Wadō-ryū

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Wadō-ryū
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Un des idéogrammes du wado-ryu.  La colombe entourant de ses ailes le mot paix écrit en kanjis. Wado Ryu signifie école de la voie de la paix[1] ou de la voie de l'harmonie.  En Wadōkai, un poing de face (seiken)  est placé au centre des ailes de la colombe (voir diplôme Wadōkai (和道会) dans la galerie ci-dessous). A la WIKF, c'est un soleil levant  qui se trouve au centre des ailes.
Un des idéogrammes du wado-ryu.
La colombe entourant de ses ailes le mot paix écrit en kanjis. Wado Ryu signifie école de la voie de la paix[1] ou de la voie de l'harmonie. En Wadōkai, un poing de face (seiken) Wadoryu flag.svg est placé au centre des ailes de la colombe (voir diplôme Wadōkai (和道会) dans la galerie ci-dessous). A la WIKF, c'est un soleil levant Logo wikf.jpg qui se trouve au centre des ailes.

Autres noms Shinshu Wadoryu Karate-Jujutsu
Domaine Projection :

Percussion.

Forme de combat Pieds-Poings
Pays d’origine Drapeau du Japon Japon
Fondateur Hironori Ohtsuka
Dérive de Shindō Yōshin-ryūShōtōkan-ryūMotobu-ryū
Sport olympique Non
Sensei Tatsuo Suzuki, 8e dan Hanshi, portant un hakama durant l’exécution de Ryu Sei Kata.

Le Wado-ryu (和道流, Wadō-ryū?) est l'un des styles majeurs du karaté. Son fondateur est Hironori Ōtsuka (1892-1982), meijin[2]. Au Japon même, il est surtout répandu dans les milieux universitaires. Le Wado-Ryu est considéré comme ayant été le tout premier style spécifiquement japonais de karatédo (par opposition aux styles d'Okinawa). Wado Ryu signifie école de la voie de la paix ou de la voie de l'harmonie.

Propagation du wado-ryu[modifier | modifier le code]

Jusque dans les années 60, le karaté Wado Ryu (ainsi que les arts martiaux en général), était resté sur les petites îles du Japon. Il était à peine connu en dehors de l'Orient. Cela allait bientôt changer. Maître Hironori Ōtsuka, dont les premiers étudiants furent : M. Mochizuki, T. Kono, T. Suzuki, A. Yamashita et Y. Toyama, leur confia, en 1963, la mission de transmettre et de divulguer le Wado-Ryu en Europe.

Les techniques & Kata du Wado Ryu[modifier | modifier le code]

Maître Hironori Ōtsuka trouvait le karaté d'Okinawa un peu limité. Il pensait que l'apport du ju-jitsu pouvait enrichir cet art martial et lui assurer un meilleur avenir. Il reprochait au karaté shotokan de décomposer sa technique en deux temps : une défense (généralement par blocage) ; deux, attaque. Alors que dans les art martiaux japonais, la défense et l'attaque ne sont jamais séparées, la défense pouvant même parfois être une attaque. Ce que le fils d'Otsuka résume ainsi : Go No Sen, on frappe après le début du mouvement adverse, Sen No Sen, on attaque à l'instant ou l'adversaire pense à sa technique, et avant son mouvement (anticipation). En appliquant ces deux principes (Go No Sen & Sen No Sen), maître Ōtsuka développa une méthode de karaté originale où l'esquive était utilisée de préférence au blocage. aussi il énonça trois principes, qui orientent toute la pratique et constitue le credo technique du Wado-Ryu : TEN-I (le déplacement), TEN-TAI (la rotation du corps), TEN-GI (l'application de la technique avec blocage et contre-attaque simultanés). Sur cette base, le pratiquant développera les sensations de : Nagasu, Inasu & Noru. En conclusion, l'esquive est accompagnée d'un atémi du poing ou du pied et souvent se concluant par un amener au sol.

Certaines techniques de poings ne se trouvent uniquement que dans cette méthode, tel que Jun Tsuki No Tsukikomi, Gyaku Tsuki No Tsukikomi, Tobi Komi Tsuki, Tobi Komi Nagashi Tsuki, le Wadō-ryū se caractérise aussi par des positions plus hautes que dans les autres Styles et un travail important des esquives et du Goshin~Jitsu (Défense personnelle).

Les katas et leur ordre d'étude :

  • Tae Waza kata
  • Kihon Kata

1er dan

Les cinq Pinan :

  • Pinan Nidan
  • Pinan Shodan
  • Pinan Sandan
  • Pinan Yodan
  • Pinan Godan

Les Kata supérieurs :

2e dan

3e dan

4e dan et plus[4]

  • Wanshu
  • Jion
  • Jitte
  • Niseishi
  • Rohai


Il y a également des katas à deux: Les kihon & ohyo kumité au nombre de 35 dont 10 principaux qui représentent le principe de l'école wado ryu avec ces trois type d'esquives : Noru (accompagner, aspirer comme l'eau), Nagasu (enrouler) et Inasu (déplacement, laisser passer).

Les idori : kata exécuté en seiza. Les tantō dori: défense contre une attaque au couteau & les tachi dori: défense contre une attaque au sabre long, représentée par le bokken comme en Shintō Musō-ryū sauf qu'il n'y a pas l'utilisation du .

Au sujet des kata[modifier | modifier le code]

« Jusqu'à la fin du XIXe siècle peu d'adeptes de karaté connaissaient plus de deux ou trois kata, et c'est en les approfondissant qu'un adepte pouvait attendre un haut niveau. De même, le support de l'art du sabre des guerriers japonais était une immense répétition de très peu de kata qui permettait d'acquérir l'essentiel de la technique du combat. C'est pourquoi l'important pour une école de budo est d'avoir un petit nombre de kata qui méritent chacun de très nombreuses répétitions. »

Paroles de Hironori Ōtsuka II[modifier | modifier le code]

«  Il faut considérer le Wado Ryu comme une école de ju-jutsu à laquelle ont été ajoutées des techniques de karaté d’Okinawa et des techniques d’armes issues des écoles japonaises de sabre Yagyu et Toda. C’est ce qui explique que le Wado est bien plus proche des Budo japonais traditionnels que des arts martiaux d’Okinawa. Le Wado-Ryu n’est pas un sport ... Le but premier consiste à mettre l’adversaire hors de combat[5]! »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Il existe aussi deux variante: le Wadōkai ainsi que le Wadōrenmeï.

Principaux représentants du style[modifier | modifier le code]

Maîtres wado-ryu entourant sensei Tatsuo Suzuki (Maeda, Ohgami, Toyama, Iskikawa, Mikurya, Kobayashi ...)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Cours de karaté wado-ryu (和道流空手道) au dojo de l'École royale d'arts martiaux Yama Arashi - anciennement installée au Sablon (Bruxelles).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Symbolisant aussi bien la paix extérieure que la paix intérieure.
  2. Le 9 octobre 1972, maître Ōtsuka est devenu le premier karatéka jamais honoré par le frère cadet de l'empereur et le président de la prestigieuse Kokusai Budo Renmei.
  3. a et b Shitei kata. En 1986, pour faciliter les compétitions « tous styles », fut créé le Shitei-Kata : chacun des 4 principaux styles de karaté a alors désigné 2 katas considérés comme les plus représentatifs. À ne pas confondre avec le Tokui kata qui est un kata que nous choisissons à approfondir encore plus que les autres. Notre kata favori en quelque sorte. Un kata que l'on décortique dans toutes les directions de la compréhension.
  4. L'ordre d'étude peut varier d'une école à l'autre.
  5. Jiro Ōtsuka, fils du fondateur, repris le nom de son père à la mort de celui-ci.
  6. Maître Suzuki refusa plusieurs fois le 10e dan qu'on lui proposait considérant que seul le fondateur de l'école, Hironori Ohtsuka, était en droit de lui accorder ce grade et il était décédé.