Jacques Cartier

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Jacques Cartier

Description de cette image, également commentée ci-après

Portrait de Jacques Cartier par Théophile Hamel, 1844, d'après un portrait aujourd'hui disparu produit en 1839 par François Riss (1804-1886).
— On ignore cependant son vrai visage[1].

Naissance 23 septembre 1491
Saint-Malo, Bretagne
Décès 1er septembre 1557 (à 65 ans)
Saint-Malo, France
Nationalité Pavillon royal de la France.svg Royaume de France
Profession Navigateur et explorateur
Activité principale Explorer le fleuve Saint-Laurent, à la recherche de richesses ou du passage vers l'Asie
Autres activités
Marchand, juré et témoin, interprète en langue portugaise
Ascendants
Jamet Cartier et de Geffline Jansart
Conjoint
Catherine, fille de Jacques des Granches, connétable
Descendants
Aucun.
Famille

Frères et sœurs :

  • Lucas Cartier (?)
  • N… Cartier (n. 1494)
  • Berteline Cartier (?)
  • Jehanne Cartier
    (épouse de Jehan Nouel ou Noël)
  • Jehan Cartier (?)

Neveu :

  • Jehan Nouel ou Noël
Signature de Jacques Cartier
Jacques Cartier et sa femme

Jacques Cartier (né probablement entre le 7 juin et le 23 décembre 1491[2] à Saint-Malo[3], mort dans la même ville le 1er septembre 1557) est un navigateur et explorateur français[4]. Auteur de cartes[5] ayant permis l'apparition du golfe du Saint-Laurent sur les représentations du globe, Cartier, par ses Relations, est le premier Européen à décrire et nommer ces eaux, leurs rives et leurs habitants, et le territoire visité qu'il nomme Canada[6].

Biographie

De la naissance au premier voyage de 1534

Nous ne connaissons que bien peu de chose de sa vie allant de sa naissance jusqu'à son premier voyage officiel en 1534. Son acte de baptême ne nous est pas parvenu puisque les registres de l'état civil de Saint-Malo manquent de 1472 à 1494[7]. Depuis la seconde moitié du XIXe siècle, les historiens considèrent Jacques Cartier comme le fils de Jamet et de Geffline Jansart, bien qu'aucun document d'archive ne l'atteste[8]. S'il est bien le fils de ces derniers, il aurait eu pour frères Lucas et un enfant non nommé, né en 1494, ainsi qu'une sœur ayant pour nom Berteline[9]. Ce qui est certain, c'est qu'il a eu une sœur nommée Jehanne, puisqu'elle apparaît dans le testament du pilote et explorateur malouin daté du 19 mai 1541[10]. Selon Frédéric Joüon des Longrais, il faudrait ajouter à la liste de la fratrie de l'explorateur le nom de Jehan puisqu'il a été le parrain de deux de ses enfants[11].

Jacques Cartier épouse[12], au début d'avril 1520, Catherine, fille de Jacques des Granches, connétable, et de Françoise Du Mast[13] : un mariage qui améliore grandement la condition sociale de l'époux. De cette union ne naîtra aucune descendance[14].

Les archives malouines nous le présentent sous les traits, entre autres, d'un compère, pour les cérémonies baptismales, et d'un témoin ou juré, dans les procédures judiciaires, très recherché de la part de ses concitoyens. En effet, sur une période s’étalant du 21 août 1510 au 17 novembre 1555, son nom est indiqué sur 58 actes de baptême, dont 35 où il apparaît comme parrain d’enfants bretons[15]. Tissant soigneusement ses liens parmi les bourgeois et les officiers municipaux de Saint-Malo, Jacques Cartier consolida également son réseau social grâce à ses fréquentations auprès de la confrérie de Saint-Jean-Baptiste, communément appelée la confrérie des Frères Blancs[16]. Il semble que, parallèlement au domaine maritime, Jacques Cartier s'intéressait également au monde judiciaire, puisqu'en 1518 il avait en sa possession un livre intitulé Les loables Coustumes du pays & Duche de Bretaigne, dans lequel se trouvaient les règles juridiques bretonnes et les coutumes de la mer (rôles d'Oléron)[17]. C'est sans doute grâce à son savoir du droit qu'il était souvent sollicité comme témoin ou juré dans les cours de Saint-Malo. Aucun document d'archive connu ne nous informe de sa carrière de pilote avant 1530. La majorité des historiens reconnaissent qu'il devait avoir quelque compétence en la matière, pour mériter le titre de « capitaine et pilote pour le Roy ayant charge de voiaiger et allez aux Terres Neuffves passez le destroict de la baye des Chasteaulx »[18] et de succéder ainsi à Giovanni da Verrazano[19]. Dans la mesure où l'on ne connaît pas le ou les auteurs des récits relatant les voyages de Cartier[20], il serait vain d'y chercher quelques indices sur sa personnalité et sa carrière maritime avant 1530. Pour expliquer la genèse du premier voyage de 1534, et connaître les circonstances entourant le choix de Cartier par François Ier, roi de France, deux documents postérieurs aux événements et, comme l'on peut s'y attendre, relatant différemment les faits, ont été employés par les historiens. Le premier, le plus anciennement utilisé par les auteurs, est tiré de l'Histoire de la Nouvelle France de l'avocat Marc Lescarbot. Selon l'avocat-historien, c'est Jacques Cartier qui aurait proposé lui-même ses services à l'amiral de France Philippe Chabot en 1533, qui : « les representa à sa Majesté, & fit en sorte que le dit Quartier eut la charge[21] ». Cette version des faits n'est rapportée que par Lescarbot, mais il y a toutefois des arguments qui viennent la supporter. En effet, Jacques Cartier avait donné le nom de l'amiral à l'île Brion, située dans le golfe du Saint-Laurent, et qui a préservé son choronyme jusqu'à aujourd'hui. Parmi les raisons qui poussaient les chefs d'expédition à nommer un nouveau territoire, il y avait celle d'honorer les principaux « maîtres d'œuvre » du voyage.

Plusieurs historiens avancent qu'il aurait pu accompagner une campagne de pêche, pour se rendre à Terre-Neuve avant 1532, car la région était fréquentée des pêcheurs basques et bretons. Certains suggèrent aussi qu'il aurait pu participer à l'un des voyages d'exploration de la côte brésilienne par la flotte normande sous pavillon dieppois, vu :

En 1532, alors qu'une guerre éclate entre la couronne du Portugal et les armateurs normands au large du Brésil, il est présenté à François Ier par Jean Le Veneur, évêque de Saint-Malo et abbé du Mont-Saint-Michel. Celui-ci évoque des voyages que Cartier aurait déjà faits « en Brésil et en Terre-Neuve », pour affirmer qu'il était à même « de conduire des navires à la découverte de terres nouvelles dans le nouveau monde »[23]. Recevant une commission du roi de France, et devenant en ce sens le successeur de Giovanni da Verrazano, Cartier dirigera, aux frais du roi, trois voyages vers l'Amérique du Nord entre 1534 et 1542, espérant y trouver un passage pour l'Asie, sinon des richesses.

Le premier voyage (1534)

Carte du premier voyage de Jacques Cartier.
Réplique, à la Tour Solidor (Saint-Malo), de la croix érigée par Jacques Cartier à Gaspé le 24 juillet 1534.

Après seulement vingt jours de traversée (du 20 avril au 10 mai), Cartier atteint Terre-Neuve, avec ses deux navires et un équipage de 61 hommes. Il explore minutieusement le golfe du Saint-Laurent à partir du 10 juin[24].

Le 12 juin, lors de la reconnaissance de nouveaux lieux et la dénomination de nouvelles rivières, Jacques Cartier et ses marins aperçurent, un peu à l'écart de la rivière qu'ils venaient de nommer Saint-Jacques, un grand navire originaire de La Rochelle, dont l'équipage, après une longue campagne de pêche à la morue, avait perdu son chemin au milieu des nombreuses îles du golfe du Saint-Laurent. Ils allèrent à bord de ce navire pour le conduire vers un lieu plus commode pour s'orienter, qu'ils appelèrent « Havre Jacques-Cartier »[25].

Le lundi 6 juillet, Jacques Cartier et son équipage entrent en contact avec les premiers Amérindiens de la Nation Micmac, au large de la Baie des Chaleurs. Les jours suivants, la confiance s'installe entre les marins et les autochtones, avec échanges de colifichets, couteaux, tissus... contre des peaux d'animaux[26].

Le vendredi 24 juillet, il met pied à terre à Gaspé, y plante une croix de trente pieds, revendiquant la région pour le roi de France. La troupe des Français y rencontre des Iroquoiens du Saint-Laurent, venus pour la pêche, qui les accueillent sans grand plaisir. Le chef amérindien, Donnacona, après protestations, finit par permettre à Cartier d'amener deux de ses « fils » en France. La rentrée à Saint-Malo se fait le 5 septembre après une autre courte traversée de 21 jours[4].

Le deuxième voyage (1535–1536)

Cette carte espagnole de la région du Saint Laurent, de ca. 1541, contient une légende face à l'"isla de Orliens" qui dit: "Ici sont morts de faim beaucoup de Français"[27].
Commémoration du départ de Jacques Cartier sur le sol de la cathédrale Saint-Vincent à Saint-Malo.

Le deuxième voyage a lieu en 15351536 et débute le 19 mai. Cette expédition compte trois navires, La Petite Hermine (60 tonneaux), L'Émérillon (40 tonneaux) et la nef qui transporte Cartier, la Grande Hermine (120 tonneaux). Quinze mois de vivres ont été prévus. Ramenés de France par Cartier, les deux « fils » (neveux?…) du chef Donnacona, Taignoagny et Domagaya, parlent maintenant français. Recourant à leurs connaissances, Cartier remonte alors le cours du Saint-Laurent, découvrant qu'il navigue sur un fleuve lorsque l'eau devient douce. Le 3 septembre il signale dans son journal de bord avoir aperçu des bélugas dans le fleuve[28]. À l'île d'Orléans, le 7 septembre, devant Stadaconé, on retrouve Donnacona.

Ce chef essaie de dissuader les Français de remonter le fleuve : il veut s'assurer du monopole du commerce. Cartier refuse et donne congé aux deux « fils ». Il ira donc en amont sans interprète. Une partie des hommes restent et construisent un fortin, préparant le premier hivernage connu de Français au Canada[29]. Cartier continue à remonter le fleuve sur l’Émérillon, dont bientôt le tirant d'eau interdit de poursuivre au-delà du lac Saint-Pierre : il y ancre l’Émérillon et l'équipage poursuit en barques.

À Hochelaga

Carte du second voyage de Jacques Cartier.

Le 2 octobre 1535, Jacques Cartier et ses compagnons arrivent dans la région de l'établissement nommé Hochelaga. La nuit venue, ils se retirent tous à bord des barques. Tôt le lendemain matin, avec ses gentilshommes et vingt mariniers armés, Cartier entreprend à pied le chemin vers ce village, sur une voie bien aménagée. Marchant ainsi deux lieues (environ 8 km), ils peuvent enfin apercevoir cette bourgade palissadée de tronc d'arbres, sur une colline et entourée de terres cultivées, pleines de maïs (dit blé d'Inde), ainsi qu'il décrira le paysage entourant Hochelaga. Il nommera Mont Royal, cette montagne de l'île et de la ville qui est aujourd'hui nommée Montréal.

La bourgade n'a dans son rempart circulaire qu'une seule porte d'entrée (sortie). On y compte une cinquantaine de « maisons longues », communautaires. Le chef du village affirme que l'on peut continuer à remonter le fleuve vers l'ouest durant trois lunes et, de la rivière des Outaouais, se diriger vers le nord et pénétrer dans un pays où l'on trouve de l'or (qui est l'actuelle grande région de l'Abitibi).

Après cette visite d'un jour, les Français rebroussent chemin et retournent au royaume de Kanata (ce qui donnera Canada, c'est la région de Stadaconé), région de Québec, hiverner au mouillage, à côté du fort Sainte-Croix, sur la rivière du même nom.

Les rapports avec les Iroquoiens du Saint-Laurent sont bons, malgré quelques disputes sans gravité, qui ne dégénèrent jamais en violence. Cartier découvre cependant les premiers scalps dans la maison de Donnacona. Il y goûte aussi le tabac, qu'il n'apprécie guère. L'hiver de l'Amérique du Nord arrive et surprend les Français, le fleuve gèle et emprisonne les navires. Cartier et ses hommes hivernent près de la rivière Sainte-Croix (maintenant dite rivière Saint-Charles, à Québec). Les hommes souffrent du scorbut, les Iroquoiens en sont aussi frappés, des Français meurent tandis que les Amérindiens s'en tirent beaucoup mieux. Cartier, épargné, découvre que les Micmacs se soignent avec une infusion d'aiguilles et d'écorce de pin[30],[31]. Il applique le traitement à ses hommes et, bientôt, les guérisons se multiplient. En avril, Cartier emmène Donnacona, pour le présenter à François Ier, avec ses deux « fils » (neveux?…) et sept autres Iroquoiens; puis, profitant du dégel, il met le cap sur la France, abandonnant La Petite Hermine, « faute d’un équipage assez nombreux »[32] (25 des 110 équipiers étaient décédés du scorbut[33]). Après un passage par Saint-Pierre-et-Miquelon, il retourne à Saint-Malo en juillet 1536, croyant avoir exploré une partie de la côte orientale de l'Asie.

Le Lieu historique national Cartier-Brébeuf commémore cet hivernage de Jacques Cartier.

Le troisième voyage (1541—1542)

Jacques Cartier, gravure attribuée à Pierre-Louis Morin, vers 1854.

Donnacona, qui a compris ce que cherchent les Français (de l'or, des gemmes, des épices), leur fait la description qu'ils veulent entendre : celle du riche royaume de Saguenay. Sur ce, François Ier, bien qu'occupé par les menaces de Charles Quint, se laisse convaincre de lancer une troisième expédition avec pour instructions, cette fois, d'implanter une colonie.

L'organisation de l'expédition est confiée à Jean-François de La Rocque de Roberval, un homme de cour, ce que Cartier n'est pas. Il ne sera cette fois que le second de Roberval. La colonisation et la propagation de la foi catholique deviennent les deux objectifs. Donnacona meurt en France vers 1539, comme d'autres Iroquoiens du Saint-Laurent, d'autres s'y sont mariés, aucun ne reviendra de France. On prépare l'expédition, arme cinq navires, embarque du bétail, libère des prisonniers pour en faire des colons. Roberval prend du retard dans l'organisation et Cartier s'impatiente puis décide de s'engager sur l'océan sans l'attendre. Après une traversée calamiteuse, il arrive enfin sur le site de Stadaconé en août 1541, après trois ans d'absence. Les retrouvailles sont chaleureuses malgré l'annonce du décès de Donnacona, puis les rapports se dégradent et Cartier décide de s'installer ailleurs.

Il fait édifier le fort de Charlesbourg-Royal au confluent du Saint-Laurent et la rivière du Cap Rouge, pour préparer la colonisation. Bientôt, l'hiver arrive et Roberval est toujours invisible, avec le reste de l'expédition. En attendant, Cartier accumule « l'or et les diamants », qu'il négocie avec les Iroquoiens du Saint-Laurent, qui disent les avoir ramassés près du camp. En 1542, Cartier lève le camp, rencontre Roberval à Terre-Neuve. Malgré l'ordre que ce dernier lui donne de rebrousser chemin et de retourner sur le Saint-Laurent, Cartier met le cap vers la France.

Aussitôt arrivé en France, il fait expertiser le minerai, apprenant qu'il ne rapporte que de la pyrite et du quartz, sans valeur. Sa mésaventure est à l'origine de l'expression « faux comme des diamants du Canada »… et du toponyme actuel, « Cap Diamant », pour désigner l'extrémité est du promontoire de Québec.

La retraite

Dalle funéraire de Jacques Cartier dans la cathédrale Saint-Vincent de Saint-Malo.

Déçu[réf. nécessaire], Cartier se retire dans son manoir de Limoëlou à Rothéneuf , près de Saint-Malo. Considéré comme un sage[réf. nécessaire], on le consulte parfois[Qui ?] et on met à profit ses connaissances du portugais. Il succombe le 1er septembre[34] 1557, probablement de la peste[réf. nécessaire] qui frappe la ville cette année-là. L'on[Qui ?] croit avoir retrouvé ses restes en 1944, qui reposent depuis dans la cathédrale de Saint-Malo. D'après un extrait tiré des papiers de famille des Garnier de Fougeray, il est écrit que son corps a été inhumé le jour même de son décès, dans la cathédrale, par son parent et compère Michel Audiepvre[35].

Publications

Manuscrits et historique des Relations

Cartier n'est peut-être pas l'auteur des Relations, dont les manuscrits originaux sont tous perdus[36].

Le récit du second voyage de Cartier (1535-1536) est publié dès 1545 à Paris; il ne reste que trois exemplaires connus de cette impression. Puis les Relations des premier et second voyages sont traduites en italien par Giovanni Battista Ramusio, publiées en 1556 et réimprimées à maintes reprises. Les textes italiens sont traduits en anglais par John Florio en 1580, puis en français en 1598 chez Raphaël du Petit Val.

Les manuscrits étant perdus, la Relation du troisième voyage de Cartier et la Relation du voyage de Roberval ne sont connues qu'à travers la traduction anglaise de Richard Hakluyt, publiée en 1600 probablement rédigés à partir d'originaux trouvés à Paris en 1583. Les voyages de Cartier sont ensuite rapportés dans les Histoire de la Nouvelle-France (largement diffusées) : celle de Lescarbot (1609-1617), et celle de Charlevoix (1744). Les textes des trois relations de Cartier et celle de Roberval, traduits de l'italien et de l'anglais, sont réunis pour la première fois en un tome publié à Québec en 1843.

D'autres renseignements émergent des archives d'Europe au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, qui permettent de compléter le tableau et de réparer quelques erreurs. Trois copies manuscrites de la deuxième relation sont étudiées lors d'une édition de 1863.

En 1867, Michelant trouva une copie manuscrite du premier voyage qu'il publia aussitôt et qui fait depuis autorité. Pour le deuxième voyage, il existe trois manuscrits à la Bibliothèque nationale de France : le 5653, aux armes de Charles IX, qui fut considéré comme l'original par Avezac et reproduit comme tel par la Société littéraire et historique de Québec, en 1843, le 5589 que l'archiviste canadien Henry Percival Biggar a publié en 1901, et a considéré comme l'original[37], et le 5644, défectueux, qui reproduit le texte du manuscrit 5653 à quelques variantes près[38].

Henry Percival Biggar[39] fait le point en 1924, par l'étude critique des textes[40].

Relations des voyages

Monument à Montréal.
Œuvres en ligne
Œuvres imprimées (en ordre chronologique inverse)
  • (fr) Jacques Cartier, Voyages au Canada (avec les relations des voyages en Amérique de Gonneville, Verrazano et Roberval, François Masper, FM/La Découverte (collection de poche) Nº35, Paris, 1981 (ISBN 2-7071-1227-5)
  • (en) Henry Percival Biggar (traduction et édition), The Voyages of Jacques Cartier, Public Archives of Canada, No 11, Ottawa 1924

Résultats d'études

En ligne
Imprimés (en ordre chronologique inverse)
  • (en) Henry Percival Biggar, A Collection of Documents Relating to Jacques Cartier and the Sieur de Roberval (1930)

Citations

Hommages

Article détaillé : Jacques Cartier (homonymie).

Un boulevard et une station du métro de Rennes portent le nom de Jacques Cartier, ainsi qu'un lycée public de Saint-Malo. À Montréal, un pont et une place portent le nom de l’explorateur.

Notes et références

  1. Portrait imaginaire de Jacques Cartier, d'après Bibliothèque et Archives Canada. — Conservateur actuel : le Château Ramezay.
  2. Frédéric Joüon des Longrais, Jacques Cartier: Documents nouveaux, Paris, Alphonse Picard, 1888, p. 5-7, qui a, le premier, établi la naissance du pilote malouin en 1491 d'après les propres déclarations de Cartier.
  3. Ville de Bretagne jusqu'en 1490, devenue cité-état, Saint-Malo sera définitivement rattachée à la France en 1493, si l'on excepte durant la courte révolte contre Henri IV (dite « de la république de Saint-Malo », 1590-1594) — voir : Erwan Chartier-Le Floc'h, Saint-Malo, au vent de l’histoire, article en ligne depuis le 8 juillet 2009, sur le site de la revue ArMen : armen.net (consulté le 31 juillet 2010).
  4. a et b Marcel Trudel, Jacques Cartier, dans l'Encyclopédie canadienne (EC).
  5. Ces cartes sont perdues, mais le neveu de Cartier, Jehan Nouel, parle « of a certaine booke made in manner of a sea Chart, which was drawn by the hand of my said uncle […] well marked and drawne for all the River of Canada ». — Lettre à John Growte, 1587, publiée avec la troisième relation de Cartier par Richard Hakluyt, The Principal Navigations […], Londres, G. Bishop, 1600.
  6. Jacques Cartier se croit rendu en Asie. Les gens qu'il y rencontre et qu'il décrit ont d'ailleurs certains traits asiatiques. Le mot « canada » signifierait « amas de cabanes » — soit : « village entouré de pieux » ou « bourgade [palissadée] » — dans la langue des Iroquoiens, qu'il a rencontrés l'été sur les bords du golfe, à Gaspé, et qui disent passer l'hiver en amont, dans leur « bourgade » (canada) de Stadaconé. — Dans la Deuxième relation de Jacques Cartier (celle portant sur les années 1535 et 1536, et publiée en 1545, un lexique (voir à la toute fin du « Brief recit de la navigation faicte es ysles de Canada ») de la langue « des pays et royaume[s] de Hochelaga et Canada[,] autrement dicte la Nouvelle-France », nous apprend qu’« ilz (sic) appellent une ville canada ». Cette « ville » que, d’après Cartier, ces Iroquoiens nomment canada, c’est Stadaconé. Ces deux établissements, Cartier les dit chacun « royaume » car ils sont chacun gouvernés par un seul grand chef (tel en France, le roi). L’expression « Nouvelle-France », Verrazzano l’utilisait en 1524 (en latin), Nova Francia et Cartier l’utilise ici pour désigner l’ensemble des établissements d’hiver allant de Stadaconé (alias Canada) à Hochelaga, inclusivement. Et il nomme, explicitement, « Canadiens » leurs habitants.
  7. Frédéric Joüon des Longrais, Jacques Cartier. Documents nouveaux, Paris, Alphonse Picard, 1888, p.8.
  8. M. C. Desmazières de Séchelles, « Appendice à la généalogie de Jacques Cartier... », dans Édouard Charton, « Documents sur Jacques Cartier », Transactions of the Literary and Historical Society of Quebec, Vol. V., partie 1 (mai 1862), p. 133, 135-137 ; Harvut, « Jacques Cartier. Recherches sur sa personne et sur sa famille », Nantes, imprimerie Vincent Forest et Émile Grimaud, 1884, p. 5 ; Paul Paris-Jallobert, Anciens registres paroissiaux de Bretagne: Baptêmes-Mariages-Sépultures, Rennes, Sajef, 2004 [1898], Ille-et-Vilaine, tome VII (Saint-Malo), p. 3516. Selon le généalogiste Michel Josseaume, il s'agit bien de Geffline et non pas Josseline « comme il a été écrit trop souvent. Geffline était alors, avec Geffelote et Geffrette, l'un des trois [prénoms] féminins de Geoffroy dans notre pays » — voir Josseaume, « Autour de Jacques Cartier », Mémoires de la société généalogique canadienne-française, vol. 21 (Janvier-Mars), 1970, p. 30 note 14.
  9. Harvut, ibid. ; Paris-Jallobert, ibid.
  10. Voir Frédéric Joüon des Longrais, Jacques Cartier..., p. 40. De plus il a été parrain de trois des enfants de celle-ci, dont l'époux avait pour nom Jehan Nouel — voir Paris-Jallobert, Anciens registres..., p. 3779.
  11. Frédéric Joüon des Longrais, Jacques Cartier..., p. 10.
  12. Frédéric Joüon des Longrais, Jacques Cartier..., p. 11. Une autre version de l'acte de mariage de Cartier a été publiée par Desmazières de Séchelles (voir l'étude citée ci-dessus), document communiqué par Ch. Cunat, et qui indique la date du 2 mai 1519. À moins d'une erreur d'écriture, il ne peut s'agir du 2 mai 1520 puisque le jour de Pâques de cette année-là était le 8 avril. Il est à souligné que ce document n'a pas été reproduit ni commenté par Joüon des Longrais (1888), ni par Henry P. Biggar (1930). Il y a donc, parmi les historiens, consensus autour de l'hypothèse de Joüon des Longrais, relativement à la date de mariage : au début avril 1520. Voici la transcription de cet acte : « [...] Reçurent la bénédiction nuptiale Jacques Cartier, maistre pillote ès port de Sainct-Malo, fils de Jamet Cartier et de Geseline Jansart, et Marie Katerine Des Granches fille de Messire Honoré Des Granches, chevalier du Roy nostre Sire et connestable de la ville et cyté de Sainct-Malo et de [...] », Desmazières des Séchelles, ibid., p. 137. Bien que ce document identifie les parents de Cartier, il écrit fautivement le prénom du père de Catherine.
  13. Ibid., p. 12.
  14. Dans l'ordonnance de saisie des biens de Catherine prononcée après son décès et datée du 17 avril 1575, il est écrit que : « ...ledict procureur est informé du deceix de Katherine Des Granges sans hoirs [héritiers]... », voir Frédéric Joüon des Longrais, Jacques Cartier..., p. 114.
  15. Harvut, Jacques Cartier..., p. 8-13 ; Frédéric Joüon des Longrais, Jacques Cartier..., p. 175-179 ; Paris-Jallobert, Anciens registres..., tome VII (Saint-Malo), p.3462 ; Biggar, A Collections of Documents..., p. 1-4, 6-8, 12-14, 18, 32, 36-38, 66, 82, 139, 266, 467, 472, 491, 498, 500-501, 506, 521-522, 536 ; Josseaume, « Autour de Jacques Cartier », p. 27-31.
  16. Dans un acte de baptême daté du 24 juin 1521, il est écrit que le petit prévôt de ladite confrérie, Robin Maingart, était présent ainsi que Jacques Cartier : « ...et aultres...venuz à ladicte confrarie en grant numbre... », acte transcrit dans Biggar, A Collections of Documents..., p. 6-7. De plus, il semble que de son beau-père, Jacques des Granches, avait côtoyé cette association, voire est-il un membre actif ? En effet, dans son acte de succession, en date du 18 mai 1546, nous lisons que Jehan Petit, qui était procureur de la confrérie de Saint-Jean, y était présent. Frédéric Joüon des Longrais, qui publia ce document, mentionne en note de bas de page que : « ...Jacques des Granges avait sans doute fait quelque legs », voir son Jacques Cartier..., p. 64. Dans un article publié en 1927, E. Herpin, donna l'une des règles de la confrérie qui était de : « ...promettre de ne jamais faire de procès à ses semblables: toutes difficultés devant être jugées, en dernier ressort, par des arbitres désignés par le prévôt... », voir E. Herpin, « Les Nobles bourgeois de Saint-Malo (du Xiie au XVIIe siècles) », dans Annales de la Société historique et archéologique de l'arrondissement de Saint-Malo, 1927, p. 85.
  17. Frédéric Joüon des Longrais, « Jacques Cartier juriste : La Très ancienne coutume de Bretagne de Jacques Cartier », dans Le droit civil français. Livre souvenir des journées du droit civil français (31 août - 2 septembre 1934), Montréal, Publié par Le Barreau de Montréal, 1936, Appendice, p. 943-953.
  18. Ordre de la cour de Saint-Malo, daté du 19 mars 1534 (n. st.) transcrit dans Biggar, A Collections of Documents..., p. 43.
  19. M. Trudel, Les vaines tentatives..., p. 68.
  20. Ibid., p. 72-73 note 25.
  21. Marc Lescarbot, Histoire de la Nouvelle France [...] Paris, Jean Milot, 1609, p. 243-244.
  22. Ch. Desmarquets, Mémoires chronologiques pour servir l’histoire de Dieppe et celle des navigations françaises, Editions Desauge, Paris, 1785.
  23. Baron de La Chapelle, « Jean Le Veneur et le Canada », Nova Francia, vol. 6, 1931, pp. 341-343, d'après un texte généalogique de 1723.
  24. Quelques événements du 10 juin
  25. Jacques Cartier, Voyages au Canada, pages 121 et 122, Éditions La Découverte, Paris : 1984.
  26. Jacques Cartier, Voyages au Canada, pages 139 et 140, Éditions La Découverte, Paris : 1984.
  27. http://bibliotecadigital.rah.es/dgbrah/i18n/consulta/registro.cmd?id=12987
  28. Philippe Dubé, Deux cents ans de villégiature dans Charlevoix : l'histoire du pays visité, Presses de l'Université Laval,‎ 1986, p. 17
  29. Hivernage (1535–1536) : sur la rivière Saint-Charles, dans l'actuel quartier Lairet, arrondissement Limoilou de la ville de Québec.
  30. Oligo-proanthocyanidines Infusion anti-scorbut des Micmacs.
  31. Pin idem.
  32. Marcel Trudel, Jacques Cartier, dans le Dictionnaire biographique du Canada (DBC)
  33. Ibid.
  34. Frédéric Joüon des Longrais a retrouvé la date de décès du pilote malouin en marge d'un registre, dont voici l'extrait: « Ce dict mercredy au matin environ cinq heures décéda Jacques Cartier » - voir son livre intitulé Jacques Cartier…, p. 106.
  35. Extrait publié par le capitaine Cleret de Langavant, « Documents pour servir à l'Histoire de Saint-Malo », Annales de la Société Historique et Archéologique de l'Arrondissement de Saint-Malo, 1903, p. 88.
  36. Trudel, Histoire […] (1963), op. cit. pp. 72-73.
  37. H. P. Biggar, The Early Trading Compagnies of New France, A Contribution to the history of Commerce and Discovery in North America, p. 213-218, Toronto, 1901
  38. Yves Jacob, Jacques Cartier, p. 223, Bertrand de Quénetain, Saint-Malo, 2000 (ISBN 2-84141-145-1) Extraits
  39. Henry Percival Biggar (1872-1938).
  40. Cette historiographie est étudiée dans l'introduction de Michel Bideaux à même son édition critique des Relations de Jacques Cartier, Montréal, Les Presses de l'Université de Montréal (PUM), 1986, pp. 35-41 (ISBN 2-7606-0750-X et 978-2-7606-0750-7).
  41. Trudel, EC, op.cit. (en présentation).
  42. Trudel, DBC, op.cit. (en conclusion).

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