Mons-Boubert

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Mons-Boubert
Le chevet de l'église est en surplomb.
Le chevet de l'église est en surplomb.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Abbeville
Canton Saint-Valery-sur-Somme
Intercommunalité Communauté de communes Baie de Somme Sud
Maire
Mandat
Emmanuel Delahaye
2014-2020
Code postal 80210
Code commune 80556
Démographie
Population
municipale
528 hab. (2011)
Densité 55 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 07′ 47″ N 1° 39′ 43″ E / 50.1297, 1.661950° 07′ 47″ Nord 1° 39′ 43″ Est / 50.1297, 1.6619  
Altitude Min. 5 m – Max. 71 m
Superficie 9,53 km2
Localisation

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Mons-Boubert

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Mons-Boubert

Mons-Boubert est une commune française, située dans le département de la Somme en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Située sur l'extrémité occidentale du plateau picard s'étendant au Vimeu, la commune repose sur un substratum rocheux composé de craie. Généralement, les formations superficielles rencontrées correspondent à des limons de plateau et des limons de pente qui résultent du glissement des précédents. Aux bois de Prêle et de Bretel subsistent des lambeaux alluviaux déposés par la Somme.

À la hauteur de Mons-Boubert, une profonde vallée affluente de la Somme -anciennement appelée « la Dame Rise »- correspond à une cassure du plateau[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les infiltrations d'eaux de pluie sont piégées dans une craie reposant sur un important niveau argileux (argiles du Gaux, d'âge albien…). La quasi-totalité des eaux potables du village provient de cette nappe. Les eaux souterraines et de surface empruntent majoritairement la même direction : du haut du village vers la rive gauche de la Somme[1].

Quand il pleut, la rue principale collecte toutes les eaux de ruissellement. Les jours d'orage ou de fonte de neige, une véritable rivière s'est souvent formée[a 1]. La réalisation de travaux importants devrait régler les problèmes posés.

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune de Mons-Boubert est issue du fief de Boubers-en-Vimeux, qui passe en la famille d'Abbeville par le mariage d'Ide de Boubers (1200-1232) avec Guillaume d'Abbeville, maison d'Aumale.

Les Boubers étaient d'autre part seigneurs de Tunc et de Bernâtre, près Doullens, ce dernier fief leur étant venu en 1360 par le mariage de Mahaut de Raineval, dame de Bernâtre, avec Jean de Boubers, seigneur de La Motte-les-Auxy. Aussi les Boubers furent-ils souvent appelés vicomtes de Bernâtre.

Parmi les illustrations de cette famille, on cite Jean, dit le cardinal d'Abbeville, et Bernard d'Abbeville (1259-1278), évêque d'Amiens qui fit achever la cathédrale d'Amiens.

Le 30 août 1421, pendant la guerre de Cent Ans a lieu la bataille de Mons-en-Vimeu : un affrontement entre les troupes de Philippe de Bourgogne et celles de Jean de Luxembourg se termine à l'avantage des Bourguignons. Les sept cents morts sont enterrés sur le territoire de Saigneville, au lieudit « les fosses »[a 2].

Le 17 octobre 1699, messire de Boubers, seigneur de Bernatre et Mianney reçoit sa maintenance, preuves faites d'après Antoine de Boubers (1529). Source : famille Boubers racineshistoire.free.fr

Le village est occupé par les troupes prussiennes du 16 au 22 février 1871[a 3].

Deux soldats anglais, tués dans leur tank en 1940, rue de Quesnoy, lors de l'invasion allemande, reposent dans le cimetière[a 4]. Le village est libéré le 2 septembre 1944 par des soldats canadiens, un petit monument rappelle l'évènement. Deux allemands sont faits prisonniers au moulin de Boubert[a 5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[a 6]
Période Identité Étiquette Qualité
1945   Eugène Pénel    
1947   Adolphe Bernard    
1953   Albert Mansion    
1971 1989 Pierre Marcassin    
1989   Josette Leignez    
mars 2001 en cours
(au 6 mai 2014)
Emmanuel Delahaye UMP Réélu pour le mandat 2014-2020[2], [3]

Population et société[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

D’après le recensement Insee de 2007, Mons-Boubert compte 537 habitants (soit une augmentation de 12 % par rapport à 1999). La commune occupe le 15 443e rang au niveau national, alors qu'elle était au 15 771e en 1999, et le 187e au niveau départemental sur 782 communes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Mons-Boubert depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint 1866 avec 1 415 habitants.

En 2011, la commune comptait 528 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 171 1 210 1 150 1 286 1 280 1 284 1 297 1 296 1 307
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 313 1 382 1 415 1 359 1 319 1 240 1 158 1 097 1 046
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
954 910 845 760 730 683 668 642 636
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
625 567 519 508 506 483 521 528 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (23,6 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (52,2 % contre 48,4 % au niveau national et 48,5 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 52,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,1 %, 15 à 29 ans = 15,4 %, 30 à 44 ans = 17,6 %, 45 à 59 ans = 23,9 %, plus de 60 ans = 23,9 %) ;
  • 47,8 % de femmes (0 à 14 ans = 18,9 %, 15 à 29 ans = 16,5 %, 30 à 44 ans = 20,1 %, 45 à 59 ans = 21,3 %, plus de 60 ans = 23,2 %).
Pyramide des âges à Mons-Boubert en 2007 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,6 
9,2 
75 à 89 ans
10,8 
14,3 
60 à 74 ans
10,8 
23,9 
45 à 59 ans
21,3 
17,6 
30 à 44 ans
20,1 
15,4 
15 à 29 ans
16,5 
19,1 
0 à 14 ans
18,9 
Pyramide des âges du département de la Somme en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
5,9 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,3 
20,6 
45 à 59 ans
20,0 
21,0 
30 à 44 ans
19,8 
20,6 
15 à 29 ans
19,3 
19,5 
0 à 14 ans
17,5 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les classes primaires sont gérées au sein du regroupement pédagogique intercommunal (RPI) comprenant l'école de Quesnoy-le-Montant.

Le collège de la Baie de Somme, à Saint-Valery, assure la suite de la scolarité qui peut se poursuivre au lycée du Vimeu à Friville-Escarbotin (labellisé lycée des métiers de l’industrie et du tertiaire) ou au lycée Boucher de Perthes à Abbeville.

L'université de Picardie Jules-Verne (UPJV) assure l'enseignement supérieur.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin

De l'origine, seule subsiste la fenêtre absidale de l'église du XIVe siècle. Un agrandissement a été réalisé en 1765 : ajout d'une travée de chaque côté[1].

  • Le moulin de pierre de Mons (en réalité en brique) : il a cessé de tourner à la mort du dernier meunier Louis Joseph Testu, le 9 août 1923. Ses murs font 4 pieds d'épaisseur (1 30  m.). En 1895, Achille Jean-Baptiste Lejeune, le grand-père du député-maire d'Abbeville Max Lejeune, était aux commandes du moulin. Le premier meunier relevé sur les registres de catholicité, François Pénel, est décédé en 1658[a 7].
  • Du moulin de Boubert, il ne reste qu'une bosse qui marque son emplacement. Identique à celui de Saint-Maxent (moulin en bois, à pivot), il a fonctionné jusqu'en 1914[a 8].
  • Monument 1914-1918 : en contrebas de l'église. Cet hommage aux morts de la grande guerre donna lieu à d'âpres débats à propos de la pertinence d'une croix chrétienne sur socle[1]. Les victimes de la deuxième guerre mondiale ont été associées à celle de la précédente. Quarante-trois noms rappellent leur mémoire.
  • La motte féodale est encore bien marquée avec une partie de son fossé. Le château aurait été détruit au XVe siècle[1].
  • Le château du bois de Boubert, construit par le sous-préfet Manessier[a 9] d'Abbeville durant la Deuxième République et le Second Empire, date de 1867[1].
  • L'ancien cimetière a été supprimé en 1946. Originalité locale : seize cimetières privés ont été installés, par nécessité, à la fin du XIXe siècle[1].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jean Louis Deboubert (1776-1854), armurier, inventeur de la capsule au fulminate, a perfectionné le fusil à piston, né et décédé au village, un monument porte son nom, au milieu de la grande allée du cimetière[a 10].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Robert et France Devismes, Mons-Boubert, mon village, préface de Roger Agache, édit. Vague verte, Woignarue, 1996
  • Robert Devismes, Les Méthodes traditionnelles de la construction rurale à Mons-Boubert, 1968
  • G. Baron, Le Vimeu, une étude de pays, édit. C.R.D.P., Amiens, 1986

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Mons-Boubert, découverte d'un village picard, une vallée du Vimeu, APEV (Association pour la promotion de l'environnement dans le Vimeu), J. Delépine, S. Lefranc, A. Freté, J. Danel, B. Joly, Imp. I&RG, Amiens, p. 4 et 5
  2. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr,‎ 27 janvier 2009 (consulté le 21 février 2009)
  3. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ 6 mai 2014 (consulté le 9 juin 2014)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  6. « Évolution et structure de la population à Mons-Boubert en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 novembre 2010)
  7. « Résultats du recensement de la population de la Somme en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 novembre 2010)

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  1. p. 187
  2. p. 17
  3. p. 134
  4. p. 118
  5. p. 163
  6. p. 67
  7. p. 13
  8. p. 179
  9. p. 171
  10. p. 117

Liens externes[modifier | modifier le code]

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