Wikipédia:Sélection/Comédies musicales

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Le Magicien d'Oz (film, 1939)

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Le Magicien d'Oz est un film musical américain sorti en 1939, réalisé par Victor Fleming et produit par la MGM, avec Judy Garland, Frank Morgan, Ray Bolger, Jack Haley, Bert Lahr, Billie Burke et Margaret Hamilton.

Une jeune fille du Kansas est aspirée par une tornade et transportée dans un monde féerique, Oz, où elle rencontre rencontrant un épouvantail stupide, un homme métallique et un lion peureux. Le film est une adaptation du roman The Wonderful Wizard of Oz de L. Frank Baum, publié en 1900 et vendu à des millions d'exemplaires dans les années qui suivirent. Les droits sur le livre furent acquis par la MGM en janvier 1938. Le scénario, rédigé par Noel Langley, Florence Ryerson et Edgar Allan Woolf, connut de nombreuses révisions.

La distribution fut problématique. Ray Bolger, qui initialement devait interpréter le rôle de l'homme de fer-blanc, convaincut le producteur Mervyn LeRoy de lui confier le rôle de l'épouvantail, initialement donné à Buddy Ebsen. Ce dernier n'objecta rien à ce changement mais neuf jours après le début du tournage, Ebsen fit une réaction à l'aluminium qui constituait son maquillage : il dut être hospitalisé et quitta en conséquence le tournage. Il fut remplacé par Jack Haley.

La première eut lieu le 12 août 1939 au Stand Theatre d'Oconomowoc (Wisconsin) puis au Grauman's Chinese Theater d'Hollywood le 15 aout. Malgré les années, le film reste culte et a un fort impact socio-culturel sur le continent nord-américain, comparable voire supérieur à Autant en emporte le vent ou Une étoile est née.

Les hommes préfèrent les blondes

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Les hommes préfèrent les blondes (Gentlemen Prefer Blondes) est un film musical américain de Howard Hawks sorti en 1953.

Cette comédie musicale se situe dans le milieu des danseuses de revues. Le scénario joue sur l'opposition totale entre les caractères des deux danseuses vedettes.

D'une part Lorelei Lee et d'autre part Dorothy Show . La première, blonde naïve, n'est intéressée que par les hommes riches et le mot diamant , la deuxième, brune à la répartie bien aiguisée, tombe toujours amoureuse d'hommes honnêtes mais peu fortunés, et ce au grand désespoir de son amie. Car malgré tout ce qui les oppose, ces deux jeunes femmes sont les meilleures amies du monde. Elles sont bien décidées à partir en France pour découvrir Paris. Ce voyage est organisée par Lorelei aux frais de son richissime futur époux, Gus Esmond. Elle s'embarque sur un magnifique bateau avec Dorothy comme chaperon, toutes deux surveillées de près par un détective privé Malone, engagé par Gus.

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Cyd Charisse

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Cyd Charisse, de son vrai nom Tulla Ellice Finklea, est une actrice et danseuse américaine née le 8 mars 1921 et morte le 17 juin 2008. Elle est une des icônes de la danse à l'écran.

Cyd Charisse nait à Amarillo, au Texas. Après des cours de ballet dans sa jeune enfance, elle intègre la formation des Ballets russes en 1934 avec lesquels elle se produit sous les pseudonymes de Celia Siderova et Maria Istromena. Après la dissolution de la troupe au début de la Seconde Guerre mondiale, elle regagne Hollywood où elle décroche quelques petits rôles dansés non crédités avant d'être remarquée pour son pas de deux avec Fred Astaire dans Ziegfeld Follies en 1946. Cette prestation lui procure un contrat de sept ans avec la MGM.

En 1952, Gene Kelly la choisit comme partenaire pour le numéro - sans paroles - de Chantons sous la pluie, Broadway Melody. La même année, elle fait assurer ses jambes pour 5 millions US$. Bien qu'elle ne soit pas chanteuse (elle sera doublée dans tous ses films), ses qualités plastiques et artistiques lui permettent de décrocher son premier rôle principal parlant dans Tous en scène de Vincente Minnelli dans lequel elle retrouve Fred Astaire. S'ensuivent au cours des années 1950 plusieurs succès de la comédie musicale qui la hissent au rang de star dont La Belle de Moscou de Rouben Mamoulian en 1957, un remake de Ninotchka d'Ernst Lubitsch.

Le déclin du genre dans les années 1960 est aussi le sien, mais elle aura attaché son nom aux grandes heures de la comédie musicale. L'actrice meurt des suites d'une attaque cardiaque au centre médical Cedars-Sinai de Los Angeles le 17 juin 2008.

Audrey Hepburn

Audrey Hepburn

Audrey Hepburn, née Audrey Kathleen Ruston le à Ixelles (Belgique) et morte le à Tolochenaz (Suisse), est une actrice britannico-néerlandaise.

Le succès de la pièce Gigi (1951) lui ouvre les portes du cinéma ; dès 1953, Vacances romaines lui vaut l’Oscar de la meilleure actrice. Ses autres grands succès incluent Sabrina ou My Fair Lady. En 1967, à 38 ans, elle met fin à sa carrière d’actrice.

Elle est entrée dans l’histoire du cinéma comme l’une de ses plus grandes actrices. En 1999, l’American Film Institute l’a ainsi distinguée comme la troisième plus grande actrice de tous les temps dans le classement AFI’s 100 Years… 100 Stars.

Elle a un engagement important pour des causes humanitaires. Elle fut ambassadrice de l’Unicef entre 1988 et 1992 et son action est aujourd’hui poursuivie par l’Audrey Hepburn Children’s Fund, œuvre caritative fondée en 1994, un an après sa mort d’un cancer du côlon.

Elle marque également son époque par l’incarnation d’un certain « chic » inspiré par le couturier Hubert de Givenchy dont elle est l’amie et l’égérie.

Marilyn Monroe

Marilyn Monroe dans le film Le Prince et la Danseuse (1957).

Marilyn Monroe, de son vrai nom Norma Jeane Mortenson, est une actrice et chanteuse américaine née le à Los Angeles (Californie) et morte le également à Los Angeles.

Elle se destine initialement au mannequinat avant d’être repérée par Howard Hughes et de signer son premier contrat avec la 20th Century Fox en 1947. Au début des années 1950, elle accède au statut de star hollywoodienne et à celui de sex-symbol. Ses grands succès incluent Les hommes préfèrent les blondes, Sept ans de réflexion ou encore Certains l’aiment chaud qui lui vaut le Golden Globe de la meilleure actrice dans un film musical ou une comédie en 1960.

En dépit de son immense notoriété, sa vie privée est un échec et sa carrière la laisse insatisfaite tout au long de sa vie. Les causes de sa mort demeurent l’objet de vives spéculations : surdosage de somnifères ou assassinat politique. En 1999, l’American Film Institute l’a distinguée comme la sixième plus grande actrice de tous les temps dans le classement AFI’s 100 Years… 100 Stars.

Judy Garland

Judy Garland en 1943.

Judy Garland (1922-1969) est une actrice et chanteuse américaine. Son énergie, sa sensibilité artistique, sa vulnérabilité, son talent incomparable et surtout sa voix bouleversante contribuent à en faire une des légendes du cinéma. Sa carrière, débutée à l'âge de 14 ans, est marquée par des films tels que Le Magicien d'Oz, En avant la musique ou La Jolie Fermière.

Malgré le succès, la vie Judy Garland est marquée par d'importantes difficultés personnelles, des problèmes financiers et d'addictions. Ces difficultés et son talent sur scène en font une icône gay et une figure camp.

Elle est la mère de la chanteuse et actrice Liza Minnelli.

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Every Sunday

Every Sunday (parfois appelé par erreur Every Sunday Afternoon, One Sunday Afternoon ou Opera vs. Jazz) est un court métrage musical américain en noir et blanc de onze minutes, sorti le . Réalisé par Felix E. Feist, il suit l'histoire de deux jeunes filles s'efforçant de sauver une série de concerts publics, dont l'existence est menacée par la désaffection du public.

Ce court-métrage est resté célèbre pour avoir servi de bout d'essai à Judy Garland et Deanna Durbin, deux jeunes actrices qui deviennent par la suite des célébrités de premier plan. Il marque par ailleurs leur unique collaboration et leur première apparition significative à l'écran. Passé relativement inaperçu à l'époque de sa sortie, il s'est forgé une réputation généralement positive parmi les biographes de Judy Garland.

La Boîte à musique

La Boîte à musique est le 10e long-métrage d’animation et le 8e « Classique d’animation » des studios Disney. Sorti en 1946, ce film est une compilation de dix courts métrages musicaux, chantés par des artistes de l’époque. C’est la troisième compilation de courts métrages d’animation produite par le studio durant les années 1940, après Saludos Amigos en 1942 et Les Trois Caballeros en 1944.

Alors que les deux compilations précédents sont des mélanges d’animation et de prise de vue réelles basés sur le thème du voyage en Amérique du Sud, La Boîte à Musique reprend le principe de Fantasia (1940) : une exploration musicale et graphique à travers des séquences réalisées uniquement en animation. Cependant, à la différence de Fantasia, les compositions musicales sont plus variées, comprenant, outre de la musique classique, de la musique populaire avec notamment du jazz et du swing. Par ailleurs, les séquences mettent en scène des histoires plus fortement liées à la culture américaine que Fantasia, exception faite du conte russe Pierre et le Loup.

L’accueil du film est assez mitigé. Cette troisième compilation renforce la dissociation entre les premiers longs métrages, considérés par beaucoup comme des chefs-d’œuvre, et une période artistiquement moins glorieuse pour le studio, qui s’achèvera avec la sortie, en 1950, de Cendrillon.

Mélodie Cocktail

Mélodie Cocktail — ou Le Temps d'une mélodie au Québec — est le 13e long-métrage d'animation et le 10e « Classique d'animation » des studios Disney. Sorti en 1948, il s'agit d'une anthologie de sept courts métrages dans la lignée de Fantasia (1940) et de La Boîte à Musique (1946), mais incluant des prises de vues réelles.

Les sept séquences, assez disparates, reprennent des traits caractéristiques des précédentes productions de Disney. Ainsi, on retrouve deux séquences sur le folklore américain, une séquence d'animation surréaliste, une autre dans un monde d'objets anthropomorphes et d'autres mêlant animation et acteurs en prise de vue réelle. Plusieurs auteurs notent que le film, malgré un certain niveau technique et quelques éléments agréables, manque d'unité. D'après ces mêmes critiques, le film conforte le public dans son attente d'un retour aux standards de Disney, les longs métrages d'un seul tenant. Mélodie cocktail est la dernière compilation de courts métrages de Disney hormis la compilation Le Crapaud et le Maître d'école (1949) avec deux moyens métrages. Le long métrage Cendrillon est alors en production et prévu pour 1950.

En 1955, deux séquences issues du film ont été éditées sous le titre Contrasts in Rhythm tandis que cinq autres ont été regroupées avec quatre tirées de La Boîte à musique sous le nom de Music Land.

Mélodie du Sud

Mélodie du Sud est le 11e long-métrage d'animation des studios Disney, mélangeant animation et prises de vues réelles. Sorti en 1946, il est adapté des Contes de l'Oncle Rémus (Tales of Uncle Remus) de Joel Chandler Harris, parus entre 1880 et 1905.

Le film met en scène trois contes de Harris inclus dans une histoire dramatique se déroulant dans le vieux Sud américain avec d'anciens esclaves et leurs anciens maîtres dans une plantation de coton. Bien que l'histoire soit située après la Guerre de Sécession, les éléments à caractère raciaux sont fortement présents, par les paroles et les attitudes des personnages réels ou d'animation. Tout au long de la conception du film, dans les années 1940, puis après sa sortie, le film a fait l'objet d'une importante controverse aux États-Unis autour des images et propos raciaux qu'il véhicule. Le film n'est plus ressorti au cinéma depuis les années 1980 et malgré quelques rares sorties sur supports vidéos il n'est plus disponible et ce de manière officiellement intentionnelle pour des raisons éthiques et morales.

Mélodie du Sud est l'une des rares productions Disney à n'avoir jamais connu de diffusion en DVD alors qu'un film jugé propagandiste tel que Victoire dans les airs (1943) est disponible dans la collection Walt Disney Treasures.

Bienvenue chez Joe

Jerry O'Connell, ici en 2008, joue son premier rôle comme personnage principal au cinéma dans Bienvenue chez Joe.

Bienvenue chez Joe, également connu sous les titres Joe's Apartment ou L'Appartement de Joe, est une comédie américaine réalisée par John Payson, sortie en 1996. Ce film est connu pour être la première production de MTV Films, filiale de la société MTV Networks, gérant la chaîne de télévision MTV. C'est aussi la première des deux productions commune entre MTV Films et Geffen Pictures.

Le film est tiré d'un court métrage, Joe's Apartment, également réalisé par John Payson, et diffusé pour la première fois sur MTV en 1992. L'histoire est celle de Joe, un jeune homme naïf, qui arrive de l'Iowa pour s'installer dans la ville de New York. Par un concours de circonstances, il s'installe dans un appartement insalubre, qui se révèle être habité par une colonie de cafards.

Le film est un échec à la fois critique et public ; il ne remporte qu'un peu plus de quatre millions de dollars, alors qu'il a coûté treize millions à la production. Le film est vu comme une analyse corrosive de la vie new-yorkaise ainsi qu'un désenchantement du rêve américain. Malgré cet accueil globalement décevant, le film reçoit quelques récompenses saluant notamment le travail d'animation des cafards effectué par les Blue Sky Studios de Chris Wedge.

Mary Poppins (film, 1964)

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Mary Poppins est un film musical américain de Robert Stevenson adapté du roman éponyme de Pamela L. Travers et sorti en 1964. Mêlant prises de vues réelles et animation, il est considéré comme le 23e long métrage d'animation des studios Disney.

Après une longue période de tractations entre Walt Disney et Pamela L. Travers pour obtenir les droits d'adaptation, la production du film commence en 1960 pour s'achever en 1964. Cette période fait l'objet d'un long métrage de fiction, Dans l'ombre de Mary (Saving Mr. Banks) réalisé par John Lee Hancock, sorti en 2013 avec Tom Hanks dans le rôle de Walt Disney. Révélant le talent de Julie Andrews et confirmant celui de Dick Van Dyke, Mary Poppins est l'une des productions Disney les plus chaleureusement accueillies par le public et la presse, remportant de nombreux prix (dont cinq Oscars), bien que certains spécialistes estiment que sa forme rappelle plus les années 1940 que le milieu des années 1960. Le film est remarquable sur plusieurs points, comme le traitement en « comédie musicale » ou le mélange entre prises de vue réelles et animation, même si cette dernière, qui constitue pourtant l'activité originelle des studios Disney, passe au second plan, phénomène qui s'amplifiera dans les décennies suivantes. Réalisé à une période qui voit l'institutionnalisation des critiques chez une élite intellectuelle devenue le fer de lance des détracteurs de Disney, Mary Poppins est aussi une œuvre-testament qui couronne la carrière de Walt Disney, mort deux ans plus tard.