Lamotte-Buleux

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Lamotte-Buleux
Mairie et salle communale.
Mairie et salle communale.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Abbeville
Canton Nouvion
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Nouvion-en-Ponthieu
Maire
Mandat
Valéry Daullé
2014-2020
Code postal 80150
Code commune 80462
Démographie
Gentilé les Lamottais
Population
municipale
349 hab. (2011)
Densité 57 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 11′ 19″ N 1° 49′ 56″ E / 50.1886, 1.8322 ()50° 11′ 19″ Nord 1° 49′ 56″ Est / 50.1886, 1.8322 ()  
Altitude Min. 48 m – Max. 69 m
Superficie 6,16 km2
Localisation

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Lamotte-Buleux
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Lamotte-Buleux est une commune française, située dans le département de la Somme en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est traversé par deux voies de grande communication[1].

Géologie, hydrologie, relief[modifier | modifier le code]

Le sol est sablo-argileux et laisse difficilement passer l'eau.

Une nappe d'eau alimentant les puits se trouve à environ 45 mètres[1].

Le village est situé sur un plateau à peu près uni d'altitude moyenne 60 mètres[1].


Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Nouvion Forest-l'Abbaye Forest-l'Abbaye Rose des vents
Le Titre N Canchy
O    Lamotte-Buleux    E
S
Le Titre et Hautvillers-Ouville Hautvillers-Ouville Canchy et Hautvillers-Ouville

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Lamotte (ou La motte) : viendrait de « lieu élevé », relativement, par rapport aux villages voisins[1].

Buleux (Bulleux) : doit provenir du nom d'un ancien moulin[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La Motte-Buleux est à l'origine une ferme dépendant de la commanderie de Forêt-l'Abbaye, construite sur l'emplacement d'une ancienne motte féodale[2].

Venant du Titre, Édouard III a traversé le village en août 1346, se rendant à la bataille de Crécy[1].

De 1460 à 1485, Antoine d'Anvin de Hardenthun, écuyer, seigneur de Lamotte-Buleux, est lieutenant général des eaux et forêts en Ponthieu[3].

Le village de Lamotte-Buleux fut pillé et incendié par les bandes espagnoles sorties d’Hesdin au mois d’août 1635[4].

Du XVIIe siècle au XVIIIe siècle, le village souffre de la misère, comme beaucoup de villages dans les environs, conséquence d'une époque de conflits armés[1].

En 1680, François des Monts, seigneur de Thuisson, vend la châtellenie à René du Hamel de Villechien, commandeur de Beauvoir[2].


Au XVIIIe siècle, la famille Duchesne de Courcelles possédait le domaine de Lamotte. Jean-Claude Duchesne, écuyer, seigneur de Courcelles (de Lamotte et autres lieux), conseiller secrétaire du roi, maison et couronne de France, était mayeur d’Abbeville de 1751 à 1752[4].

L'armée allemande occupe le village en 1870-1871[1].

En 1899, le village est traversé par la ligne de chemin de fer Dompierre-Abbeville[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[4]
Période Identité Étiquette Qualité
1935 1982 Victor Delaire    
1983 1989 Bernard Dutote    
1989 1998 Serge Brebion   Inspecteur de l'Éducation nationale
1999 mars 2014 Jacqueline Clouet    
mars 2014[5] en cours
(au 6 mai 2014)
Valéry Daullé    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 349 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
390 321 370 440 436 439 429 417 445
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
416 476 408 378 338 368 392 370 364
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
334 326 329 296 280 273 262 275 270
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
300 302 273 304 279 288 325 349 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Particularité du village : il n'y a pas d'église. Bien qu’il soit placé de toute antiquité sous le patronage de la nativité de la Vierge, les habitants se rendent aux offices à Hautvillers que patronne l’Assomption[4].

Existence de souterrains de type muches[4].

Présence dans le village de deux pigeonniers sur puits[4].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Fernand Maquennehen (1844-1915), habitant de Lamotte Buleux, propriétaire agricole, conseiller général du canton, sénateur, chevalier de la légion d'honneur, affronta en duel, sur le champ de course d'Abbeville, Charles Bignon, député, à cause d'une histoire liée à l'affaire Dreyfus[8].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i Notice historique et géographique, réalisée par l'instituteur, M. Périn, 1899, Archives départementales, Amiens
  2. a et b Le Ponthieu, Gérard Bacquet, 1992, p. 346
  3. Jacques Lengagne, La forêt de Crécy-en-Ponthieu, 1400 ans d'histoire, La Vague verte, 2006, p.134
  4. a, b, c, d, e et f L'écho du canton, communauté de communes du canton de Nouvion, 4e trim. 2000, édit. Norsud S.A. Saleux - 80480.
  5. Le Courrier picard, édition d'Abbeville, 5 avril 2014, p. 10.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  8. Gérard Devismes, Histoires insolites de Picardie maritime, La Vague verte, 2008

Liens externes[modifier | modifier le code]

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