Gapennes

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Gapennes
La salle communale.
La salle communale.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Abbeville
Canton Nouvion
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Nouvion-en-Ponthieu
Maire
Mandat
Daniel Fouconnier
2014-2020
Code postal 80150
Code commune 80374
Démographie
Gentilé Gapennois
Population
municipale
255 hab. (2011)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 11′ 02″ N 1° 57′ 13″ E / 50.1839, 1.953650° 11′ 02″ Nord 1° 57′ 13″ Est / 50.1839, 1.9536  
Altitude Min. 44 m – Max. 102 m
Superficie 11,37 km2
Localisation

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Gapennes

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Gapennes

Gapennes est une commune française, située dans le département de la Somme en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé sur la D10e, le village se trouve à 14 km d'Abbeville et 47 km d'Amiens, à proximité de la D12 qui permet de joindre Crécy-en-Ponthieu à 11 km.

Gapennes comprend un hameau, le Quesnoy. Il correspond à une vieille ferme autrefois entourée d'un mur et d'un fossé dit de « circonvallation »[1].

Sol, sous-sol, relief[modifier | modifier le code]

De formations ternaire et quaternaire, le sol n'est pas très perméable. Souvent, une couche végétale de 20 à 40 cm recouvre des couches d'argile. Les coteaux, au sud, présentent de la marne sous cette couche végétale. Vers Brailly, le sable est davantage présent. Dans le sud du village, au contour des haies, on trouve un sable rugueux utilisé par les faucheurs pour aiguiser leurs faux[1].

Communes voisines[modifier | modifier le code]

Rose des vents Domvast Brailly-Cornehotte Noyelles-en-Chaussée Rose des vents
Agenvillers N Yvrencheux
O    Gapennes    E
S
Millencourt-en-Ponthieu Oneux

Toponymie[modifier | modifier le code]

Gatinae, Gaspennae, signifie probablement « gué entre deux plaines »[1].

Quant à Le Quesnoy, étymologiquement, il correspond à un lieu planté de chênes[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire-Antiquité[modifier | modifier le code]

Des armes de pierre et des poteries romaines ont été trouvées[1].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 831, la seigneurie était possédée par l'abbaye de Saint-Riquier[1].

Le village est brûlé en 1524 et 1632 par les Espagnols. Lors de ces guerres où l'Espagne et la France se disputent le Ponthieu, l'église (seul subsistera le clocher) et le château ne sont guère épargnés[1].

De vieilles monnaies (billons) d'or et d'argent ont été retrouvées au XIXe siècle. Elles sont supposées avoir été enfouies en 1582[1].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

L'école existe déjà en 1763[1].

À la restauration, Royalistes et Bonapartistes s'affrontent violemment. Le maire, Jules de Carpentin doit intervenir pour faire cesser l'agression à la ferme du Quesnoy tenue par Jean-François Dufestel. Des coups de feu sont tirés[1].

Suite au décès de Jules de Carpentin, châtelain et maire, le comte François-Marie Alof de Louvencourt hérite du château. Il est nommé en 1851 lieutenant de louveterie de l'arrondissement d'Abbeville[2].

Pendant la guerre 1870-1871, dix-sept jeunes combattent. Un d'entre eux trouve la mort, un autre est blessé[1].

Fin XIXe siècle, une briqueterie fournit à Gapennes et aux villages environnants le nécessaire pour les constructions nouvelles[1].

Lors d'un bombardement visant la rampe de lancement de V1, l'église est complètement détruite en 1944.

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

D'argent à l'écusson d'azur, accompagné de six billettes du même.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[3]
Période Identité Étiquette Qualité
1929 1944 Edgard Tondellier    
1944 1947 Emile Brailly    
1947 1971 André Flaquet    
1971 1994 Eugène Maillard    
1994 en cours
(au 6 mai 2014)
Daniel Fouconnier   Réélu pour le mandat 2014-2020 [4]
Les données manquantes sont à compléter.

Lucien DUFESTEL (en 1861) fils du député.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 255 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
746 760 811 767 916 864 876 844 831
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
789 766 754 705 630 587 577 536 497
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
478 457 462 406 359 362 350 318 313
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
287 282 269 240 217 218 243 247 255
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame-de-l'Assomption : construite une première fois vers 1700, elle subit plusieurs effondrements. Refaite en brique au XXe siècle, son clocher semble indépendant. Sous cette église, une vaste carrière, composée de trois rues principales et 42 chambres, a été creusée. Ces carrières dont l'accès a été oublié ont servi de refuges pour les habitants au cours des différentes guerres[1].

Château bâti en 1650, dans le style du premier Mansard[1].

Écurie de Gapennes : centre équestre.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jean-François Dufestel (1747-1821)[7] Député de la Somme.

Né le 17/1/1747 à Gapennes (fils de J-François Dufetel et de Catherine Goddé, et filleul de Charlotte Dufestel). Mort à 74 ans 4 mois et 6 jours, le 23/5/1821 à Gapennes/Place de l'église. Éduqué, il sait parfaitement écrire. Laboureur en 1776/87. Cultivateur à la ferme du Quesnoy (1811/12).

Député de la Somme en 1792, révoqué par l'assemblée électorale après sa nomination, il est rétabli par la Convention dans la séance du 1er octobre 1792. Membre de la Convention, il était « propriétaire cultivateur » à Gapennes (Somme) et père de onze enfants, lors de son élection à la Convention (10 septembre 1792), par ce département, la 9e sur 13, avec 258 voix sur 360 votants. Il siégea parmi les modérés et, dans le procès de Louis XVI, motiva comme il suit son vote au 3e appel nominal : « Je déclare n'avoir reçu aucun pouvoir de juge, puisque la même assemblée électorale, en me nommant, a nommé deux hauts-jurés, et qu'il n'entrera jamais dans mes principes de voter la peine de mort contre mon semblable. Je prononce la réclusion et le bannissement. » Suspect à la Montagne, il acheva de se perdre en protestant contre la journée du 31 mai, et fut décrété d'arrestation à la suite de cette journée. Il remit sa démission le 5 frimaire an II (25 novembre 1793), en raison des préoccupations que lui causait sa nombreuse famille. Il est remplacé par Dequem le 30 frimaire an II (20 décembre 1793).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m et n Notice historique et géographique rédigée par l'instituteur, M. Sannier, 1899, Archives départementales, Amiens
  2. Jacques Dulphy, Les loups dans la Somme, janvier 1988, imp. Colombel, Amiens, p. 329
  3. L'écho du canton, communauté de communes du canton de Nouvion, 4e trim. 2000, édit. Norsud S.A. Saleux - 80480.
  4. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ 6 mai 2014 (consulté le 9 juin 2014)
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  7. La révolution dans la Somme. Conventionnels, jacobins et soldats, Robert Legrand, 1988, p. 124.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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