Canchy (Somme)

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Canchy
La chapelle Notre-Dame-de-Foy.
La chapelle Notre-Dame-de-Foy.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Abbeville
Canton Nouvion
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Nouvion-en-Ponthieu
Maire
Mandat
Jean Grosbeau
2014-2020
Code postal 80150
Code commune 80167
Démographie
Gentilé les Canchéens
Population
municipale
313 hab. (2011)
Densité 48 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 11′ 14″ N 1° 52′ 42″ E / 50.1872, 1.878350° 11′ 14″ Nord 1° 52′ 42″ Est / 50.1872, 1.8783  
Altitude Min. 32 m – Max. 79 m
Superficie 6,47 km2
Localisation

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Canchy

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Canchy

Canchy est une commune française, située dans le département de la Somme en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la route à grande circulation de Rouen à Saint-Omer (Pas-de-Calais).

Géologie, relief[modifier | modifier le code]

Le sol de Canchy est partie crayeux, partie sableux. L'argile est moins présente. La marne est présente sous une faible couche de terre végétale. Dans la plaine du moulin Jean Bon, la couche de terre argileuse est plus épaisse et recouvre un très beau sable. Une carrière produit de la pierre tendre, de qualité médiocre. Une petite rivière, La Sautine, coulait au XVIIIe siècle, au fond de la vallée actuelle. Elle sourçait à Brailly et allait se jeter dans le Scardon, au nord d'Abbeville[1].

Siuation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Lamotte-Buleux Crécy-en-Ponthieu Domvast Rose des vents
Le Titre N Gapennes
O    Canchy    E
S
Hautvillers-Ouville Neuilly-l'Hôpital Agenvillers

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune viendrait de « Canyx ichi », à l'époque de la conquête de la Gaule par Jules César[1].

La charte de l'abbaye de Saint-Acheul nous apporte Cancy en 1147. En 1152, nous avons « Eustachio comite de Cancio » dans une charte[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Des armes en silex, des monnaies et des armes romaines ont été découvertes lors des fouilles

Un chemin dit « chemin de l'armée » témoigne, dit-on du passage des troupes de Philippe VI de Valois sur la route de la bataille de Crécy, en 1346[2].

Dès 1550, la commune a son école[1].

En 1554, des troupes espagnoles brûlent le village au temps de Charles Quint[2]. Elles détruisent le hameau du Mesnil qui a complètement disparu depuis. Le seigneur Nicolas du Hamel s'illustre dans la lutte contre les ravageurs[1].

Peu avant la Révolution, la famille du Hamel possède encore le village[2]. Pierre du Maisniel, vicomte d'Applaincourt, seigneur de La Triquerie, leur achète la propriété en 1870 et devient seigneur de Canchy[3].

La commune a eu plusieurs moulins à vent. L'un d'entre eux a servi de télégraphe avec le clocher d'Ailly[1].

Le pays est dévasté par les cosaques entre 1814 et 1815[2].

Pendant la guerre 1870-1871, cinq jeunes du village trouvent la mort sur les quinze qui ont combattu[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[2].
Période Identité Étiquette Qualité
1925 1944 Raoul Porion    
1944 1953 Maurice Flaquet    
1953 1995 Ernest Lécuyer    
1995 avril 2014 Anne-Marie Sagot UMP  
avril 2014[4] en cours
(au 6 mai 2014)
Jean Grosbeau    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 313 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
403 366 486 455 520 514 502 512 506
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
501 490 496 474 486 455 448 407 379
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
412 415 400 354 337 317 307 321 377
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
384 380 346 327 313 307 290 294 316
2011 - - - - - - - -
313 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune de Canchy comporte une église vouée à saint Pierre, une chapelle dédiée à Notre-Dame-de-Foy et 10 calvaires. L'origine de la chapelle serait due au dépôt par un R.P. jésuite, un peu avant 1629, d'une statue dans une niche faite au creux d'un arbre[7].

Les ruines du moulin Jean Bon témoignent d'une activité meunière ancienne.

Un oratoire en brique subsiste entre Agenvillers et Canchy[2].

Cinq pigeonniers sont répertoriés en 2000 sur la commune[2]. L'un d'entre eux, sur pilotis, réalisé vers 1880 par le charron du village, se situe au milieu d'une cour de ferme[8].

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre du Maisniel, vicomte d'Applaincourt (Père), (1768-1836), né et mort à Canchy, seigneur, propriétaire du château de La Triquerie, lieutenant de louveterie de l'arrondissement d'Abbeville. En 1825, le préfet de la Somme déclare qu'il a pratiquement fait disparaître les loups de l'arrondissement d'Abbeville[9].
  • Maxime Gremetz (1940- ), homme politique français, est né à Canchy.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Notice historique et géographique réalisée par M. Dumont, instituteur, 1899, Archives départementales, Amiens
  2. a, b, c, d, e, f, g et h L'écho du canton, communauté de communes du canton de Nouvion, 4e trim. 2000, édit. Norsud S.A. Saleux - 80480, 20 p., p. 3
  3. Jacques Dulphy, Les loups dans la Somme, janvier 1988, imp. Colombel, Amiens, p. 320
  4. Le Courrier picard, édition d'Abbeville, 10 avril 2014, p. 12.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  7. Rémi Dimpre, Histoire de Saint-Blimont et des villages alentour, p. 100, La Vague verte, coll. « Jusant »,‎ 2001, 118 p. (ISBN 2-913924-29-8, présentation en ligne)
  8. André Guerville, Pigeonniers et girouettes en pays de Somme, F. Paillart, éditeur, Abbeville, 2007, 311 p., p. 123
  9. Jacques Dulphy, Les loups dans la Somme, 1998, imp. Colombel, Amiens

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]