtre refendue par un meneau portant deux arcs en accolade, des mouchettes et un trèfle dans le tympan, avec moulures prismatiques. Plus haut encore, au second étage, une petite fenêtre présente son anse de panier. Les deux contreforts sud-est sont réunis à leur angle par un pan coupé, orné de deux arcatures en tiers-point trilobé en application, séparées par un tore et encadrées par un tableau rectangulaire.

La façade ouest de la nef est fortement en retrait par rapport au clocher, qui la déborde de la moitié de sa propre longueur. Toute la moitié inférieure de cette façade, jusqu'aux angles, est appareillée en damier de tuf. À Paris et dans plusieurs églises du Poitou, des fers à cheval étaient cloués sur les portes de l'église. Plus haut, dans le pignon en craie taillée, s'ouvre une grande fenêtre, autrefois à trois formes.

La partie supérieure du mur nord de la nef a été refait en briques.

La façade du bas-côté, au sud, est percée de deux fenêtres à archivoltes, et d'une troisième qui, ayant été agrandie ultérieurement et éclairant la chapelle, entame la corniche.

Un petit porche (qui daterait du milieu ou de la seconde moitié du XVIe siècle) d'aspect cubique, couvert d'un « toit à coupe » et rappelant ceux de la Renaissance bretonne, s'adosse contre la travée médiane de ce bas-côté. À environ deux mètres du sol, l'arête de chacun de ses deux angles sud se transforme en un pan coupé ménageant la place pour une colonnette ronde, dont le fût galbé, entre la base carrée et le chapiteau rond (d'ordre dorique et composé d'un corps de moulures), supporte la corniche. Un cordon mouluré d'un filet et d'un talon règne à la base des colonnettes jusqu'aux extrémités du plan coupé. Ce porche était autrefois voûté d'ogives. Les culots, en forme d'écu sans ornements, existent encore. La porte extérieure est en anse de panier - sans archivolte - tout comme celle qui, donnant accès à l'église, est ornée d'un tore et surmontée d'une petite fenêtre. Les deux ouvertures rectangulaires, beaucoup plus larges que hautes, qui avaient été aménagées dans les murs latéraux du porche, sont murées.

Épitaphes sous le porche[modifier | modifier le code]
  • Dans l'embrasure de la porte extérieure, sur plaque de cuivre, cintrée : (tête de mort, ossements) :

« Ci git le corps de Mr Jacques Antoine Dorémus, prêtre, ancien chapelain et bénéficier du chapitre royal de Saint Wulfran d'Abbeville, décédé chapelain de Frireules le 17 juin 1828 âgé de 75 ans 9 mois. Fidel (sic) et toujours soumis aux décisions de l'église, bien des fois il a exposé sa vie dans le temps malheureux à porter des secours aux vrais catholiques, sa vie entière fut le modèle de toutes les vertus sacerdotales. Priez Dieu pour son âme. Leclercq graveur Abbeville. »

Le chevet, à cinq pans, est en briques et non en craie taillée comme la majorité des éléments subsistant de l'église d'origine. Bien qu'encore gothique, il n'est pas antérieur à la fin du XVIIe siècle ainsi que l'attestent deux actes signés par Charles Bonnet, curé de Franleu :

  • son accord passé le 27 septembre 1680, avec le mandataire du prieur de Saint-Pierre d'Abbeville, fixant la part dudit prieur dans le coût des réparations à faire au chœur de l'église de Franleu, au prorata des dîmes qu'il perçoit dans la paroisse.
  • sa transaction, le 13 juillet 1685, à laquelle participèrent aussi les gros décimateurs de la paroisse (le prieur de Saint-Pierre d'Abbeville, les abbés et religieux de Saint-Acheul et l'abbé de Saint-Valéry), avec Michel Leroy, maître couvreur, François Neudin, maître charpentier, demeurant tous deux à Abbeville. Les gros décimateurs renonçaient aux recours qu'ils pouvaient tenter contre ces artisans quant à l'exécution « du traité de construction du chœur de l'église de Franleu » et pour solidarité avec les autres maîtres ouvriers ayant travaillé à la reconstruction du chœur, Nicolas Cormont, maître vitrier, et Chivot, maître maçon.

Le chevet droit du bas-côté sud était percé jadis d'une grande fenêtre, à présent murée. Son angle sud est agrémenté d'une niche à dais de pierre, de style flamboyant, ayant abrité une petite Vierge-Mère en bois, du XVIIe siècle.

Le chevet de la chapelle nord n'a jamais eu de fenêtre.

Monuments dans le périmètre de l'ancien cimetière[modifier | modifier le code]

L'entrée principale de l'ancien cimetière, pratiquement à l'arrière de l'église.

Comme partout ailleurs, le cimetière d'origine entourait autrefois l'église. Depuis le transfert imposé par l'administration préfectorale et pour suivre les recommandations relatives à l'hygiène, le cimetière actuel se trouve à la sortie du village, en direction de Campagne et de Quesnoy-le-Montant.

Tombes subsistant près de l'église[modifier | modifier le code]

Les seules tombes sont celles de Benoît Alexandre Gabriel de Bonijol du Brau (décédé le 21 mars 1887, à 77 ans) et de Jeanne Gabrielle Josèphe Marie de Bonijol du Brau (décédée le 10 juillet 1906, à 30 ans). Des écus sont accolés.

Croix sur fût de pierre[modifier | modifier le code]

Une grande croix remarquable, en pierre, est formée d'un fût cylindrique, monolithe, sur un pied qui passe du cylindre à l'octogone.

Monument aux morts et stèle[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts[9].
La petite stèle de brique avec plaque de marbre, derrière l'église[9].

Juste à l'entrée principale avec ses quelques marches, sur la gauche et un peu en avant des deux tombes restées, se dresse le monument aux morts, dédié aux soldats et civils tués lors des deux guerres mondiales. Il est de facture assez sobre et décoré d'une simple et très classique Croix de guerre 1914-1918 qui le surmonte.

Sur la droite, près du chevet de l'église, une stèle dédiée à la mémoire des anciens combattants d'Algérie, de Tunisie et du Maroc fut inaugurée le 11 novembre 2004.

Tombes militaires[modifier | modifier le code]

L'ensemble des tombes du carré militaire[9].

L'autre entrée (face à la mairie) permet d'accéder directement, à gauche, aux tombes des soldats anglais morts pour la libération de la France pendant la Seconde Guerre mondiale. Les 28 stèles sont dressées sur deux lignes, contre la clôture Nord du périmètre de l'ancien cimetière, face à l'église.

Mairie[modifier | modifier le code]

Le bâtiment de la mairie, au fond de sa cour.

La mairie est non loin de l'église, mais contrairement à beaucoup d'autres villages, ce n'est pas une grande place qui les sépare, mais une petite rue.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Antoinette Mallet, religieuse, qui fonda en 1464 l'ordre des Sœurs grises d'Abbeville.
  • Jeanne de Chauny, religieuse, missionnaire en Afrique au début du XXe siècle, issue de la famille Mallet de Chauny demeurant au château de Franleu. Madame Joséphine de Chauny et son autre fille, mademoiselle Marie de Chauny, ont été très dévouées pour l'église et faisaient alors le catéchisme.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Abbé E. Caron, Histoire de Saint-Valery, extrait consultable en ligne.
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 302b
  3. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne)
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit., p. 303a.
  5. Ernest Nègre, op. cit.
  6. référence à préciser !
  7. L'ami de la religion et du roi, tome 46, page 253 consultable en ligne.
  8. Bulletin des lois, consultable en ligne.
  9. a, b, c et d « Liste des "Morts pour la France" de Franleu », sur le site Mémorial - Morts pour la France - Somme (consulté le 31 août 2008)
  10. Le Courrier picard, édition d'Abbeville, 2 avril 2014, p. 15.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  13. « Évolution et structure de la population à Franleu en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 novembre 2010)
  14. « Résultats du recensement de la population de la Somme en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 novembre 2010)
  15. Photo ancienne sur le site Culture.gouv.fr
  16. Il est singulier qu'on ait exécuté l'autel avant la reconstruction du chevet qui devait le contenir.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Gazette franleusienne de l'EPJE », numéro de 2004 (Brochure d'une douzaine de pages, éditée par l'association Entente-Plaisir-Jeunesse-Espoir, 2 numéros parus)
  • Bulletin municipal (2 numéros parus : 2006 et 2007)
  • Archives communales de Franleu

Liens externes[modifier | modifier le code]