2e Panzerdivision

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2e Panzerdivision
Période 15 octobre 1935Mai 1945
Pays Flag of German Reich (1935–1945).svg Allemagne
Branche Wehrmacht
Type Division blindée
Fait partie de District militaire (Wehrkreis) XIII, puis XVIII
Guerres Seconde Guerre mondiale

La 2. Panzer-Division (2e division blindée) était une division d'active du temps de paix de la Wehrmacht Heer. Elle fut créée le 15 octobre 1935[1]. Elle participa à toute la Seconde Guerre mondiale.

Emblèmes divisionnaires[modifier | modifier le code]

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Histoire[modifier | modifier le code]

La 2e Panzerdivision est formée sur le camp de Wundsdorf près de Berlin le 15 octobre 1935, comme la 1re et 3e Panzerdivision. Le personnel de la division est principalement composé d'Autrichiens[réf. nécessaire].

En mars 1938, la division prend part à l'Anschluss de l'Autriche, ce qui est la première mise en œuvre d'une invasion blindée. Cette démonstration de force est émaillée de nombreuses pannes.

Campagne de Pologne[modifier | modifier le code]

En septembre 1939, elle participe à l'invasion de la Pologne en étant rattachée au XVIIIe Panzer-Korps de la 14e armee (groupe d'armées sud) du général List. Elle subit de lourdes pertes et au début de l'année 1940, elle est envoyée au sud de Cologne, pour se reconstituer.

Campagne de France[modifier | modifier le code]

Au cours de la Bataille de la France de mai 1940, la division est rattaché au XIX Panzer-Korps du général Heinz Guderian avec les 1re et 10e Panzerdivision. Elle participe à l'encerclement des forces franco-britanniques dans la poche de Dunkerque. Ce sont des éléments de la 2e PzD qui atteignent en premiers la Manche le 20 mai 1940. Au moment de l'armistice, elle est aux portes de la Suisse.

De retour en Pologne fin 1940 pour des missions de maintien de l’ordre, elle est rééquipée et restructurée en perdant le Panzer-Regiment 4 au profit de la nouvelle 13e Panzerdivision.

Campagne des Balkans[modifier | modifier le code]

En avril 1941, lors de l’opération Marita, elle participe à la Campagne des Balkans pour venir au secours de l'armée italienne. Elle est déplacée vers la Roumanie, d'où elle s'empare d'Athènes et de la Croatie.

En plus des effets de la campagne dans les Balkans, la division subit de lourdes pertes matérielles lors de son transfert depuis la Grèce vers l'Italie. Le 21 mai 1941, les navires de transport allemands Marburg et Kybfels sont coulés entre Patras et Tarente par des mines alliées mouillées peu auparavant, et l'unité perd une grande partie de son équipement lourd. La 2e PzD ne peut donc pas participer aux premiers combats de l'opération Barbarossa, l'invasion allemande sur l'Union soviétique, et doit se reconstituer. Elle est finalement envoyée en Russie, arrivant au front en octobre 1941.

Front de l'Est[modifier | modifier le code]

Dès son déploiement la division prend part à la bataille de Moscou au sein du XL PanzerKorps du Panzergruppe 4 (groupe d'armées centre) où elle arrive dans les faubourgs de la capitale après avoir combattu à Roslav et à Vyazma. Elle subit la contre-offensive russe pendant l'hiver 1941-1942 et bat en retraite.

Pendant l'année 1942, elle prend part à divers combats défensifs avec le groupe d'armées centre au sein du XLI et XLVI PanzerKorps des [[3e Panzer Armee]] et 9e Armée dans les régions de Karmanowo, du saillant de Rjev et de Byeloye.

Au printemps 1943, la division est mise en réserve dans la région de Smolensk avant de participer en juillet à l'opération Zitadelle au sein du XLVII PanzerKorps de la 9e Armée du général Model du groupe d'armées centre. La 2e Panzerdivision participe à la bataille de Koursk, mais est rapidement stoppée par les forces russes en ne réussissant à progresser que d'une vingtaine de kilomètres. Après la contre-attaque soviétique à Koursk, elle est durement éprouvée dans une succession de batailles dans la région de Kiev et sur le Dniepr. Elle finit l'année dans la région de Gomel où elle est mise en réserve de la 2e Armée.

Front de l'Ouest[modifier | modifier le code]

Au début de l'année 1944, la division est retirée du front et se retrouve dans la région d'Amiens pour se reconstituer, puis est mise en réserve en Aquitaine[2] jusqu'au début juin. Suite au débarquement allié en Normandie, la division est envoyée en Normandie, rattachée au XLVII Panzer-Korps du Panzergruppe West (groupe d'armées B) où elle met une semaine pour atteindre le front. Subissant des pertes dans la région de Villers-Bocage, elle prend part à une attaque offensive avortée à Mortain et finit par être piégée dans la poche de Falaise où elle est décimée avant de s'en extraire.

Bataille des Ardennes[modifier | modifier le code]

En septembre, elle est renvoyée en Allemagne à Wittlich dans l'Eifel pour se reconstituer et se rééquiper. Rattachée au LVIII Armee-Korps de la 5e Panzerarmee du groupe d'armées B, elle participe en décembre à la contre offensive des Ardennes où elle occupe une position en pointe, manquant de peu d'atteindre la Meuse tout en subissant de lourdes pertes, notamment du fait des attaques aériennes.

Après l'échec de l'offensive des Ardennes, en mars 1945, elle est rattachée au XIII Armee-Korps de la 7e Armée et se replie avec seulement 4 chars et 200 hommes sur la région de la Moselle, puis sur les bords du Rhin et de Fulda avant de se rendre aux forces américaines à Plauen en mai.

Crimes de guerre[modifier | modifier le code]

Au cours de la Campagne de Pologne, en septembre 1939, des soldats de la division ont pris part à des atrocités contre les ressortissants polonais. Le 5 septembre 1939, près du village de Toporzysko-Bystra, un soldat polonais séparé de son unité se rend, mais des soldats de la 2e Panzerdivision lui ordonnent de courir, puis l'abattent sous prétexte de « tentative d'évasion »[3].

Commandants[modifier | modifier le code]

Début Fin Grade Nom
15 octobre 1935 4 février 1938 Oberst Heinz Guderian
1er mars 1938 16 février 1942 Generalmajor Rudolf Veiel
17 février 1942 31 mai 1942 Generalmajor Hans-Karl Frhr. von Esebeck
1er juin 1942 4 septembre 1942 Generalmajor Arno von Lenski
5 septembre 1942 31 janvier 1944 Oberst, puis Generalmajor Vollrath Lübbe
1er février 1944 4 mai 1944 Generalleutnant Heinrich von Lüttwitz
5 mai 1944 27 mai 1944 Generalleutnant Franz Westhoven
27 mai 1944 31 août 1944 Generalleutnant Heinrich von Lüttwitz
1er septembre 1944 20 septembre 1944 Oberst Gustaf-Adolf von Nostitz-Wallwitz
21 septembre 1944 14 décembre 1944 Oberst, puis Generalmajor Henning Schonfeld
15 décembre 1944 19 mars 1945 Oberst, puis Generalmajor Meinrad von Lauchert
20 mars 1945 31 mars 1945 Generalmajor Oskar Munzel
1er avril 1945 7 mai 1945 Oberst Carl Stollbrock

Ordres de bataille[modifier | modifier le code]

Composition en octobre 1935[modifier | modifier le code]

  • Schützen-Brigade 2
    • Schützen-Regiment 2
    • Kradschutzen-Bataillon 2
  • Panzer-Brigade 2
    • Panzer-Regiment 3
    • Panzer-Regiment 4
  • Panzerjäger-Abteilung 38
  • Pionier-Abteilung 38
  • Artillerie-Regiment 74
    • Artillerie-Abteilung I
    • Artillerie-Abteilung II
  • Naschr-Abteilung 38
  • Versorgungsdienste 82

Composition en aout 1939[modifier | modifier le code]

  • Schützen-Brigade 2
    • Schützen-Regiment 2
    • Kradschutzen-Bataillon 2
  • Panzer-Brigade 2
    • Panzer-Regiment 3
      • Panzer-Abteilung I
      • Panzer-Abteilung II
    • Panzer-Regiment 4
      • Panzer-Abteilung I
      • Panzer-Abteilung II
  • Panzerjäger-Abteilung 38
  • Pionier-Abteilung 38
  • Artillerie-Regiment 74
    • Artillerie-Abteilung I
    • Artillerie-Abteilung II
  • Artillerie-Regiment 110
    • Artillerie-Abteilung I
    • Artillerie-Abteilung II
  • Naschr-Abteilung 38
  • Versorgungsdienste 82

Composition en septembre 1940[modifier | modifier le code]

  • Schützen-Brigade 2
    • Schützen-Regiment 2
    • Schützen-Regiment 304
  • Kradschutzen-Bataillon 2
  • Panzer-Regiment 3
    • Panzer-Abteilung I
    • Panzer-Abteilung II
  • Panzerjäger-Abteilung 38
  • Pionier-Abteilung 38
  • Artillerie-Regiment 74
    • Artillerie-Abteilung I
    • Artillerie-Abteilung II
    • Artillerie-Abteilung III
  • Naschr-Abteilung 38
  • Versorgungsdienste 82

Composition en août 1943[modifier | modifier le code]

  • Panzer-Grenadier-Regiment 2
  • Panzer-Grenadier-Regiment 304
  • Panzer-Regiment 3
    • Panzer-Abteilung II
  • Panzer-Aufklarung Abteilung 2
  • Panzerjäger-Abteilung 38
  • Pionier-Abteilung 38
  • Artillerie-Regiment 74
    • Artillerie-Abteilung I
    • Artillerie-Abteilung II
    • Artillerie-Abteilung III
  • Flak-Artillerie-Abteilung 273
  • Naschr-Abteilung 38
  • Feldersatz-Abteilung 82
  • Versorgungsdienste 82

Théâtres d'opérations[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jorge Rosado et Chris Bishop, Les divisions blindées de la Wehrmacht 1939-45 : Le guide d'identification des blindés, Editions de Lodi (ISBN 978-2-84690-287-8)
  • Georges Bernage, , L'échec des Panzers: 2- 13 juin au 20 juillet 1944 : Villers-Bocage, Tilly/Seulles, l'Odon, Cote 112, Caen, Pont-Hébert, hors série Historica no 60, Magazine 39-45, 1999
  • François de Lannoy, L'invasion de la Grèce : Marita 6 avril - 3 mai 1941, hors série Historica no 58, Magazine 39-45, 1999
  • François de Lannoy, Koursk 5-13 juillet 1943 : La plus grande bataille de chars de l'histoire, hors série Historica no 56, Magazine 39-45, 1998
  • Francois de Lannoy, Josef Charita, Panzertruppen : Les troupes blindées allemandes / German Armored Troops 1935-1945, Editions Heimdal, 2001 (ISBN 978-2-84048-151-5)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Tessin, Georg. Verbände und Truppen der deutschen Wehrmacht und der Waffen-SS im Zweiten Weltkrieg 1939-1945. Tome 2, p. 105.
  2. Dominique Lormier, La Libération de la France : Aquitaine, Auvergne, Charentes, Limousin, Midi-Pyrénées, Éditions Lucien Sourny, ISBN 978-2-84886-065-7, p 15
  3. Zbrodnie Wehrmachtu na jeńcach wojennych w II Wojnie Światowej Szymon Datner Warszawa, 1961.

Sources[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]