Argoules

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Argoules
Argoules, Chapelle Notre-Dame du Bon-secours.
Argoules, Chapelle Notre-Dame du Bon-secours.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Abbeville
Canton Rue
Intercommunalité Communauté de communes Authie-Maye
Maire
Mandat
Claude Patte
2014-2020
Code postal 80120
Code commune 80025
Démographie
Population
municipale
330 hab. (2011)
Densité 35 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 20′ 36″ N 1° 50′ 02″ E / 50.3433333333, 1.8338888888950° 20′ 36″ Nord 1° 50′ 02″ Est / 50.3433333333, 1.83388888889  
Altitude Min. 6 m – Max. 77 m
Superficie 9,45 km2
Localisation

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Argoules est une commune française, située dans le département de la Somme en région Picardie située à 30 km au Nord d'Abbeville et à 16 km au Nord-Est de Rue à la lisière du département du Pas-de-Calais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Argoules est située dans la vallée de l'Authie, petit fleuve côtier qui sépare les départements de la Somme et du Pas-de-Calais.

Géographie physique[1][modifier | modifier le code]

Nature du sol et du sous-sol[modifier | modifier le code]

Le sol et le sous-sol de la commune sont de formation secondaire et tertiaire (Crétacé). On rencontre dans la vallée des couches d'alluvions sans doute déposées par la mer. Ces couches sont découpées par des filons de tourbe. Le plateau crayeux est recouvert d'une légère couche d'argile elle-même recouverte de terre végétale.

Relief, paysage, végétation[modifier | modifier le code]

Le relief de la commune est formé par la vallée de l'Authie qui limite la commune au nord et d'un plateau limité à l'ouest par la Manche, au sud par la vallée de la Maye et au nord par celle de l'Authie. Le paysage est partagé entre plaine cultivée et massifs boisés, étangs et rivière.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par l'Authie, petit fleuve côtier qui sépare au nord les départements de la Somme et du Pas-de-Calais. Les étangs ont été créés par l'homme grâce à l'extraction de la tourbe. Des nappes phréatiques sont présentes sous le plateau et donnent naissance à des sources profondes dans la vallée.Des canaux de dessèchement ont été creusés pour évacuer le surplus d'eau.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de la commune est tempéré océanique avec vents dominants d'ouest et de nord.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

La commune a un habitat groupé en trois ensembles principaux : le village d'Argoules et les hameaux de Valloires et de Petit-Chemin auxquels il convient de rajouter l'écart de La Capelette et des fermes ou maisons isolées.

L'économie de la commune repose sur l'agriculture (polyculture céréalière et plantes fourragères) et sur l'élevage bovin principalement.

Le tourisme est devenu une activité importante grâce à la présence de l'abbaye et aux jardins paysagers qui la jouxtent. La proximité du littoral de la Manche renforce l'attractivité de ce paysage bucolique.

Les activités d'aides sanitaires et sociales sont présentes dans la commune depuis 1922 à l'abbaye de Valloires.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Argoules
Maintenay (Pas-de-Calais) Saulchoy (Pas-de-Calais)
Nampont Argoules Douriez (Pas-de-Calais) et
Dominois
Vironchaux et
Vron

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

D’après le recensement Insee de 2007, Argoules compte 335 habitants (soit une stagnation par rapport à 1999). La commune occupe le 20 796e rang au niveau national, alors qu'elle était au 19 777e en 1999, et le 313e au niveau départemental sur 782 communes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Argoules depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint en 1800 avec 860 habitants.

En 2011, la commune comptait 330 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
812 860 660 847 843 849 841 794 773
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
779 754 745 695 706 647 655 665 649
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
620 542 524 406 571 676 756 758 736
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
460 446 560 451 363 335 335 335 330
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (26,3 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (57,9 % contre 48,4 % au niveau national et 48,5 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 57,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 46,9 %, 15 à 29 ans = 12,9 %, 30 à 44 ans = 6,7 %, 45 à 59 ans = 13,4 %, plus de 60 ans = 20,1 %) ;
  • 42,1 % de femmes (0 à 14 ans = 27 %, 15 à 29 ans = 10,6 %, 30 à 44 ans = 9,2 %, 45 à 59 ans = 18,4 %, plus de 60 ans = 34,8 %).
Pyramide des âges à Argoules en 2007 en pourcentage[4]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
2,8 
5,2 
75 à 89 ans
12,1 
14,4 
60 à 74 ans
19,9 
13,4 
45 à 59 ans
18,4 
6,7 
30 à 44 ans
9,2 
12,9 
15 à 29 ans
10,6 
46,9 
0 à 14 ans
27,0 
Pyramide des âges du département de la Somme en 2007 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,9 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,3 
20,6 
45 à 59 ans
20,0 
21,0 
30 à 44 ans
19,8 
20,6 
15 à 29 ans
19,3 
19,5 
0 à 14 ans
17,5 

Toponymie[modifier | modifier le code]

On trouve dans les textes anciens plusieurs formes pour désigner Argoules : Ad Boulles (360), Arguvium, Argubium, Arghoves, Argoves. le préfixe Ar signifierait : lieu, terrain et go ou gou : contrée délimitée par ses propres bornes[1].

Héraldique[modifier | modifier le code]

La commune d'Argoules ne porte, ni n'a porté, ces armes, qui ne sont pas davantage celles d'une famille suzeraine du lieu. Cordialement JD

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

Palé d'or et de gueules de huit pièces.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 René Jouy    
mars 2008 en cours
(au 6 mai 2014)
M. Claude Patte   Réélu pour le mandat 2014-2020[6]

Histoire[modifier | modifier le code]

  • La seigneurie d'Argoules appartenait aux XIIe et XIIIe siècle à la famille d'Argoules, elle passa le siècle suivant à la famille de Cambron, au XVe à la famille Blondel puis au siècle suivant à la famille Bensserade à laquelle on attribue la construction du château.
  • Le village eut à souffrir de la Guerre de Trente Ans qui au XVIIe siècle opposa la France au Saint-Empire romain germanique et à l'Espagne et qui ruina l'abbaye de Valloires.
  • En 1776, Ambroise-Léopold Jourdain de l'Eloge, aristocrate et spéculateur, racheta la seigneurie d'Argoules. En 1791, il racheta l'abbaye de Valloires vendue comme bien national.
  • 1848 : Comme dans toutes les communes de France, la population masculine majeure de nationalité française put, pour la première fois, aller voter grâce à l'instauration du suffrage universel.
  • En 1871, après l'armistice, la commune dut subir quelque temps l'occupation prussienne. Plusieurs jeunes gens de la commune furent blessés dans le combat de 1870-1871.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Abbaye de Valloires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Abbaye de Valloires.

L'Abbaye cistercienne de Valloires (fondée au XIIe siècle, reconstruite au XVIIIe siècle).

Jardins de Valloires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Jardins de Valloires.

Jardins de Valloires créés en 1987 par Gilles Clément.

Eglise Saint Germain[modifier | modifier le code]

Église Saint Germain des XVe et XVIe siècles avec charpente apparente et vitraux des XVe et XVIe siècles (classés Monuments historiques)

Chapelle Notre-Dame du Bon-secours[modifier | modifier le code]

Chapelle octogonale édifiée, au centre du village, en 1836, par la communauté des basiliens installée à l'abbaye de Valloires.

Château[modifier | modifier le code]

Château du XVIe siècle en brique et pierre avec un corps de logis flanqué de quatre tourelles d'angle octogonales, restauré au XIXe siècle dans le style néo-gothique. Une aile en prolongement a été édifiée en pierre calcaire au cours du 18e siècle.  Inscrit MH (2009).

Vieux tilleul[modifier | modifier le code]

Tilleul remarquable sur la place de l'église (4 mètres de circonférence). Site Classé.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

née le 10 septembre 1886 à Saint-Germain-en-Laye et décédée à l'abbaye de Valloires le 23 mars 1983. Infirmière de formation, elle s'engage dans le service de santé des armées pendant la Grande Guerre. Après l'armistice, elle installe à l'abbaye de Valloires un établissement pour enfants.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, en 1940, elle vient en aide, avec le personnel du Préventorium, aux réfugiés. Pendant l'Occupation, elle cache des enfants juifs dans son établissement jusqu'à la Libération et s'engage dans la Résistance.

En 1962, après quarante ans à la tête du Préventorium, elle en abandonne la direction et fonde en 1964 un Foyer d'accueil qu'elle dirige jusque 1972.

  • Jean-Baptiste PAPILLON

frère de Thérèse Papillon. Combattant volontaire pendant la Grande Guerre à 17 ans, il est ordonné prêtre en 1925, devint aumônier du Préventorium de Valloires et curé des paroisses environnantes. Il fut très actif au sein de la J.A.C.. Il fut le créateur d'un cinéma rural ambulant qui anima les soirées dans de nombreuses communes du secteur, du littoral et de l'intérieur. Le cinéma ambulant perdura jusque 1980.

Fait prisonnier en 1940, libéré en 1941, il entra dans la Résistance en 1942 au sein de l' O. C. M. et fut capitaine des F. F. I.. Il était pilote d'avion et motard invétéré. Il décéda dans un accident de moto en 1957.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Répertoire des Noms de Famille de la Somme en 1849 - René BOYENVAL, René DEBRIE, René VAILLANT
232 pages, Éditions ÉKLITRA (Amiens, 1972)
  • Les Jardins de Valloires, De la plante à la planète
167 pages, Éditions Gaud (Paris, 2006)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Notice géographique et historique sur la commune d'Argoules, rédigée par Monsieur Deparis, instituteur, 189?, Archives départementales de la Somme
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  4. « Évolution et structure de la population à Argoules en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 14 novembre 2010)
  5. « Résultats du recensement de la population de la Somme en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 14 novembre 2010)
  6. « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ 6 mai 2014 (consulté le 9 juin 2014)