Wikipédia:Sélection/Québec

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Histoire des cabarets montréalais

Le Cabaret Chinese Paradise dans les années 1930.

L'histoire des cabarets montréalais s'étend du début des années 1920 aux années 1970. Ceux-ci ont été, sans conteste, un phénomène social, économique et bien sûr culturel qui a contribué à transformer radicalement la scène du milieu de spectacles montréalais et québécois.

Propulsés par la prohibition américaine, les cabarets montréalais reçoivent des artistes de grande renommée venus des États-Unis et de la France pour s'y produire. Montréal obtient rapidement une réputation de ville festive et attire des touristes en grand nombre, notamment des Américains. De nombreux artistes américains de jazz viennent y jouer. Dans les années 1950, les cabarets montréalais sont un lieu important d'émergence de nouveaux talents québécois. Le phénomène connaît son apogée durant deux périodes distinctes, soient autour de 1930 et, par la suite, dans les années 1940...

Hydro-Québec

L'évacuateur de crues de la centrale Robert-Bourassa est capable d'absorber un débit deux fois supérieur à celui du fleuve Saint-Laurent. La centrale, d'une puissance installée de 5 616 mégawatts, a été inaugurée en 1979. Elle est au cœur du réseau de huit centrales hydroélectriques connu sous le nom de projet de la Baie-James.

Hydro-Québec est une société d'État québécoise fondée en 1944. Son unique actionnaire est le gouvernement du Québec. La société, qui a son siège social à Montréal, est responsable de la production, du transport et de la distribution de l'électricité au Québec.

Avec ses 62 centrales hydroélectriques, Hydro-Québec constitue le principal producteur d'électricité au Canada et le plus grand producteur mondial d'hydroélectricité. La puissance installée de ses installations s'établit à 36 643 mégawatts (MW) et elle comptait 4,2 millions de clients en 2014.

Les grands développements hydroélectriques menés sans interruption pendant un demi-siècle — les centrales de Bersimis, l'expansion de la centrale de Beauharnois, Carillon, Manic-Outardes, Churchill Falls et le gigantesque projet de la Baie-James — ont permis au Québec de réduire sa dépendance à l'égard des combustibles fossiles. En 2010, l'électricité constituait la principale source d'énergie primaire consommée au Québec et représentait 39,3 % du bilan énergétique québécois. Cependant, la construction et l'exploitation de ces aménagements ont eu des conséquences sur l'environnement nordique. Elles ont aussi eu un impact sur les populations autochtones vivant dans le Nord-du-Québec, qui ont vigoureusement contesté les développements hydroélectriques de l'État québécois.

Depuis sa fondation, Hydro-Québec joue un rôle déterminant dans le développement économique du Québec, par la taille et la fréquence de ses investissements, par le développement d'une expertise reconnue, notamment dans le domaine du génie-conseil, de la gérance de grands projets d'infrastructures et du transport de l'électricité, ainsi que par sa capacité à produire une grande quantité d'électricité à bas prix.

L'augmentation des coûts de l'énergie au cours des années 2000, les bas taux d'intérêt et l'émergence d'un consensus international sur la question des changements climatiques ont eu un impact positif sur les résultats financiers d'Hydro-Québec. Entre 2010 et 2014, l'entreprise a versé des dividendes de 9,2 milliards de dollars canadiens au gouvernement du Québec tout en garantissant aux Québécois des tarifs d'électricité qui figurent parmi les plus bas en Amérique du Nord.

La Baie

Noyau urbain de l'arrondissement de La Baie

La Baie est un des trois arrondissements urbains de la ville de Saguenay, au Québec (Canada). Avant les réorganisations municipales québécoises de 2002, il était reconnu comme Ville de la Baie, une municipalité regroupant les secteurs Grande-Baie, Bagotville et Port-Alfred depuis 1976.

Située sur les rives de la baie des Ha! Ha!, plus particulièrement aux embouchures de la rivière Ha! Ha! et de la rivière à Mars, La Baie fut le premier pôle colonisé de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean lorsque la Société des Vingt et un s’y est installée en 1838. La grande profondeur navigable de la baie des Ha! Ha!, même près de ses rives, a permis de développer rapidement les installations portuaires les plus importantes de la région à la suite de l’arrivée du chemin de fer en 1910...

Mario Lemieux

Mario Lemieux 2001.jpg

Mario Lemieux, C. Q., O.C., est un joueur canadien de hockey sur glace. Surnommé « Le Magnifique » du fait de son talent, récompensé par de nombreux titres, il est considéré comme l’un des plus grands joueurs de l’histoire du hockey et de la Ligue nationale de hockey (également désignée par le sigle LNH). Ses statistiques parlent d'elles-mêmes : il fait partie du petit cercle des joueurs avec plus de 500 buts, ainsi que de celui de ceux avec plus de 1 000 points et il figure tout en haut des classements des meneurs de la Ligue nationale de hockey.

Mario Lemieux est né le à Ville-Émard, un quartier de Montréal dans la province de Québec. Il a joué toute sa carrière professionnelle dans la LNH avec les Penguins de Pittsburgh entre 1984 et 2006. Parmi de nombreux trophées, il remporte deux Coupes Stanley en 1991 et 1992. Sa carrière a été parsemée de nombreuses difficultés de santé le poussant à arrêter puis à reprendre mais toujours en étant fidèle à Pittsburgh. En 1999, il sauve l'équipe de la faillite et devient propriétaire majoritaire de celle-ci.

Au cours de sa carrière, il participe à cinq compétitions internationales avec le Canada. Il est monté à chaque fois sur le podium, remportant une médaille de bronze au championnat du monde junior de 1983, une d'argent au championnat du monde de 1985 et enfin la médaille d'or lors de la Coupe Canada 1987, des Jeux olympiques d'hiver 2002 et de la coupe du monde de hockey 2004. Lors de ses deux derniers tournois internationaux, il est capitaine de l'équipe. En 2004, il devient membre de l'Allée des célébrités canadiennes. En 2009 alors que les Penguins remportent une nouvelle fois la Coupe Stanley, il est élevé chevalier de l'Ordre national du Québec.

Montréal

Vue de Montréal à l’aube

Fondée le , Montréal est à la fois région administrative et ville de la province de Québec (Canada), dont elle est la métropole. Elle est la deuxième ville canadienne en importance et est souvent considérée comme la deuxième ville francophone au monde après Paris.

La population de l’île de Montréal est d'environ 1,8 million tandis que celle du grand Montréal est de 3,3 millions. C’est une ville multiculturelle, dans laquelle près de 65 % de la population est francophone, 25 % allophone (langues et cultures autres que française et anglaise) et 10 % anglophone. La ville est un centre majeur du commerce, de l’industrie, de la culture, de la finance et des affaires internationales.

Motoneige

Une motoneige et son conducteur.

Une motoneige (également appelée scooter des neiges en France et, par antonomase, Ski-Doo au Québec, habituellement écrit skidoo) est un petit véhicule motorisé, mû à l'aide d'une ou deux chenilles, et équipé de skis pour la direction. Elle ne nécessite ni route, ni piste. La motoneige peut avoir un usage utilitaire ou de loisir. Elles sont ainsi utilisées pour la randonnée dans les régions urbanisées du sud des pays nordiques alors que leur développement au cours du XXe siècle a considérablement modifié les déplacements dans les régions arctiques en remplaçant les moyens de transport traditionnels tels que traîneaux à chiens ou à rennes et en augmentant grandement la mobilité des populations concernées. Un conducteur de motoneige ou une personne pratiquant ce sport est un motoneigiste.

Paul Carmel Laporte

Paul Carmel Laporte, au début du XXe siècle.

Paul Carmel Laporte (Verchères, 1885 - † Edmundston, 1973) était un médecin, homme d’affaires et artiste canadien, qui eut un rôle important dans le développement de l’art acadien.

Après des études de médecine à Montréal qu’il finança en travaillant comme apprenti sculpteur, Laporte fut médecin au Nouveau-Brunswick. En plus d’y fonder un hôpital, une compagnie de construction et de participer à plusieurs autres projets, il enseigna l’art bénévolement durant 40 ans. Il est considéré comme le pionnier des arts visuels au Madawaska, une région frontalière canado-américaine, et plusieurs de ses élèves ont eu un impact important dans la culture acadienne.

Peter Šťastný

Peter Šťastný en 2008, avec les All-Star Legends à Toronto

Peter Šťastný (né le à Bratislava en Tchécoslovaquie aujourd'hui ville de Slovaquie) est un ancien joueur professionnel de hockey sur glace slovaque (mais a obtenu sa citoyenneté canadienne). Depuis 2004, il est membre du Parlement européen.

Après Wayne Gretzky, il fut le joueur le plus prolifique des années 1980. Il a atteint le plateau des 100 points et plus à sept reprises dont six saisons consécutives. Avant son arrivée dans la Ligue nationale de hockey, il fut un membre important de l'équipe nationale de la Tchécoslovaquie en compagnie de ses frères Anton et Marián.

En 1998, il devient membre du Temple de la renommée du hockey puis, en 2000, il rejoint le Temple de la renommée de l'IIHF. En 2002, un nouveau temple de la renommée est créé, le temple de la renommé slovaque, le Hokejová sieň slávy et Šťastný va faire partie de la première promotion à être admise.

Réserve nationale de faune du cap Tourmente

Oies blanches dans un champ de la réserver nationale de faune du Cap Tourmente.

La réserve nationale de faune du cap Tourmente est l'une des huit réserves nationales de faune du Canada présentes au Québec. Elle est établie dans une région liée aux premiers temps de l'histoire de la Nouvelle-France, sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent, à une cinquantaine de kilomètres au nord-est de la ville de Québec. Cette réserve est destinée à protéger les marais à scirpe d'Amérique, une plante qui constitue l'alimentation de la grande oie des neiges (ou oie blanche) lors de ses migrations annuelles. Au début du XXe siècle, cette espèce ne comptait pas plus de 3 000 individus. Or, les programmes de protection des territoires qu'elle fréquente lors de ses migrations ont permis d'accroître la population à 417 000 individus en 1993, puis à plus de 950 000 individus en 2004. En 1981, le cap Tourmente devient la première réserve protégée en Amérique du Nord en vertu de la convention de Ramsar sur la protection des aires humides.

Têtes à claques

Les Têtes à claques est un site humoristique créé le par l’ex-publicitaire québécois Michel Beaudet. Le site connaît un très grand succès depuis son apparition en et, depuis , des DVD des clips du site sont en vente, et depuis , Canal+ diffuse les clips à la télévision.

Michel Beaudet, publicitaire de métier, voulait originalement créer une émission éducative pour enfants en créant des animaux avec de la pâte à modeler. Ces animaux auraient raconté leur vie, leur habitat naturel et d’autres informations sur eux avec quelques gags enfantins. Il a sculpté des grenouilles et, après des tests, s’est amusé à les faire péter dans l’eau. Après avoir montré le résultat à ses proches, ceux-ci furent plus amusés par les grenouilles qui pètent que par l’idée originale. Le site fut donc créé le .

Déneigement

Déneigement à Montréal.

Le déneigement est un travail consistant à déblayer la neige. Ce travail implique principalement d’enlever la neige sur et autour des habitations, des voies carrossables et des trottoirs. Le déneigement des routes se fait généralement en repoussant la neige le long de la bordure de la route, en chargeant ensuite cette dernière dans des camions et en effectuant le salage des routes.

Le déneigement se fait par des travailleurs municipaux, du personnel engagé par des institutions privées ou par des propriétaires individuels. Il s’inscrit dans le contexte de la viabilité hivernale pour le maintien des conditions de sécurité et la continuité des activités économiques.

Parc national des Îles-de-Boucherville

Chenal Grande Rivière, entre l'île Sainte-Marguerite et l'île Saint-Jean (îles de Boucherville).

Le parc national des Îles-de-Boucherville est un petit parc national situé sur le Saint-Laurent non loin de Boucherville, sur la rive-sud de Montréal, au Québec (Canada). Il comprend un chapelet d'îles autrefois utilisées pour l'agriculture et la villégiature. Suite à la menace du développement immobilier durant les années 1970, le gouvernement acquiert les îles et crée le parc en 1984. Il présente aujourd'hui de nombreuses terres en friche ainsi que d'importantes zones de milieux humides. Le parc est reconnu pour son réseau cyclable développé, ses circuits en kayak et son golf public. Le cerf de Virginie, qui dispose d'une importante population sur les îles, est facilement observable en toutes saisons, tout comme le renard roux et l'écureuil gris.

Le parc est géré par le gouvernement québécois et la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ).

Vallée de la Matapédia

Vallée de la Matapédia.

La vallée de la Matapédia est formée par les monts Chic-Chocs de la chaîne de montagnes des Appalaches dans les monts Notre-Dame dans l'Est du Québec au Canada. Son nom est emprunté à la rivière qui la sillonne et au lac qui est en son centre. Elle est située au Sud-Ouest de la péninsule gaspésienne et s'étire sur une longueur de 375 km.

Son territoire principalement agricole et forestier comprend plus de 20 000 habitants répartis dans une trentaine de municipalités et principalement concentrés le long de l'axe de communication principal qui la traverse d'est en ouest, la route provinciale 132. Amqui est le chef-lieu de La Matapédia et la ville la plus importante de la vallée avec sa population de plus de 6 000 habitants.

La vallée de la Matapédia a connu le développement de la nation amérindienne des Micmacs vers 500 ans av. J.-C. La colonisation canadienne-française débuta en 1833 lorsque Pierre Brochu s'installa à la tête du lac Matapédia le long du chemin Kempt. Les colons commencèrent à s'établir en plus grand nombre vers la fin du XIXe siècle avec le développement de l'industrie forestière et le défrichement des terres agricoles. Le tourisme dans la vallée se développe au sein de la région touristique de la Gaspésie.

Verglas massif de janvier 1998 dans le Nord-Est de l'Amérique du Nord

Animation du satellite GOES-8 montrant le contenu en eau des nuages sur l'Est de l'Amérique du Nord du 7 au 9 janvier 1998.

Le verglas massif ou tempête de pluie verglaçante de 1998 est une période de cinq jours consécutifs en où une série de perturbations météorologiques donnèrent des pluies verglaçantes dans l'Est du Canada, la Nouvelle-Angleterre et le Nord de l'état de New York. Le verglas, atteignant plus de 100 mm d'épaisseur par endroits, a provoqué l'un des plus importants désastres naturels en Amérique du Nord.

Le poids du verglas a provoqué des pannes de courant généralisées par l'écroulement des pylônes de plusieurs lignes à haute tension ainsi que d'importants dommages aux arbres et aux propriétés. Il a également provoqué l'annulation des vols aériens, des transports ferroviaires, et perturbé grandement les déplacements par automobile et autobus.

Les conséquences les plus désastreuses du verglas ont été enregistrées dans le corridor entre Ottawa et Montréal, au Canada, particulièrement dans ce qui sera surnommé le « triangle noir » sur la rive sud de Montréal. Les effets du phénomène se sont étendus bien au-delà de la période de pluie verglaçante, créant ce qui est communément appelée la crise du verglas alors que plus de quatre millions de personnes ont été laissées dans le noir pour des périodes variant de quelques jours à cinq semaines.

Parc national du Mont-Saint-Bruno

Sentier dans le parc.

Le parc national du Mont-Saint-Bruno est un petit parc national du Québec situé à Saint-Bruno-de-Montarville, à 15 km à l’est de Montréal. Le parc, d’une superficie de 8,8 km2, comprend notamment le mont Saint-Bruno, l’une des collines montérégiennes, culminant à 218 mètres. Malgré sa petite taille, la montagne est reconnue pour sa grande richesse faunique et florale. Elle est située au cœur de l’ancienne seigneurie de Montarville, où la série de lacs a permis la construction et l’exploitation de nombreux moulins à eau. Le bâtiment de l’un d’eux, le Vieux-Moulin, existe encore.

Au début du XXe siècle, la montagne devient un lieu de villégiature de luxe ainsi qu’un lieu recherché par les communautés religieuses pour leurs besoins alimentaires. L’une de ces communautés, Les Frères de Saint-Gabriel, se démarque avec la construction d’une maison d’enseignement et d’un arboretum. En 1976, le gouvernement du Québec acquiert une partie de la montagne et la transforme en parc en 1985. Depuis 1999, le parc est géré par la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ).

Le parc est visité par environ trois quarts de million de visiteurs chaque année. Il est possible d’y pratiquer la randonnée pédestre, le ski de fond et le ski alpin.

La Matapédia

Drapeau de la Matapédia.

La Matapédia est une municipalité régionale de comté (MRC) située dans l’Est du Canada dans la région du Bas-Saint-Laurent au Québec à l’entrée de la péninsule gaspésienne. Elle emprunte son nom à la vallée de la Matapédia qui compose l’ensemble de son territoire et reprend elle-même son nom de la rivière Matapédia et du lac Matapédia. C’est pourquoi la MRC est souvent appelée simplement « la Vallée ». La MRC est composée de 25 municipalités dont la ville d’Amqui qui en est le chef-lieu et le centre de services le plus important. Les deux autres municipalités importantes sont Causapscal et Sayabec.

Le , La Matapédia est devenue la treizième MRC québécoise à élire son préfet au suffrage universel. Chantale Lavoie devint la première préfète élue de La Matapédia en succédant à Georges Guénard, le maire de Saint-Vianney. En effet, avant cette date, un des maires des municipalités exerçait aussi le rôle de préfet.

Les premiers habitants du territoire de la MRC furent les Micmacs, nation qui se développa vers 500 ans avant J.-C. Le premier colon canadien-français à s’établir dans la vallée fut Pierre Brochu qui s’installa à la tête du lac Matapédia en 1833 à l’endroit où se développera par la suite le village de Sayabec. Cependant, ce n’est que vers la fin du XIXe siècle que des défricheurs commencèrent à arriver plus massivement. La MRC de La Matapédia fut créée le .

Howie Morenz

Morenz avec le maillot des Canadiens de Montréal en 1936.

Howarth William Morenz, dit « Howie » et aussi surnommé le « météore Mitchell » (né le à Mitchell en Ontario au Canada et mort le à Montréal au Québec) est un joueur professionnel de hockey sur glace de la Ligue nationale de hockey. Il joue quatorze saisons dans la LNH : pour les Canadiens de Montréal de 1923 à 1934 puis pour les Black Hawks de Chicago, les Rangers de New York et à nouveau pour Montréal pour sa dernière saison professionnelle en 1937. Il remporte trois Coupes Stanley avec les Canadiens, en 1924, 1930 et 1931. Il est également mis en avant par des trophées personnels en tant que meilleur joueur — le trophée Hart — ou meilleur pointeur de certaines saisons. Il joue quasiment toute sa carrière aux côtés d'Aurèle Joliat.

Il meurt au cours de la saison 1936-1937, quelques mois après une fracture multiple de la jambe au cours d'un match. Il est le premier joueur de l'histoire de la LNH, et donc des Canadiens de Montréal, à voir son numéro honoré par son équipe, avec une réplique de son maillot accroché dans le Forum de Montréal et retiré à jamais pour l'équipe. Dès son année d'ouverture, en 1945, le temple de la renommée du hockey accueille Morenz en son sein. Cinq ans plus tard, la presse canadienne le désigne meilleur joueur de la première moitié du XXe siècle.

Sayabec

Vue sur le village de Sayabec.

Sayabec (API : /se.bɛk/) est une municipalité canadienne située dans la municipalité régionale de comté de La Matapédia dans l'est du Québec. Situé dans la vallée de la Matapédia formée par les monts Chic-Chocs à la pointe nord-ouest du lac Matapédia, ce village du Bas-Saint-Laurent a une vocation agricole et forestière. Sayabec est l'une des trois principales municipalités de La Matapédia.

L'endroit, habité depuis 500 ans avant J.-C. par les Amérindiens micmacs, a vu l'établissement du premier colon canadien-français en 1833. C'est vers la fin du XIXe siècle que les colons commencèrent à arriver en plus grand nombre à Sayabec avec l'implantation de moulins et d'usines de sciage pour le bois grâce à la construction du chemin de fer de l'Intercolonial. La municipalité fut constituée officiellement en 1887 en tant que municipalité scolaire sous le nom de Sainte-Marie de Sayabec et la paroisse catholique fut érigée canoniquement en 1894.

Joe Malone

Joe Malone.

Maurice Joseph Malone surnommé le « Phantom » (né le à Sillery, province de Québec au Canada – mort le à Montréal, Québec) est un joueur professionnel de hockey sur glace qui évolue au poste de centre au début du XXe siècle.

Il joue au cours de sa carrière pour les Bulldogs de Québec avant les débuts de la Ligue nationale de hockey puis rejoint les Canadiens de Montréal à la création de la ligue professionnelle. Il joue alors un total de six saisons dans la LNH et est surnommé le Phantom – le fantôme – en raison de son agilité, de ses feintes habiles et de sa grande vitesse. Il remporte à trois reprises la Coupe Stanley – un des plus prestigieux trophées du monde du hockey – mais est également connu pour son talent pour inscrire de nombreux buts.

En 1950, il est admis au temple de la renommée du hockey et il décède en 1969 d'une crise cardiaque.

Rochers aux Oiseaux

Vue des rochers aux Oiseaux depuis l'île Brion avec le rocher aux Oiseaux (à droite) et le rocher aux Margaulx (à gauche).

Les rochers aux Oiseaux, en anglais Bird Rocks, sont un archipel inhabité du Canada, au Québec, situé dans le golfe du Saint-Laurent au large des îles de la Madeleine. Ces îles et la zone maritime environnante constituent un refuge d'oiseaux migrateurs sous le nom de refuge d'oiseaux des Rochers-aux-Oiseaux, propriété de la Garde côtière canadienne, qui accueille une importante colonie de fous de Bassan.

Ce bloc de grès de quatre hectares de superficie et de trente mètres d'altitude est réputé comme étant un véritable cimetière de bateaux, ce qui encouragea l'installation d'un phare en 1870. Plusieurs de ses gardiens y laissèrent leurs vies suite à des accidents de travail ou à la chasse aux phoques. Le phare fut finalement automatisé en 1988, ce qui laissa l'île habitée seulement par les oiseaux marins.

Lac Stukely

Le lac Stukely et le mont Chauve dans le parc national du Mont-Orford.

Le lac Stukely est un lac naturel de 4 km2 situé dans la région de l'Estrie au Québec (Canada). Ses eaux bordent les municipalités d'Orford, de Bonsecours, d'Eastman et une bonne partie du parc national du Mont-Orford. Il est à la tête du bassin hydrographique de la rivière au Saumon, ce qui lui donne un temps de rétention assez long pour sa taille.

Le lac est laissé à l'état naturel tout au long du XIXe siècle, en raison de l'absence de terres fertiles sur son pourtour. La situation change au milieu du XXe siècle à la suite de la création du parc du Mont-Orford et de la croissance de la villégiature. Les rives du lac connaissent alors plusieurs phases de construction de résidences secondaires ; deux terrains de camping ainsi qu'une colonie de vacances sont créés. L'aspect naturel des rives a servi de décor dans plusieurs séries télévisées.

Site historique maritime de la Pointe-au-Père

Montage de plusieurs vue du site.

Le Site historique maritime de la Pointe-au-Père est un complexe muséal situé à Rimouski, dans la région du Bas-Saint-Laurent, au Québec (Canada). Le musée a pris officiellement le nom de « Site historique maritime de la Pointe-au-Père » en 2007, car cette nouvelle appellation correspond mieux à sa réalité ainsi qu'à la personnalité du site de Pointe-au-Père, riche d'un passé maritime de 200 ans. Il est situé sur une pointe avancée dans le fleuve Saint-Laurent, la pointe au Père, où se trouvait jadis la station des pilotes du Saint-Laurent, et où se trouvent actuellement le quai et le phare de l'ancienne municipalité de Pointe-au-Père. Cette situation géographique est avantageuse pour le musée, car les visiteurs se retrouvent à proximité de la mer, dans un lieu baigné d'une forte ambiance maritime.

La diffusion de l'histoire maritime de la région de Pointe-au-Père et du Québec est au cœur de la mission du musée et ses expositions permettent aux visiteurs de mieux connaître l'histoire de la station d'aide à la navigation de Pointe-au-Père et de ses installations, un site maritime très actif dans la première moitié du XXe siècle. Le musée donne aussi aux visiteurs l'occasion de connaître l'histoire de l'Empress of Ireland, un transatlantique qui a fait naufrage au large de Pointe-au-Père en 1914 ; une tragédie qui a coûté la vie à 1 012 personnes. Depuis 2009, on peut aussi y voir l'exposition du NCSM Onondaga, un ancien sous-marin de guerre canadien, et en apprendre plus sur la vie des sous-mariniers.

Royal 22e Régiment

Le Royal 22e Régiment exerçant son droit de cité devant l'Hôtel de ville de Québec

Le Royal 22e Régiment ou R22eR est l'un des trois grands régiments d'infanterie des Forces canadiennes. Les militaires du régiment sont surnommés les Vandoos à cause de la prononciation de « vingt-deux » avec un accent anglais et par extension le régiment est surnommé The Vandoos surtout par les anglophones. Chez les francophones, le régiment est souvent appelé tout simplement 22 ou 22e. C'est le seul régiment d'infanterie régulier entièrement francophone au Canada. Le régiment comprend cinq bataillons, dont deux de réserve. Dans la Force régulière, le R22eR a deux bataillons d'infanterie mécanisée et un bataillon d'infanterie légère comprenant une compagnie de parachutistes. Son quartier général se situe à la Citadelle de Québec, mais le gros de son effectif régulier est cantonné sur la base des Forces canadiennes (BFC) Valcartier près de la ville de Québec. Les bataillons de réserve sont situés à Laval et à Saint-Hyacinthe, respectivement le 4e et le 6e Bataillon. L'effectif du régiment comprend plus de 2 000 réguliers et 200 réservistes. Il s'agit de la plus importante unité militaire au Québec et de la plus grande unité francophone en Amérique...

Loi 104

La Loi modifiant la Charte de la langue française (appelée « loi 104 ») est une loi modificatrice québécoise, présentée par le gouvernement Landry en 2002, qui a permis de faire des ajustements à plusieurs dispositions de la politique linguistique du Québec. Son objectif principal était d’effectuer des rectifications à la Charte de la langue française à la suite des recommandations des États généraux sur la situation et l'avenir de la langue française au Québec. L’un des plus importants changements apportés est la modification des critères rendant un enfant admissible à fréquenter une école anglophone subventionnée par l'État. Toutefois, en 2009, cet amendement a été jugé non conforme à la Constitution par la Cour suprême du Canada. En 2010, le gouvernement Charest a alors fait adopter la loi 115 rendant caduques les modifications mises en vigueur dans le cadre de la loi 104.

La loi 104 a aussi conduit à la réorganisation des organismes gouvernementaux travaillant dans le domaine de la langue. Cette réorganisation a amené la création de l'Office québécois de la langue française (OQLF). La loi no 104 a été adoptée par l'Assemblée nationale du Québec le et est entrée en vigueur le , à l'exception de certaines de ses dispositions.

NCSM Onondaga

Le NCSM Onondaga.

Le NCSM Onondaga (S73) est un ancien sous-marin du Commandement maritime des Forces canadiennes qui est maintenant un navire musée à Rimouski au Québec (Canada). Il fait partie de la classe Oberon, une série de sous-marins à propulsion conventionnelle de conception britannique construits dans les années 1960 et 1970. Il a été acquis en 1963 lors d'une commande de trois sous-marins jumeaux effectuée dans le contexte de la guerre froide qui a permis au Canada de se doter d'une flotte permanente de sous-marins. Son nom et ses armoiries rappellent le peuple amérindien des Onondagas vivant en Ontario.

Le NCSM Onondaga a été construit dans les chantiers navals de la Chatham Dockyard au Royaume-Uni en 1964-1965, fut lancé en 1965 et mis en service en 1967. Il est alors affecté à la flotte de l'Atlantique de la Marine royale canadienne à Halifax en Nouvelle-Écosse. La flotte de l'Atlantique est par la suite intégrée aux Forces maritimes de l'Atlantique (FMAR[A]). La carrière militaire du NCSM Onondaga s'est déroulée presque exclusivement dans l'océan Atlantique où il a participé à plusieurs missions sous l'égide de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN)...

Champ (créature lacustre)

Champ, ou plus familièrement « Champy », est une créature lacustre à l'existence non démontrée qui vivrait ou aurait vécu dans le lac Champlain (duquel elle tire son nom), à la frontière entre les États américains du Vermont et de New York, et la province canadienne du Québec. Les plus anciennes mentions de ce monstre remontent à la découverte par Samuel de Champlain du lac qui porte ensuite son nom. L'explorateur français, fondateur de Québec, rapporte en 1609 la présence dans ce lac de grandes créatures que les Abénaquis appelaient « tatoskok » ou « chaousarou », et qu'il aurait lui-même aperçues. Toutefois, ses écrits sont très largement réinterprétés dans les années 1980.

L'existence supposée de Champ oppose d'un côté les cryptozoologues, qui accréditent la thèse d'un plésiosaure survivant depuis la préhistoire, et de l'autre plusieurs scientifiques, qui défendent celle de la confusion avec des objets flottants ayant une silhouette trompeuse, ou avec des animaux déjà connus. Outre les témoignages, les diverses photographies et une vidéo tournée en 2005, les cryptozoologues fondent leur théorie sur des études ayant mis en évidence des niveaux fluctuants de population de certaines espèces de poisson dans le lac ; cependant, cela ne permet pas d'affirmer l'existence d'un ou de plusieurs monstres lacustres.

Champ est devenu la principale attraction touristique de Port Henry, dans l'État de New York, et est depuis 1983 protégé par une loi interdisant sa chasse ; il a, de plus, été inscrit sur la liste des animaux menacés. Sa légende est une source d'inspiration en littérature.

Kristopher Letang

Photo en buste de Kristopher Letang

Kristopher Letang (né le à Montréal au Québec, province du Canada) est un joueur québécois de hockey sur glace professionnel en Amérique du Nord évoluant au poste de défenseur. Il est repêché en troisième ronde, 62e au total par les Penguins de Pittsburgh au repêchage d'entrée de 2005 dans la Ligue nationale de hockey. Faisant ses débuts dans la LNH en 2006-2007, il est rapidement renvoyé dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec avec son équipe, les Foreurs de Val-d'Or.

En 2007-2008, il joue sa première saison professionnelle et remporte par la suite la Coupe Stanley avec les Penguins la saison suivante. Avec l'équipe du Canada, il remporte la médaille d'argent lors du championnat du monde des moins de 18 ans en 2005. Il remporte également deux médailles d'or lors des championnats du monde junior en 2006 et 2007.

Pascal Dupuis

Pascal Dupuis avec les Penguins de Pittsburgh

Pascal Dupuis (né le à Laval situé dans la province de Québec au Canada) est un joueur de hockey sur glace évoluant dans la Ligue nationale de hockey.

Après avoir joué dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec pendant quatre saisons, il rejoint en tant qu'agent libre et pour cinq saisons et demi le Wild du Minnesota de la Ligue nationale de hockey. Par la suite, il joue avec les Rangers de New York puis avec les Thrashers d'Atlanta avant de rejoindre en février 2008 les Penguins de Pittsburgh. La saison suivante, en 2008-2009, il remporte avec les Penguins la Coupe Stanley.

Bob Errey

Robert Errey, dit « Bob », né le à Montréal, au Canada, est un joueur professionnel de hockey sur glace qui évoluait au poste d'ailier gauche. Il remporte la Coupe Stanley de la Ligue nationale de hockey (LNH) à deux reprises, en 1991 et en 1992, avec les Penguins de Pittsburgh. Il met fin à sa carrière de joueur à la suite de la saison 1998-1999. Il est désormais commentateur sportif pour la chaîne de télévision Fox Sports Net au niveau de la branche régionale de Pittsburgh.

Pont Ducharme

Vue du pont Ducharme du côte ouest.

Le pont Ducharme est un pont couvert ayant une structure en treillis de type Town élaboré traversant la rivière Bostonnais au cœur de la municipalité de La Bostonnais, au Québec (Canada). Ce pont datant de 1946 est composé d'une travée d'une longueur de 41,76 m. Il a été classé immeuble patrimonial en 2006 par le ministère de la Culture et des Communications en tant qu'exemple tardif de pont couvert de type Town élaboré, une ferme développée par le ministère de la Colonisation du Québec au tournant du XXe siècle. Il a été nommé en l'honneur de Charles Romulus Ducharme, qui était le député représentant la localité à l'Assemblée législative du Québec lors de son inauguration.

Grand Prix automobile du Canada 2011

Photo du départ de l'épreuve, sous un brouillard de pluie.

Le Grand Prix automobile du Canada 2011 (Formula 1 Grand Prix du Canada 2011), disputé le sur le circuit Gilles-Villeneuve, à Montréal, est la 846e épreuve du championnat du monde de Formule 1 courue depuis 1950, la septième manche du championnat 2011 et la quarante-et-unième édition de l'épreuve comptant pour le championnat du monde.

La course est marquée par des conditions climatiques extrêmes qui entraînent son interruption pendant plus de deux heures, ainsi que six interventions de la voiture de sécurité. L'épreuve, qui dure au total plus de quatre heures, est remportée par le Britannique Jenson Button. Sebastian Vettel, pilote Red Bull Racing et leader du championnat du monde, termine deuxième après être parti de la pole position et avoir mené soixante-huit des soixante-dix tours de course. Son coéquipier Mark Webber complète le podium. À l'issue de la course, Button se classe deuxième au championnat du monde des pilotes tandis que Vettel conforte sa première place, avec 161 points sur 175 possibles. À la fin du Grand Prix, dix-sept des vingt-cinq pilotes en lice au championnat du monde ont marqué au moins un point.

Chez les constructeurs, Red Bull Racing conserve la tête du championnat des constructeurs avec 255 points, devant McLaren et Ferrari. À l'issue de la course, neuf des douze écuries engagées au championnat ont marqué des points, Lotus, Virgin et HRT n'en ayant pas encore inscrit.

Lynx roux

Lynx rufus.

Le Lynx roux (Lynx rufus), aussi appelé Lynx bai, Bobcat et Chat sauvage en français du Canada est un félin du genre Lynx qui vit en Amérique du Nord. Avec douze sous-espèces reconnues, ses populations s’étalent entre le sud du Canada et le nord du Mexique, en englobant la majeure partie des États-Unis. Ce prédateur occupe une vaste gamme d’habitats, depuis les zones boisées jusqu’aux régions semi-désertiques, incluant les zones urbaines ou des environnements marécageux.

Le Lynx roux ressemble aux trois autres espèces du genre Lynx, avec des oreilles couronnées d’un plumet de poils noirs, une queue courte et une démarche chaloupée en raison de ses pattes postérieures très longues. Il a toutefois des barres noires distinctives sur ses pattes antérieures et une courte queue au bout noir. Il mesure en moyenne 90 cm de la tête à la queue, pour 50 cm à l’épaule et 6 à 13 kilogrammes.

Bien que le Lynx roux préfère les lapins et les lièvres, il est un chasseur opportuniste qui peut s’attaquer aussi bien aux insectes qu’aux petits rongeurs ou aux daims. Le type de proies dépend de leur abondance, l’habitat, la localisation et les saisons. Comme la plupart des félins, le Lynx roux est territorial et principalement solitaire, bien qu’il y ait des chevauchements entre territoires. Il emploie plusieurs méthodes pour délimiter son territoire, dont les marques de griffes et les dépôts d’urine ou d’excréments. Le Lynx roux se reproduit en hiver et au printemps et a une période de gestation d’environ deux mois.

Bien que le Lynx roux soit chassé par l’homme, à la fois pour le sport et sa fourrure, sa population est stable. Cet « insaisissable » prédateur caractéristique des États-Unis apparaît dans la mythologie des Nord-Amérindiens et le folklore des colons européens.

Maroons de Montréal

Maroons de Montréal.svg

Les Maroons de Montréal est le surnom d'une ancienne franchise de hockey sur glace de la Ligue nationale de hockey qui était située à Montréal, au Québec, province du Canada. Officiellement, le nom de l'équipe était Montreal Hockey Club.

L'équipe est créée en 1924 pour représenter la communauté anglaise de la ville alors que les Canadiens sont l'équipe des francophones.

Au total, 88 joueurs différents ont joué pour les Maroons, Nels Stewart et Reginald « Hooley » Smith étant les deux joueurs les plus prolifiques de l'équipe avec 185 buts et 647 minutes de pénalités pour l'un et 151 passes décisives et 281 points pour le second. Jimmy Ward quant à lui a été le joueur qui a le plus porté le maillot de l'équipe : il joue onze saisons pour l'équipe pour un total de 496 matchs. Clint Benedict est le gardien de but le plus utilisé par l'équipe parmi les huit s'étant partagé le rôle.

L'équipe remporte deux titres de champions de la Coupe Stanley, le plus convoité des trophées de la LNH, en 1926 et en 1935. Mais elle est obligée de déposer le bilan à l'issue de la saison 1937-1938, la Grande Dépression faisant tomber petit à petit les franchises de la LNH les plus fragiles. La ville de Montréal n'échappant pas à cette déroute financière, les investisseurs locaux ne parviennent plus à soutenir deux équipes professionnelles et les Maroons arrêtent alors leurs activités.

Québec

Drapeau du Québec

Le Québec est une province francophone de l'est du Canada, bordée à l'ouest par la province de l'Ontario et la Baie d'Hudson, au nord par le détroit d'Hudson et la baie d'Ungava, à l'est par les provinces de Terre-Neuve-et-Labrador et du Nouveau-Brunswick et au sud par les États-Unis (Maine, New Hampshire, Vermont, New York).

Le Québec a un territoire d’une superficie de 1 667 441 km2 (soit 3 fois la France, 7 fois la Grande-Bretagne et 40 fois la Suisse). La densité de sa population est très faible, avec 4,9 habitants par kilomètre carré, mais le nord du Québec étant très peu peuplé, 80 % de la population québécoise vit près des rives du fleuve Saint-Laurent. La population compte 7 669 100 habitants, dont 83 % sont de langue française, faisant du Québec le seul territoire où le français est majoritaire en Amérique du Nord (hormis l'archipel français de Saint-Pierre-et-Miquelon). Le Québec compte également 8 % d'anglophones, ainsi que 9 % d'allophones, c'est-à-dire de citoyens dont la langue maternelle n'est ni le français, ni l'anglais.

La ville de Québec, la capitale, surnommée « Vieille Capitale » puisqu'elle a déjà été la capitale du Canada, est sa seconde ville en importance. Comptant près de la moitié de la population, la principale agglomération de la province se trouve dans la région du Grand Montréal (surnommée la « Métropole »).

La Fête nationale du Québec est célébrée annuellement le 24 juin.

Henri Nouvel

Henri Nouvel, né en 1621 ou 1624 à Pézenas dans l’Hérault (France) et mort en 1701 ou 1702 à la mission Saint-François-Xavier de la baie des Puants aux États-Unis, est un prêtre jésuite. Il a passé quarante ans de sa vie comme missionnaire auprès des communautés amérindiennes de la Nouvelle-France.

Il est ordonné prêtre de l’ordre des jésuites en août 1648 et s’embarque pour la Nouvelle-France en 1662 afin d’y devenir missionnaire. Il arrive à Québec en août et pendant sa première année en Amérique il se consacre à l’apprentissage des langues amérindiennes. À la fin de 1663, il effectue sa première mission dans la région de Rimouski. Entre 1664 et 1669, il effectue ses missions sur le territoire des Montagnais, dans les « missions volantes » de la Côte-Nord dont le chef-lieu est Tadoussac, son premier voyage l’amenant dans la région du lac Manicouagan.

En 1671, il est envoyé dans les missions jésuites des Grands Lacs auprès des Outaouais et fait plusieurs voyages dans différentes communautés amérindiennes avant d’être nommé supérieur des missions jésuites de la région en 1672. L’année suivante il informe le gouverneur Frontenac d’événements qui menacent le commerce de la traite des fourrures avec les amérindiens. En 1674-1675, il partage son temps entre les missions Sainte-Marie et Saint-Ignace, mais se rend aussi à Saginaw auprès des Amikoués. Toujours à Saint-Ignace entre 1677 et 1678, il y célèbre l’inhumation du père Marquette et accueille les Kiskakons.

Entre 1688 et 1695, lors de son second mandat de supérieur des missions outaouaises, il doit s’interposer entre les missionnaires jésuites et Antoine de Lamothe-Cadillac au sujet des raids guerriers des amérindiens et au trafic de l’eau-de-vie avec ceux-ci. Il exerce la majorité de ses vingt dernières années d’apostolat à la mission Saint-François-Xavier de la baie des Puants où il décède entre la fin de l’année 1701 et octobre 1702.

Luc Robitaille

Robitaille avec les Kings de Los Angeles en 2005.

Luc Robitaille (né le à Montréal, dans la province de Québec, au Canada) est un joueur professionnel de hockey sur glace canadien qui a évolué en Amérique du Nord. Le Québécois est repêché dans la Ligue nationale de hockey américaine (souvent désignée par le sigle LNH) en neuvième ronde, 171e rang au total, par les Kings de Los Angeles en 1984. Il joue dix-neuf saisons dans la LNH, la majorité de sa carrière avec les Kings, avec deux retours dans cette équipe. Il joue également avec les Penguins de Pittsburgh, les Rangers de New York et les Red Wings de Détroit, équipe avec laquelle il remporte la Coupe Stanley en 2002.

En 2006, il devient le président des Lancers d’Omaha dans la United States Hockey League, ligue junior aux États-Unis. En 2009, Robitaille est intronisé au Temple de la renommée du hockey, ce qui constitue un des plus grands honneurs que peut recevoir un joueur de hockey. Il est président des opérations des Kings depuis 2007.

Marc-André Fleury

Fleury avec les Penguins de Pittsburgh.

Marc-André Fleury (né le à Sorel au Québec province du Canada) est un joueur professionnel de hockey sur glace en Amérique du Nord. Premier choix des Penguins de Pittsburgh de la Ligue nationale de hockey lors du repêchage de 2003, il fait ses débuts au poste de gardien de but avec l'équipe de Pennsylvanie en 2003-2004 mais ne devient gardien régulier de la franchise qu'au cours de la saison 2005-2006.

Finalistes de la Coupe Stanley lors de la saison 2007-2008, Fleury et les Penguins remportent le trophée à l'issue de l'édition suivante en prenant leur revanche sur les tenants du titres, les Red Wings de Détroit. Avec l'équipe du Canada, il remporte deux médailles d'argent aux championnats du monde junior 2003 et 2004, étant élu meilleur joueur en 2003. Également sélectionné pour disputer les Jeux olympiques de 2010 à Vancouver, il remporte la médaille d'or même s'il ne joue aucun match.

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Ours noir

Ours noir

L'ours noir (Ursus americanus) est l'ours le plus commun en Amérique du Nord. Il se rencontre dans une aire géographique qui s'étend du nord du Canada et de l'Alaska au nord du Mexique, et des côtes atlantiques aux côtes pacifiques de l'Amérique du Nord. Il est présent dans un bon nombre d'États américains et dans toutes les provinces canadiennes. Il préfère les forêts et les montagnes où il trouve sa nourriture et peut se cacher. La population d'ours noirs était sans doute de deux millions d'individus autrefois. Aujourd'hui, l'espèce est protégée et on estime qu'il existe entre 500 000 et 750 000 ours noirs sur ce continent. Plus petit que l'Ours brun et l'Ours blanc, cet animal présente une couleur de fourrure plus ou moins foncée selon les régions allant du noir au blanc (la fourrure blanche est provoquée par un caractère récessif), en passant par le rougeâtre et le gris argenté. On le nomme donc à tort « ours noir ». 16 sous-espèces, dont certaines menacées, sont reconnues. L'Ours noir n'hiberne pas au sens strict, mais passe l'hiver dans un état de somnolence en vivant sur ses réserves de graisses accumulées pendant l'automne. Il est omnivore, même si son régime alimentaire est dominé par les végétaux. Contrairement aux idées reçues, l'Ours noir est un bon nageur et il grimpe facilement aux arbres pour échapper à un danger. Longtemps chassé pour sa fourrure, il subit aujourd'hui la réduction de son milieu naturel.

Pont Félix-Gabriel-Marchand (Mansfield-et-Pontefract)

Vue du pont depuis la berge

Le pont Félix-Gabriel-Marchand est un pont couvert qui traverse la rivière Coulonge, dans la municipalité de Mansfield-et-Pontefract, au Québec (Canada). Érigé en 1898, ce pont est unique au Québec pour sa structure qui superpose deux treillis différents. C'est également le seul pont couvert québécois construit au XIXe siècle situé en dehors de l'Estrie. Le pont a été classé immeuble patrimonial le .

Puma

Puma.

Le puma (Puma concolor) appartient à la famille des félidés. Il ressemble à un gros chat sauvage que l’on peut rencontrer en Amérique du Nord et du Sud. Le puma est un animal difficile à observer et solitaire.

Il est également connu dans certaines régions sous le nom de couguar, lion des montagnes ou parfois, par abus de langage, sous le terme de panthère.

Raton laveur

Procyon lotor

Le raton laveur, ou plus exactement le raton laveur commun (Procyon lotor, Linnaeus 1758), est un mammifère omnivore originaire d’Amérique et introduit en Europe dans les années 1930. Il doit son nom à son habitude, plus ou moins réelle, de tremper ses aliments dans l’eau avant de les manger. L’animal, de la famille des procyonidae, est essentiellement nocturne et grimpe facilement aux arbres grâce à ses doigts agiles et à ses griffes acérées. Il a le pelage poivre et sel avec de légères teintes de roux. On le reconnaît facilement à son masque noir bordé de blanc autour des yeux et à sa queue rayée de blanc et de noir. Le raton laveur s’adapte à de nombreux milieux naturels. Opportuniste et facile à apprivoiser, il s’aventure également dans les villes américaines. Son comportement varie selon le sexe et la région où il vit. Il est toujours chassé pour sa fourrure mais ne constitue pas une espèce en danger ni même menacée.

Inondations du bassin du lac Champlain et de la rivière Richelieu en 2011

Inondation des rives à Saint-Jean-sur-Richelieu le 23 mai. L'eau atteignit le pont Gouin qui relie le centre-ville au quartier Iberville. Le pont fut interdit d'accès par mesure de précaution.

Les inondations du bassin du lac Champlain et de la rivière Richelieu en 2011 furent d'importantes montées des eaux survenues de la fin d'avril à la fin de , consécutives au débordement de la rivière Richelieu, au Canada, et du lac Champlain, aux États-Unis. Du côté canadien, ces inondations touchèrent environ 3 000 foyers en Montérégie, au Québec. Aux États-Unis, sept comtés du Nord du Vermont subirent des dommages, estimés à six millions US$, près des rives du lac Champlain. Des dommages similaires furent constatés du côté de l'État de New York.

Au Québec, les principales villes touchées par l'inondation furent Venise-en-Québec, Noyan, Saint-Jean-sur-Richelieu, Henryville, Saint-Paul-de-l'Île-aux-Noix et Sainte-Anne-de-Sabrevois. Les Forces canadiennes furent demandées le 5 mai pour aider l'évacuation des résidents et établir des digues pour tenter de protéger les zones les plus à risque. Le Service météorologique du Canada a mis cet événement dans son palmarès des phénomènes météorologiques les plus importants à frapper ce pays en 2011, juste après les inondations dans l'Ouest canadien et le feu de forêt qui ravagea la communauté de Slave Lake, en Alberta.

Gabor Szilasi

Gabor Szilasi se revendique de la matérialité de la photographie argentique.

Gabor Szilasi, né Gábor Szilási le à Budapest, est un photographe québécois d'origine hongroise. Son œuvre produite au fil des années explore un portrait d'ensemble du peuple québécois. Selon plusieurs historiens de l'art, l'œuvre de Szilasi doit être considérée comme une contribution majeure à la photographie québécoise. Le portrait est au cœur du travail photographique de Szilasi puisque les gens et leur vie l'intéressent profondément.

Émile Bouchard

Portrait de Bouchard en 1945.

Émile Joseph Bouchard, dit « Butch » Bouchard, CM, CQ (né le à Montréal, dans la province du Québec, au Canada) est un joueur canadien de hockey sur glace qui porte les couleurs de l'équipe des Canadiens de Montréal dans la Ligue nationale de hockey (LNH) de 1941 à 1956. Le Québécois, membre du Temple de la renommée du hockey et capitaine des Canadiens durant huit ans, a gagné quatre Coupes Stanley et a participé à quatre Matchs des étoiles de la LNH. Ayant la réputation de faire peu de fautes, il est aussi l'un des joueurs les plus costauds et distribuant les meilleures mises en échec de son époque. Il excelle en tant que défenseur défensif, a des qualités de passeur et est également connu pour son leadership, et comme mentor pour les jeunes joueurs. À ses débuts dans la LNH, Bouchard est l'un des joueurs qui apportent du sang neuf dans une franchise des Canadiens affaiblie.

Il réside, après sa carrière de joueur, dans la ville de Saint-Lambert, au Québec, et contribue à plusieurs entreprises dans sa communauté. En 2008, il reçoit l'Ordre national du Québec, et, un an plus tard, le , le numéro 3 de Bouchard est retiré, étant celui de Ryan O'Byrne alors. Le , Michaëlle Jean, gouverneur général du Canada, annonce que Bouchard fait partie des prochains membres de l'Ordre du Canada.

Stars de Montréal

Les Stars photographiés sur la patinoire avec des maillots roses.

Les Stars de Montréal est une équipe féminine de hockey sur glace de la ville de Montréal, au Québec. L'équipe joue ses matchs à domicile au centre Étienne-Desmarteau à Montréal et fait ses débuts dans la ligue canadienne de hockey féminin en 2007-2008. Meilleure équipe de toutes les saisons régulières depuis ses débuts, la formation des Stars remporte à deux reprises le plus prestigieux des trophées du hockey féminin en Amérique du Nord en gagnant la Coupe Clarkson en 2009 et 2011.

L'équipe est entraînée par Patrick Rankine. La capitaine est Lisa-Marie Breton-Lebreux et elle est assistée par l'ancienne capitaine de l'Avalanche du Québec Nathalie Déry, l'olympienne Caroline Ouellette et Kelly Sudia.

Marc-André Thinel

Photographie de Thinel avec le maillot noir de l'équipe de Rouen.

Marc-André Thinel (né le à Saint-Jérôme dans la province du Québec au Canada) est un joueur de hockey sur glace professionnel. Il est le frère jumeau de Sébastien également joueur de hockey professionnel. Après avoir fait ses débuts en Amérique du Nord, il est le 145e choix au total du repêchage d'entrée dans la Ligue nationale de hockey (LNH) de 1999 par les Canadiens de Montréal.

N'ayant jamais joué dans la LNH et après quelques années dans les championnats mineurs, il rejoint pour la saison 2005-2006 l'équipe des Dragons de Rouen qui évolue dans la ligue Magnus en France. Avec les Dragons, il connaît la consécration en remportant une coupe continentale, quatre fois le titre de champion de France, une coupe de la Ligue, une Coupe de France, un match des champions et deux titres de meilleur pointeur du calendrier.

Phare de Pointe-au-Père

Le phare de Pointe-au-Père construit en 1909.

Le phare de Pointe-au-Père est un phare maritime situé à Rimouski, au Québec (Canada). Sa construction, en 1909, est liée aux pressions des armateurs et à la volonté du gouvernement canadien d'améliorer les aides à la navigation sur le fleuve Saint-Laurent au début du XXe siècle. C'est le troisième phare à être construit à Pointe-au-Père, et le principal bâtiment de la station d'aide à la navigation de Pointe-au-Père.

Construit selon les plans de l'ingénieur français Henri de Miffonis, il prend la forme d'une tour octogonale à arcs-boutants en béton armé aux lignes épurées correspondant aux principes de l'architecture moderne. Le phare est équipé d'un feu dioptrique de 3e classe muni d'une lentille de Fresnel, et son éclairage se fait en utilisant le principe du manchon à incandescence, jusqu'à son électrification en 1940. Après un lent déclin, le poste de pilotage quitte Pointe-au-Père en 1959, et le phare même est remplacé par une tour automatisée en 1975. Sept gardiens se sont succédé pendant ces 66 années d'opération, une tâche difficile exigeant souvent douze heures de travail par jour.

Le site de la station d'aide est déclaré lieu historique national du Canada en 1974, avant que le phare ne soit lui-même reconnu édifice fédéral du patrimoine en 1990. À partir de 1977, Parcs Canada devient propriétaire du lieu historique et, en 1980, fait effectuer des rénovations majeures au phare pour consolider sa structure. En 1982, Parcs Canada signe une entente avec le Musée de la mer, un organisme culturel rimouskois, et le phare devient alors un centre d'interprétation muséal. Sa visite permet de grimper au sommet des 33 mètres du phare.

Bataille de Trois-Rivières

Monument du lieu historique national de la bataille-de-Trois-Rivières

La bataille de Trois-Rivières eut lieu le lors de l'Invasion du Canada par les patriotes américains, une campagne militaire visant à inclure une 14e colonie à la Révolution américaine. Il s'agit donc d'une bataille de la guerre d'indépendance des États-Unis, qui opposa les troupes britanniques du lieutenant-colonel Simon Fraser à une colonne de l'armée continentale américaine du brigadier-général William Thompson. Elle avait pour but, pour les Américains, de stopper l'avancée des Britanniques suite à la levée du siège de Québec au début du mois de mai 1776.

Grâce à une ruse d'un fermier local, Antoine Gauthier, les troupes britanniques furent averties des intentions des Américains et purent se préparer à leur venue, alors que ces derniers furent quant à eux retardés par le détour que leur fit faire Gauthier. Suite à cette bataille, les Américains furent acculés à une retraite désorganisée qui permit entre autres la capture du brigadier-général Thompson. Les forces américaines, menées par le brigadier-général John Sullivan, battirent en retraite vers le Fort Saint-Jean, puis vers le Fort Ticonderoga, ce qui mit fin à l'invasion.

Il s'agit de la dernière bataille de la guerre d'Indépendance à avoir eu lieu sur le sol québécois. Son site a été désigné en 1920 lieu historique national par la commission des lieux et monuments historiques du Canada.

Projet Onondaga

L'Onondaga et le bâtiment d'accueil en 2010.

Le projet Onondaga est un projet du Site historique maritime de la Pointe-au-Père (SHMP), un musée situé à Rimouski au Québec (Canada), pour convertir en navire musée le NCSM Onondaga, un sous-marin de la Marine royale canadienne désarmé en juin 2000. Lancé par le Musée canadien de la guerre (MCG) d'Ottawa en 2000, le projet de conversion de l'Onondaga est abandonné par ce musée en 2002 par manque de financement. Le SHMP, qui s'intéresse à un projet de sous-marin musée depuis 2000, réalise une étude de faisabilité en 2003 démontrant le potentiel de rentabilité du projet et fait l'acquisition de l'Onondaga en 2005.

En 2006, le SHMP entreprend des démarches auprès des gouvernements pour financer le projet et répondre aux exigences environnementales. Il identifie aussi le site d'installation du sous-marin, parallèle au quai de Pointe-au-Père. Ce choix entraîne une augmentation des coûts d'installation forçant le musée à réduire le concept de l'exposition et à mettre au point une méthode de halage utilisant un rail pour réduire les coûts. Le SHMP obtient finalement l'appui financier des gouvernements au début de 2008.

Le remorquage du sous-marin de Halifax à Rimouski a lieu en juillet 2008 et est l'objet d'un documentaire de la série télévisée Ça bouge en grand !. Suite à l'arrivée à Rimouski le 17 juillet, l'installation de l'Onondaga doit attendre les grandes marées pour faciliter son halage, mais le mauvais temps retarde l'opération jusqu'au 29 août. Le halage débute plutôt bien, mais tourne court le 31 août lorsque le sous-marin se renverse sur le côté. De nombreuses tentatives pour le redresser échouent et le SHMP décide de le ramener à Rimouski pour l'hiver. À la mi-octobre, le sous-marin est redressé et son positionnement permet la reprise du halage qui se poursuit jusqu'au 30 novembre, lorsque le SHMP juge l'opération terminée même si le sous-marin n'a pas atteint l'emplacement prévu…

Élection du président de l'Assemblée nationale du Québec en 2008

Photographie d'Yvon Vallière (plan américain)

L'élection du président de l'Assemblée nationale du Québec en 2008 est un événement politique au Québec qui a mené à l'élection, le , du député péquiste François Gendron au poste de président de l'Assemblée nationale du Québec. L'élection avait été rendue nécessaire suite à la démission de Michel Bissonnet le . Bien que généralement le président de l'Assemblée provienne du parti gouvernemental, dans un contexte où le gouvernement Charest était minoritaire à l'Assemblée nationale, l'élection de son candidat, Yvon Vallières, n'était pas assurée. L'opposition officielle, l'Action démocratique du Québec, s'opposant à la candidature de Vallières, s'est alliée avec le Parti québécois pour faire échec à la candidature libérale.

Afin d'unir les deux partis d'opposition, l'ADQ a annoncé, à la veille de l'élection, vouloir appuyer un quatrième candidat non déclaré, le député péquiste François Gendron. L'ADQ et le PQ abandonnaient ainsi leur candidat pour appuyer ce nouveau candidat. Cette stratégie s'est avérée un succès et François Gendron, député d'Abitibi-Ouest, est devenu le deuxième président de l'Assemblée nationale à ne pas provenir du parti gouvernemental. L'autre étant Arthur Turcotte, député conservateur-indépendant, élu lors de la formation du gouvernement minoritaire de Lotbinière en 1878.

Île Brion

Plage des Sillons avec le phare à l'arrière.

L'île Brion est une île de 6,5 km2 située au Québec (Canada), dans le golfe du Saint-Laurent, à seize kilomètres au nord de Grosse-Île. Elle fait partie, tout comme les rochers aux Oiseaux, de la région la plus septentrionale des îles de la Madeleine. La majeure partie de son territoire est classée réserve naturelle sous le nom de réserve écologique de l'Île-Brion.

L'île a été découverte par l'explorateur français Jacques Cartier en 1534, qui lui donna son nom en l'honneur de son principal bailleur de fonds, Philippe Chabot, amiral de France et seigneur de Brion. Il faut cependant attendre le milieu du XIXe siècle pour qu'elle soit habitée. Elle est occupée durant près d'un siècle par la famille Dingwell qui y établit une conserverie. Elle sert ensuite jusqu'en 1970 de havre pour les pêcheurs du reste de l'archipel. On retrouve sur son sol le tiers des plantes des îles de la Madeleine ainsi que la presque totalité des écosystèmes, à l'exception des lagunes. C'est pour cette raison que ses propriétaires sont expropriés durant les années 1980 et qu'elle devient une réserve naturelle.

Parti communiste ouvrier (Canada)

Le Parti communiste ouvrier (PCO) était un parti politique québécois et canadien, marxiste-léniniste, connu d'abord sous le nom de Ligue communiste (marxiste-léniniste) du Canada (LM(ml)C). La Ligue communiste faisait partie du mouvement marxiste-léniniste et des groupes d'extrême gauche des années 1970 au Québec.

La ligue est fondée en 1975 avant de se transformer en parti, le PCO, en 1979. Le PCO présente des candidats lors de l'élection fédérale de 1980 et de l'élection provinciale québécoise de 1981. À son apogée à la fin des années 1970, le PCO comptait de 600 à 1 000 membres, parmi lesquels on retrouve quelques personnalités publiques qui y ont milité dans leur jeunesse, notamment le bloquiste Gilles Duceppe, le syndicaliste Marc Laviolette et l'homme d'affaires Pierre Karl Péladeau. Bien qu'elle ait été l'une des organisations d'extrême gauche les plus importantes des années 1970, elle n'eut qu'une influence limitée sur la vie politique québécoise et canadienne. Le PCO se dissout en 1983.

D'idéologie marxiste-léniniste et maoïste, la Ligue communiste et le PCO souhaitent instaurer au Canada un État communiste. Contrairement à d'autres groupes similaires, le PCO présente des candidats lors des élections, même si l'objectif est davantage de sensibiliser la population que de faire élire des députés. La Ligue communiste affirmait plutôt la nécessité d'une lutte armée pour parvenir à son objectif. Le PCO était un parti relativement rigide, qualifié même de sectaire par certains.

Réserve nationale de faune de Pointe-au-Père

Réserve nationale de faune de Pointe-au-Père

La réserve nationale de faune de Pointe-au-Père est l'une des huit réserves nationales de faune du Canada situées au Québec. Cette petite aire protégée de 23 hectares protège un marais à spartines situé dans le secteur de Pointe-au-Père de la ville de Rimouski. En plus du marais, elle inclut un herbier de zostère marine. Malgré sa petite taille, elle est fréquentée par plus de 120 espèces d'oiseaux dont l'oie des neiges, le garrot d'Islande, le bécasseau minuscule et le grand chevalier. Elle a été créée en 1986 suite à des pressions d'un groupe de résidents visant à protéger le marais. Elle est administrée par le Service canadien de la faune.

Marcel Dionne

Marcel Dionne

Marcel Elphege Dionne (né le à Drummondville ville du Québec au Canada) est un joueur canadien de hockey sur glace et l'un des meilleurs marqueurs de la Ligue nationale de hockey de tous les temps. En effet, il est le quatrième meilleur buteur de tous les temps avec 731 buts juste derrière Wayne Gretzky, Gordie Howe et Brett Hull. Il est choisi au premier tour, en seconde position au repêchage amateur de la LNH 1971 par les Red Wings de Détroit. Son frère, Gilbert, est également joueur de hockey professionnel, principalement avec les Canadiens de Montréal avec lesquels il remporte une Coupe Stanley en 1993. Plusieurs journalistes et experts considèrent Dionne comme l'un des meilleurs joueurs de la LNH et comme l'un des meilleurs joueurs de tous les temps n'ayant pas remporté la coupe Stanley.

Durant sa carrière, Dionne remporte plusieurs récompenses dont le Trophée Art Ross, le Trophée Lady Byng, le Trophée Lester B. Pearson et le Trophée Lester Patrick dans la Ligue nationale de hockey. Il est également désigné comme le meilleur attaquant lors de l'édition des championnats du monde de 1978. Un des arénas de Drummondville porte son nom, le Centre Marcel-Dionne. En 1992, Dionne entre au Temple de la renommée du hockey comme joueur, son chandail numéro 16 est précédemment retiré par les Kings de Los Angeles en 1990, équipe avec laquelle il passe les plus prolifiques années de sa carrière. Le , le député de Drummond, Yves-François Blanchet, fait une demande pour que Marcel Dionne reçoive la médaille d'honneur par l'Assemblée nationale.

Martin Gélinas

Gélinas, à gauche, avec Craig Conroy lors du match des anciens des Canadiens de Montréal face aux anciens des Flames de Calgary, en ouverture de la Classique Héritage de la LNH 2011.

Martin Gélinas (né le à Shawinigan, dans la province du Québec au Canada) est un joueur de hockey sur glace canadien évoluant au poste d'ailier. Après une carrière junior avec les Olympiques de Hull, dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, il est repêché par les Kings de Los Angeles lors du repêchage d’entrée dans la LNH de 1988, au premier tour (septième choix au total). La même année, il est échangé par les Kings aux Oilers d'Edmonton, lors de la transaction qui a mené Wayne Gretzky à Los Angeles.

Il fait ses débuts professionnels dans la Ligue nationale de hockey avec les Oilers lors de la saison 1988-1989, mais est renvoyé chez les juniors après six matchs. Il joue sa première saison professionnelle complète l’année suivante et participe aux séries éliminatoires qui lui permettent de remporter sa seule Coupe Stanley. En 1993, Martin Gélinas est échangé par Edmonton aux Nordiques de Québec, où il ne joue qu’une demi-saison, avant d’être réclamé au ballottage par les Canucks de Vancouver. Avec cette équipe, il participe, en 1994, à sa deuxième finale de la Coupe Stanley, perdue face aux Rangers de New York

Parc national du Bic

L'anse à l'Orignal, avec le marais salé et la pointe du Glaciel sur la gauche.

Le parc national du Bic est un parc national du Québec (Canada) situé à 15 km à l'est de Rimouski. Le parc, qui a une superficie de 33,2 km2, comprend une section découpée de la côte de l'estuaire du Saint-Laurent comptant une douzaine de baies et un relief accidenté culminant au pic Champlain à 346 mètres d'altitude. On retrouve dans le parc le tiers des espèces de plantes vasculaires du Québec, dont plusieurs plantes subarctiques et alpines-arctiques. Pour ce qui est de la faune, il héberge la plus forte concentration de porc-épic d'Amérique de l'Amérique du Nord. Il est aussi un endroit propice pour l'observation du phoque commun, de l'eider à duvet et des rapaces.

L'occupation humaine a débuté il y a plus de 8 000 ans par les Amérindiens, comme en témoigne la présence d'une trentaine de sites archéologiques situés dans le parc. Le Bic a été colonisé par les Européens à partir du XIXe siècle et est marqué par l'exploitation forestière. Au début du XXe siècle, quelques fermes s'installent sur le territoire du parc ainsi que des chalets et une colonie de vacances. Le parc est officiellement créé en 1984. Il est visité par 175 000 personnes par année et il est géré par la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ).

Maison Ravenscrag

La maison Ravenscrag vers 1901.

La maison Ravenscrag (aussi connue sous les noms de maison Hugh-Allan, maison Hugh-Montagu-Allan et pavillon Allan Memorial) est une maison bourgeoise située dans le quartier du Mille carré doré à Montréal au Canada. Elle fut successivement la résidence de Sir Hugh Allan de 1863 à 1882 et de son fils ainé Sir Hugh Montagu Allan de 1882 à 1940. En 1940, cette maison devint la propriété de l’hôpital Royal Victoria et elle abrite depuis 1943 l’institut Allan Memorial qui héberge le département de psychiatrie de l’hôpital et du centre universitaire de santé McGill.

Construite essentiellement entre 1861 et 1863, cette résidence fut principalement conçue et réalisée par l’architecte Victor Roy dans le style néorenaissance italienne en suivant les principes de l'architecture victorienne. L’architecte John William Hopkins de la firme William & Wily contribua également à la conception et à la réalisation de plusieurs pièces de la maison. La demeure comporta à l’origine plus de 72 pièces et fut pourvue de l’équipement le plus avancé de son temps, notamment en termes de plomberie et de chauffage.

Hugh Allan baptisa sa résidence « Ravenscrag » suite à sa construction dans les années 1860. Cette résidence fait partie de l’ancien domaine de Hugh Allan qui comprend également l'écurie, la maison du gardien, le belvédère et le parc. Ce domaine fut reconnu par la Ville de Montréal en 1987 et par le gouvernement du Québec en 2005 comme une partie intégrante du « site patrimonial du Mont-Royal ». Il fut également déclaré être intégré au « secteur de valeur patrimoniale exceptionnelle Hôpital Royal Victoria » par la Ville en 2004.

Jean Béliveau

David Jacobson et Béliveau (à droite) en 2009.

Jean Arthur Béliveau C.C., G.O.Q. (né le à Trois-Rivières au Québec, Canada) est un joueur de hockey sur glace canadien. Après avoir joué en junior à Victoriaville puis à Québec, il devient semi-professionnel avec les As de Québec en 1951-1952. Deux saisons plus tard, il rejoint les Canadiens de Montréal de la Ligue nationale de hockey.

Dès 1955-1956, sa troisième saison dans la LNH, il remporte la Coupe Stanley mais également le trophée Art Ross du meilleur pointeur avec 88 points et le trophée Hart du meilleur joueur de la ligue. Cette Coupe est en réalité la première de cinq victoires consécutives. En 1961, il devient capitaine de l'équipe et remporte encore cinq autres Coupes Stanley entre 1965 et 1971, la dernière saison à laquelle il participe.

À peine à la retraite, sa carrière est célébrée aussi bien par les Canadiens, qui décident de retirer le numéro 4 en octobre 1971, que par l'ensemble du monde du hockey. Ainsi, dès 1972, il est admis au Temple de la renommée qui accueille pour la sixième fois de son histoire un joueur moins de trois ans après son départ à la retraite. Au cours des années 1990 et 2000, le Québec et le Canada lui rendent également hommage puisqu'il est nommé Grand officier de l'Ordre national du Québec et également compagnon de l'Ordre du Canada.

Réserve aquatique de l'Estuaire-de-la-Rivière-Bonaventure

Barachois de Bonaventure.

La réserve aquatique de l'Estuaire-de-la-Rivière-Bonaventure est une réserve aquatique du Québec, au Canada, située à proximité de la ville de Bonaventure dans la péninsule gaspésienne. Cette aire protégée de 218,73 ha a pour mission de préserver l'estuaire de la rivière Bonaventure, l'un des dix barachois estuariens au Québec. On trouve sur les îles de l'estuaire plusieurs espèces rares au Québec dont la gentiane de Macoun (Gentianopsis virgata subsp. macounii), l'aster d'Anticosti et la muhlenbergie de Richardson ainsi que vingt-sept autres espèces végétales rares en Gaspésie.

La réserve, née du don d'une compagnie forestière au gouvernement du Québec en 2001, est partiellement protégée, lors de la création, en 2005, de l'habitat floristique du Barachois-de-Bonaventure, destiné à sauvegarder la végétation des îles. L'aire protégée, définitivement créée en 2009, est administrée par le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

Montagne du Fourneau

La montagne du Fourneau vue du fort Ingall à Cabano.

La montagne du Fourneau est un sommet situé dans le parc national du Lac-Témiscouata au Québec (Canada). Elle doit son nom au fait que l'on utilisait durant la première moitié du XIXe siècle les gisements de calcaire de la montagne pour alimenter un four à chaux situé au fort Ingall. Elle a été ensuite utilisée comme territoire forestier par les propriétaires de la seigneurie de Madawaska. Les terres non concédées de la seigneurie ont été acquises par le gouvernement du Québec en 1969.

La montagne a comme particularité d'abriter une pinède rouge à pin blanc, un groupement forestier qui a été classé écosystème forestier exceptionnel en 2003 en raison de sa rareté dans l'Est du Québec. Cette rareté est due au peu de feux de forêt que la région subit en raison de l'humidité. Elle est aussi située dans le plus grand ravage (habitat d'hivernage) de cerf de Virginie du Bas-Saint-Laurent. Elle a été incluse dans le parc national du Lac-Témiscouata lors de sa création en 2009.

Maurice Richard

Maurice Richard.

Joseph Henri Maurice Richard (né le à Montréal dans la province de Québec, au Canada — mort le à Montréal), surnommé le Rocket ou encore la Comète, est un joueur de hockey sur glace professionnel québécois. Il est un des joueurs de hockey les plus connus au Canada mais également dans le monde entier.

Joueur prometteur dès ses années juniors, il rejoint les Canadiens de Montréal de la Ligue nationale de hockey (LNH) pour la saison 1942-1943 mais voit sa première année gâchée par une blessure. Il parvient petit à petit à se faire une place au sein de l'équipe et dès sa deuxième saison, il remporte la Coupe Stanley de la finale des séries éliminatoires de la LNH. Jouant au sein de la Punch Line avec Elmer Lach au centre et Hector « Toe » Blake à l'aile gauche, il joue toute sa carrière avec la franchise de Montréal. Entre 1943 et sa dernière saison en 1959-1960, l'équipe des Canadiens remporte huit Coupes Stanley, dont cinq consécutives de 1956 à 1960.

Après son premier but dans la LNH le 8 novembre 1942, Richard en inscrit un grand nombre au cours de sa carrière. Ainsi, lors de sa deuxième saison, il est le quatrième joueur de l'histoire de l'équipe à inscrire plus de 30 buts. Au cours de la saison 1944-1945, il devient le premier joueur de l'histoire de toute la ligue à compter 50 buts en 50 matchs. Richard inscrit son 325e but le 8 novembre 1952 ; en 10 ans, jour pour jour, il dépasse la marque de 324 buts, record de la LNH établi par Nels Stewart. Il est également le premier joueur à marquer 500 buts dans la LNH le 19 octobre 1957 en déjouant Glenn Hall des Blackhawks de Chicago.

Parallèlement, par le biais d'articles de journaux, il incite les dirigeants de la LNH à éliminer leurs comportements discriminatoires vis-à-vis des joueurs de langue française. Il est à l'origine d'une émeute en 1955, qui prendra son nom par la suite. Cet événement est considéré par plusieurs comme le début de la Révolution tranquille au Québec.

Après sa carrière, les Canadiens décident de ne plus autoriser aucun joueur à porter son maillot fétiche, le numéro 9, et il est rapidement admis au Temple de la renommée du hockey. Il s'essaie brièvement au poste d'entraîneur des Nordiques de Québec mais après deux rencontres, ne supportant pas la pression, il décide d'arrêter l'expérience. Considéré par The Hockey News comme le cinquième meilleur joueur de tous les temps, il meurt le d'une insuffisance respiratoire alors qu'il souffre également d'un cancer et de la maladie de Parkinson à l'âge de 78 ans. Des funérailles nationales ont lieu en la basilique Notre-Dame de Montréal le 31 mai 2000, présidées par le cardinal Jean-Claude Turcotte, archevêque de Montréal.

Cheval noir (légende)

Un cheval noir, protagoniste du conte du diable bâtisseur d’églises au Québec.

Le cheval noir bâtisseur est un conte de tradition orale avec plusieurs variantes, au Québec et dans d'autres régions du Canada francophone. Il met le plus souvent en scène un magnifique cheval noir, plus rarement blanc, qui aide à construire une chapelle, une église ou une cathédrale. Impressionné par le courage de l'animal, un ouvrier bienveillant lui enlève sa bride. La construction de l'édifice s'interrompt alors qu'elle était presque achevée et le cheval s'enfuit, suggérant qu'il est le diable. Une pierre manque toujours au sommet de la bâtisse religieuse.

Ce conte est présent sur les deux rives du fleuve Saint-Laurent, notamment à Saint-Augustin-de-Desmaures, Saint-Michel-de-Bellechasse, Saint-Laurent-de-l'Île-d'Orléans, Trois-Pistoles, L'Islet et dans d'autres localités québécoises. Il existe aussi dans un quartier francophone de Saint-Boniface au Manitoba. L'association du diable au cheval noir est un motif fréquent dans l'imaginaire québécois, peut-être lié à l'éthique morale de l'Église et à la peur d'une rencontre avec le Malin.

Maison Joseph-Gauvreau

Maison Gauvreau à Rimouski.

La maison Joseph-Gauvreau est un immeuble patrimonial situé à Rimouski dans la région du Bas-Saint-Laurent au Québec. Cette maison bourgeoise de style éclectique, construite en 1906 et 1907 pour le Dr Joseph Gauvreau, lui sert de résidence principale, abritant également son cabinet médical et une clinique d'hydrothérapie, dont la notoriété s’étendra à tout le Québec. Gauvreau est aussi l'un des pionniers de l'hygiène et de la médecine préventive au Québec. L'amputation d'un bras en 1909 le contraint à abandonner la pratique médicale et à déménager à Montréal.

Entre 1930 et 1947, la maison est la propriété de Jules-André Brillant, le fondateur de Québec-Téléphone et conseiller législatif du Québec. C'est l'une des rares maisons épargnées par l'incendie de Rimouski en 1950. L'année suivante, elle est déplacée par la Société immobilière Irving pour faire place à une station-service.

En 1984, devant la menace de sa démolition afin d'agrandir la station-service, un groupe de citoyens se mobilise et obtient son classement comme immeuble patrimonial en 1985. La maison est vendue à Réjean Frenette en 1998, qui la redéménage à son emplacement d'origine et la restaure pour lui donner son aspect du début du XXe siècle. Elle comprend depuis 2007 une chocolaterie et trois salles de réunions.

Réserve écologique de la Tourbière-de-Shannon

Tourbière de Shannon.

La réserve écologique de la Tourbière-de-Shannon est une réserve écologique du Québec (Canada) située à Shannon. Cette réserve de 169 hectares a pour mission de protéger une tourbière ombrotrophe qui s'est développée en milieu deltaïque. Il s'agit d'une tourbière bombée qui s'est formée sur les dépôts d'un ancien delta de la rivière Jacques-Cartier sur la mer de Champlain. On y retrouve deux espèces d'orchidées susceptibles d'être désignées menacées ou vulnérables, soit la platanthère à gorge frangée et la listère du Sud. Elle a été protégée en 2011 et elle est administrée par le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

Pont de Des Rivières

Pont de Des Rivières

Le pont de Des Rivières est un pont couvert qui franchit la rivière aux Brochets à Notre-Dame-de-Stanbridge au Québec au Canada, près du hameau de Malmaison. Il est le seul pont authentique ayant un treillis de type Howe au Québec. Il est aussi remarquable de par ses culées en pierre et son parement en planches verticales à couvre-joints.

Érigé en 1884, il est le troisième pont à être construit sur ce site. Il est contemporain du développement du hameau de Malmaison par les frères François-Guillaume et Henri Desrivières qui y ont construit un barrage, un moulin à farine et un moulin à scie durant les années 1840. À son apogée, le hameau avait une population d'environ 200 habitants, ainsi qu'une chapelle et une école. Ce lieu sera lentement abandonné à la fin du XIXe siècle. Le pont a été rehaussé en 1912 pour éviter qu'il ne soit emporté par les eaux. Il a été restauré en 1998.

Le ministère de la Culture et des Communications du Québec a classé l'ouvrage en tant qu'immeuble patrimonial en 2015 en tant que seul exemplaire subsistant de pont de ferme Howe au Québec et comme exemple de pont construit au Québec avant le développement du modèle typique de pont couvert du ministère de la Colonisation.

Métro de Montréal

Carte du réseau.

Le métro de Montréal est un service de transport en commun qui dessert l'île de Montréal ainsi que les villes de Laval et de Longueuil au Québec. Ce métro sur pneumatiques souterrain est géré par la Société de transport de Montréal (STM), organe de l'agglomération de Montréal.

Inauguré le durant le mandat du maire Jean Drapeau, il s'inspire du métro de Paris, autant dans l'architecture de ses stations que dans le matériel roulant utilisé. À son inauguration, le réseau comprend 26 stations réparties sur trois lignes. En 2016, le métro dessert 68 stations sur quatre lignes pour un total de 71 km de voies. Une station débouche à Longueuil sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent et trois stations desservent la ville de Laval depuis 2007, année de la dernière extension du réseau.

Le métro de Montréal est le plus important au Canada en termes de fréquentation et troisième d’Amérique du Nord en termes de fréquentation quotidienne après ceux de New York et Mexico. En 2014, il est quotidiennement emprunté par 1,24 million de personnes les jours ouvrables ; 357 millions de trajets ont été effectués cette même année. Selon la STM, il cumule plus de 7 milliards d'entrées en 2010. Ainsi Montréal est doté de l'un des systèmes de transport public les plus achalandés d’Amérique du Nord attirant après New York le plus grand nombre d'usagers par rapport à sa population.

Droit au Québec

Le droit au Québec est l'ensemble des règles de droit qui s'appliquent sur le territoire du Québec. Le droit québécois est caractérisé par deux spécificités importantes. D'une part, il tombe sous la responsabilité partagée du Parlement fédéral et du Parlement du Québec. De par la Constitution du Canada, chacun des gouvernements est responsable du droit relativement à ses sphères de compétences. D'autre part, pour des raisons historiques, le droit québécois s'identifie à deux traditions juridiques : la tradition civiliste et la common law. De façon générale, le droit privé québécois correspond à la tradition civiliste, tandis que le droit public est davantage influencé par la common law. Toutefois, les nombreuses influences que les deux traditions ont eues les unes à travers les autres amènent le Québec à avoir un système juridique mixte.

L'histoire du droit québécois explique la mixité des traditions juridiques au Québec. D'abord une colonie française sous le nom de Canada, le territoire québécois a été conquis par la Grande-Bretagne en 1760. Après avoir tenté d'imposer le droit anglais, la Grande-Bretagne a permis, par l'Acte de Québec de 1774, l'utilisation du droit civil dans les affaires privées. La distinction entre le droit privé de tradition française et le droit public de tradition anglaise perdure jusqu'à aujourd'hui. Le Québec possède ainsi son Code civil, adopté en 1994.

Le droit québécois se divise traditionnellement entre le droit privé et le droit public. Sur le plan privé, la plupart des règles qui régissent les relations entre individus sont prévues au Code civil du Québec. On y trouve les règles touchant le droit de la famille, la responsabilité civile, le droit des biensetc. Sur le plan public, le Québec n'a pas de constitution formelle. Plusieurs des règles publiques émanent de la common law, comme le droit administratif et le droit pénal. Enfin, le Québec a une Charte des droits et libertés de la personne qui protège les droits et libertés des personnes tant dans la sphère privée que publique.

Le plus haut tribunal ayant compétence sur le droit québécois est la Cour suprême du Canada ; viennent ensuite la Cour d'appel du Québec, puis la Cour supérieure du Québec. De plus, le système judiciaire du Québec comporte plusieurs autres cours et tribunaux administratifs. La gestion des tribunaux, et des organismes juridiques en général, est sous la responsabilité du ministère de la Justice. De même, la pratique du droit au Québec est encadrée par deux ordres professionnels : le Barreau du Québec et la Chambre des notaires. Un peu plus de 600 juges sont responsables de trancher les litiges au Québec.