Argoules
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| Argoules | ||
Argoules, Chapelle Notre-Dame du Bon-secours |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Picardie | |
| Département | Somme | |
| Arrondissement | Abbeville | |
| Canton | Rue | |
| Intercommunalité | Communauté de communes Authie-Maye | |
| Maire Mandat |
Claude Patte 2008-2014 |
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| Code postal | 80120 | |
| Code commune | 80025 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
339 hab. (2009) | |
| Densité | 36 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 6 m – Max. 77 m | |
| Superficie | 9,45 km2 | |
| Localisation | ||
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Argoules est une commune française, située dans le département de la Somme et la région Picardie située à 30 km au Nord d'Abbeville et à 16 km au Nord-Est de Rue à la lisière du département du Pas-de-Calais.
Sommaire |
Géographie[modifier]
Argoules est située dans la vallée de l'Authie, petit fleuve côtier qui sépare les départements de la Somme et du Pas-de-Calais.
Géographie physique[1][modifier]
Nature du sol et du sous-sol[modifier]
Le sol et le sous-sol de la commune sont de formation secondaire et tertiaire (Crétacé). On rencontre dans la vallée des couches d'alluvions sans doute déposées par la mer. Ces couches sont découpées par des filons de tourbe. Le plateau crayeux est recouvert d'une légère couche d'argile elle-même recouverte de terre végétale.
Relief, paysage, végétation[modifier]
Le relief de la commune est formé par la vallée de l'Authie qui limite la commune au nord et d'un plateau limité à l'ouest par la Manche, au sud par la vallée de la Maye et au nord par celle de l'Authie. Le paysage est partagé entre plaine cultivée et massifs boisés, étangs et rivière.
Hydrographie[modifier]
La commune est traversée par l'Authie, petit fleuve côtier qui sépare au nord les départements de la Somme et du Pas-de-Calais. Les étangs ont été créés par l'homme grâce à l'extraction de la tourbe. Des nappes phréatiques sont présentes sous le plateau et donnent naissance à des sources profondes dans la vallée.Des canaux de dessèchement ont été creusés pour évacuer le surplus d'eau.
Climat[modifier]
Le climat de la commune est tempéré océanique avec vents dominants d'ouest et de nord.
Géographie humaine[modifier]
La commune a un habitat groupé en trois ensembles principaux: le village d'Argoules et les hameaux de Valloires et de Petit-Chemin auxquels il convient de rajouter l'écart de La Capelette et des fermes ou maisons isolées.
L'économie de la commune repose sur l'agriculture (polyculture céréalière et plantes fourragères) et sur l'élevage bovin principalement.
Le tourisme est devenu une activité importante grâce à la présence de l'abbaye et aux jardins paysagers qui la jouxtent. La proximité du littoral de la Manche renforce l'attractivité de ce paysage bucolique.
Les activités d'aides sanitaires et sociales sont présentes dans la commune depuis 1922 à l'abbaye de Valloires.
Communes limitrophes[modifier]
Démographie[modifier]
Évolution démographique[modifier]
D’après le recensement Insee de 2007, Argoules compte 335 habitants (soit une stagnation par rapport à 1999). La commune occupe le 20 796e rang au niveau national, alors qu'elle était au 19 777e en 1999, et le 313e au niveau départemental sur 782 communes.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Argoules depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint en 1800 avec 860 habitants.
En 2010, la commune comptait 335 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Pyramide des âges[modifier]
La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (26,3 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (57,9 % contre 48,4 % au niveau national et 48,5 % au niveau départemental).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 57,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 46,9 %, 15 à 29 ans = 12,9 %, 30 à 44 ans = 6,7 %, 45 à 59 ans = 13,4 %, plus de 60 ans = 20,1 %) ;
- 42,1 % de femmes (0 à 14 ans = 27 %, 15 à 29 ans = 10,6 %, 30 à 44 ans = 9,2 %, 45 à 59 ans = 18,4 %, plus de 60 ans = 34,8 %).
Toponymie[modifier]
On trouve dans les textes anciens plusieurs formes pour désigner Argoules : Ad Boulles (360), Arguvium, Argubium, Arghoves, Argoves. le préfixe Ar signifierait : lieu, terrain et go ou gou : contrée délimitée par ses propres bornes[1].
Héraldique[modifier]
La commune d'Argoules ne porte, ni n'a porté, ces armes, qui ne sont pas d'avantage celles d'une famille suzeraine du lieu. Cordialement JD
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Les armes de la commune se blasonnent ainsi : Palé d'or et de gueules de huit pièces. |
Administration[modifier]
Histoire[modifier]
- La seigneurie d'Argoules appartenait aux XIIe et XIIIe siècle à la famille d'Argoules, elle passa le siècle suivant à la famille de Cambron, au XVe à la famille Blondel puis au siècle suivant à la famille Bensserade à laquelle on attribue la construction du château.
- Le village eut à souffrir de la Guerre de Trente Ans qui au XVIIe siècle opposa la France au Saint-Empire romain germanique et à l'Espagne et qui ruina l'abbaye de Valloires.
- En 1776, Ambroise-Léopold Jourdain de l'Eloge, aristocrate et spéculateur, racheta la seigneurie d'Argoules. En 1791, il racheta l'abbaye de Valloires vendue comme bien national.
- 1848 : Comme dans toutes les communes de France, la population masculine majeure de nationalité française put, pour la première fois, aller voter grâce à l'instauration du suffrage universel.
- En 1871, après l'armistice, la commune dut subir quelque temps l'occupation prussienne. Plusieurs jeunes gens de la commune furent blessés dans le combat de 1870-1871.
- En 1922, le préventorium de l'abbaye de Valloires ouvre ses portes grâce à l'action tenace de Mademoiselle Papillon.
Lieux et monuments[modifier]
Abbaye de Valloires[modifier]
L'Abbaye cistercienne de Valloires (fondée au XIIe siècle, reconstruite au XVIIIe siècle).
Jardins de Valloires[modifier]
Jardins de Valloires créés en 1987 par Gilles Clément.
Eglise Saint Germain[modifier]
Église Saint Germain des XVe et XVIe siècles avec charpente apparente et vitraux des XVe et XVIe siècles (classés Monuments historiques)
Chapelle Notre-Dame du Bon-secours[modifier]
Chapelle octogonale édifiée, au centre du village, en 1836, par la communauté des basiliens installée à l'abbaye de Valloires.
Château[modifier]
Château du XVIe siècle en brique et pierre avec un corps de logis flanqué de quatre tourelles d'angle octogonales, restauré au XIXe siècle dans le style néo-gothique. Une aile en prolongement a été édifiée en pierre calcaire au cours du 18e siècle.
Inscrit MH (2009).
Vieux tilleul[modifier]
Tilleul remarquable sur la place de l'église (4 mètres de circonférence). Site Classé.
Personnalités liées à la commune[modifier]
- Thérèse PAPILLON
Article détaillé : Thérèse Papillon.
née le 10 septembre 1886 à Saint-Germain-en-Laye et décédée à l'abbaye de Valloires le 23 mars 1983. Infirmière de formation, elle s'engage dans le service de santé des armées pendant la Grande Guerre. Après l'armistice, elle installe à l'abbaye de Valloires un établissement pour enfants.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, en 1940, elle vient en aide, avec le personnel du Préventorium, aux réfugiés. Pendant l'Occupation, elle cache des enfants juifs dans son établissement jusqu'à la Libération et s'engage dans la Résistance.
En 1962, après quarante ans à la tête du Préventorium, elle en abandonne la direction et fonde en 1964 un Foyer d'accueil qu'elle dirige jusque 1972.
- Jean-Baptiste PAPILLON
frère de Thérèse Papillon. Combattant volontaire pendant la Grande Guerre à 17 ans, il est ordonné prêtre en 1925, devint aumônier du Préventorium de Valloires et curé des paroisses environnantes. Il fut très actif au sein de la J.A.C.. Il fut le créateur d'un cinéma rural ambulant qui anima les soirées dans de nombreuses communes du secteur, du littoral et de l'intérieur. Le cinéma ambulant perdura jusque 1980.
Fait prisonnier en 1940, libéré en 1941, il entra dans la Résistance en 1942 au sein de l' O. C. M. et fut capitaine des F. F. I.. Il était pilote d'avion et motard invétéré. Il décéda dans un accident de moto en 1957.
Pour approfondir[modifier]
Bibliographie[modifier]
- Répertoire des Noms de Famille de la Somme en 1849 - René BOYENVAL, René DEBRIE, René VAILLANT
-
- 232 pages, Éditions ÉKLITRA (Amiens, 1972)
- Les Jardins de Valloires, De la plante à la planète
-
- 167 pages, Éditions Gaud (Paris, 2006)
Liens externes[modifier]
Notes et références[modifier]
Notes[modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références[modifier]
- Notice géographique et historique sur la commune d'Argoules, rédigée par Monsieur Deparis, instituteur, 189?, Archives départementales de la Somme
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Évolution et structure de la population à Argoules en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 14 novembre 2010
- Résultats du recensement de la population de la Somme en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 14 novembre 2010
- Liste des maires de la Somme, sur http://www.somme.pref.gouv.fr, 9 juin 2008. Consulté le 12 juillet 2008
