Temple de la Raison

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La cathédrale de Strasbourg transformée en Temple de la Raison (gravure de 1793-94).
Inscription sur un mur de l'église Saint-Martin d'Ivry-la-Bataille.

Le temple de la Raison, créé sous la Révolution française en 1793, est le temple d'une nouvelle religion inspirée des dogmes de la franc-maçonnerie et destinée à remplacer le christianisme : le culte de la Raison des Hébertistes athées (automne 1793-printemps 1794) puis le culte de l'Être suprême des Montagnards déistes (printemps 1794-été 1794).

La « religion » centrée sur le culte de la Raison devait rassembler tous les peuples sous la devise de la liberté et de l'égalité afin de revenir aux principes fondamentaux de la République romaine, ce qui signifiait explicitement la fin de toutes les monarchies.

Le principal instigateur du culte de l'Être suprême fut Robespierre. Député du Tiers-Etat, puis chef de file du parti des Montagnards devenu l'un des accusateurs, avec son collaborateur direct Saint-Just lors du procès de Louis XVI et figure prépondérante du Comité de salut public de juillet 1793 à juillet 1794, il proposa, pour contrer la religion catholique mise à l'index depuis 1792, mais aussi pour contrer les idées athées, de créer une nouvelle « religion », d'où l'idée de « reconsacrer » des églises, dont celle de sainte Geneviève à Paris en temples maçonniques dit "de la Raison". En effet, sainte Geneviève était vénérée pendant la Révolution, car elle avait protégé Paris contre l'invasion des Huns en 451.

De nombreuses églises furent transformées en temples de la Raison puis en temples de l'Être suprême. On peut citer :

Cependant, de nombreuses églises qui servaient d'entrepôts, avaient été vendues ou affectées à d'autres usages ne furent pas transformées en temples de la Raison ou en temples de l'Être suprême.

Le Concordat rétablira en 1802 le culte catholique dans les églises.

Articles connexes[modifier | modifier le code]