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Liste des colonies françaises

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Étendue de Empire colonial français (1534 - 1962), en bleu ciel : premier empire colonial français ; en bleu foncé : second empire colonial français et la France. En rainuré zones d’influences françaises.

Cet article vise à donner une liste exhaustive des colonies et possessions françaises au cours de l'Histoire, quel que soit leur statut.
Pour des données plus complètes sur chaque période ou chaque colonie, veuillez consulter les articles détaillés, ou l'article général Empire colonial français.


Extension des empires coloniaux français[modifier | modifier le code]

Carte Anachronique de tout l'Empire Français, En vert foncé, le 1er Empire colonial (1534-1815) dont l'Empire napoléonien (1804-1815) et autres territoires européens vassaux. En vert clair, le 2eme Empire colonial (1815-1946) + des territoires sous administration française (occupation ou protectorat) tels que Cameroun, Togo, Syrie, Sarre, etc. n'ayant pas fait partie de l'Empire colonial français.


La liste ci-après énumère les terres et territoires qui firent partie, ne serait-ce que brièvement, de l'empire colonial français au cours des cinq derniers siècles. Si une partie seulement était sous souveraineté française, elle est indiquée entre parenthèses après le nom du pays. Quand il n'y a pas de parenthèse, cela veut dire que tout le pays faisait partie de l'empire. Les pays cités ici sont ceux qui étaient sous souveraineté française effective.

L'ensemble de l'Empire colonial français est partagé en deux périodes :


1er - Le territoire faisait partie du premier empire colonial français (du XVe siècle - jusqu'à 1815)
2e - Le territoire faisait partie du second empire colonial français (après 1815)


  • Le pavillon de la marine française (de l'ancien régime) représente les possessions territoriales ou provinciales prises sous l'ancien régime (ou vieilles colonies).
  • Le pavillon du gouverneur français représente les possessions prises après l'ancien régime.
  • Et le ou les autres drapeaux ou armoiries qui suivent les drapeaux ci-dessus, sont les drapeaux du territoire, en fonction de son évolution.



Les informations données entre crochets [ ] concerne le statut des territoires. La fin de celui de colonie à lieu après le référendum de 1958[1], donnant aux anciens peuples colonisés le choix de leur destin, dont celui du statut de leur territoire. Certains choisissent de conserver leur statut, onze choisissent de devenir des Etats fédérés au sein de la Communauté Française, et seul un (la Guinée) choisi l'indépendance[2],[3], les autres la choisissent deux ans plus tard et la plupart choisissent de rejoignent l'Organisation internationale de la francophonie (OIF). Les DOM, TOM, COM, TAAF ne sont pas des colonies mais la France d'outre-mer.



Continent américain[modifier | modifier le code]

Amérique du Nord[modifier | modifier le code]




Autres territoires :


En Amérique du Nord, une grande zone homogène francophone existe toujours au niveau de la région géographique de la province de Québec, ainsi que de quelques terres autours, dont principalement la zone acadienne, les districts de Cochrane et de Timiskaming , l'Est des comtés unis de Prescott-et-Russell et de Stormont, Dundas et Glengarry, ainsi qu'à l'Ouest du lac Champlain, qu'au Vermont, au Nord et à l'Est du Maine, et à Saint-Pierre-et-Miquelon. Les Provinces Atlantique n'ont plus que quelques francophones due au "Grand Dérangement", et dans les autres territoires de la Nouvelle-France, la francophonie a disparu par la faiblesse du peuplement francophone.



Antilles et Caraïbes[modifier | modifier le code]

Baie des Saintes, Guadeloupe.
Domaine Fonds Saint-Jacques, Martinique




Amérique du Sud[modifier | modifier le code]

Mairie de Cayenne



Le territoire d'Araucanie et de Patagonie (État éphémère 1860 à 1862), même s'il est parfois appelé "royaume de Nouvelle-France", il n'a jamais été possédé par la France. Même si comme la République de Sonora, la péninsule de Basse-Californie ou l'île de Vancouver, ses territoires eu une indépendance éphémère et ont été dirigés par des Français. De même, l'île Floreana (ou Santa María), qui n'a jamais eu de souveraineté concrète de Barcus, ou l'Expédition du Mexique, faite sous le Second Empire, qui n'a pas eu pour but de prendre le Mexique comme possession, mais pour objectif de mettre en place un régime favorable aux intérêts français.




Continent africain[modifier | modifier le code]

Article connexe : Afrique française.
Colonisation de l'Afrique en 1913
Possessions européennes en Afrique, 1930.

L'Afrique française désigne l'ensemble des colonies africaines ayant appartenu à la France. Elle ne doit pas être confondu avec l'Afrique française libre, qui désigne de 1940 à 1944 les colonies françaises d'Afrique successivement ralliées à la France libre ; ni avec la Françafrique, qui désigne l'ensemble des relations exercées par la France avec ses anciennes possessions (principalement mis en place par Jacques Foccart) ; ni même avec l'Afrique francophone, qui désigne tous les pays d'Afrique qui ont pour langue officielle le Français, ou qui ont une forte proportion de leur population qui parle le parle. L'Afrique française désigne :

Afrique du Nord[modifier | modifier le code]




Afrique sub-saharienne[modifier | modifier le code]





Côte Fr de Somalis


Corne de l'Afrique (possessions que l'on pourrait regrouper sous l'appellation Afrique de l'Est française) :


Autres territoires :


Territoires sous mandat de la SdN[modifier | modifier le code]


« Territoires sous mandat » de la Société des Nations octroyés à la France (territoires jamais officiellement intégrés à l'AOF ou l'AEF) :


La fin des possessions françaises en Afrique passe par la mise en place de l'Union française, puis de la Communauté française. Après la période coloniale, la majorité des territoires de l'ancien empire colonial, devenus des États, ont gardés d'importantes relations avec la France, passant des accords culturels, militaire, économique ... La plupart sont rentrés dans l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), surtout ceux qui ont gardés le Français pour langue officielle. Une grande partie des États de l'ancienne AOF et l'AEF, sont membre des Francs CFA, ces monnaies sont garanti par rapport à la monnaie nationale française (anciennement le franc français, jusqu'en 2002), Huit États sont membres de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA ; à savoir : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo) et six États sont membres de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC ; à savoir : le Cameroun, leCongo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine et le Tchad). Djibouti utilise le Franc Djibouti.



Moyen-Orient[modifier | modifier le code]

Territoires sous mandat de la SdN[modifier | modifier le code]

Mandat SDN, sur la Syrie et Liban


Mandat français en Syrie et au Liban octroyés par la Société des Nations :



Continent asiatique[modifier | modifier le code]

Asie du Sud[modifier | modifier le code]


Indes françaises (1750-1954)


Expansion territoriale française en Indochine
Hôtel de ville de Saïgon, construit entre 1902 à 1908.
Opéra de Saïgon, construit en 1900.
Ancienne École française d'Extrême-Orient à Hanoï, construit en 1932, devenu un musée.

Extrême-Orient[modifier | modifier le code]


Dans le cas des concessions françaises, la France, à l'instar des autres puissances qui s'étaient également vu octroyer des concessions dans certaines villes chinoises, ne détenait pas la souveraineté sur ces parcelles de territoire qu'elle ne faisait qu'administrer et qui demeuraient partie intégrante de la Chine. Elles ne firent donc pas partie de l'empire colonial, tout comme le Yunnan sur lequel la France exerçait par traité certains droits limités (contrôle sur le Chemins de fer français du Yunnan, etc.).

Chine :

Taiwan :

Philippine :


La colonie libre de Nouvelle-France bien que plus de 570 colons français y aient débarqués et ont tentés de la coloniser, ce n'est pas une colonie, mais une escroquerie organisée entre 1877 et 1882. Le territoire correspondait à la Papouasie Nouvelle-Guinée et aux îles Salomon, dont les îles Bougainville, Choiseul, Louisiades et Entrecasteaux, qui portent un nom de personnalité.française, mais qui n'ont jamais étés colonisées par la France.


Bassin de l'océan Atlantique[modifier | modifier le code]


Malgré son nom initial, l'île Roché (aujourd'hui Géorgie du Sud) n'a jamais été une possession française. Découverte en 1675, son premier nom vient de son découvreur, Anthony de la Roché, né en Angleterre d'un père français huguenot, travaillant dans le commerce pour l'Espagne en Amérique espagnole. Plusieurs jours après la découverte de l'île Roché, Anthony de la Roché découvrira aussi l'île Diego Alvarez dans l'archipel Tristan da Cunha. Archipel dans lequel, en 1767, l'équipage de la frégate française "L'Heure du Berger" est le premier à réaliser des sondages, et plus tard, en 1793, le naturaliste français Louis-Marie Aubert du Petit-Thouars y réalisera la première exploration scientifique.


Bassin Indo-Pacifique[modifier | modifier le code]

Les Terres Australes et Antarctique Françaises (TAAF) sont répartis sur le bassin Indo-Pacifique. Et les autres possessions françaises du bassin Indo-Pacifique, correspondent à l'a zone de l'Austronésie.[16]

De 1600, jusqu'en 1896, les îles Mascareignes (île de France, île bourbon, île Rodrigues), les Seychelles et les Chagos, ainsi que les îles Mayotte, Sainte-Marie, Nosy-Be et les territoires de Fort-Dauphin et de Diégo-suarez (sur l'île de Madagascar) étaient regroupés dans la désignation des colonies des Indes orientales. Après 1896, elles ont été mises (ainsi que l'île de Madagarcar) dans la désignation de l'Afrique française.

Océan Indien[modifier | modifier le code]

Madagascar et dépendances en 1930

(Également appelé océan Oriental, ou mer des Indes pendant la période coloniale. Ces possessions étaient gérées par la Compagnie française des Indes orientales, jusqu'en 1795)


Baie Diego-Suarez, prise de la Montagne des Français

Austronésie Occidentale :


Toutes les anciennes possessions françaises de l'océan Indien, sauf les Chagos, sont membre de la Commission de l'océan Indien.


Autre territoire :



Océanie-Pacifique[modifier | modifier le code]

Église Saint-Gabriel, sur l'île Taravai, Gambier

Les quatre principales possessions françaises dans l'océan Pacifique sont en Océanie, et exclusivement en Océanie lointaine, les deux autres étant à l'Est (île de Clipperton) et au sud (Terre Adélie, également désigné au bord de l'océan Antarctique ou océan Austral, depuis 2000[19]).


Océanie lointaine (ou Austronésie Orientale) :

Océan Pacifique Oriental :


Les territoires de la France d'outre-mer du Pacifique, continu à utiliser la monnaie française du Franc Pacifique (ou Franc CFP), émis par l’Institut d’émission d’outre-mer (IEOM) qui est la banque centrale des territoires français du Pacifique.


Autres territoires :



Antarctique[modifier | modifier le code]




Europe[modifier | modifier le code]


Le territoire français[modifier | modifier le code]



Anciennes possessions françaises[modifier | modifier le code]

Expansion de l'Empire franc.
évolution des frontières de la France de 985 à 1947.
L'Empire Français à son apogée en 1812 (en bleu foncé : la France ; en bleu clair : les territoires vassaux de la France).




Domaines nationales français à l'étranger[modifier | modifier le code]



Anciens protectorats et États satellites[modifier | modifier le code]



Possessions particulières[modifier | modifier le code]


Territoire en co-dominium[modifier | modifier le code]


Zones en co-gestion[modifier | modifier le code]


Territoire avec droits d'exploitations[modifier | modifier le code]

  • Archipel du Svalbard (ou Spitzberg) et île aux Ours (selon les termes du traité, les citoyens de divers pays ont le droit d'exploiter les ressources naturelles terrestre et maritime « sur un pied d'égalité absolu »)


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Référendum du 28 septembre 1958 », dans Wikipédia, (lire en ligne)
  2. « Guinée », dans Wikipédia, (lire en ligne)
  3. « Référendum du 28 septembre 1958 », dans Wikipédia, (lire en ligne)
  4. « Histoire de l'Acadie française », dans Wikipédia, (lire en ligne)
  5. (en) « Navassa Island », dans Wikipedia, (lire en ligne)
  6. a b c d e f g h i j et k (en) « List of French possessions and colonies », dans Wikipedia, (lire en ligne)
  7. (en) « Tapanahony », dans Wikipedia, (lire en ligne)
  8. « Crise de Bizerte », dans Wikipédia, (lire en ligne)
  9. (es) « Territorio militar de Fezán-Gadamés », dans Wikipedia, la enciclopedia libre, (lire en ligne)
  10. « Histoire du Gabon », dans Wikipédia, (lire en ligne)
  11. « Guinée équatoriale », dans Wikipédia, (lire en ligne)
  12. Quid, Robert Laffont
  13. (en) « Muri, Nigeria », dans Wikipedia, (lire en ligne)
  14. a b et c (de) « Französische Kolonien », dans Wikipedia, (lire en ligne)
  15. (de) « Kilikien », dans Wikipedia, (lire en ligne)
  16. « Histoire de Madagascar », dans Wikipédia, (lire en ligne)
  17. « Jean Ralaimongo », dans Wikipédia, (lire en ligne)
  18. « Archipel des Comores », dans Wikipédia, (lire en ligne)
  19. L'océan Antarctique ou Austral est une une découpe arbitraire, à partir du Sud du 60e parallèle sud, et prenant sur le Sud des océans Atlantique, Oriental et Pacifique.
  20. « Éfaté », dans Wikipédia, (lire en ligne)
  21. Le continent Antarctide est à tort (par habitude) appelé Antarctique, mais normalement le terme Antarctique désigne l'océan Antarctique. Il y a en faite les mêmes relations qu'entre les désignations "continent Atlantide" et "océan Atlantique".
  22. La désignation de la France, désigne à la fois la France métropolitaine et la France d'outre-mer. Et à ne pas confondre avec la France continentale.
  23. Selon les manuels scolaires et une partie des Historiens
  24. Selon une partie des Historiens
  25. a et b Comme pour plusieurs territoires, même au pouvoir de 1958 à 1969, De Gaulle exprima en privé des conceptions irrédentistes, dont sur les îles de la Manche, parlant de « territoires barbotés » et insistant pour que la participation insulaire à l'Assemblée parlementaire de la francophonie soit exclusive de toute représentation diplomatique britannique. Les propos contestataires du statu quo à propos de l'archipel sont associées à un ensemble comprenant dans les propos tenus le Canada français, l'île « de France » (ancien nom de l'île Maurice) et les Seychelles (sources : Alain Peyrefitte, C'était de Gaulle, Paris, Gallimard, 2002, p. 1518. ; et : Jacques Foccart, Journal de l’Élysée 2, Le Général en Mai, 1968-1969, Paris, Fayard/Jeune Afrique, 1998, p. 92.)
  26. « Histoire de la Vallée d'Aoste », dans Wikipédia, (lire en ligne)
  27. (it) « Storia della Valle d'Aosta », dans Wikipedia, (lire en ligne)
  28. « Nationalisme valdôtain », dans Wikipédia, (lire en ligne)
  29. Dans ses Mémoires de guerre, il dit : « Quant au Val d'Aoste, nous aurions eu les meilleures raisons ethniques et linguistiques de nous l'assurer. Nous y rencontrerions d'ailleurs, lors de la venue de nos troupes, le désir presque général d'appartenir à la patrie française. Mais, comme pendant huit mois de l'année, les neiges du mont Blanc interrompent les communications entre la France et les Valdôtains dont l'existence est, de ce fait, liée à celle de l'Italie, nous avions pris le parti de ne pas revendiquer la possession de la Vallée. Il nous suffirait d'obtenir que Rome en reconnût l'autonomie. »
  30. « Armistice de Villafranca », dans Wikipédia, (lire en ligne)
  31. « Liste des départements français de 1790 », dans Wikipédia, (lire en ligne)
  32. « Liste des départements français de 1790 », dans Wikipédia, (lire en ligne)
  33. a b et c « Traité de Paris (1814) », dans Wikipédia, (lire en ligne)
  34. a b et c « Traité de Paris (1815) », dans Wikipédia, (lire en ligne)
  35. « Canton de Genève », dans Wikipédia, (lire en ligne)
  36. « Évolution territoriale de la Suisse », dans Wikipédia, (lire en ligne)
  37. « Évolution territoriale de la Suisse », dans Wikipédia, (lire en ligne)
  38. (en) « Graham Island (Mediterranean Sea) », dans Wikipedia, (lire en ligne)
  39. « Abou Gosh », dans Wikipédia, (lire en ligne)
  40. « Frontière entre l'Allemagne et la France », dans Wikipédia, (lire en ligne)
  41. « Histoire du Liban », dans Wikipédia, (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]