Traité de Londres (1518)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Traité de Londres.

Le traité de Londres, signé dans la capitale anglaise en 1518, est un traité conclu entre les principales puissances européennes de l'époque, à savoir la France, l'Angleterre, l'Espagne et le Saint-Empire romain germanique.

Historique[modifier | modifier le code]

Le traité est en réalité un pacte de non-agression, tentant de faire perdurer la paix qui s'est instaurée en Europe après la bataille de Marignan et la fin de la cinquième guerre d'Italie. Chacune des parties contractantes s'engage à venir en aide à tout signataire faisant l'objet d'une agression. Les États signataires s'engagent en outre à s'unir contre toute puissance qui viendrait à rompre la paix.

Henri VIII restitue à François Ier sa dernière conquête Tournai, trop chère à défendre vu son peu d’utilité stratégique, contre 600 000 couronnes. Une promesse de faire taire la piraterie dans la Manche. Le tout se scelle par un engagement de mariage entre Marie, fille d’Henri VIII, et le dauphin français, tous deux en bas âge. Le tout devait alors être scellé par une entrevue, mais la mort de l’empereur Maximilien Ier, et l’ouverture de la course à la succession entre son petit-fils Charles et François Ier retarda celle-ci. Si l’Angleterre se voulait neutre, l’accroissement du pouvoir de François Ier aurait été redoutable. La rencontre fut donc repoussée à juin 1520 à Calais, une période durant laquelle, Henri VIII promit à François Ier de ne pas se raser, montrant ainsi son désir, parole qu’il ne tiendra pas face aux récriminations de sa femme. Le 7 juin 1520 a lieu l’entrevue du Camp du Drap d'Or, orchestré par Thomas Wolsey, avec la rencontre entre François Ier et Henri VIII qui clôtura l’alliance dans un faste extravagant. Cependant, quinze jours plus tard, Charles Quint et Henri VIII se promettaient une alliance excluant tout accord avec la France pendant au moins deux ans.

Les bonnes intentions exprimées dans le traité ne résistèrent pas aux tensions suscitées par l'élection de Charles Quint au trône impérial en 1519, ou par la montée en force du luthéranisme. Une sixième guerre d'Italie éclata en 1521 à l'initiative de François Ier, déçu dans ses ambitions impériales.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]