Wikipédia:Sélection/Lacs et cours d'eau

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Aqueduc de Fontenay

Vestiges de l'aqueduc exposés à Véretz.

L’aqueduc de Fontenay, parfois appelé aqueduc du Cher, est un aqueduc, en grande partie souterrain, qui participait selon toute vraisemblance à l’approvisionnement en eau de la ville antique de Caesarodunum, devenue Tours, aux côtés de sources, de puits et d'un autre aqueduc intra muros. Il doit son nom le plus usuel au lieu-dit proche de Bléré où se situait son point de départ, à environ 25 km à l'est sud-est de Tours, à proximité d'une source principale ; la nappe phréatique dont elle est issue est toujours exploitée au XXIe siècle. Il recevait également, tout au long de son parcours, le tribut de plusieurs sources de moindre importance.

L'itinéraire de l'aqueduc empruntait la vallée du Cher le long de sa rive gauche, totalement ou partiellement encastré dans le coteau calcaire à l'exception de quelques ouvrages d'art requis pour le franchissement de vallons, presque en ligne droite entre Bléré et Saint-Avertin, commune limitrophe de Tours dont elle est séparée par le Cher. Si une grande partie de son parcours est attestée, son tracé n'a pas pu être reconnu au-delà de Saint-Avertin, dans un secteur profondément bouleversé par l'urbanisation, ce qui entretient encore le doute sur sa destination finale et même sur une interruption prématurée de son chantier.

Il fut construit sous le Haut-Empire, probablement au Ier siècle de notre ère, en même temps que les principaux monuments publics de Caesarodunum, sans qu'une date plus précise puisse être proposée. Il a fait l'objet d'un entretien et de réfections réguliers jusqu'à son abandon à une période qu'il n'est pas possible, en 2015, de définir, mais qui semble antérieure au Moyen Âge tardif. Il n'en subsiste que de rares vestiges facilement accessibles, comme à l'entrée du camping municipal de Véretz (portion de canal exposée après avoir été déplacée) ou en bordure d’une route (piles et canalisation). Bien souvent, l'aqueduc ne se révèle que par des anomalies de relief du terrain (talus allongé) peu suggestives. La fragilité du coteau qui le supporte a entraîné, par éboulement, la destruction d'une partie non négligeable de ses maçonneries. Un tronçon du canal voûté dégagé du remblai qui le recouvrait, situé sur un domaine privé de la commune d'Athée-sur-Cher, fait l'objet d'une protection en tant que monument historique classé.

Aqueduc de Luynes

Vue de la partie sud des vestiges du pont-aqueduc.

L'aqueduc de Luynes est un ancien pont-aqueduc gallo-romain situé à Luynes, dans le département d'Indre-et-Loire, en France. Avec la pile de Cinq-Mars, c'est le plus célèbre monument romain du département d'Indre-et-Loire, malgré des dimensions modestes. C'est également l'un des aqueducs antiques les mieux conservés du nord-ouest de la France. Fréquemment mentionné dans des publications scientifiques ou touristiques depuis le XVIIe siècle, il faut attendre 1966 pour qu'une étude complète de l'ouvrage soit réalisée et publiée. Des travaux plus récents, au début des années 2000, permettent de progresser dans la connaissance de ce monument, mais, en même temps, suscitent de nouvelles interrogations sur sa chronologie et sa fonction.

L'aqueduc est tout d'abord aérien, pour franchir un vallon sur le flanc duquel se situaient ses probables captages dont l'emplacement n'est pas précisément identifié. C'est cette partie aérienne qui est connue, de manière réductrice, sous le nom d'aqueduc de Luynes : les vestiges, sous forme de quarante-quatre piles dont neuf sont encore réunies par huit arches consécutives, s'étendent sur une longueur d'environ 270 mètres, sur les 500 mètres que le pont-aqueduc parcourait pour franchir le vallon. Son tracé aval, souterrain et long de plus d'un kilomètre, n'est pas attesté, bien que certains indices aient été révélés par la photographie aérienne, et sa ou ses destinations finales restent ignorées, au sein d'un vaste complexe de maçonneries antiques du site de Malliacum (Luynes à l'époque antique) qui n'ont fait l'objet que d'études détaillées mais ponctuelles.

La date de sa construction n'est pas connue, mais il a été manifestement l'objet de plusieurs campagnes de construction ou de réfection ; il a même probablement succédé, au moins sur une partie de son parcours, à une ou plusieurs autres structures dont la nature et la fonction ne sont pas déterminées ; l'hypothèse qui ferait de l'une de ces structures (un mur continu) le mur porteur d'un aqueduc antérieur est posée.

Propriété de la commune de Luynes, il est classé monument historique dès 1862.

Authie (fleuve)

L'Authie à Hem.

L’Authie est un fleuve côtier du nord de la France qui se jette dans la Manche après un cours long de 103 kilomètres sis dans les départements de la Somme et du Pas-de-Calais.

Son cours régulier, lié à la présence d'un puissant aquifère, a depuis longtemps attiré les hommes qui y ont développé une activité agricole encore dominante aujourd'hui. La vallée de l'Authie, occupée par de nombreux villages et de petites agglomérations, recèle un riche patrimoine architectural, abbayes et châteaux s'égrenant le long des rives du fleuve tandis que l'embouchure formant une vaste baie, comprise entre Fort-Mahon-Plage et Berck-sur-Mer, typique des estuaires picards, abrite une faune et une flore diversifiées attirant de nombreux visiteurs.

Béthune (rivière)

La Béthune à Mesnières-en-Bray

La Béthune est une rivière française, longue de 61 kilomètres, située en Seine-Maritime et affluent de l'Arques. Pour le Service d'administration nationale des données et référentiels sur l'eau (SANDRE), la Béthune n'existe pas, l'Arques et la Béthune ne forment qu'un seul et même fleuve (l'Arques), long de 67 kilomètres, mais les ouvrages de géographie, des organismes de gestion de l'eau tout comme les dictionnaires la considèrent comme un cours d'eau indépendant.

La Béthune forme l'ossature du réseau dendritique qui donne naissance à l'Arques. Avec les deux autres cours d'eau constitutifs de cet ensemble hydrographique, l'Eaulne à l'est, la Varenne à l'ouest, la rivière entaille, par une vallée encaissée d'une centaine de mètres, le plateau crayeux dominant la Manche. Son bassin versant est essentiellement consacré à l'agriculture, mais le cours de la rivière a attiré les hommes et les activités au cours de l'histoire ainsi que l'atteste la présence de voies de communication et de bourgs dont l'importance dépasse le simple cadre local. L'environnement a pu être préservé grâce à une bonne qualité des eaux, la richesse faunistique et floristique a conduit à demander le classement de la vallée en site d'intérêt communautaire dans le cadre du réseau Natura 2000.

Bèze (rivière)

La Bèze traversant la localité de Bèze.

La Bèze est une rivière française située dans le département de la Côte-d'Or, en Bourgogne-Franche-Comté. C'est un affluent de la Saône en rive droite et donc un sous-affluent du Rhône.

Provenant d'une exsurgence localisée dans la grotte de la Crétanne, dans le village de Bèze, la rivière traverse plusieurs communes, sur un parcours d'environ 31 km, avant de se jeter dans la Saône, à Vonges. Sa source est l'exutoire d'un vaste réseau souterrain alimenté par les pertes de la Tille et de la Venelle. Sa résurgence, autour de laquelle a été aménagée une promenade, est un haut lieu touristique de la région.

La Bèze est au cœur d'un bassin versant qui, avec son affluent principal, l'Albane, irrigue le Pays Saône Vingeanne, sur une superficie totale de 250 km2. Le long de son cours, le paysage alterne entre massifs forestiers et espaces de grandes cultures, prairies d'élevage et étangs. Le bassin abrite quatre Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

L'occupation humaine le long de la rivière a été précoce et commence dès le Paléolithique. À l'époque gallo-romaine, le sanctuaire de Mirebeau-sur-Bèze, situé sur un axe de communication important, est un haut lieu de la région. Le site est ensuite occupé par la VIIIe Légion Augusta qui y bâtit un camp militaire imposant. La rivière permet ensuite l'implantation, au Moyen Âge, de l'abbaye Saint-Pierre de Bèze, lieu de convergence du pèlerinage de saint Prudent. La période moderne est marquée par la fondation de la Poudrerie nationale de Vonges qui, pour ses besoins industriels, aménage l'embouchure de la Bèze. Il demeure un important patrimoine bâti à l'eau.

La faune et la flore y sont similaires à celles attachées à l'écosystème de la Saône, avec une prédominance de la truite. De nombreux ouvrages hydrauliques touchent toutefois fortement les espèces de rivière. Bien que non polluée, l'eau de la Bèze et de ses affluents est jugée médiocre en raison d'une concentration en nitrate, due aux activités agricoles et d'élevage qui en suivent les cours. La Bèze et son bassin versant ne présentent pas de risques naturels majeurs.

Bresle

La Bresle est un fleuve côtier du nord-ouest de la France se jetant dans la Manche au Tréport sur la Côte d’Albâtre, au terme d’un cours, long de 68 à 72 kilomètres selon les sources, qui lui fait traverser les départements de l’Oise, de la Somme et de la Seine-Maritime. Longtemps, elle servit de frontière naturelle entre des entités politiques puissantes et antagonistes.

Aujourd’hui, sa vallée verdoyante, moitié normande, moitié picarde, piquetée d’étangs, conserve une tradition verrière, remontant au Moyen Âge, qui en fait le premier pôle mondial du flaconnage de luxe. La présence de nombreuses entreprises implantées dans les petites villes ou villages qui s’égrènent le long de ses rives n’a pas compromis un environnement riche d’espèces animales et végétales. Les eaux poissonneuses de la Bresle, classée cours d’eau de première catégorie dans son intégralité, voient remonter saumons atlantiques et truites de mer en grand nombre.

Canal d'Orléans

Le canal d'Orléans à Chécy.

Le canal d'Orléans est une ancienne voie d'eau navigable entièrement située dans le département français du Loiret. D’une longueur de 78,65 km, ce canal relie la Loire au canal du Loing et au canal de Briare. Il assure ainsi la continuité par voie d'eau entre Orléans et Paris vers le nord et Briare et les canaux du Centre vers le sud.

Un premier tronçon est creusé par Robert Mahieu entre Vieilles-Maisons-sur-Joudry et Buges entre 1676 et 1678, et ouvert au transport du bois et du charbon. La construction du canal jusqu’à la Loire est ensuite entreprise de 1681 à 1687, et est inaugurée en 1692. De 1692 à 1793, le canal est en plein essor. De 1 500 à 2 000 bateaux remontent chaque année la Loire depuis Nantes pour gagner Paris. En 1793, le canal devient bien national.

De 1908 à 1921, alors que le trafic de marchandises par voie fluviale est en pleine régression, des travaux de prolongation du canal entre Combleux et Orléans sont entrepris. Avec la disparition complète du trafic, le canal est déclassé en 1954 des voies navigables et entre dans le domaine privé de l’État.

Un mandat de gestion a été confié en 1984 au département du Loiret jusqu'en 2035. Celui-ci, après une étude stratégique en 2004, a engagé un lourd programme de réhabilitation ayant pour objectif une réouverture totale à la navigation de plaisance en 2020 et un aménagement des abords pour la randonnée pédestre et cycliste, avec en particulier la construction d'une véloroute.

Canal de Marseille

Canal-roquefavour16.jpg

Le canal de Marseille est une des principales sources d'approvisionnement en eau potable de la ville de Marseille. D'une longueur de 80 kilomètres pour sa partie principale (160 kilomètres avec les dérivations dans la ville), il dessert l'intégralité des quartiers de Marseille. Il a été construit au milieu du XIXe siècle en une quinzaine d'années sous la direction de l'ingénieur Franz Mayor de Montricher, amenant les eaux de la Durance dans la ville depuis le 8 juillet 1849. Il représente une réalisation marquante de l'ingénierie du XIXe siècle en cumulant de très nombreuses infrastructures, ponts, tunnels, réservoirs, etc. Jusqu'en 1970, il fut la source quasi-unique d'alimentation en eau de la ville de Marseille; il fournit encore les deux tiers de la ressource d'eau de la ville.

Canal de Panama

Vue schématique du canal, illustrant la séquence d’écluses et de passages.

Le canal de Panama est un canal important traversant l’isthme de Panama en Amérique centrale, reliant l’océan Pacifique et l’océan Atlantique. Sa construction a été un des projets d’ingénierie les plus difficiles jamais entrepris. Son impact sur le commerce maritime a été considérable puisque les navires n’ont plus eu besoin de faire route par le cap Horn et le passage de Drake à la pointe australe de l’Amérique du Sud. Un navire allant de New York à San Francisco par le canal parcourt 9 500 kilomètres, moins de la moitié des 22 500 kilomètres d’un voyage par le cap Horn.

Bien que le concept d’un canal à Panama remonte au début du XVIe siècle, la première tentative de construction commença en 1880 sous l’impulsion française. Après que cette tentative eut échoué, le travail fut terminé par les États-Unis d’Amérique et le canal ouvrit en 1914. La construction des 77 kilomètres du canal a été parsemée de problèmes, incluant des maladies comme le paludisme et la fièvre jaune et des glissements de terrain. On estime à 27 500 le nombre d’ouvriers qui périrent pendant la construction.

Depuis son ouverture, le canal a remporté un énorme succès et continue d’être un point de passage stratégique pour la navigation. Chaque année le canal permet le passage de plus de 14 000 navires transportant plus de 203 millions de tonnes de cargaison. Jusqu'à 2002, un total de 800 000 navires étaient passés par le canal. Des travaux d'élargissement du canal ont été lancés en septembre 2007 et devraient être terminés en 2014, permettant alors à des navires encore plus gros d'emprunter le canal.

En 2007, la canal a été consacré l'une des sept merveilles du monde moderne.

Canal du Midi

Canal du Midi, à proximité de Toulouse.

Le canal du Midi est un canal français qui relie la Garonne à la mer Méditerranée. D'abord nommé « canal royal en Languedoc », les révolutionnaires le rebaptisent en « canal du Midi » en 1789. Il est considéré par ses contemporains comme le plus grand chantier du XVIIe siècle. Avec le canal latéral à la Garonne, il est aussi dénommé « canal des Deux-Mers » car il fournit une voie navigable de l'océan Atlantique à la mer Méditerranée. Il a été prolongé par le canal du Rhône à Sète.

Au sens strict, le canal du Midi désigne la partie initialement réalisée, de Toulouse à la Méditerranée, du projet de canal des Deux-Mers, le projet en question ayant pour but de relier ensemble plusieurs tronçons de voies navigables en vue de joindre la Méditerranée et l'Atlantique : d'abord le canal du Midi, puis la Garonne, plus ou moins navigable entre Toulouse et Bordeaux, puis le canal latéral à la Garonne, construit par la suite, et enfin l'estuaire de la Gironde après Bordeaux.

C'est le commerce du blé qui motive la construction du canal. Colbert autorise le commencement des travaux par un édit royal d'octobre 1666. Sous la supervision de Pierre-Paul Riquet le chantier dure de 1666 à 1681, pendant le règne de Louis XIV. Le canal du Midi est l'un des plus anciens canaux d'Europe encore en fonctionnement (le prototype en étant le canal de Briare). La mise en œuvre de cet ouvrage est étroitement liée à la question du transport fluvial aux temps modernes. Le défi, relevé par Pierre-Paul Riquet, était d'acheminer l'eau de la Montagne Noire jusqu'au seuil de Naurouze, le point le plus élevé du parcours.

Depuis 1996, il est inscrit sur la liste du patrimoine de l'humanité par l'UNESCO.

Carança

Gorges de la Carança. Sur la gauche, le sentier creusé dans la paroi.

La Carança est une rivière de montagne des Pyrénées, dans le département français des Pyrénées-Orientales. Affluent gauche du fleuve Têt, elle s'écoule du sud vers le nord sur quinze kilomètres pour 1 700 m de dénivelé. Après avoir recueilli l'eau de plusieurs cirques glaciaires, la Carança voit sa vallée se rétrécir jusqu'à devenir un canyon appelé gorges de la Carança.

La configuration de sa vallée, peu accessible sinon par les gorges et des cols d'altitude sans accès routier, en fait un lieu sauvage prisé des randonneurs et pêcheurs, ainsi qu'une réserve de faune protégée. Elle offre des habitats naturels variés (lacs et zones humides en altitude, éboulis, forêts, falaises, prairies, pelouses…) préservés en raison de la rareté des activités humaines.

Mis à part le village de Thuès-Entre-Valls situé près de la confluence, la vallée de la Carança connait très peu d'infrastructures. Un refuge gardé l'été et ravitaillé par hélicoptère permet cependant aux marcheurs de visiter la vallée et héberge des gardiens de troupeaux.

Les bois de la partie basse de la vallée ont été exploités au Moyen Âge dès l'époque carolingienne. L'élevage a longtemps été une activité humaine importante dans les hautes vallées. Mais la difficulté d'accès et les conditions météorologiques difficiles ont freiné le développement, malgré plusieurs projets de mines ou de barrages. Pour les habitants des environs, la Carança était peuplée de sorcières, de truites ensorcelées, de démons pouvant provoquer des orages cataclysmiques. Cette funeste réputation s'est améliorée au cours du XXe siècle avec le développement du tourisme et la disparition des anciennes croyances populaires. Les gorges en particulier sont un lieu touristique cité par de nombreux guides.

Charente (fleuve)

Rameurs sur la Charente

La Charente (en saintongeais Chérente, en occitan Charanta) est un fleuve français.

Prenant sa source à Chéronnac dans la Haute-Vienne à 295 mètres d'altitude , elle traverse ensuite les départements de la Charente, une petite partie de la Vienne, la Charente à nouveau, la Charente-Maritime avant de se jeter dans l'océan Atlantique entre Port-des-Barques et Fouras par un large estuaire.

Chutes de Kegon

JP-09 Nikko Kegon-waterfall.jpg

Les chutes de Kegon (華厳滝, Kegon no Taki?) sont des chutes d'eau situées au Japon dans le parc national de Nikkō, préfecture de Tochigi, plus précisément sur le territoire de la ville de Nikkō. D'une hauteur de 97 m, elles sont formées au lac Chūzenji, source de la rivière Daiya. En tout une douzaine de petites chutes sont visibles dans le site.

Les chutes de Kegon figurent parmi les 3 plus hautes chutes d'eau du Japon.

Chutes du Niagara

Fer à cheval, côté canadien

Les chutes du Niagara (43° 04′ 54,68″ N, 79° 04′ 19,5″ O) sont un ensemble de chutes d’eau situées sur la rivière Niagara, dans l’Est de l’Amérique du Nord, à la frontière entre les États-Unis et le Canada. Bien qu’elles ne soient pas particulièrement hautes, les chutes du Niagara sont très larges. Avec un débit de plus de 168 000 m3 min−1, elles sont les chutes les plus puissantes d’Amérique du Nord et certainement les plus connues à travers le monde. Elles sont aussi une source immense d’énergie hydroélectrique et leur préservation est un défi écologique.

Cette merveille naturelle, haut lieu du tourisme depuis plus d’un siècle, est partagée par les villes jumelles de Niagara Falls dans l’État de New York aux États-Unis et Niagara Falls dans la province de l’Ontario au Canada.

Les chutes du Niagara (Niagara Falls en anglais) sont en fait triples :

  • le « fer à cheval » (Horseshoe Falls) ou chutes canadiennes ;
  • les « chutes américaines » (American Falls) ;
  • le « voile de la mariée » (Bridal Veil Falls), d’une taille moindre.

Columbia (fleuve)

Le Columbia près du barrage de Bonneville, 2004.

Le Columbia (se prononce /kə.lʌm.bi.ə/ ou « co-lemb-bia » et se nomme Columbia River /kə.lʌm.bi.ə ˈɹɪvəɹ/ en anglais) est un fleuve circulant du Canada aux États-Unis avant de se jeter dans l’océan Pacifique.

C’est le plus grand cours d’eau de la région Nord-Ouest Pacifique de l’Amérique du Nord, que ce soit par sa longueur totale, la taille du bassin versant ou son débit à l’embouchure. Il prend sa source dans les montagnes Rocheuses en Colombie-Britannique, au Canada, puis coule dans les États américains de Washington et de l’Oregon avant de se jeter dans l’océan Pacifique à la hauteur de la ville d’Astoria. Le fleuve mesure environ 2 000 kilomètres et son principal affluent est la Snake. Son bassin versant est d’environ 670 000 kilomètres carrés, soit un peu plus que la taille de la France, et s’étend sur sept États américains et une Province canadienne.

En volume, la Columbia est le quatrième plus grand fleuve des États-Unis, et il a le plus grand débit des fleuves d’Amérique du Nord qui se jettent dans l’océan Pacifique. Son débit abondant et sa dénivelée relativement raide lui donnent un énorme potentiel pour la production d’énergie hydroélectrique. Les quatorze barrages hydroélectriques sur le cours principal du Columbia produisent à eux seuls plus d’énergie hydroélectrique que ceux de tout autre fleuve nord-américain.

Le Columbia et ses affluents ont été au centre de la culture et de l’économie de la région depuis des milliers d’années. Ils ont été utilisés pour le transport et comme axe de communication, reliant les nombreux groupes de populations de la région. Le système fluvial accueille de nombreuses espèces de poissons anadromes qui migrent entre les habitats d’eau douce et de mer de l’océan Pacifique. Ces poissons, surtout les espèces de saumons, fournirent une nourriture de base pour les peuples autochtones et, dans les siècles passés, les commerçants de tout l’Ouest de l’Amérique du Nord sont venus commercer ces poissons.

À la fin du XVIIIe siècle, le Columbia Rediviva, un navire américain, devint le premier à entrer dans l’embouchure du fleuve depuis l’océan Pacifique, et son commandant Robert Gray nomma sa découverte du nom de son bateau. Il fut suivi par l’explorateur britannique William Robert Broughton qui explora la chaîne côtière de l’Oregon dans la vallée de la Willamette. Dans les décennies suivantes, les compagnies commerciales de traite des fourrures utilisèrent le Columbia comme une voie de transport clé. Les explorateurs à terre venus de l’est entrèrent dans la vallée de la Willamette par la gorge du Columbia et les pionniers commencèrent à s’installer dans la vallée de la Willamette en nombre croissant depuis les deux voies d’accès découvertes. Les bateaux à vapeur naviguant le long du fleuve facilitèrent le commerce et les communications et l’arrivée du chemin de fer à la fin du XIXe siècle, avec des lignes suivant le lit du fleuve, permit de compléter ces liens…

Correction des eaux du Jura

Localisation de la région : en rouge les canaux créés dans le cadre de la correction.

La correction des eaux du Jura est une vaste entreprise d'aménagements hydrauliques réalisée en Suisse dans la Seeland de Neuchâtel, Morat et Bienne. Ces aménagements comprennent des opérations de curages, d'assainissement et de détournement de cours d'eau. Les travaux ont eu lieu en trois phases au cours des XIXe et XXe siècles.

La correction a permis de réguler l'hydrologie de la région des trois lacs. Elle limite le risque d'inondation et protège en particulier la région des crues de l'Aar. Elle a également libéré des terres en participant à l'assainissement de la zone marécageuse située entre ces lacs.

De nombreux cours d'eau ont été aménagés en Suisse : le Rhône a subi plusieurs corrections depuis le XIXe siècle et de tels travaux sont toujours d'actualité. Mais la correction des eaux du Jura reste la plus grande entreprise d'aménagement fluvial jamais réalisée en Suisse.

Crocodile de l'Orénoque

Crocodile de l'Orénoque.

Le Crocodile de l'Orénoque (Crocodylus intermedius) est une espèce de crocodiliens de la famille des Crocodylidae. Il est considéré comme le plus grand prédateur de l'écosystème de l'Orénoque et de ses affluents, et plus généralement comme le plus grand prédateur d'Amérique latine, avec une taille pouvant aller jusqu'à 7 mètres. Il est endémique du bassin de l'Orénoque, situé en Colombie et au Venezuela et ne fréquente que les eaux douces. Les populations les plus importantes de crocodiles de l'Orénoque se situent au niveau des ríos Cojedes et Capanaparo.

Il est caractérisé par un museau plus effilé que celui des autres espèces de crocodiles, à l'exception de celui des gavials. Son tronc, robuste et aplati, est plus large, au niveau de la partie centrale, qu'aux extrémités. La surface dorsale est recouverte de plaques osseuses tandis que les flancs et le ventre n'ont pas d'ostéoderme. Ses plaques ventrales présentent des organes sensoriels inter-tégumentaires qui permettent de détecter les changements dans la pression osmotique de l'eau. Trois variations de couleur de peau pour le Crocodile de l'Orénoque sont mentionnées : « amarillo » avec le dos et les côtés clairs, « mariposo » avec le dos gris-vert et des taches noirâtres, et « negro » avec le dos et les côtés gris sombre ou noirâtres.

Le Crocodile de l'Orénoque est considéré comme une espèce opportuniste, du fait qu'il consomme une grande variété de proies, bien qu'il ait une préférence pour un régime piscivore. Il se nourrit de poissons, de grenouilles, de serpents, d'oiseaux et de mammifères. Si les adultes n'ont pas de prédateur naturel, à l'exception de l'Homme, il en est tout autrement pour leurs œufs qui ont pour principal prédateur le Tégu commun. Quant aux nouveau-nés, ils servent fréquemment de proies à plusieurs espèces d'oiseaux et de poissons carnivores.

Les populations de Crocodiles de l'Orénoque ont été décimées dans une grande partie de leur aire de distribution en raison d'une surexploitation commerciale, de 1930 jusque dans les années 1960. Depuis les années 1970, des mesures de sauvegarde sont mises en place, en Colombie et au Venezuela. Le Crocodile est ainsi élevé dans des fermes dédiées, avec pour objectif sa réintroduction dans son habitat naturel. Depuis 1996, l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) considère qu'il s'agit d'une « espèce en danger critique d'extinction » (CR), après l'avoir classée en 1982 en tant qu'« espèce en danger » (EN). En 2013, environ 1 500 spécimens à l'état sauvage sont dénombrés au Venezuela et moins de 200 en Colombie.

Crocodilia

Crocodiliens des trois familles vivantes (dans le sens des aiguilles d'une montre) : un Crocodile marin, un Alligator d'Amérique et un Gavial du Gange.

Crocodilia, s'écrivant parfois avec l'orthographe Crocodylia et francisé en crocodiliens, est un ordre de reptiles aquatiques ovipares et carnivores qui vivent dans les zones tropicales et subtropicales de la planète. Ils sont apparus sous leur forme actuelle depuis au moins 167,7 millions d'années, c'est-à-dire vers le milieu du Jurassique. Les conceptions modernes situent l'origine des crocodiliens parmi un sous-groupe d'archosauriens terrestres du Trias ancien, il y a environ 240 Ma. De ce fait, ils sont considérés aujourd'hui comme les plus proches parents des oiseaux, lesquels descendent des dinosaures, autres archosauriens. L'ordre des Crocodilia regroupe tous les crocodiliens actuels, placés en deux ou trois familles. Les Crocodylidae (crocodiles et faux-gavials), les Alligatoridae (alligators et caïmans) et pour certaines classifications les Gavialidae (gavials). La systématique de ce groupe est très discutée depuis les années 2000. Bien que le terme « crocodiles » soit parfois utilisé pour l'ensemble de ces animaux, il est moins ambigu d'utiliser le terme « crocodiliens ».

Les crocodiliens sont de grands animaux au corps robuste, qui ont la forme d'un lézard. Ils ont un long museau aplati, une queue compressée latéralement et des yeux, oreilles et narines sur le sommet de la tête. Ce sont de bons nageurs et ils se déplacent sur terre selon deux allures différentes, certaines petites espèces étant même capable de galoper. Leur peau est épaisse et recouverte d'écailles qui ne se chevauchent pas. Ils ont des dents coniques et une morsure puissante. Comme les oiseaux, ils ont un cœur à quatre chambres et un système unidirectionnel du flux d'air autour des poumons et, comme d'autres reptiles, sont ectothermes. Ces animaux sont bien connus du public en raison de la crainte qu'ils inspirent, certains spécimens vivants pouvant atteindre jusqu'à 7 mètres de long et presque une tonne.

Les crocodiliens vivent principalement au bord de l’eau sous les tropiques, bien que les alligators soient également présents dans des régions plus tempérées comme le Sud-Est des États-Unis ou le fleuve Yangtze en Chine. Ils ont un régime essentiellement carnivore, se nourrissant par exemple de poissons, crustacés, mollusques, oiseaux et mammifères. Certaines espèces comme le Gavial du Gange (Gavialis gangeticus) sont des chasseurs spécialisés, tandis que d'autres comme le Crocodile marin (Crocodylus porosus) ont une alimentation très variée. Les crocodiliens sont généralement des animaux solitaires et territoriaux, bien qu'il arrive que des crocodiliens chassent en groupe. Durant la période de reproduction, les mâles dominants essaient de monopoliser les femelles...

Crue du Doubs de 1910 à Besançon

Photo noir et blanc de la place de la Révolution inondée.

La crue du Doubs de 1910 à Besançon est une crue historique de la rivière franco-suisse du Doubs, survenue les 20 et au cœur de la capitale de la Franche-Comté, qui est ceinturée par ce cours d'eau. Elle est la plus importante inondation de l'histoire de la ville, frappant de nombreux secteurs du centre historique composés à l'époque des quartiers de La Boucle et de Battant, et de nombreux lieux-dits, qui furent touchés à des degrés divers. Bien que la cité eut écho de l'exceptionnelle montée des eaux en aval de la rivière, les habitants et les autorités ne s'inquiétèrent que peu, estimant qu'il était impossible que cette crue dépasse les limites atteintes par les précédentes, et notamment celle de 1882, alors la plus importante.

Cependant, le vendredi 21 janvier 1910 à 3 heures du matin, la cote de 1882 est largement dépassée, la crue s'élevant, avec 9,57 mètres, 72 centimètres au-dessus. Submergée par plus d'un mètre et demi d'eau à certains endroits, la ville se paralyse : extinction de l'éclairage public, arrêt de toutes les activités et transports, traversée des ponts et de certaines voies interdites, etc. Après une nuit sous les eaux, au petit matin la décrue s'amorce et commence à révéler une ville dévastée : fossés dans les rues, bâtiments fortement endommagés, mobilier urbain arraché et objets manufacturés ou du quotidien éparpillés dans toute la ville. La situation est décrite comme chaotique à Besançon, et de nombreux médias régionaux et nationaux en font leurs titres. Le coût des dommages est chiffré à plus de deux millions de francs de l’époque, soit près de 6,5 millions d’euros, mais sans qu'aucune victime dans la ville ou ses environs ne soit recensée...

Dalälven

Naissance du Dalälven par la confluence du Västerdalälven et de l'Österdalälven

Le Dalälven est un fleuve du centre de la Suède. D'une longueur de 541 kilomètres, c'est le deuxième plus long fleuve du pays, et il possède le quatrième plus grand bassin versant (28 954 km2), mais n'est que le septième en termes de débit annuel à son embouchure (348 m3/s).

Le fleuve est formé par la confluence de l'Österdalälven et du Västerdalälven. Ces deux rivières ont leur source près de la frontière norvégienne, dans les Alpes scandinaves, et parcourent ensuite les vastes forêts de conifères de la Dalécarlie. L'Österdalälven forme au passage le lac Siljan, le plus grand des nombreux lacs parsemant son cours. Elles se rejoignent ensuite au niveau de Djurås, dans la commune de Gagnef, et le fleuve uni entre alors dans la section la plus peuplée de son cours, entre Borlänge et Avesta. Juste après Avesta, le paysage change complètement : la large vallée érodée laisse place à une plaine que le fleuve inonde largement, formant ainsi des fjärds. Cette section du cours, le Bas-Dalälven, date d'après la dernière glaciation, un esker ayant barré le cours originel du fleuve, le forçant à emprunter cette nouvelle voie. Il se jette enfin dans la mer Baltique au niveau de Skutskär.

Le fleuve fut l'un des sites privilégiés des premiers peuplements humains dans la région. L'agriculture se développa ensuite, en particulier dans la section sud, plus fertile, tandis que, dans le nord, les habitants vivaient surtout de l'élevage. Dès l'ère viking, le métal extrait des tourbières de la région revêtait une grande importance pour les habitants, mais ce n'est qu'au Moyen Âge que le métal commença à être extrait des montagnes de la région. Cette activité se développa largement à partir du XVIIe siècle, et marqua fortement le fleuve, dont les cascades et les forêts furent mises au service de cette industrie prospère. En particulier, la grande montagne de cuivre de Falun domina la production mondiale de cuivre pendant deux siècles, et est aujourd'hui classée au patrimoine mondial de l'UNESCO. L'exploitation du fleuve changea largement au XXe siècle, avec la mécanisation et le développement de l'hydroélectricité, qui bloqua son cours en de nombreux points.

Cette histoire industrielle a touché en profondeur les écosystèmes, que cela soit par les modifications physiques (barrages, régulation) ou par la pollution, en particulier due aux métaux. Malgré cela, certaines sections du fleuve ont conservé une apparence presque sauvage, en particulier dans le Bas-Dalälven, qui compte un parc national, de nombreuses réserves naturelles, et est inclus dans la réserve de biosphère du paysage de la rivière Nedre Dalälven depuis 2011.

Danube

Cours du Danube.

Le Danube est le deuxième fleuve d’Europe par sa longueur (après la Volga qui coule entièrement en Russie). Il prend sa source dans la Forêt-Noire en Allemagne lorsque deux cours d’eau, la Brigach et la Breg, se rencontrent à Donaueschingen où le fleuve prend le nom de Danube.

La longueur du Danube dépend du point de départ considéré : 2 852 km pour la confluence de Donaueschingen mais 3 019 km à partir de la source de la Breg. Il coule vers l’est et baigne plusieurs capitales de l’Europe centrale, orientale et méridionale : Vienne, Bratislava, Budapest et Belgrade. Le delta du Danube s'ouvre sur la mer Noire : partagé entre la Roumanie et l'Ukraine, il est protégé par une réserve de biosphère et est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Le Danube est depuis des siècles une importante voie fluviale. Connu dans l’Antiquité comme frontière septentrionale de l’Empire romain, le fleuve traverse ou longe dix pays : l’Allemagne (7,5 %), l’Autriche (10,3 %), la Slovaquie (5,8 %), la Hongrie (11,7 %), la Croatie (4,5 %), la Serbie (9,4 %), la Bulgarie (5,2 %), la Roumanie (28,9 %), la Moldavie (1,7 %) et l’Ukraine (3,8 %).

Son bassin versant s'étend sur neuf autres pays : l’Italie (0,15 %), la Pologne (0,09 %), la Suisse (0,32 %), la République tchèque (2,6 %), la Slovénie (2,2 %), la Bosnie-Herzégovine (4,8 %), le Monténégro, la Macédoine du Nord et l’Albanie (0,03 %).

Durance

La Durance au niveau de Rognonas.

La Durance (en occitan : Durença selon la norme classique, ou en provençal : Durènço selon la norme mistralienne) est une rivière du Sud-Est de la France se jetant dans le Rhône, dont elle est le deuxième affluent après la Saône pour la longueur et le troisième après la Saône et l’Isère pour le débit. Longue de 323,8 km, la Durance est la plus importante rivière de Provence.

Rivière dite « capricieuse », autrefois redoutée pour ses crues, elle a été soumise à un effort continu d'aménagement, en particulier depuis le XIXe siècle, à des fins hydrauliques (approvisionnement en eau potable de Marseille et des villes alentour), agricole (irrigation de 75 000 ha de cultures irriguées, responsable du prélèvement de jusqu'à 114 m3/s d'eau dans la rivière, souvent au moment de l'étiage) et hydroélectriques (avec le Verdon, 6 à 7 milliards de kWh produits par an).

EPTB Seine Grands Lacs

Carte des grands lacs de Seine.

Les grands lacs de Seine sont un établissement public territorial de bassin créé en 1969. Officiellement, son nom est « Institution interdépartementale des barrages-réservoirs du bassin de la Seine » ou « IIBRBS ». Le but de cette institution est de réduire le débit de la Seine et de ses principaux affluents (l'Yonne, la Marne et l'Aube) lors des crues et de le renforcer quand les rivières sont au plus bas. Par extension, l'expression « grands lacs de Seine » évoque également l'ensemble des lacs artificiels, situés en Bourgogne et Champagne-Ardenne, construits et gérés par cet établissement. Leur superficie totale est 101 km2 ce qui équivaut à celle de la ville de Paris.

Glacier Illecillewaet

Vue du glacier en 2012.

Le glacier Illecillewaet (anglais : Illecillewaet Glacier), autrefois appelé Great Glacier ou « Grand Glacier », est une étendue de glace et de neige compacte de dix kilomètres carrés sur un dénivelé de plus de 1 100 mètres d'altitude, située au sein du parc national des Glaciers dans la province de Colombie-Britannique au Canada.

L'Illecillewaet est l'un des plus remarquables parmi les glaciers du parc. Il constitue l'un des principaux points d'intérêt pour les visiteurs de la région depuis les années 1880. À l'époque, le front du glacier était proche du chemin de fer ; depuis un siècle, la glace a reculé de 1,5 kilomètre.

C'est l'un des glaciers du Canada pour lesquels on dispose du plus grand nombre d'éléments historiques sur l'évolution de sa taille. La peintre et naturaliste américaine Mary Vaux (1860–1940) remarqua dès sa seconde visite en 1894 que le front du glacier avait fortement reculé. Elle décida de revenir chaque été avec ses deux frères pour en prendre des photographies, ce qui permet aujourd'hui d'avoir une trace de son évolution historique.

Grand Lac Salé

Le lac lors de la sécheresse de 2003.

Le Grand Lac Salé, en anglais Great Salt Lake, est un lac du Nord de l’État de l’Utah aux États-Unis. Il s’agit du plus grand lac salé de l’hémisphère ouest, le quatrième lac endoréique du monde et il fait partie des cinquante plus grands lacs de la planète.

Une année ordinaire, la superficie du lac est de 4 400 km2 mais sa taille fluctue selon le volume des précipitations. Ainsi, en 1963, le lac ne recouvrait plus que 2 460 km2 alors que sa taille était de 8 547 km2 en 1983.

Le lac actuel est un vestige d’un vaste lac préhistorique - le lac Bonneville - qui s’étendait sur toute la partie occidentale de l’Utah durant la Préhistoire. Bien qu’on le surnomme parfois la « mer Morte américaine », le lac attire une multitude d’oiseaux comme le limicole ou le phalarope de Wilson. Il est à une altitude de 1 280 mètres, dans une région aride privée de toute influence océanique par les montagnes Rocheuses. Sa présence assure cependant un microclimat qui a permis l'implantation des mormons à Salt Lake City à partir de 1847.

Grímsvötn

Photo d'une montagne enneigée.

Le Grímsvötn est un volcan d'Islande situé sous la calotte glaciaire du Vatnajökull, sur les Hautes Terres d'Islande, dans une région éloignée de toute habitation et infrastructure. Il s'agit d'une caldeira n'émergeant du glacier que sous la forme d'un escarpement rocheux et abritant un lac sous-glaciaire, lui aussi appelé Grímsvötn. Le débordement de ce lac, généralement en raison d'éruptions sous-glaciaires, entraîne régulièrement des jökulhlaups, un type d'inondations brutales et dévastatrices. Le Grímsvötn est l'un des volcans les plus actifs d'Islande avec en moyenne une éruption tous les dix ans au cours du XXe siècle. L'une des plus importantes est celle de 1996 dont le jökulhlaup provoque de lourds dégâts sur la route 1 faisant le tour du pays. Celle qui s'est déroulée du 21 au 28 mai 2011 est la plus puissante de ce volcan depuis cent ans. Deux ensembles de fissures volcaniques sont associés à ce volcan dont celles des Lakagígar, siège de l'éruption ayant émis, entre 1783 et 1785, le plus grand volume de lave des temps historiques.

Hippopotames de Pablo Escobar

L'hippopotame Vanessa, recueillie par le zoo du parc de l'hacienda Nápoles.

Les hippopotames de Pablo Escobar sont des hippopotames initialement importés par Pablo Escobar dans son hacienda Nápoles en Colombie, ainsi que leurs descendants. À la suite de la mort du narcotrafiquant survenue en 1993, ils sont livrés à eux-mêmes dans la ménagerie abandonnée. Des spécimens se sont échappés puis se sont répandus et reproduits sur les berges du río Magdalena. À l'origine au nombre de quatre, ces animaux ont proliféré jusqu'à constituer une population estimée à environ 35 individus en 2016, formant ainsi le groupe d'hippopotames sauvages le plus important du monde, hors d'Afrique. Considérés comme invasifs, n'ayant pas de prédateur et mettant en danger la faune native, ils s'avèrent également un danger pour la santé et la vie des habitants de la région.

Différentes suggestions ont été faites afin de contrôler cette population. Si la castration et le déplacement de ces pachydermes sont des solutions onéreuses et complexes à mettre en place, le plus simple serait de les euthanasier. Néanmoins, la mort en 2009 de l'hippopotame Pepe à la suite d'une partie de chasse déclencha une vague de colère à l'encontre du gouvernement colombien.

Les hippopotames de Pablo Escobar sont le sujet de reportages et documentaires. Ils sont aussi mentionnés dans le roman Le Bruit des choses qui tombent de Juan Gabriel Vásquez (2013).

Hydro-Québec

L'évacuateur de crues de la centrale Robert-Bourassa est capable d'absorber un débit deux fois supérieur à celui du fleuve Saint-Laurent. La centrale, d'une puissance installée de 5 616 mégawatts, a été inaugurée en 1979. Elle est au cœur du réseau de huit centrales hydroélectriques connu sous le nom de projet de la Baie-James.

Hydro-Québec est une société d'État québécoise fondée en 1944. Son unique actionnaire est le gouvernement du Québec. La société, qui a son siège social à Montréal, est responsable de la production, du transport et de la distribution de l'électricité au Québec.

Avec ses 62 centrales hydroélectriques, Hydro-Québec constitue le principal producteur d'électricité au Canada et le plus grand producteur mondial d'hydroélectricité. La puissance installée de ses installations s'établit à 36 643 mégawatts (MW) et elle comptait 4,2 millions de clients en 2014.

Les grands développements hydroélectriques menés sans interruption pendant un demi-siècle — les centrales de Bersimis, l'expansion de la centrale de Beauharnois, Carillon, Manic-Outardes, Churchill Falls et le gigantesque projet de la Baie-James — ont permis au Québec de réduire sa dépendance à l'égard des combustibles fossiles. En 2010, l'électricité constituait la principale source d'énergie primaire consommée au Québec et représentait 39,3 % du bilan énergétique québécois. Cependant, la construction et l'exploitation de ces aménagements ont eu des conséquences sur l'environnement nordique. Elles ont aussi eu un impact sur les populations autochtones vivant dans le Nord-du-Québec, qui ont vigoureusement contesté les développements hydroélectriques de l'État québécois.

Depuis sa fondation, Hydro-Québec joue un rôle déterminant dans le développement économique du Québec, par la taille et la fréquence de ses investissements, par le développement d'une expertise reconnue, notamment dans le domaine du génie-conseil, de la gérance de grands projets d'infrastructures et du transport de l'électricité, ainsi que par sa capacité à produire une grande quantité d'électricité à bas prix.

L'augmentation des coûts de l'énergie au cours des années 2000, les bas taux d'intérêt et l'émergence d'un consensus international sur la question des changements climatiques ont eu un impact positif sur les résultats financiers d'Hydro-Québec. Entre 2010 et 2014, l'entreprise a versé des dividendes de 9,2 milliards de dollars canadiens au gouvernement du Québec tout en garantissant aux Québécois des tarifs d'électricité qui figurent parmi les plus bas en Amérique du Nord.

Hydrographie de la province de Biella

Localisation du Biellois.

L’hydrographie de la province de Biella désigne la distribution des eaux superficielles dans la province de Biella (en Italie), comprenant les deux bassins du Cervo et du Sessera, tous deux affluents du Sesia. Quelques autres zones du Biellois sud-occidental en font aussi partie mais sont, pour leur part, tributaires de la Doire baltée. Dans cette zone se trouve le principal point d’eau naturelle de la province nommé lac de Viverone. Aux cours d’eau naturels s’ajoutent en plaine divers canaux d’irrigation construits principalement en soutien à la riziculture.

Outre pour l’irrigation, les eaux du Biellois sont aussi utilisées par les nombreuses industries de la région dans le but premier d’en faire de l’eau potable. Ceci semble primordial compte tenu de l’importante densité de population de la région que la captation des eaux souterraines ne suffit plus à hydrater. L’usage hydroélectrique est quant à lui limité essentiellement aux eaux situées aux confins de la vallée Sessera.

Les torrents du Biellois sont parfois sujets à d’importantes crues ayant provoqué au cours du temps de nombreux dommages sur les biens et les personnes.

Hydrologie de la Suisse

Le glacier d'Aletsch alimente le Rhône.

L'hydrologie de la Suisse.

L'hydrologie est la science qui étudie le cycle de l'eau dans son ensemble, c'est-à-dire les échanges d'eau entre le sol et l'atmosphère (précipitations et évaporation) mais aussi entre le sol et le sous-sol (eaux souterraines).

La Suisse a un système hydrologique varié et complexe. Son climat qui donne des précipitations sous forme de neige et de pluies est aussi responsable d'une certaine évaporation de l'eau dans l'atmosphère. L'altitude et le climat permettent la formation et le maintien de nombreux glaciers qui alimentent des cours d'eau appartenant à cinq grands bassins versants de fleuves européens, par lesquels les eaux quittent le pays et rejoignent les mers. La géologie complexe du sous-sol suisse stocke de l'eau appelée « eau souterraine ».

On parle parfois de la Suisse comme du « Château d'eau de l'Europe ».

Île Mackinac

Carte topographique de l’île Mackinac.

L’île Mackinac, en anglais Mackinac Island, est une île située sur le lac Huron dans l’État du Michigan, au nord-est des États-Unis. L’île, dont la superficie fait environ 9,8 km2, est située à l’extrémité orientale du détroit de Mackinac, entre les péninsules supérieure et inférieure du lac Michigan.

L’île est fréquentée par les Amérindiens bien avant l’arrivée des premiers explorateurs Européens au XVIIe siècle. Pour ces derniers, le lieu devient vite stratégique dans le cadre du commerce des fourrures dans la région des Grands Lacs ce qui conduit à la construction du Fort Mackinac par les Britanniques durant la guerre d’indépendance des États-Unis d’Amérique. Lors de la guerre anglo-américaine de 1812, deux batailles ont lieu sur l’île dont le tout premier affrontement du conflit…

Île Mohawk

Phare de l'Île-Mohawk.

L'île Mohawk est une île située au nord-est du lac Érié dans le comté de Haldimand en Ontario au Canada. Elle est composée de calcaire presque dénudé de toute végétation qui effleure à peine du niveau du lac. Elle sert, entre autres, de colonie pour le goéland hudsonien, le goéland à bec cerclé, le cormoran à aigrettes et la sterne caspienne. Ses eaux limitrophes sont aussi visitées par les oiseaux migrateurs, comme le canard colvert, la bernache du Canada, le garrot à œil d'or, les fuligules et les bécasseaux.

Un phare est aménagé sur l'île entre 1846 et 1848 dans le but d'indiquer les écueils près de l'entrée amont du canal Welland à Port Maitland. Le phare perd de l'importance en 1934 lors du réalignement du canal à Port Colborne. En 1969, ses mécanismes sont détruits lors d'un incendie et il est remplacé par une simple bouée de navigation. L'île est transférée au Service canadien de la faune en 1976, elle est désignée sous le nom de réserve nationale de faune de l'Île-Mohawk en 1978. La ruine du phare est quant à elle désignée comme phare patrimonial en 2015.

Inondations du bassin du lac Champlain et de la rivière Richelieu en 2011

Inondation des rives à Saint-Jean-sur-Richelieu le 23 mai. L'eau atteignit le pont Gouin qui relie le centre-ville au quartier Iberville. Le pont fut interdit d'accès par mesure de précaution.

Les inondations du bassin du lac Champlain et de la rivière Richelieu en 2011 furent d'importantes montées des eaux survenues de la fin d'avril à la fin de , consécutives au débordement de la rivière Richelieu, au Canada, et du lac Champlain, aux États-Unis. Du côté canadien, ces inondations touchèrent environ 3 000 foyers en Montérégie, au Québec. Aux États-Unis, sept comtés du Nord du Vermont subirent des dommages, estimés à six millions US$, près des rives du lac Champlain. Des dommages similaires furent constatés du côté de l'État de New York.

Au Québec, les principales villes touchées par l'inondation furent Venise-en-Québec, Noyan, Saint-Jean-sur-Richelieu, Henryville, Saint-Paul-de-l'Île-aux-Noix et Sainte-Anne-de-Sabrevois. Les Forces canadiennes furent demandées le 5 mai pour aider l'évacuation des résidents et établir des digues pour tenter de protéger les zones les plus à risque. Le Service météorologique du Canada a mis cet événement dans son palmarès des phénomènes météorologiques les plus importants à frapper ce pays en 2011, juste après les inondations dans l'Ouest canadien et le feu de forêt qui ravagea la communauté de Slave Lake, en Alberta.

Karabane

L'île sur une carte de 1890.

Carabane, également appelé Karabane, est à la fois une île et un village situés à l'extrême sud-ouest du Sénégal, dans l'embouchure du fleuve Casamance. Site paradisiaque, doté d'un climat agréable et d'une luxuriante végétation, c'est aussi du point de vue historique le premier comptoir colonial français en Casamance. Dans un environnement maritime et fluvial propice à l'exploitation halieutique, l'île vit pourtant au rythme du calendrier rizicole, car les Diolas, majoritaires à Karabane, sont avant tout des terriens : on a pu parler de véritable « civilisation du riz » en Basse-Casamance. En complément – tant alimentaire qu'économique –, ils pratiquent aussi la pêche artisanale et la collecte de crustacés, mais les pêcheurs professionnels viennent surtout d'autres régions.

Associant d'indéniables atouts naturels et culturels, l'île aurait pu devenir une sorte de « Gorée de la Casamance », mais de multiples difficultés ont jusqu'ici freiné cette ambition. Karabane n'a pas rallié le réseau prometteur des campements villageois – nouvelle forme de tourisme rural intégré – aménagés dans la région au cours des années 1970. Les troubles politiques qui ont meurtri la Casamance au cours des décennies suivantes ont porté un coup sévère à un tourisme en plein développement. Enfin, en 2002, le naufrage du Joola, qui assurait la liaison Dakar-Ziguinchor en faisant escale à Karabane, a scellé l'enclavement de l'île pour plusieurs années. Jusqu'en 2014, dans l'attente de nouvelles infrastructures, travailleurs, étudiants et touristes ne peuvent plus compter que sur les pirogues pour quitter ou rejoindre le village. Depuis 2014, la liaison est rétablie depuis Dakar et Zinguinchor ; trois bateaux y accèdent régulièrement.

La Vie sur le Mississippi

Vallée du Mississippi.

La Vie sur le Mississippi (Life on the Mississippi) est un récit de voyage semi-autobiographique de Mark Twain publié en 1883, présentant un condensé de son univers personnel et artistique par sa façon turbulente et humoristique d'appréhender et de rendre la réalité, par son penchant pour une structure débridée et sa conviction que rien ne remplace l'expérience dans l'échafaudage d'un livre. En effet, le récit prend pour sujet le grand Mississippi, dont les flots ont traversé les jeunes années de l'auteur, qui avait appris, en tant qu'apprenti puis pilote de steamer, à en connaître tous les courants avec lesquels il réussit à s'identifier comme s'il en était la divinité tutélaire.

La forme du roman exprime l'essence même de Mark Twain écrivain, livre de voyage surpassant les précédents, The Innocents Abroad (1869), À la dure (1872) (Roughing it), A Tramp Abroad (Vagabond à l'étranger) (1880), et son successeur Following the Equator (En suivant l'Équateur) (1897). En effet, retrouvailles avec les origines, il incarne le retour — et présente le récit de ce retour — au fleuve et aux expériences de jeunesse. Dans tous ses autres livres de voyage, Mark Twain soit s'était découvert comme voyageur (The Innocents Abroad), soit avait tenté de revivre des fragments de son jeune passé (À la dure), soit encore délibérément répété le schéma du « récit de voyage » (A Tramp Abroad).

En 1882, l'écrivain devenu célèbre retourne à ses origines avec pour ambition explicite d'écrire un nouveau livre sur le fleuve, révisant par la même occasion un texte similaire publié en 1876, la fusion de ces pages avec La Vie sur le Mississippi ne constituant d'aucune sorte deux livres juxtaposés mais fournissant à l'ensemble un apport supplémentaire.

L'aspect documentaire du récit n'est pas son but premier. Néanmoins, la comparaison entre le monde du fleuve tel qu'il était avant la guerre de Sécession et tel qu'il est devenu rend compte indirectement des mutations ayant profondément affecté le Sud américain.

Enfin, l'identification de l'auteur avec le fleuve, tout comme le style multiple, puissant et foisonnant qui les met ensemble en scène, construisent peu à peu le mythe partagé du Mississippi et de l'écrivain, Samuel Langhorne Clemens, devenu par un lent processus de sublimation de leur relation, Mark Twain.

Lac Chūzenji

Vue du lac et du volcan Nantai.

Le lac Chūzenji Écouter (中禅寺湖, Chūzenji-ko?) est un lac naturel d'eau douce du Japon situé à Nikkō dans la préfecture de Tochigi, sur l'île Honshū, au nord de l'agglomération de Tokyo. Cette étendue d'eau, d'une superficie d'environ 11,9 km2, constitue la source de la rivière Daiya, un cours d'eau du bassin versant du fleuve Tone. Elle est apparue il y a 17 000 ans, au cours d'une brève période d'activité volcanique du mont Nantai, l'un des sommets des monts Nikkō.

Après le séjour du moine bouddhiste Shōdō Shōnin, à la fin du VIIIe siècle, le lac Chūzenji est un territoire sacré du bouddhisme et du shintoïsme, resté interdit d'accès aux femmes jusqu'au début de l'ère Meiji (1868 - 1912). Dans les années 1870, l'introduction de diverses espèces de poissons lance l'activité de pêche, puis la venue de l'empereur Meiji celle du tourisme lacustre. Destination estivale prisée de diplomates occidentaux en poste au Japon, le lac et ses environs deviennent une station touristique internationale au début du XXe siècle. En 1931, l'agence pour les Affaires culturelles classe « lieu de beauté pittoresque » national le site naturel formé par les chutes de Kegon, l'amont de la rivière Daiya et la rive nord-est du lac. Trois ans plus tard, le lac est intégré au parc national de Nikkō nouvellement créé.

Dans les années 1980, face à des épisodes de pollution répétés, le gouvernement préfectoral de Tochigi prend une série de mesures afin de préserver l'écosystème lentique, et soutenir l'activité touristique et de loisir, la pêche en particulier. En 2011, la catastrophe nucléaire de Fukushima a des répercussions jusque dans les eaux du lac. La contamination radioactive environnementale du bassin d'alimentation du lac contraint les autorités locales à interdire la consommation des principaux poissons pêchés dans le lac, conformément aux normes de sécurité établies par le gouvernement japonais. Ce dernier abandonne toute possibilité d'assainissement radioactif artificiel de l'eau, et préconise de laisser faire la nature.

Lac de Grand-Lieu

Photo satellite du lac (crédit : CNES - Spot Image).

Le lac de Grand-Lieu est un lac situé en France, au sud-ouest de Nantes, à une dizaine de kilomètres au sud de la Loire, en presque totalité sur le territoire de la commune de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, dans le département de la Loire-Atlantique.

Du fait de la très faible déclivité du terrain qu'il recouvre, il est caractérisé par une superficie très fluctuante, une faible profondeur, et un fonctionnement qui évoque plutôt celui de grands lacs peu profonds comme le lac Tchad, que celui de la plupart des autres grands lacs de France. Il s'agit en hiver du plus grand lac naturel de plaine français.

La faune et la flore du lac sont remarquables. Ce sont 270 espèces d'oiseaux, 19 espèces de reptiles et batraciens, 30 espèces de poissons et une cinquantaine de mammifères qui peuplent le site. C'est notamment un milieu très favorable pour l'anguille d'Europe. La zone du lac abrite 250 espèces de végétaux et 220 d'algues. Huit plantes s'y trouvant sont protégées au niveau international. La majeure partie du lac est recouverte d'herbiers flottants. Il a été classé en 1995 comme zone humide d'importance internationale par la convention de Ramsar.

Lac d'Orient

Lac d'Orient.

Le lac d'Orient ou lac-réservoir Seine est un lac du Nord-Est de la France, situé dans le département de l'Aube, en Champagne-Ardenne. Grâce à ses 23 km2 de superficie et ses 205 hm3 de capacité normale, il est le troisième plus grand lac artificiel de France, après le lac du Der-Chantecoq et le lac de Serre-Ponçon et devant le lac de Sainte-Croix.

Il est l'un des quatre grands lacs de Seine, qui furent conçus dans le but de protéger Paris des inondations. Construit en dérivation de la Seine, dans les années 1950 et 1960, il fut mis en service en 1966. Au même titre que les lacs voisins Amance et du Temple, il fait partie du parc naturel régional de la forêt d'Orient, d'où provient son nom.

Lac du Der-Chantecoq

Vue du lac.

Le lac du Der-Chantecoq ou lac-réservoir Marne (souvent abrégé en lac du Der) est un lac du Nord-Est de la France. Il est situé dans la région Champagne-Ardenne, à la limite des départements de la Marne et de la Haute-Marne.

Construit pour protéger Paris des inondations, le lac du Der-Chantecoq a pour but de renforcer le débit de la Marne en étiage et d'en atténuer l'ampleur des crues. Il doit son nom à la fois au pays du Der, région naturelle où il est implanté, et au village de Chantecoq qui fut détruit avec ceux de Champaubert-aux-Bois et Nuisement-aux-Bois lors de la construction du lac dans les années 1960 et 1970. Sa capacité nominale est de 350 hm3.

Avec une superficie de 48 km2, il est le plus grand lac artificiel d'Europe, en excluant les lacs de barrage. Il est par ailleurs le plus grand lac artificiel de France, toutes catégories confondues.

Lac Stukely

Le lac Stukely et le mont Chauve dans le parc national du Mont-Orford.

Le lac Stukely est un lac naturel de 4 km2 situé dans la région de l'Estrie au Québec (Canada). Ses eaux bordent les municipalités d'Orford, de Bonsecours, d'Eastman et une bonne partie du parc national du Mont-Orford. Il est à la tête du bassin hydrographique de la rivière au Saumon, ce qui lui donne un temps de rétention assez long pour sa taille.

Le lac est laissé à l'état naturel tout au long du XIXe siècle, en raison de l'absence de terres fertiles sur son pourtour. La situation change au milieu du XXe siècle à la suite de la création du parc du Mont-Orford et de la croissance de la villégiature. Les rives du lac connaissent alors plusieurs phases de construction de résidences secondaires ; deux terrains de camping ainsi qu'une colonie de vacances sont créés. L'aspect naturel des rives a servi de décor dans plusieurs séries télévisées.

Lac Victoria

Le lac Victoria vu depuis l'espace.

Le lac Victoria ou Nyanza (encore appelé lac Ukéréoué - Ukerewe -, ou Nalubaale) est le plus grand lac d'Afrique et (selon les sources) le quatrième ou le deuxième au monde en superficie avec 68 100 km2. Il doit son nom à l'explorateur britannique Speke qui fut en 1858 le premier Européen à l'atteindre, et qui le baptisa en l'honneur de la Reine Victoria.

Situé en Afrique de l'Est, au cœur d'une zone densément peuplée, il est bordé par le Kenya au nord-est, l'Ouganda au nord et au nord-ouest et la Tanzanie au sud, sud-ouest et sud-est. Occupant une dépression encadrée par les deux branches de la vallée du grand rift, il est la source du Nil Blanc, le plus long affluent du Nil.

Traversé par l'équateur, le lac Victoria est peuplé d'une faune et d'une flore tropicale variée mais menacée par la surexploitation des ressources naturelles et la destruction des milieux.

Lacs Amance et du Temple

Vue satellite du lac Amance et du lac du Temple.

Les lacs Amance et du Temple sont les deux lacs artificiels qui forment le lac-réservoir Aube. Ils se situent dans le département de l’Aube, en Champagne-Ardenne. Tandis que le lac Amance, à l’est, est dédié au motonautisme, le lac du Temple, à l’ouest, est quant à lui abandonné à la découverte de la nature. Ainsi, le premier est le plus grand lac d’Europe réservé au motonautisme et le second est le plus grand d’Europe sans équipement nautique. Si leur capacité normale est de 170 hm3, avec une superficie totale de 23,2 km2 ils pourraient, s’ils formaient un unique lac, être le troisième plus grand lac artificiel de France, au même niveau que le lac d’Orient.

Les deux lacs, reliés par un canal, ont pour but de protéger Paris et son agglomération des crues dévastatrices de la Seine. Achevés et mis en service en 1989, ils sont ainsi le dernier des grands lacs de Seine à avoir été construit. Ils font partie tout comme le lac voisin d’Orient du parc naturel régional de la forêt d’Orient créé en 1970, soit vingt ans avant sa réalisation.

Lagune Buada

Vue de la lagune Buada

La lagune Buada, Buada Lagoon en anglais, est le plus grand et le seul véritable lac de l'île de Nauru, une petite République indépendante d'Océanie constituée d'une île très plate de 21,3 km2. Le lac est situé dans le district de Buada d'où il tire son nom. Ce plan d'eau est appelé « lagune » non pas parce qu'il est en communication avec la mer mais en raison de ses eaux légèrement saumâtres.

Le lac a traditionnellement servi de bassin de pisciculture de poisson-laits pour la consommation humaine durant des siècles et malgré son abandon dans les années 1960 et en dépit de la pollution de ses eaux, cette activité bénéficie d'efforts récents pour la relancer.

Loutre géante

Pteronura brasiliensis.

La Loutre géante, Loutre géante du Brésil ou Loutre géante sud-américaine (Pteronura brasiliensis) est un mammifère carnivore d'Amérique du Sud. C'est le plus grand représentant de l'ordre des Mustelidae, et l'unique représentant du genre Pteronura. Contrairement aux autres mustélidés, la Loutre géante vit en groupes familiaux comprenant trois à huit membres. Le groupe familial est centré autour du couple reproducteur et est très soudé. Bien que généralement paisible, c'est une espèce territoriale et on peut parfois observer des agressions entre groupes. La Loutre géante est un animal diurne, actif uniquement pendant la journée. C'est l'espèce de loutre la plus bruyante et elle utilise des cris bien distincts pour signaler un danger, montrer son agressivité ou rassurer. La Loutre géante peut se rencontrer dans toute la partie centrale et septentrionale d'Amérique du Sud. Elle est particulièrement bien présente le long de l'Amazone et dans le Pantanal.

Sa répartition a été fortement réduite au cours du temps et est aujourd'hui discontinue. Des décennies de braconnage, notamment pour sa fourrure, qui ont connu un pic dans les années 1950 et 1960, ont fait fortement diminuer sa population. L'espèce est considérée comme menacée depuis 1999 et on estime la population à moins de 5 000 individus à l'état sauvage. Les Guyanes sont la dernière véritable place forte pour cette espèce, qui est l'un des mammifères les plus menacés des tropiques. La dégradation de son habitat est le danger majeur qui l'inquiète. La Loutre géante demeure également rare en captivité avec seulement 60 animaux détenus en 2003.

La Loutre géante est bien adaptée au milieu aquatique. Ainsi elle possède une fourrure épaisse et imperméable, une queue semblable à une aile et des pieds palmés. Elle apprécie particulièrement les rivières et ruisseaux d'eau douce, qui inondent occasionnellement les terres alentours, et peut également vivre à proximité de lacs. Elle bâtit d'importants gites proches de l'eau, en coupant de grandes quantités de végétation. Elle se nourrit principalement de poisson, notamment de carassins et de poissons-chats, et mange également parfois des crabes. Elle n'a pas réellement de prédateurs mis à part l'Homme, mais entre en compétition dans sa niche écologique avec la Loutre à longue queue et le caïman.

Manhattan

Manhattan

Manhattan est l'un des cinq arrondissements de la ville de New York. Manhattan est une île entourée par l'Hudson à l'ouest, l'East River à l'est, l'Upper New York Bay au sud, et l'Harlem River au nord. Elle constitue la partie la plus dense et la plus riche de New York, ce qui en fait le borough le plus touristique de Big Apple. C'est également le quartier le mieux desservi par le métro de New York. La circonscription de Manhattan se superpose avec le comté de New York (New York County). En 2000, sa population était de 1 537 195 habitants, et sa densité très supérieure à celle de tout autre comté des États-Unis. Manhattan est mondialement célèbre pour ses gratte-ciels et son activité trépidante.

Mer de Glace

Vue sur la Mer de Glace.

La Mer de Glace est un glacier alpin situé sur le versant septentrional du massif du Mont-Blanc, dans le département français de la Haute-Savoie. Il est formé par la confluence du glacier du Tacul et du glacier de Leschaux et s'épanche dans la vallée de l'Arve, sur le territoire de la commune de Chamonix-Mont-Blanc, donnant naissance à l'Arveyron. Le glacier s'étend sur sept kilomètres de long, son bassin d'alimentation possède une longueur maximale de douze kilomètres et une superficie de 40 km2, alors que son épaisseur atteint 300 mètres.

Au XVIIe siècle, le glacier, qui descend jusque dans la vallée et menace des habitations, est craint par la population, si bien que seule sa langue terminale est connue, sous le nom de glacier des Bois. Alors terminé par une grotte naturelle, il fait l'objet de nombreuses peintures. Son nom actuel lui est attribué en 1741 par William Windham lors de l'exploration qu'il mène avec son compatriote britannique Richard Pococke. Deux décennies plus tard, Horace-Bénédict de Saussure, futur instigateur de la première ascension du mont Blanc, réalise plusieurs observations du glacier et charge Marc-Théodore Bourrit de le promouvoir. Il contribue ainsi à l'essor du tourisme et à la visite de nombreuses personnalités des lettres ainsi que de l'aristocratie ; des scientifiques y mènent des expériences au XIXe siècle. Pour les abriter, trois refuges, de plus en plus grands et confortables, sont successivement construits au Montenvers. Au début du XXe siècle, le chemin de fer du Montenvers, au départ de Chamonix, voit le jour. Au milieu du siècle, une grotte de glace est percée pour la première fois dans la Mer de Glace. En raison du succès de l'attraction, un téléphérique est mis en service en 1961 pour y accéder, puis remplacé par une télécabine en 1988. Depuis 1973, une centrale hydroélectrique souterraine exploite les eaux de fonte du glacier.

Pratiquement un million de visiteurs se rendent chaque année au Montenvers pour contempler la Mer de Glace. En période de pointe, la moitié d'entre eux visite la grotte de glace. Trois musées se situent également sur le site. La descente à ski est possible depuis l'aiguille du Midi en hiver. Toutefois, le recul du glacier, mesuré depuis 1860-1870, provoque une perte d'épaisseur de 120 mètres en un siècle dans sa partie terminale. Il entraîne des difficultés au niveau de la grotte de glace, où de plus en plus de marches sont nécessaires pour rejoindre la télécabine, et nécessite d'envisager son déplacement en amont, à l'instar du captage de la centrale hydroélectrique en 2011.

Mississippi (fleuve)

Delta Queen sur le Mississippi

Le Mississippi est un fleuve situé en Amérique du Nord traversant la partie centrale des États-Unis. Il coule du nord du Minnesota au golfe du Mexique et son cours a une orientation méridienne. Il a une longueur de 3 800 km : seul l'un de ses affluents, le Missouri, est plus grand en Amérique du Nord. La longueur cumulée de ces deux cours d'eau, qui dépasse les 6 000 km, et la superficie du bassin versant font du Mississippi l'un des fleuves les plus importants du monde. Pendant l'époque précolombienne, le Mississippi constituait déjà une voie de navigation. Aujourd'hui encore, le fleuve reste un élément fondamental de l'économie et de la culture américaines.

Murray (fleuve)

Confluence du Murray et du Darling

Le Murray (en anglais : Murray River) est un fleuve d’Australie d'une longueur de 2 530 kilomètres de sa source dans la Cordillère australienne à son embouchure dans l'océan Indien.

Né dans les Alpes australiennes, il draine la partie sud-est du pays et se jette dans l’océan Indien près d’Adélaïde après avoir reçu l’apport de ses deux grands affluents : le Murrumbidgee et surtout le Darling. Bien qu'étant le plus long d'Australie, le fleuve présente un débit faible pour un cours d’eau de cette importance en raison des précipitations insuffisantes sur les régions qu'il traverse et de l’utilisation massive de ses eaux par l’agriculture et les villes proches de ses rives.

Le Murray, largement présent dans la mythologie des Aborigènes (qui l'appelaient Millewa), n’a été exploré qu'au cours de la première moitié du XIXe siècle par les Européens installés dans le pays mais a joué ensuite un grand rôle dans la mise en valeur de l’Australie grâce à la navigation de nombreux bateaux à vapeur et au développement des activités agricoles. Sa faune et sa flore endémiques offrent un riche patrimoine naturel, aujourd’hui menacé par l’introduction d’espèces invasives et par la surexploitation de ses eaux.

Ornithorynque

L'ornithorynque

L'ornithorynque (Ornithorhynchus anatinus) est une petite espèce de mammifère semi-aquatique endémique de l'est de l'Australie, y compris en Tasmanie. C'est l'une des cinq espèces de l'ordre des monotrèmes, les seuls mammifères qui pondent des œufs au lieu de donner naissance à des petits vivants (les quatre autres espèces sont des échidnés). C'est la seule espèce survivante de la famille des Ornithorhynchidae et du genre Ornithorhynchus bien qu'un grand nombre de fragments d'espèces fossiles de cette famille et de ce genre aient été découvertes.

L'apparence bizarre de ce mammifère pondant des œufs, muni d'aiguillons venimeux, à bec de canard, à queue de castor et à pattes de loutre a fortement surpris les premiers explorateurs qui l'ont découvert et bon nombre de naturalistes européens ont cru à une plaisanterie. C'est l'un des rares mammifères venimeux : le mâle porte un aiguillon sur les pattes postérieures qui peut libérer du venin capable d'infliger de vives douleurs à un être humain. Les traits originaux de l’ornithorynque en font un sujet d’études important pour connaître l’évolution des espèces animales et en ont fait un des symboles de l’Australie : il a été utilisé comme mascotte pour de nombreux événements nationaux et il figure au verso de la pièce de vingt centimes australiens.

Jusqu’au début du XXe siècle, il a été chassé pour sa fourrure mais il est protégé à l’heure actuelle. Bien que les programmes de reproduction en captivité aient eu un succès très limité et qu’il soit sensible aux effets de la pollution, l’espèce n’est pas encore considérée comme en danger.

Oued Merguellil

Bassins des Aghlabides à Kairouan, partiellement alimentés par un système de drainage des eaux du Merguellil.

L’oued Merguellil (وادي مرق الليل) est un oued qui coule dans le centre de la Tunisie, plus précisément à l’ouest de la ville de Kairouan.

Généralement à sec durant une bonne partie de l’année, il draine les précipitations touchant la dorsale tunisienne aux côtés des oueds Zeroud et Nebhana ; il figure ainsi parmi les principaux cours d'eau qui débouchent dans la plaine de Kairouan. Durant les mois humides, il irrigue cette importante région agricole où la nappe phréatique joue un grand rôle.

Longtemps source de crues dévastatrices, il a été maîtrisé au cours du XXe siècle par la construction de divers aménagements de protection, dont le barrage d’El Haouareb, ce qui n’est pas toutefois sans impact sur l’équilibre de l’environnement régional en termes de gestion de l'eau et d’érosion.

Oust (rivière)

L'Oust à Josselin.

L'Oust est une rivière de l'ouest de la France, principal affluent de la Vilaine qu'elle rejoint à Redon en rive droite. Son cours, long de 145 kilomètres (ou de 155 kilomètres selon certaines sources), est entièrement situé en Bretagne dans les départements des Côtes-d'Armor, du Morbihan et d'Ille-et-Vilaine. La rivière, très artificialisée, fait partie intégrante, sur plus de 80 kilomètres, du canal de Nantes à Brest ; sa vallée revêt de pittoresques aspects lorsque, près de sa confluence avec la Vilaine, la rivière traverse l'Armorique appalachienne et offre un tracé en baïonnette formant une cluse. La vallée de l'Oust ne laisse pas apparaître de véritable unité historique mais revêt davantage l'aspect d'un agrégat de pays qui, par leur patrimoine (château de Josselin) ou la présence de lieux symboliques (bataille de Ballon), illustrent la longue histoire de la Bretagne.

L'économie de la vallée est fortement marquée par les activités liées à l'agriculture et à l'industrie agroalimentaire. Les nombreux élevages hors-sol installés dans le bassin versant ont contribué, par le rejet d'effluents, à une dégradation régulière de la qualité de l'eau. Si la concentration en nitrates reste élevée, la situation s'est toutefois améliorée comme l'atteste le repeuplement des rives de l'Oust par la loutre d'Europe.

Parc national de Crater Lake

Vue de l'île Wizard dans le Crater Lake.

Le parc national de Crater Lake (en anglais : Crater Lake National Park) est un parc national américain, caractérisé par la présence en son sein du Crater Lake qui, avec ses 592 m de profondeur, est le lac le plus profond du pays. Couvrant une superficie de 741,5 km2, le parc est situé dans une zone montagneuse et boisée du sud de l'Oregon, à la jonction des comtés de Klamath, Jackson et Douglas.

La région est soumise à une activité volcanique depuis plusieurs millions d'années, mais l'histoire géologique récente du parc est liée au mont Mazama, un ancien volcan de la chaîne des Cascades (Cascade Range), dont l'éruption a initié la formation du lac il y a environ 7 700 ans.

Au moment de l'éruption, les premiers Amérindiens peuplent déjà la région et y vivent de la cueillette et de la chasse. Le récit de la catastrophe naturelle se transmet au fil des générations au travers d'anciennes légendes amérindiennes. Les premiers européens ne découvrent le lac qu'au milieu du XIXe siècle. C'est le que la zone est finalement élevée au rang de parc national grâce aux efforts d'un homme d'affaires du nom de William Gladstone Steel. Depuis sa création, le National Park Service est chargé de la protection de ses richesses géologiques, naturelles et culturelles, qui attirent chaque année près de 400 000 visiteurs.

Parc national des Îles-de-Boucherville

Chenal Grande Rivière, entre l'île Sainte-Marguerite et l'île Saint-Jean (îles de Boucherville).

Le parc national des Îles-de-Boucherville est un petit parc national situé sur le Saint-Laurent non loin de Boucherville, sur la rive-sud de Montréal, au Québec (Canada). Il comprend un chapelet d'îles autrefois utilisées pour l'agriculture et la villégiature. Suite à la menace du développement immobilier durant les années 1970, le gouvernement acquiert les îles et crée le parc en 1984. Il présente aujourd'hui de nombreuses terres en friche ainsi que d'importantes zones de milieux humides. Le parc est reconnu pour son réseau cyclable développé, ses circuits en kayak et son golf public. Le cerf de Virginie, qui dispose d'une importante population sur les îles, est facilement observable en toutes saisons, tout comme le renard roux et l'écureuil gris.

Le parc est géré par le gouvernement québécois et la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ).

Parc national des lacs de Plitvice

Plitvice Lakes National Park.jpg

Le parc national des lacs de Plitvice ([plitˈvitsɛ], appelés Plitvička jezera en croate) est un parc national de Croatie, qui se situe à mi-chemin entre les villes de Zagreb et Zadar au sein d'un plateau karstique. C'est à la fois le plus vieux des parcs nationaux du Sud de l'Europe et le plus grand de Croatie. Il fut créé le et ajouté sur la liste du patrimoine mondial par l'UNESCO en 1979.

Le parc, d'une superficie de 296 kilomètres carrés, comprend non seulement les lacs de Plitvice (en croate Plitvička jezera) qui forment un ensemble de seize grands lacs reliés entre eux par 92 cascades ou des petites rivières tourmentées, mais aussi la forêt environnante (forêt de type primitive composée principalement de hêtres et de pins) où naît la rivière Korana et qui abrite de nombreuses espèces animales et végétales rares dont les représentants les plus connus sont l'ours brun et le loup. La faune et la flore y sont prospères comme en témoigne la richesse piscicole des lacs.

Le parc accueille plus de 900 000 visiteurs à l'année. Un chemin en rondins de bois fait le tour du parc, mais il est aussi possible de le visiter en utilisant un train panoramique et de traverser les plus grands des lacs en bateau. Hormis le chemin et les quelques aménagements pour les touristes, la nature est laissée à l'état sauvage, aucune intervention humaine n'étant autorisée.

Pont de Des Rivières

Pont de Des Rivières

Le pont de Des Rivières est un pont couvert qui franchit la rivière aux Brochets à Notre-Dame-de-Stanbridge au Québec au Canada, près du hameau de Malmaison. Il est le seul pont authentique ayant un treillis de type Howe au Québec. Il est aussi remarquable de par ses culées en pierre et son parement en planches verticales à couvre-joints.

Érigé en 1884, il est le troisième pont à être construit sur ce site. Il est contemporain du développement du hameau de Malmaison par les frères François-Guillaume et Henri Desrivières qui y ont construit un barrage, un moulin à farine et un moulin à scie durant les années 1840. À son apogée, le hameau avait une population d'environ 200 habitants, ainsi qu'une chapelle et une école. Ce lieu sera lentement abandonné à la fin du XIXe siècle. Le pont a été rehaussé en 1912 pour éviter qu'il ne soit emporté par les eaux. Il a été restauré en 1998.

Le ministère de la Culture et des Communications du Québec a classé l'ouvrage en tant qu'immeuble patrimonial en 2015 en tant que seul exemplaire subsistant de pont de ferme Howe au Québec et comme exemple de pont construit au Québec avant le développement du modèle typique de pont couvert du ministère de la Colonisation.

Pont du Gard

Pont du gard.jpg

Le pont du Gard est un pont-aqueduc romain à trois niveaux, situé à Vers-Pont-du-Gard entre Uzès et Nîmes, dans le département du Gard (France). Il enjambe le Gardon, ou Gard. Probablement bâti dans la première moitié du Ier siècle, il assurait la continuité de l'aqueduc romain qui conduisait l’eau d’Uzès à Nîmes. D'après les dernières recherches, il aurait cessé d'être utilisé au début du VIe siècle.

Au Moyen Âge, les piles du second étage furent échancrées et l'ouvrage fut utilisé comme pont routier. L'architecture exceptionnelle du pont du Gard attira l'attention dès le XVIe siècle, qui dès lors bénéficia de restaurations régulières destinées à préserver son intégrité. Un pont routier lui fut accolé en 1743-1747. Plus haut pont-aqueduc connu du monde romain, il fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1840 et a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco en décembre 1985.

Protée anguillard

Proteus anguinus

Le protée anguillard (Proteus anguinus), découvert en 1689, est un amphibien urodèle de la famille des Proteidae, de même type que les tritons et les salamandres. Il s'agit d'un animal cavernicole que l'on trouve principalement dans les grottes karstiques des Alpes dinariques. C'est le plus grand prédateur des fonds souterrains.

Le protée est la seule espèce du genre Proteus, la seule espèce européenne de la famille des Proteidae et le seul chordé troglobie européen. On le surnomme parfois « poisson humain » (en slovène : človeška ribica) à cause de sa peau ressemblant à celle de l'homme. Il est aussi parfois baptisé « salamandre blanche » ou « salamandre des grottes ».

Cet animal est intéressant pour son adaptation au milieu souterrain où la lumière est absente. Les yeux du protée ont une structure vestigiale, c'est-à-dire qu'ils ont perdu leur fonction initiale. L'animal, complètement aveugle, se débrouille donc grâce à ses autres sens très développés, odorat et toucher. Sa peau, en raison de l'obscurité, n'est pas pigmentée. Contrairement à d'autres amphibiens, il est exclusivement aquatique. Il se nourrit, dort et se reproduit sous l'eau. Il possède en outre des caractéristiques néoténiques : une fois adulte, il conserve certaines caractéristiques larvaires comme ses branchies externes.

Râle d'eau

Un Râle d'eau en Ariège.

Le Râle d'eau (Rallus aquaticus) est une espèce d'oiseaux de la famille des rallidés. L'adulte mesure de 23 à 28 cm de long et a, comme les autres râles, un corps aplati latéralement lui permettant de se frayer plus facilement un chemin dans les roselières, son habitat préféré. Ses parties supérieures sont brunes et ses parties inférieures gris-bleu. Il a des rayures noires sur les flancs, de longs orteils, une courte queue et un long bec rougeâtre. Les jeunes sont similaires aux adultes, mais la partie gris-bleu du plumage de l'adulte est chamoisée chez les jeunes. Les nouveaux-nés sont couverts d'un duvet noir, comme chez tous les autres râles.

Le Râle d'eau est omnivore, mais se nourrit principalement de petits animaux. Il se reproduit dans les roselières et autres zones marécageuses disposant d'une végétation haute et dense. Il y construit son nid, juste au-dessus du niveau de l'eau, avec diverses plantes collectées à proximité. Les œufs, de couleur écrue, sont principalement couvés par la femelle et éclosent après 19 à 22 jours d'incubation. La femelle défend ses œufs en chassant les intrus ou même parfois en déplaçant le nid. Mâles et femelles sont des oiseaux territoriaux, qui peuvent se montrer agressifs tout au long de l'année. Les jeunes oiseaux sont matures à un an, et les femelles peuvent dès lors pondre deux fois par saison.

L'espèce vit dans les zones humides d'Europe, d'Asie et d'Afrique du Nord. C'est un oiseau migrateur dans le nord et l'est de son aire de répartition, mais on le rencontre toute l'année dans les zones à climat plus tempéré. Le Râle d'eau compte trois sous-espèces reconnues, dont une est aujourd'hui éteinte. Le Râle à joues brunes a longtemps été considéré comme une sous-espèce du Râle d'eau, mais est désormais classée comme une espèce à part entière. Le Râle d'eau est victime des inondations et du gel, de la perte de son habitat et de la prédation des mammifères et des grands oiseaux. Le Vison d'Amérique, introduit en Europe, l'a exterminé sur certaines îles, mais l'espèce a une aire de répartition suffisamment vaste et une population assez nombreuse pour ne pas être considérée en danger.

Réservoir de Caniapiscau

Le réservoir de Caniapiscau, dans le secteur du lac Brisay.

Le réservoir de Caniapiscau est un lac de barrage qui forme la partie la plus orientale du complexe hydroélectrique La GrandeHydro-Québec. Dʼune superficie de 4 318 km2, le réservoir est de loin la plus grande étendue dʼeau douce sur le territoire du Québec (Canada). Aménagé entre 1976 et 1983 dans une région difficile dʼaccès du Moyen-Nord québécois, à plusieurs centaines de kilomètres de tout endroit habité, il est alimenté par un bassin versant de 37 660 km2 qui a été détourné du bassin versant de la rivière Caniapiscau, un affluent de la rivière Koksoak.

La retenue dʼeau comprend deux barrages et quarante-et-une digues en enrochements qui ont été érigées en déplaçant 27 millions de m3 de remblais. Au niveau maximum normal de 535,5 m, le réservoir retient un volume total de 53,79 km3 dʼeau, dont une réserve utile de 39,07 km3.

Un ouvrage régulateur situé au lac Brisay contrôle les volumes dʼeau transférés vers le détournement Caniapiscau-Laforge et les centrales hydroélectriques en aval. Les transferts vers la baie James, qui peuvent atteindre jusqu'à 1 130 m3/s, ont lieu depuis . Une centrale hydroélectrique, la centrale Brisay, a remplacé lʼouvrage régulateur et turbine aujourd'hui lʼeau transférée du réservoir. Mise en service en 1993, elle a une puissance installée de 469 MW. Au nord du réservoir, lʼévacuateur de crues Duplanter permet le déversement de lʼeau par la rivière Caniapiscau en cas de besoin.

Au terme de la deuxième phase du projet de la Baie-James, les volumes dʼeau fournis par le réservoir de Caniapiscau représentaient 23 % des apports du bassin hydrographique de la Grande Rivière et 35 % de la production dʼénergie totale du complexe hydroélectrique.

La construction du réservoir a eu des conséquences sur le plan environnemental. En plus dʼinonder un territoire dʼune superficie de plus de 3 400 km2 et de réduire le débit des rivières Caniapiscau et Koksoak en détournant les apports dʼune partie du bassin versant vers celui de la Grande Rivière, le réservoir a temporairement modifié les conditions physico-chimiques de lʼeau et augmenté le niveau de méthylmercure dans la chair des poissons, particulièrement chez les espèces piscivores.

Réserve aquatique de l'Estuaire-de-la-Rivière-Bonaventure

Barachois de Bonaventure.

La réserve aquatique de l'Estuaire-de-la-Rivière-Bonaventure est une réserve aquatique du Québec, au Canada, située à proximité de la ville de Bonaventure dans la péninsule gaspésienne. Cette aire protégée de 218,73 ha a pour mission de préserver l'estuaire de la rivière Bonaventure, l'un des dix barachois estuariens au Québec. On trouve sur les îles de l'estuaire plusieurs espèces rares au Québec dont la gentiane de Macoun (Gentianopsis virgata subsp. macounii), l'aster d'Anticosti et la muhlenbergie de Richardson ainsi que vingt-sept autres espèces végétales rares en Gaspésie.

La réserve, née du don d'une compagnie forestière au gouvernement du Québec en 2001, est partiellement protégée, lors de la création, en 2005, de l'habitat floristique du Barachois-de-Bonaventure, destiné à sauvegarder la végétation des îles. L'aire protégée, définitivement créée en 2009, est administrée par le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

Rivière Petitcodiac

Le Coude

La rivière Petitcodiac ou rivière Petitcoudiac est un cours d'eau canadien qui, le long de ses 129 km de cours, arrose le sud-est du Nouveau-Brunswick, formant la frontière entre les comtés d'Albert et de Westmorland. Siège du Grand Moncton, l'une des agglomérations ayant la plus forte croissance démographique au Canada, sa vallée est habitée depuis des millénaires. La rivière est importante dans l'histoire des Micmacs et des Acadiens.

La Petitcodiac est l'un des cours d'eau dont l'écosystème est le plus menacé au Canada.

Viaduc de la Crueize

Le viaduc en 2009.

Le viaduc de la Crueize est un viaduc ferroviaire de la ligne de Béziers à Neussargues, situé sur le territoire de la commune de Saint-Léger-de-Peyre, dans le département de la Lozère, en France. Surnommé « viaduc de l'Enfer » car traversant la vallée éponyme.

Construit par les services de l'État, dirigés par Léon Boyer, il est mis en service en 1887 par la Compagnie des chemins de fer du Midi et du Canal latéral à la Garonne (Cie du Midi), concessionnaire de la ligne et du viaduc. Il ne doit pas être confondu avec le pont autoroutier de la Crueize.