Fontaine-sur-Somme

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Fontaine-sur-Somme
Image illustrative de l'article Fontaine-sur-Somme
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Abbeville
Canton Hallencourt
Intercommunalité Communauté de communes de la Région d'Hallencourt
Maire
Mandat
Patrick Poliautre
2014-2020
Code postal 80510
Code commune 80328
Démographie
Gentilé Fontenois
Population
municipale
542 hab. (2011)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 01′ 50″ N 1° 56′ 23″ E / 50.0306, 1.939750° 01′ 50″ Nord 1° 56′ 23″ Est / 50.0306, 1.9397  
Altitude Min. 7 m – Max. 102 m
Superficie 15,18 km2
Localisation

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Fontaine-sur-Somme

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Fontaine-sur-Somme

Fontaine-sur-Somme est une commune française, située dans le département de la Somme en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située sur la rive gauche de la Somme, entre Amiens (en amont) et Abbeville (plus près, en aval), la commune est à mi-chemin entre Ailly-le-Haut-Clocher (au nord-est) et Hallencourt (au sud-ouest).

Hameaux, lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Vieulaines : en amont, à l'est sur la Route départementale n° 3.

Vieulaines possède un superbe château, qui offre un corps de logis édifié vers 1750 en brique à chaînages de pierre, prolongé de chaque côté par une aile plus basse terminée par un pavillon. La façade sur cour, banale et remaniée au XIXe siècle, contraste avec la façade sur parc, qui présente un élégant avant-corps à refends et pilastres ioniques cannelés.

Ce château fut témoin en août 1763, de la tentative d'empoisonnement à l'arsenic des propriétaires et leurs invités par celui qui fut ensuite dénommé « le monstre de Valines » (voir ci-dessous, section histoire).

Histoire[modifier | modifier le code]

Le 22 août 1346, lors de la chevauchée, les troupes anglaises d'Edouard III tentent de prendre Fontaine, qui disposait d'un pont, pour franchir la Somme mais elles sont repoussées par les troupes françaises.

En août 1763, Charles François Joseph de Valines, écuyer et seigneur de Valines, tente d'empoisonner à l'arsenic ses oncle et tante Mme et M. de Vieulaines et huit autres personnes. Ils en réchapperont mais M. de Riencourt y laissera la vie. L'empoisonneur sera supplicié et brûlé sur la place du marché d'Abbeville[1].

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : Vairé d'or et d'azur.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours Patrick Poliautre    
mars 2008 avril 2014 Gérard Leroy    
avril 2014[2] en cours
(au 6 mai 2014)
Patrick Poliautre    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 542 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
879 934 1 012 1 170 1 301 1 316 1 367 1 352 1 346
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 310 1 277 1 267 1 148 1 137 980 923 821 772
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
759 725 705 630 602 590 559 521 532
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
463 456 448 401 434 469 525 542 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Les habitants de Fontaine-sur-Somme sont les fontenois, fontenoises.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Le village dépend du Canton de Hallencourt et de la Communauté de communes de la Région d'Hallencourt [5],[6]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Riquier[modifier | modifier le code]

L’église de Fontaine a été édifiée à la fin du XVe siècle et au début du XVIe siècle (règnes de Charles VIII et de Louis XII). L’architecture est de style gothique classique, à l’exception du portail qui est de style gothique flamboyant. Le clocher de l’église est plus récent et a été construit suivant des modèles similaires aux églises environnantes (Cocquerel, Long, …). L’église est dédiée à Saint-Riquier.

Portail Logo monument historique Classé MH (1910) - église Logo monument historique Classé MH (1941)

La croix de pierre[modifier | modifier le code]

Beaucoup a été écrit sur la croix de pierre de Fontaine-sur-Somme. Voici la traduction en français d’un texte écrit en picard par JL Vigneux et paru dans le bulletin du SI de mars 1991 : « Le long de la vallée de la Somme, à Fontaine, cela faisait un bon moment que je savais qu’il y avait une croix dans ce pays là ; mais que de mal ai-je eu pour la trouver ! Il faut dire qu’elle n’est pas appuyée à l’église, sur la place ou encore à un bout du village. Non, elle est sur le plateau, à une croisée de chemins, où seulement ne doivent aller que les cultivateurs et les chasseurs. Toujours est-il que je l’ai vue de mes yeux, et puis que c’est un sacré monument. Quasiment deux mètres de haut, en tuf et entourée d’une double rambarde en fer, pour la protéger des roues des remorques. Si vous voulez vous y rendre, il faut prendre une cavée qui monte dans les champs. On passe devant un autre calvaire puis le réservoir communal et puis on atteint deux chemins. Celui à main gauche, le chemin de Vendure ne va pas très loin, tandis que l’autre va jusqu’à Airaines et passe devant notre croix en pierre. Elle est au bord d’un petit bois, et l’autre chemin, le Sentier des Morts relie Wanel à Longpré. L’endroit est marqué : La Croix de Pierre sur les cartes d’État Major. À deux pas de là, c’est le Camp Rouge et de l’autre côté Au Chemin Anglais. L’indicateur, une borne officielle nous indique l’altitude 102,20 m. Le haut est un peu entaillé en forme de croix de Malte, ce qui est rare mais que l’on retrouve de temps en temps. Les légendes ne manquent pas à son propos ! La seule certitude c’est qu’elle a été placée à l’endroit actuel en 1757, une carte de cette époque fait foi. Dans l’histoire de Fontaine, publiée par le syndicat d’initiative du village on puise ces renseignements : - Ce serait à cet endroit qu’un chef gaulois aurait été tué par Jules César. Pour preuve, le Camp Rouge est à cinq mètres… - Elle aurait été dressée quand les soldats sont revenus des croisades et qu’ils ont ramené les reliques de Longpré… - Pour d’autres, c’était une halte, quand on passait devant de Wanel pour mener un cercueil à Longpré. Pour preuve, le chemin des Morts… - Et encore, elle pourrait remonter à la guerre de Cent Ans. Même qu’il y aurait des inscriptions dans le tuf. Pour preuve, le chemin des Anglais… N’oublions pas les rendez-vous du diable, la nuit du côté des bois. On dit à Fontaine : ‘Aller à poule noire’ Bien sûr, la poule c’est Lucifer, et puis n’importe qui ne pouvait pas venir lui demander un petit service sans lui donner son âme… Certains pensent qu’à un moment de l’année, la pierre tourne, et qu’à ce moment-là on voit quantité de trésors qui sortent de la terre. Au village, on disait même des gens qui avait réussi qu’ils avaient été à la croix de pierre. Il ne fait pas toujours bon d’être croix de pierre ! En 1870, on voit sur une photo que le croisillon du couplet a été reposé sur le fut. C’est donc qu’il avait été brisé.(…) Quelques années plus tard, en 1930, le fut s’est cassé en deux. Le conseil prend des mesures pour le redresser. La croix se retrouve soutenue par 4 barres de fer. Durant la guerre de 1940, un obus l’a couchée sur le sol. Elle s’est ainsi retrouvée ensevelie dans les herbes. Ce n’est qu’en 1963 que le syndicat d’initiative a décidé de la redresser. Le travail a été fait avec soin, la croix a été replacée sur son socle qui était enfoui dans la terre. Pour mieux la fixer, on y avait accroché une barre de fer comme étai. Tout tint jusqu’au moment où un engin agricole manqua sa manœuvre et la croix retomba. On décida de l’entourer d’une double rambarde en fer. »

Le Cartel[modifier | modifier le code]

Cette croix, située sur le Cartel, surplombe le village. On y accède par le Chemin Neuf. Dans la revue Le dimanche du 25 juillet 1897 on lit : « dimanche 11 juillet cette paroisse offrait à l’occasion de l’érection de deux superbes calvaires un des spectacles les plus beaux (…) plus de 4000 étrangers étaient venus s’unir aux habitants (…). sans parler de la beauté des costumes, l’ordre et le naturel des 55 groupes qui formaient le cortège ont attiré l’admiration de tous durant le parcours.(…) les arcs de triomphe, les drapeaux, oriflammes, dont étaient pavoisées les maisons du pays (…) » Dans la même revue, mais le 6 août 1899, on lit : « c’est la troisième fois, depuis deux ans, que nous assistons à une plantation de croix dans le village(…) Plus de soixante groupes (…) formaient un défilé imposant. (…) Ils sont là (…) pour écouter M. le doyen d’Hallencourt au sommet de la colline, sur un terre plein qui domine la vallée et fait face aux villages de Long et de Coquerel, au pied de ce moulin banal (…) »

Le monument aux morts[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts représente une veuve de guerre assise tenant contre elle son enfant. Le conseil municipal décide l'érection du monument aux morts le 25 mars 1922. Le sculpteur amiénois Albert Roze propose un devis prévoyant, sur un socle de pierre, un groupe sculpté intitulé : " veuve et orphelin " (France en deuil adoptant un orphelin de guerre). Le devis comporte aussi l'entourage du monument : bordure en ciment, chaîne en fer et bases en pierre de Belgique pour les obus. L'emplacement choisi est le square devant l'église, dont la porte latérale nord, est classée Monument historique : Roze insiste donc sur la faible hauteur de son monument, environ 2,50 mètres, qui ne doit pas cacher le portail classé. Le coût du monument s'élève à 18 500 francs. L'inauguration eut lieu le 13 août 1922[7].

Les étangs[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jeanne de Fontaine

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François-César Louandre, Histoire d'Abbeville et du comté du Ponthieu jusqu'en 1789, tome II, Le Livre d'histoire Lorisse, Paris, Monographies des villes et villages de France, reprise de l'édition de 1883, p. 141 ISBN 2-84435-014-3
  2. Le Courrier picard, édition d'Abbeville, 8 avril 2014, p. 11.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  5. Intercommunalité [1]
  6. Communauté de commune d'Hallencourt [2]
  7. Source:Mémorial morts pour la France (80): nombres de morts [3]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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