Alaska

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64° N 150° O / 64, -150

Alaska
Sceau
Sceau
Drapeau
Drapeau
Carte des États-Unis avec l'Alaska en rouge.Surnom« The Last Frontier » et « the Land of the Midnight Sun »En français : « la Dernière Frontière » et « la Terre du Soleil de Minuit »DeviseNorth to the Future« Le Nord vers l'Avenir »
Carte des États-Unis avec l'Alaska en rouge.

Surnom
« The Last Frontier » et « the Land of the Midnight Sun »
En français : « la Dernière Frontière » et « la Terre du Soleil de Minuit »

Devise
North to the Future
« Le Nord vers l'Avenir »
Administration
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Capitale Juneau
Adhésion à l’Union 3 janvier 1959 (49e État)
Gouverneur Bill Walker (Ind.) (depuis 2014)
Sénateurs Lisa Murkowski (R)
Dan Sullivan (R)
Nombre de représentants Don Young (R)
ISO 3166-2 US-AK
Fuseau horaire -9 à -10
Démographie
Gentilé Alaskain/Alaskaine
Population 731 449 hab. (2012[1])
Densité 0,43 hab./km2
Rang 47e
Ville la plus peuplée Anchorage
Géographie
Altitude 3 060 m (min. : 0 m) (max. : mont McKinley 6 194 m)
Superficie 1 717 854 km2
Rang 1er
– Terre 1 481 305 km2
– Eau (%) 236 548 km2 (13,77 %)
Coordonnées 51° 20' N à 71° 50' N (1 300 km)
130° W à 173° E (2 380 km)
Divers
Langues officielles Anglais, Inupiak, Yupik sibérien central, Yupik de l'Alaska central, Alutiiq, Unangan, Dena'ina, Deg hit'an, Holikachuk, Koyukon, Kolchan, Gwich'in, Tanana, Haut Tanana, Tanacross, Hän, Ahtna, Eyak, Tlingit, Haïda, Tsimshian[2]
Liens
Site web http://www.alaska.gov

L'Alaska (prononcé [a.las.ka ] Écouter (Fr.) en français et [ ə.ˈlæ.skə ] Écouter (É.-U.A) en anglais) est le 49e État des États-Unis. Sa capitale est Juneau et sa plus grande ville est Anchorage, qui comprend environ 40% de la population de l'État. Avec une superficie totale de 1 717 854 km2, il est l'État le plus étendu et le plus septentrional du pays, mais l'un des moins peuplés, ne comptant que 731 449 habitants en 2012[1]. Comme Hawaï, l'Alaska est séparé du Mainland et se situe au nord-ouest du Canada. Bordé par l'océan Arctique au nord et la mer de Béring et l'océan Pacifique au sud, ce territoire est séparé de l'Asie par le détroit de Béring. En outre, ses divisons administratives ne sont pas des comtés mais des boroughs.

Alaska signifie « continent » en aléoute[3]. Cette région, que l'on appelait au XIXe siècle l'« Amérique russe », tire son nom d'une longue presqu'île, au nord-ouest du continent américain, à environ 1 000 km au sud du détroit de Bering, et qui se lie, vers le sud, aux îles Aléoutiennes. Peuplé par des aléoutes, esquimaux (notamment Inuits et Yupiks) et peut-être d'autres amérindiens depuis plusieurs millénaires, le territoire est colonisé par des trappeurs russes à la fin du XVIIIe siècle. L'Alaska vit alors essentiellement du commerce du bois et de la traite des fourrures. En 1867, les États-Unis l'achètent à la Russie pour la somme de 7,2 millions de dollars (environ 120 millions de dollars actuels), et celui-ci adhère à l'Union le 3 janvier 1959. Les domaines économiques prédominants aujourd'hui sont la pêche, le tourisme, et surtout la production d'hydrocarbures (pétrole, gaz) depuis la découverte de gisements à Prudhoe Bay dans les années 1970.

Le Mont McKinley (6 168 mètres d'altitude), point culminant des États-Unis, se trouve dans la chaîne d'Alaska et constitue le cœur du Parc national de Denali. Le climat y est de type polaire, et la faune caractéristique des milieux froids (grizzli, caribou, élan, ours blanc...). Les territoires limitrophes sont le territoire du Yukon et la province de Colombie-Britannique au Canada. Le Kraï du Kamtchatka et le district autonome de Tchoukotka se trouvent à quelques dizaines de kilomètres, de l'autre côté du détroit de Bering. Bastion du Parti républicain, l'Alaska fut gouverné de 2006 à 2009 par Sarah Palin, candidate à la vice-présidence des États-Unis en 2008 et égérie du mouvement des Tea Party.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Alaska est la version russe (Аляска) du mot aléoutien Alakshak signifiant « terres » ou « grande péninsule ». Les Aléoutes sont des eskimos habitant les îles Aléoutiennes et l'ouest de l'Alaska.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'Alaska est un ancien territoire russe d'Amérique, vendu aux États-Unis en 1867 pour la somme de 7,2 millions de dollars[4].

Les cultures autochtones de l'Alaska[modifier | modifier le code]

Les savoirs et savoir-faire traditionnels font l'objet de recherches et colportage, notamment coordonnés par l'Alaska Native Science Commission[5].

La culture de Denbigh en Alaska (3000 à 1000 av. J.-C.)[modifier | modifier le code]

  • Le territoire

Les gens de Denbigh vivaient dans le nord de l'Alaska, il y a 5 000 ans. Leur principale ressource était les animaux qu'ils chassaient dans la toundra, pour leur nourriture, leurs vêtements et leurs abris. En 1948, l'archéologue américain Louis Giddings excave, au Cap Denbigh, sur la côte de la mer de Béring, des microlames de chert et d'obsidienne, qui ressemblent à celles trouvées précédemment dans le désert de Gobi (Paléo et mésolithique asiatique). Giddings remarque également que les pointes de projectiles ont des similitudes avec celles des Paléoindiens et des cultures archaïques du Nouveau-Monde. Le nom de cette culture, comme beaucoup d'autres d'ailleurs, nous vient donc de la situation géographique de cette première découverte.

  • Les ressources naturelles et activités de subsistance

Ces peuplades passaient l'été sur les côtes de la mer de Béring et durant les autres saisons, à l'intérieur des terres à la recherche de caribou et de poissons anadromes.

  • L'organisation sociale

Ce groupe culturel est connu pour ses outils de pierre taillée, comme les grattoirs, les pointes de projectile, les outils pour le travail de l'os, les lames et les gouges.

  • Les origines et descendances

Le Denbighien est très proche culturellement des trois autres entités formant ce que l'on appelle les Paléoesquimaux anciens, que nous avons décrits précédemment. Les origines exactes de cette culture ne sont pas très bien connues. La technologie microlithique a sûrement pris racine dans la tradition paléolithique de l'Alaska et plus sûrement dans la culture paléosibérienne. En revanche, les Denbighiens sont les ancêtres de toute une série de cultures alaskaines : baleinières anciennes, Choris et Norton.

Pendant que les Paléoesquimaux développaient leur culture dans le Canada arctique et au Groenland, une évolution fort différente se poursuivait en Alaska dans la région du détroit de Béring. De leur côté, les îles Aléoutiennes ont connu un développement graduel qui a débouché sur la culture des Aléoutes d'aujourd'hui. La côte pacifique de l'Alaska, quant à elle, a connu une évolution technologique fondée sur l'ardoise polie, qui a pu être à l'origine des cultures esquimaudes de cette région. Les côtes nord et ouest étaient occupées par des gens de la tradition des outils microlithiques de l'Arctique, la même culture que ceux de l'Arctique canadien. Vers 1000 av. J.-C., l'activité humaine en Alaska a connu un arrêt de plusieurs siècles. Après cette pause, apparaît une série de groupes comme les cultures baleinières anciennes, Choris et Norton qui sont un mélange complexe de microlithisme de l'Arctique, de culture de la côte du Pacifique et de groupes du Néolithique de la Sibérie orientale de la même époque.

Les cultures baleinières anciennes (1000 av. J.-C. à 120 av. J.-C.)[modifier | modifier le code]

Nous savons très peu de choses sur les cultures baleinières anciennes. En fait, il n'y a qu'un seul village de cinq maisons qui a été découvert au cap Krusenstern (en), au nord du détroit de Béring. Il y avait des os de phoque dans les maisons et des os de baleine étendus sur les plages environnantes. On peut considérer cette culture comme une tentative éphémère de mixité, des Aléoutes peut-être, des Esquimaux ou des Amérindiens.

La culture de Choris (1000 av. J.-C. à l'an 1)[modifier | modifier le code]

Les gens de la culture de Choris vivaient dans de grandes maisons semi-souterraines ovales et chassaient le phoque et le caribou. Ils fabriquaient aussi des outils de pierre taillée qui rappellent passablement ceux de la Tradition microlithique de l'Arctique. Comme pour les cultures baleinières anciennes, l'origine des gens de Choris reste nébuleuse pour l'instant. Ces petits groupes de chasseurs étaient peut-être des Eskimos du sud de l'Alaska, ou des Aléoutes qui migrèrent vers le nord, ou des Amérindiens qui avaient adopté des coutumes esquimaudes, voire des immigrants sibériens.

La traite des fourrures[modifier | modifier le code]

Les traces du passé russe sont encore visibles en Alaska : ici la ville d'Unalaska et son église orthodoxe.

À partir de 1784, les trappeurs russes établissent des comptoirs de traite permanents sur les îles Aléoutiennes et sur la côte américaine du Pacifique, jusqu'à la Californie (fort Ross, à moins de 160 kilomètres au nord de San Francisco). Pour commencer, des postes côtiers sont établis à Attu, Agattu (en) et Unalaska, dans les îles Aléoutiennes, ainsi que dans l'île de Kodiak, au large de l'embouchure du golfe de Cook. Dix-huit mois plus tard, une colonie est établie sur le continent, en face de l'anse Cook. L'objectif est de chasser la loutre de mer, dont la fourrure se vend à prix d'or sur les marchés chinois. Comme en Sibérie, les Russes embauchent, alcoolisent et cherchent à convertir à l'orthodoxie les populations locales : la communauté orthodoxe alaskane est aléoute ou kodiak. On comptait environ 25 000 Aléoutes à l'arrivée des Russes, mais seulement 3 892 en 1885, après 122 ans de domination russe (au pied du volcan Mont Redoubt, haut de 3 100 mètres, la présence de l'église russe orthodoxe de Ninilchik rappelle que l'Alaska fut une colonie russe), puis américaine… vodka, bourbon et grippe ont eu ici les mêmes effets qu'ailleurs[6]. Dès la fin du XVIIIe siècle, des marchands et des missionnaires américains et anglais viennent concurrencer les activités russes.

Alexandre Baranov.

En 1787, Aleksandr Andreïevitch Baranov fonde un poste de traite sur l'île Sitka, où il implante des serfs russes et aléoutes ; de 1799 à 1804, il est le gouverneur et administrateur résidant de l'Amérique russe et décide d'y construire sa capitale. Le fort est détruit par les Tlingits en 1802. Baranov reprend les lieux deux ans plus tard : l'île est rebaptisée de son nom actuel et la capitale prend le nom de Novo-Arkhangelsk (actuelle « Sitka »). En 1807, le gouverneur réside au château Baranov. En 1811, c'est lui qui établit le poste de fort Ross en Californie. Au total, on peut compter une quarantaine de forts russes en Amérique, dans la première moitié du XIXe siècle. La Russie déclare que l'Amérique russe s'étend jusqu'au détroit de la Reine-Charlotte (actuel Canada) et que les étrangers n'ont pas droit de passage. La Californie étant espagnole, alors que l'Oregon et la Colombie-Britannique (comprenant encore l'actuel État de Washington) sont anglais, l'accès au Pacifique et à ses fourrures semble impossible aux États-Unis. Face à ce blocage, le président américain James Monroe rédige sa célèbre doctrine qui vise à éliminer les influences européennes du continent. Les États-Unis, le Royaume-Uni et la Russie finissent par s'entendre, et un traité est signé en 1824, par le biais duquel la frontière russe est déplacée du sud (Californie) vers le nord (actuel Alaska), tandis que les Anglais renoncent à l'Orégon et au sud de la Colombie-Britannique (désormais territoire de Washington). Par ce traité, l'établissement de nouveaux forts russes hors Alaska est prohibé et, en 1825, le Royaume-Uni obtient un droit de passage le long de l'étroite bande côtière alaskane. Finalement, l'achat de l'Alaska par les Américains, en 1867, met un terme à la présence russe en Amérique.

Articles détaillés : Amérique russe et achat de l'Alaska.

Un territoire américain[modifier | modifier le code]

Territoire d'origine russe, après son achat par les Américains en 1867 pour sept millions de dollars. Cet achat fut effectué lors de la création d'une ligne télégraphique devant traverser la Russie et le détroit de Béring, reliant ainsi le territoire des États-Unis à l’Europe. Le transfert de ce territoire de la Russie aux États-Unis entraina pour les Alaskains le passage du calendrier julien au calendrier grégorien ainsi que le décalage vers l'ouest de la ligne de changement de date ; pour cette double raison, ils virent le vendredi 18 octobre succéder au vendredi 6 octobre. La région fut d'abord dénommée : département de l'Alaska (en) et placé sous la juridiction de l'armée jusqu'en 1877, du Trésor jusqu'en 1879 et de la Marine jusqu'en 1884.

En cette fin du XIXe siècle, les chercheurs d'or tentèrent par milliers leur chance et y laissèrent parfois leur vie. Mais cette fièvre de l'or, appelée « ruée vers l'or du Klondike », retombe très vite. Les autres activités économiques sont données par la pêche et la conserverie.

En 1884, l'Alaska fut organisé en tant que District de l'Alaska (en). En 1890, l'Alaska compte environ 30 000 habitants, dont les ¾ sont indigènes[7].

Le , il devint le Territoire de l'Alaska. Une seule voie de chemin de fer relie alors la côte à Fairbanks au centre du territoire, elle a été construite par le biais de l'État fédéral entre 1915 et 1923.

Ce territoire entra dans l'Union en tant que 49e État le . Durant la deuxième moitié du XXe siècle, l'Alaska devint une position stratégique dans la guerre froide qui opposait les États-Unis à l'Union soviétique. Vers 1975, la découverte de champs pétrolifères entraîna un afflux massif de travailleurs. Aujourd'hui, l'Alaska attire les touristes à la belle saison, venus admirer les ours et les fjords et pratiquer la pêche sportive (saumon et truite).

Le destin des populations autochtones[modifier | modifier le code]

En 1971, on recensait 40 000 Inuits et Yupiks, 22 000 Amérindiens et 7 000 Aléoutes. Ils obtinrent un statut privilégié et reçurent légalement 200 000 km2 de réserve ainsi qu'un milliard de dollars d'indemnités. Le mode de vie traditionnel des autochtones a été profondément bouleversé par l'arrivée des blancs : désormais, les déplacements se font sur des motoneiges, les jeunes profitent du confort moderne, mais s'éloignent des traditions et ils vivent des revenus du pétrole.

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie de l'Alaska.

Situation et caractéristiques générales[modifier | modifier le code]

Comparaison de la surface de l'Alaska avec celle des 48 États contigus

L'Alaska ne possède de frontière commune avec aucun autre État américain. Il partage cette caractéristique avec Hawaï. Il est bordé à l'est par le territoire du Yukon et la Colombie-Britannique, une province du Canada. La frontière entre l'Alaska et le Canada s'étend sur 2 477 km[8]. Ailleurs, trois ensembles maritimes entourent l'Alaska : le golfe d'Alaska, qui se trouve au nord de l'océan Pacifique ; la mer de Béring et la mer des Tchouktches, qui le sépare de l'Asie à l'ouest ; la mer de Beaufort enfin, qui borde les côtes nord et fait partie de l'océan Arctique. Le détroit de Béring sépare naturellement l'Alaska de la Russie.

L'Alaska est le plus vaste État des États-Unis : une superficie de 1 717 854 km2 dont 1 481 305 km2 de terres, ce qui représente 18,7 % du territoire américain et trois fois la superficie de la France métropolitaine[9]. Il s'étale sur environ 43 ° de longitude (130/173 ° W) et 16 ° de latitude (71/55 ° N) : c'est donc en Alaska que se trouvent le lieu le plus occidental (île Attu) et le lieu le plus septentrional (Barrow) des États-Unis. Le centre géographique de l'État se situe à 63°50' de latitude nord et 152°00' de longitude ouest[10].

Selon une étude du bureau of Land Management datant de 1998, environ 65 % du territoire est la propriété du Gouvernement fédéral des États-Unis, qui gère les forêts, les parcs et les réserves naturelles nationales de l'Alaska. Le reste est géré par l'État d'Alaska (25 %) et par les organisations indigènes créées par l’Alaska Native Claims Settlement Act de 1971 (10 %).

Littoral et hydrologie[modifier | modifier le code]

Le littoral et le mont Edgecumbe

Le rivage alaskien est découpé et accidenté : les chaînes côtières plongent dans l'océan. La transgression flandrienne a provoqué une remontée du niveau des eaux et formé des fjords impressionnants. La navigation est rendue difficile par la présence d'obstacles permanents (îles, écueils) ou temporaires (icebergs). Le fait que la côte soit fortement découpée a permis l'installation de plusieurs ports. L'Alaska comprend de très nombreuses îles, en particulier au sud (archipel Alexandre) et à l'ouest (îles Aléoutiennes), ce qui explique la grande longueur du littoral. La plus grande île est l'île du Prince de Galles. L'archipel des Aléoutes s'étend sur plusieurs centaines de kilomètres. Le Passage Intérieur est utilisé pour la navigation : il mesure 860 km de long et compte 70 grands glaciers entre les 55e et 61e parallèles, le continent et l'archipel Alexandre[11]. Le nombre de lacs est estimé à plus de trois millions, celui des cours d'eau à 3 000[12]. Les glaciers couvrent plus de 41 000 km2.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Mont Katmai
Carte topographique de l'Alaska

Avec ses glaciers qui produisent des icebergs, ses volcans qui sculptent des vallées lunaires, ses montagnes qui continuent de s'élever vers le ciel, l'Alaska, aux paysages en perpétuel devenir, est le contraire d'une terre ferme. Ce coin de la planète, terre d'élection pour les géologues, est le théâtre de vastes mouvements tectoniques : failles, éruptions, séismes sillonnent et secouent ce « bloc fantastique venu d'ailleurs »[réf. nécessaire].

Des 3 000 cours d'eau qui sillonnent l'Alaska, le Yukon est le plus célèbre. Il serpente sur 2 000 km, de la frontière canadienne à la mer de Béring, charriant encore les pépites de la ruée vers l'or : une voie légendaire et historique. Le nom d'Alaska vient d'un mot de la langue aléoute qui veut dire la grande terre ; pourtant, l'immense réseau fluvial et les 3 000 000 (?) de lacs en font plutôt un monde aquatique où l'hydravion est roi.

L'Alaska est une grande zone sismique. Deux des trois plus violents tremblements de terre jamais enregistrés ont touché l'État américain :

La péninsule de l'Alaska compte de nombreux volcans en activité. Sur la partie nord-est de la Ceinture de feu du Pacifique, les volcans Mont Pavlof (2 518 mètres), Augustine (1 227 mètres), mont Redoubt (3 108 mètres), Mont Spurr (3 374 mètres). Le chapelet des îles Aléoutiennes témoignent du choc tectonique : elles ont une forme pointue (exemple : le volcan Mont Shishaldin, 2 857 mètres) et prolonge la cordillère de la chaîne des Aléoutiennes. En 1912, une violente explosion a décoiffé le mont Katmai de ses 600 derniers mètres. Plusieurs tonnes d'oxyde de soufre ont été projetées dans l'atmosphère, à plus de 15 kilomètres du sol et ont perturbé la mousson en Asie. Haut-lieu mondial de la volcanologie, la vallée des Dix mille fumées a été recouverte par les cendres sur une surface de 100 km2.

La fosse des Kouriles borde le plateau continental de l'Alaska au sud et atteint une profondeur maximale de 10 498 mètres[13].

Principales chaînes de montagne[modifier | modifier le code]

Principales chaînes de montagne en Alaska :

Nom de la chaîne
ou du massif
Nom du sommet
le plus élevé
Altitude
en mètres
Coordonnées
de la chaîne
Brooks Range Chamberlin (mont) 2749 68° 56′ N 151° 55′ O / 68.933, -151.917
Montagnes Talkeetna Sovereign Mountain 2697 62° 02′ N 147° 54′ O / 62.033, -147.9
Wrangell Mountains Blackburn (mont) 4996 62° 21′ N 142° 57′ O / 62.35, -142.95
Chugach Mountains Marcus Baker (mont) 4016 61° 02′ N 145° 43′ O / 61.033, -145.717
Kenai Mountains Truuli Peak 2015 60° 06′ N 149° 59′ O / 60.1, -149.983
Alaska Range McKinley (mont) 6194 62° 54′ N 149° 51′ O / 62.9, -149.85
Aleutian Ranges Mont Redoubt 3108 58° 00′ N 157° 33′ O / 58, -157.55
Saint Elias Mountains Logan (mont) 5956 60° 06′ N 139° 06′ O / 60.1, -139.1
Péninsule d'Alaska Mont Pavlof 2507 57° 10′ N 158° 19′ O / 57.17, -158.317
Tordrillo Mountains Torbert (mont) 3479 61° 27′ N 151° 41′ O / 61.45, -151.683
Fairweather Range Fairweather (mont) 4671 58° 50′ N 137° 19′ O / 58.83, -137.317
Schwatka Mountains Igikpak (mont) 2523 67° 21′ N 155° 49′ O / 67.35, -155.817
Endicott Mountains (en) Thibodeaux Mountain 2298 68° 22′ N 152° 14′ O / 68.367, -152.233
Philip Smith Mountains (en) Cloud Peak 2414 68° 33′ N 148° 14′ O / 68.55, -148.233
Mont McKinley, Alaska
Montagnes Wrangell

Principaux sommets[modifier | modifier le code]

Mont Griggs
  • Mont McKinley, 6 194 mètres : le plus haut sommet des États-Unis et d'Amérique du Nord, dans la chaîne d'Alaska
  • North Peak, 5 904 mètres
  • St. Elie, 5 489 mètres
  • Foraker, 5 304 mètres
  • Bona, 5 044 mètres
  • Blackburn, 4 996 mètres
  • Kennedy, 4 964 mètres
  • Sanford, 4 949 mètres
  • South Buttress, 4 842 mètres
  • Vancouver, 4 785 mètres
  • Churchill, 4 766 mètres

Climat[modifier | modifier le code]

Glacier en Alaska

D'une manière générale, le climat alaskien est marqué par un hiver glacial et long. L'écrivain Jack London a écrit que l'Alaska était « le pays où le whisky gèle et peut servir de presse-papiers durant une bonne partie de l'année ». Le sol est gelé en profondeur et empêche le développement de l'agriculture : c'est le pergélisol (ou permafrost) qui varie de quelques dizaines à quelques centaines de mètres en Alaska[14]. La couche superficielle, sur laquelle les Hommes marchent, est le mollisol qui dégèle au printemps. En hiver, les chutes de neige et les avalanches peuvent isoler les villages. Au cours du printemps, le sol dégèle en surface et provoque la formation de marécages, souvent infestés de moustiques. L'Alaska se couvre de centaines de lacs. Les rivières gonflent et charrient des troncs d’arbres. L'été ne dure que peu de temps et autour du solstice, le soleil ne se couche pas au-delà du cercle polaire arctique. La saison est marquée par de grands incendies de forêt provoqués par la foudre.

Les climats sont divers en fonction de la latitude, de l'altitude, de l'éloignement par rapport à l'océan Pacifique ou de la disposition des reliefs comme l'illustrent ci-après les relevés respectifs des villes d'Anchorage, de Fairbanks et de Barrow.

  • Climat subpolaire océanique au sud de l'Alaska :
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −13,1 −11,4 −7,7 −1,9 3,8 8,4 10,9 9,7 5,3 −1,8 −9,4 −12,2 −1,6
Température moyenne (°C) −9,5 −7,4 −3,5 2,1 8,1 12,4 14,7 13,5 9,1 1,4 −6 −8,7 2,1
Température maximale moyenne (°C) −5,9 −3,4 0,6 6 12,4 16,4 18,4 17,2 12,9 4,7 −2,7 −5,3 5,9
Précipitations (mm) 20,1 19,8 17,5 17 18,5 29 43,4 62 68,6 51,6 28,2 28,4 404
Source : World Climate[15]
  • Climat subpolaire continental à l'intérieur de l'Alaska :
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −28,1 −25,8 −18,7 −6,4 3,3 9,7 11,4 8,4 2,3 −7,7 −20,9 −26 −8,2
Température moyenne (°C) −23,4 −19,8 −11,7 −0,7 9,2 15,4 16,9 13,8 7,5 −3,8 −16,3 −21,4 −2,8
Température maximale moyenne (°C) −18,7 −13,8 −4,6 5 15,2 21,2 22,4 19,1 12,7 0 −11,7 −16,8 2,5
Précipitations (mm) 11,9 10,2 9,4 8,1 15,5 34,8 47,5 49,8 24,1 22,9 20,3 21,6 276,1
Source : World Climate[16]


  • Climat polaire au nord de l'Alaska :
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −28,5 −30,9 −29,5 −22,8 −9,8 −1,3 0,9 0,7 −2,8 −12,9 −21,6 −27,3 −15,4
Température moyenne (°C) −25,2 −27,7 −26,2 −19 −7,1 1,1 4,1 3,3 −0,8 −10,3 −18,7 −24 −12,5
Température maximale moyenne (°C) −21,9 −24,3 −22,8 −15,2 −4,3 3,5 7,2 5,7 1 −7,7 −15,8 −20,7 −9,6
Précipitations (mm) 4,3 3,8 4,3 5,1 4,1 7,1 23,9 24,4 15,2 11,4 6,4 4,1 114,1
Source : World Climate[17]


Conséquences du changement climatique[modifier | modifier le code]

Depuis plusieurs années, l'Alaska enregistre un réchauffement des températures : elles ont augmenté en moyenne de 1,6 °C depuis les années 1950[18]. Le littoral de l'État subit les effets de la montée du niveau des mers et océans. Les Inuits de Shishmaref, le village de l'île Sarichef dans le nord-ouest de l'Alaska, ont reçu une aide de 150 millions de dollars[18] pour faire face à l'érosion des côtes et aux dégâts provoqués par les vagues ; les Yupiks de Newtok vont être déplacés sur une colline. La fonte précoce de la banquise bouleverse les modes de vie des autochtones et menace plusieurs espèces animales telles que l'ours blanc. À moyen terme, la route maritime du nord, reliant les océans Atlantique et Pacifique, pourrait être libre de glace cinq mois par an. Le pergélisol se réduit rapidement, ce qui entraîne la formation de marécages et la déformation des infrastructures de transport. La fonte des glaciers gonfle les torrents qui endommagent les routes et les ponts. Une partie des forêts de la taïga sont détruites par la prolifération des insectes xylophages (16 000 km2 entre 1990 et 2006[18]) ; les incendies sont également devenus plus fréquents. Le réchauffement climatique pourrait cependant permettre la mise en valeur de nouvelles terres agricoles.

Subdivisions administratives[modifier | modifier le code]

Boroughs[modifier | modifier le code]

Contrairement à la majorité des États de l'Union, l'État de l'Alaska n'est pas divisé en comtés mais en 19 boroughs organisés et 1 borough non organisé[19].

Agglomérations[modifier | modifier le code]

Le Bureau de la gestion et du budget a défini deux aires métropolitaines et deux aires micropolitaines dans l'État de l'Alaska[20].

Aires métropolitaines
Zone urbaine Population (2010) Population (2013) Variation (2010-2013) Rang national (2013)
Anchorage, AK 380 821 396 142 4,0 % 134
Fairbanks, AK 97 581 100 436 2,9 % 352
Aires micropolitaines
Zone urbaine Population (2010) Population (2013) Variation (2010-2013) Rang national (2013)
Juneau, AK 31 275 32 660 4,4 % 403
Ketchikan, AK 13 477 13 729 1,9 % 534

En 2010, 73,7 % des Alaskains résidaient dans une zone à caractère urbain, dont 67,4 % dans une aire métropolitaine et 6,3 % dans une aire micropolitaine. L'aire métropolitaine d'Anchorage regroupait à elle seule 53,6 % de la population de l'État.

Municipalités[modifier | modifier le code]

L'État de l'Alaska compte 148 municipalités[21], dont 11 de plus de 5 000 habitants.

Municipalités de plus de 5 000 habitants
Rang Municipalité Borough Population (2010) Population (2013) Variation (2010-2013)
1 Anchorage Anchorage 291 826 300 950 3,1 %
2 Juneau Juneau 31 275 32 660 4,4 %
3 Fairbanks Fairbanks North Star 31 535 32 324 2,5 %
4 Sitka Sitka 8 881 9 020 1,6 %
5 Wasilla Matanuska-Susitna 7 831 8 621 10,1 %
6 Ketchikan Ketchikan Gateway 8 050 8 214 2,0 %
7 Kenai Kenai Peninsula 7 100 7 452 5,0 %
8 Palmer Matanuska-Susitna 5 937 6 461 8,8 %
9 Kodiak Kodiak Island 6 130 6 423 4,8 %
10 Bethel Unorganized 6 080 6 363 4,7 %
11 Homer Kenai Peninsula 5 003 5 310 6,1 %

Démographie[modifier | modifier le code]

Population[modifier | modifier le code]

Densités de population en 2010 (en mille carré)
Historique des recensements
Année Population Variation

1880 33 426 ——
1890 32 052 -4,1 %
1900 63 592 98,4 %
1910 64 356 1,2 %
1920 55 036 -14,5 %
1930 59 278 7,7 %
1940 72 524 22,3 %
1950 128 643 77,4 %
1960 226 167 75,8 %
1970 300 382 32,8 %
1980 401 851 33,8 %
1990 550 043 36,9 %
2000 626 932 14,0 %
2010 710 231 13,3 %

Le Bureau du recensement des États-Unis estime la population de l'Alaska à 735 132 habitants au 1er juillet 2013, soit une hausse de 3,5 % depuis le recensement des États-Unis de 2010 qui tablait la population à 710 231 habitants[22]. Depuis 2010, l'État connaît la 9e croissance démographique la plus soutenue des États-Unis.

Avec 710 231 habitants en 2010, l'Alaska était le 4e État le moins peuplé des États-Unis après le Wyoming (563 626 habitants), le Vermont (625 741 habitants) et le Dakota du Nord (672 591 habitants). Sa population comptait pour 0,23 % de la population du pays. Le centre démographique de l'État était localisé dans le nord de la municipalité d'Anchorage[23].

Avec 0,48 hab./km2 en 2010, l'Alaska était l'État le moins dense des États-Unis.

Le taux d'urbains était de 66,0 % et celui de ruraux de 34,0 %[24].

En 2010, le taux de natalité s'élevait à 16,2 ‰[25] (15,3 ‰ en 2012[26]) et le taux de mortalité à 5,2 ‰[27] (5,3 ‰ en 2012[28]). L'indice de fécondité était de 2,35 enfants par femme[25] (2,19 en 2012[26]). Le taux de mortalité infantile s'élevait à 3,8 ‰[27] (5,2 ‰ en 2012[28]). La population était composée de 26,38 % de personnes de moins de 18 ans, 10,54 % de personnes entre 18 et 24 ans, 27,61 % de personnes entre 25 et 44 ans, 27,73 % de personnes entre 45 et 64 ans et 7,74 % de personnes de 65 ans et plus. L'âge médian était de 33,8 ans[29].

Entre 2010 et 2013, l'accroissement de la population (+ 24 901) était le résultat d'une part d'un solde naturel positif (+ 24 745) avec un excédent des naissances (37 432) sur les décès (12 687), et d'autre part d'un solde migratoire positif (+ 387) avec un excédent des flux migratoires internationaux (+ 5 963) et un déficit des flux migratoires intérieurs (- 5 576)[30].

Selon des estimations de 2013, 91,0 % des Alaskains étaient nés dans un État fédéré, dont 42,9 % dans l'État de l'Alaska et 48,0 % dans un autre État (20,8 % dans l'Ouest, 11,7 % dans le Midwest, 10,0 % dans le Sud, 5,6 % dans le Nord-Est), 2,1 % étaient nés dans un territoire non incorporé ou à l'étranger avec au moins un parent américain et 6,9 % étaient nés à l'étranger de parents étrangers (56,4 % en Asie, 17,2 % en Amérique latine, 14,2 % en Europe, 5,7 % en Amérique du Nord, 3,3 % en Océanie, 3,1 % en Afrique). Parmi ces derniers, 56,2 % étaient naturalisés américain et 43,8 % étaient étrangers[31],[32].

Selon des estimations de 2012 effectuées par le Pew Hispanic Center, l'État comptait 15 000 immigrés illégaux, soit 1,8 % de la population[33].

Composition ethnique et origines ancestrales[modifier | modifier le code]

Selon le recensement des États-Unis de 2010, la population était composée de 66,68 % de Blancs, 14,77 % d'Amérindiens (3,85 % de Yupiks, 2,95 % d'Iñupiat, 1,73 % d'Athabascans de l'Alaska, 1,20 % de Tlingits-Haidas, 1,08 % d'Aléoutes), 7,30 % de Métis, 5,37 % d'Asiatiques (2,73 % de Philippins, 0,66 % de Coréens, 0,48 % de Hmongs), 3,28 % de Noirs, 1,04 % d'Océaniens (0,66 % de Samoans) et 1,56 % de personnes ne rentrant dans aucune de ces catégories.

Les Métis se décomponsaient entre ceux revendiquant deux races (6,66 %), principalement blanche et amérindienne (3,68 %), blanche et asiatique (0,97 %) et blanche et noire (0,66 %), et ceux revendiquant trois races ou plus (0,65 %).

Les non hispaniques représentaient 94,47 % de la population avec 64,11 % de Blancs, 14,44 % d'Amérindiens, 6,39 % de Métis, 5,27 % d'Asiatiques, 3,09 % de Noirs, 1,02 % d'Océaniens et 0,16 % de personnes ne rentrant dans aucune de ces catégories, tandis que les Hispaniques comptaient pour 5,53 % de la population, principalement des personnes originaires du Mexique (3,05 %) et de Porto Rico (0,63 %)[29].

En 2010, l'État de l'Alaska avait la plus forte proportion d'Amérindiens, la 2e plus forte proportion d'Océaniens après Hawaï (9,96 %) ainsi que la 9e plus forte proportion d'Asiatiques des États-Unis. A contrario, l'État avait la 10e plus faible proportion de Blancs des États-Unis.

L'État comptait également le 8e plus grand nombre d'Amérindiens (104 871) des États-Unis.

Historique récent de la composition ethnique de l'Alaska (en %)[34][29]
Ethnies 1940 1950 1960 1970 1980 1990 2000 2010
Blancs 54,01 72,14 77,18 78,82 77,08 75,54 69,31 66,68
———Non hispaniques 75,81 73,94 67,60 64,11
Amérindiens 44,75 26,32 18,80 16,91 15,95 15,58 15,64 14,77
———Non hispaniques 15,39 14,44
Asiatiques (et Océaniens jusqu'en 1990) 1,03 0,78 0,88 2,00 3,59 4,01 5,37
———Non hispaniques 3,95 5,27
Noirs 0,19 2,99 2,97 3,40 4,08 3,48 3,28
———Non hispaniques 3,96 3,36 3,09
Océaniens 0,53 1,04
———Non hispaniques 0,51 1,02
Autres 0,01 1,53 0,25 0,42 1,57 1,21 7,03 8,86
———Non hispaniques 5,07 6,55
Hispaniques (toutes ethnies confondues) 2,37 3,24 4,12 5,53

L'Alaska connaît depuis les années 1970 une baisse continue de la part de la population blanche non hispanique au sein de la population totale, marquée fortement depuis le début des années 1990 en raison notamment d'une immigration importante en provenance de l'Asie et de l'Amérique latine, d’un âge médian plus élevé (38,4 ans[35]) que les autres populations (24,4 ans pour les Hispaniques[36]), d'une plus forte natalité des populations hispanique, océanienne, amérindienne et noire et d'une augmentation substantielle des unions mixtes. En 2010, les Blancs non hispaniques ne représentaient plus que 51,0 % des enfants de moins de 5 ans (17,6 % pour les Amérindiens, 13,9 % pour les Métis, 8,7 % pour les Hispaniques, 4,2 % pour les Asiatiques, 2,9 % pour les Noirs et 1,5 % pour les Océaniens) et 50,8 % des enfants de moins de 1 an (17,2 % pour les Amérindiens, 14,7 % pour les Métis, 8,9 % pour les Hispaniques, 3,8 % pour les Asiatiques, 2,9 % pour les Noirs et 1,5 % pour les Océaniens)[37].

En 2013, le Bureau du recensement des États-Unis estime la part des Blancs non hispaniques à 62,5 %, celle des Hispaniques à 6,6 % et celle des autres groupes non hispaniques à 30,9 %[22].

En 2000, les Alaskains s'identifiaient principalement comme étant d'origine allemande (16,6 %), irlandaise (10,8 %), anglaise (9,6 %), américaine (5,7 %), norvégienne (4,2 %) et française (3,2 %)[38].

En 2000, l'État avait la 9e plus forte proportion de personnes d'origine basque et la 10e plus forte proportion de personnes d'origine norvégienne des États-Unis.

L'État abrite la 39e communauté juive des États-Unis. Selon le North American Jewish Data Bank, l'État comptait 6 175 Juifs en 2013 (300 en 1971), soit 0,8 % de la population. Ils se concentraient essentiellement dans l'agglomération d'Anchorage (5 000)[39].

Les Amérindiens de l'État s'identifiaient principalement comme étant Yupiks (26,1 %), Iñupiat (20,0 %), Athabascans de l'Alaska (11,7 %), Tlingits-Haidas (8,2 %) et Aléoutes (7,3 %)[40].

Les Hispaniques étaient essentiellement originaires du Mexique (55,1 %), de Porto Rico (11,5 %), de la République dominicaine (4,9 %) et d'Espagne (3,9 %)[41]. Composée à 46,5 % de Blancs, 16,6 % de Métis, 5,9 % d'Amérindiens, 3,3 % de Noirs, 1,7 % d'Asiatiques, 0,5 % d'Océaniens et 25,5 % de personnes ne rentrant dans aucune de ces catégories, la population hispanique représentait 12,5 % des Métis, 5,6 % des Noirs, 3,9 % des Blancs, 2,6 % des Océaniens, 2,2 % des Amérindiens, 1,8 % des Asiatiques et 90,0 % des personnes ne rentrant dans aucune de ces catégories.

Les Asiatiques s'identifiaient principalement comme étant Philippins (50,9 %), Coréens (12,3 %), Hmongs (9,0 %), Chinois (5,4 %), Laotiens (4,4 %), Japonais (3,9 %) et Indiens (3,2 %)[42].

L'État avait la 2e plus forte proportion de Laotiens (0,24 %) après Rhode Island (0,27 %), la 3e plus forte proportion de Hmongs (0,48 %) après le Minnesota (1,20 %) et le Wisconsin (0,83 %), la 4e plus forte proportion de Philippins (2,73 %) après Hawaï (14,52 %), le Nevada (3,64 %) et la Californie (3,21 %), la 4e plus forte proportion de Thaïs (0,13 %) après le Nevada (0,20 %), Hawaï (0,15 %) et la Californie (0,14 %), ainsi que les 8e plus fortes proportions de Coréens (0,66 %) et de Japonais (0,21 %) des États-Unis.

L'État comptait également le 8e plus grand nombre de Hmongs (3 427) des États-Unis.

Les Océaniens s'identifiaient principalement comme étant Samoans (62,9 %), Hawaïens (12,8 %), Tongiens (6,7 %) et Chamorros (5,1 %)[43].

Les Métis se décomposaient entre ceux revendiquant deux races (91,2 %), principalement blanche et amérindienne (50,4 %), blanche et asiatique (13,3 %), blanche et noire (9,0 %), blanche et autre (4,3 %) et noire et amérindienne (3,4 %), et ceux revendiquant trois races ou plus (8,8 %)[44].

Concentrations communautaires[modifier | modifier le code]

Langues[modifier | modifier le code]

Religions[modifier | modifier le code]

Écosystèmes[modifier | modifier le code]

Faune[modifier | modifier le code]

Castor en Alaska

La faune et la flore sont protégées dans des parcs et réserves naturels. Il existe sept grands parcs nationaux : Denali National Park, Gates of the Arctic National Park and Preserve, Katmai National Park, Kenai Fjords National Park, Kobuk Valley National Park, Lake Clark National Park et Wrangell-St. Elias National Park, inscrit également sur la liste du patrimoine mondial de l'Humanité depuis 1979.

Les spécialistes estiment à un millier le nombre d'espèces animales en Alaska dont 115 de mammifères et 400 d'oiseaux[45]. Les animaux emblématiques de l'État sont appelés les « Big Five »[45] : cette catégorie comprend le grizzly et aussi l'ours kodiak habité dans l'île Kodiak à côté de l'Alaska, le caribou, l'élan, le loup et le mouflon de Dall. De nombreux autres mammifères, adaptés aux conditions naturelles difficiles, vivent aussi en Alaska : renard roux, lemmings, castor, bœuf musqué, lièvre arctique, martre, loutre, morse. Une partie de ces mammifères hiberne ou migre pendant l'hiver. L'ours blanc chasse au nord de la région : un quart des 20 à 25 000 ours polaires du monde vivent en Alaska[46]. Il ne reste plus que 35 000 à 45 000 ours bruns, dont 3 000 se concentrent dans l'archipel Kodiak.

Ours blancs en Alaska


La baleine à bosse passe l'hiver dans les eaux tropicales d’Hawaii et du Mexique et remonte en Alaska l'été (650 individus[47]).

Les Big Five (cliquez sur la vignette pour agrandir) :

Flore[modifier | modifier le code]

Malgré la rigueur du climat en hiver, la flore de l'Alaska est très variée. Le nord et le nord-ouest sont couverts par la toundra. La forêt tempérée très humide couvre les espaces naturels du littoral sud longé par le courant de l'Alaska[48]. L'intérieur des terres, marqué par la continentalité, est le domaine de la forêt boréale ou taïga[48]. Enfin, la végétation dépend de l'altitude.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Politique intérieure de l'Alaska[modifier | modifier le code]

L'Alaska est le 49e État des États-Unis depuis 1959. Il est dominé par le Parti républicain où les électeurs sont plus libertariens que conservateurs et ne s'identifient pas aux résidents des États du Midwest ou de la ceinture religieuse du Sud. Outre le Parti démocrate, un parti indépendantiste proche des idées libertariennes, l'Alaskan Independence Party, bien que très minoritaire, est assez actif depuis les années 1970 et est présent aux élections locales.

L'Alaska est dirigé par un gouverneur, détenteur du pouvoir exécutif, et par une législature d'État bicamérale, détentrice du pouvoir législatif. Tant l'exécutif que le législatif sont dominés par les républicains.

Du au 26 juillet 2009, le gouverneur est Sarah Palin, une républicaine, première femme élue à ce poste et plus jeune gouverneur, à 42 ans, de l'histoire de l'Alaska. Elle est choisie le 29 août 2008 par John McCain, candidat républicain à l'élection présidentielle américaine de 2008 pour être sa colistière et candidate à la vice-présidence. C'est la première élue de l'Alaska à être présente sur un ticket d'un des grands partis américains pour l'élection présidentielle. Elle démissionne en juillet 2009 et est remplacée par le lieutenant-gouverneur Sean Parnell. Ce dernier, élu en 2010, est battu en 2014 par Bill Walker, un indépendant, ancien républicain.

Lors de la législature locale 2015-2017, le Sénat est composé de 14 sénateurs républicains et de 6 démocrates, alors que la Chambre est composée de 23 représentants républicains, 16 démocrates et 1 indépendant.

L'Alaska au sein de l'Union[modifier | modifier le code]

Comme tout État américain, l'Alaska est représenté au Congrès des États-Unis par deux sénateurs, les républicains Lisa Murkowski, depuis 2002, et Dan Sullivan, depuis 2015. Par contre, du fait de sa faible population, il ne dispose que d'un unique représentant (sur 435 au total) à la Chambre des représentants des États-Unis, le républicain Don Young, élu depuis 1973. C'est pourquoi l'État est représenté par 3 grands électeurs lors des élections présidentielles. Depuis 1960, lors de ces élections, l'Alaska a toujours opté pour le candidat républicain, à l'exception de l'année 1964 où c'est Lyndon Johnson qui a été préféré à l'ultra-conservateur Barry Goldwater. En 2004, George W. Bush y a obtenu 61,07 % des suffrages contre 35,52 % à John Kerry. En 2008, John McCain est arrivé en tête avec 59,42 % des voix. En 2012, c'est Mitt Romney qui l'emporte largement avec 54,80 %.

Économie[modifier | modifier le code]

Pipeline en Alaska, États-Unis

En 2000, le PIB par habitant s'élevait à 30 064 dollars, plaçant l’Alaska au quinzième rang des 50 États américains. En 1976, un amendement à la Constitution de l'État met en place l'Alaska Permanent Fund, qui distribue un dividende citoyen à tous les résidents de l'État, financée par l'investissement financier des revenus du pétrole. Cette allocation a fait de l'Alaska l'État le moins inégalitaire de l'Union[49].

Secteur primaire[modifier | modifier le code]

Les principales activités du secteur primaire sont la pêche, l’exploitation du bois, des matières premières et des hydrocarbures. La plupart des biens manufacturés est importée, ce qui renchérit le coût de la vie des habitants. En 2003, la flotte de pêche a pêché plus de 5 millions de livres de poissons et coquillages, pour un montant total de plus d’un milliard de dollars[50]. Les exportations de produits de la mer (total : 2,5 milliards de dollars en 2006) se font principalement vers le Japon (33 % du total en 2006), vers l’Union européenne (23 %) et la Chine (15 %)[51].

Le milieu naturel ne laisse que peu de terres pour l'agriculture : la Matanuska Valley (en), au nord d’Anchorage, est cultivée depuis les années 1930 et donne des récoltes de pommes de terre, salades, tomates, choux[52].

Exploitation des hydrocarbures[modifier | modifier le code]

Paquebots à Juneau, symboles du développement touristique de l'Alaska

Le sous-sol de l’Alaska est riche en gaz naturel, charbon, or, zinc et autres minerais. Mais surtout, cet État assure 17 % de la production américaine de pétrole, même si celle-ci est en baisse depuis les années 1970[53]. 90 % du budget de l’Alaska viennent des hydrocarbures[53].

L'ère de l'or noir bouleverse l'Alaska. Au nord-est de l'État, la découverte d'un énorme gisement de pétrole a entraîné, en 1973, la construction d'un pipe-line reliant Prudhoe Bay à Valdez, d'où était partie la ruée vers l'or en 1904.

En novembre 2005, la Chambre des représentants a renoncé au projet d'exploitation pétrolière dans le territoire protégé de l’Arctic National Wildlife Refuge. Face à la demande grandissante de pétrole, le président Bill Clinton a ouvert exploitation vers l’ouest de la National Petroleum Reserve. L'association écologiste Alaska Wilderness League (en) se bat pour empêcher l'extension de l'exploitation, en organisant des campagnes médiatiques retentissantes (Save the Arctic) et en appelant au boycott d'Exxon. Selon un sondage de Zogby International (décembre 2004), 51 % des Américains sont contre tout nouveau forage dans la zone 1002 de l'Alaska[54].

Une partie du nord est exploitée par plusieurs compagnies telles que British Petroleum, Exxon et ARCO (en). Il s'agit de la National Petroleum Reserve. L'or noir est également tiré d'une zone off-shore, malgré les conditions climatiques polaires. À elle seule, la zone de Prudhoe Bay produit la moitié du pétrole de l'Alaska et assure 8 % de la production totale américaine[55]. En mars 2006, la compagnie britannique BP avait découvert une fuite sur un oléoduc de transit de Prudhoe Bay, qui avait laissé s’échapper entre 760 000 et un million de litres de pétrole. Une nouvelle fuite, début août, entraîne l'arrêt provisoire du forage[55].

Secteur secondaire[modifier | modifier le code]

La forêt représente la grande richesse du sud de l'Alaska. La transformation du bois et les industries agro-alimentaires liées aux produits de la mer fournissent l’essentiel du secteur secondaire. Les conserveries emploient une main d'œuvre saisonnière pour traiter le saumon. L'industrie du bois occupe une partie des effectifs industriels.

Secteur tertiaire[modifier | modifier le code]

Pour le secteur tertiaire, les services, les emplois publics et les métiers du transport occupent une place prépondérante. Le personnel militaire et civil du Pentagone représente une grande partie de la population. Il existe plusieurs bases de l'armée, installées depuis la guerre froide comme celle de Clear.

Enfin, depuis quelques années, l’activité touristique se développe rapidement. En effet, les atouts ne manquent pas : dépaysement, chasse, pêche, randonnées, aurores boréales, etc.

Culture[modifier | modifier le code]

Personnages célèbres[modifier | modifier le code]

Ketichikan Creek, Alaska

Musées[modifier | modifier le code]

  • Haines : Sheldon Museum and Cultural Center
  • Juneau : Alaska State Museums
  • Ketchikan : Totem Heritage Center ; Tongass Historical Museum
  • Sitka : Sheldon Jackson Museum
  • Kodiak Island : Alutiiq Museum & Archaeological Repository
  • Fairbanks : University of Alaska Museum of the North
  • Anchorage : Alaska Native Heritage Center ; Anchorage Museum at Rasmuson Center ; Alaska Aviation Heritage Museum ; Alaska Trooper Museum ; National Archives Pacific Alaska Region
  • Kenai : Kenai Visitors & Cultural Center
  • Valdez : Valdez Museum & Historical Archive

Films se déroulant en Alaska[modifier | modifier le code]

Transport[modifier | modifier le code]

L'oléoduc trans-Alaska

Les transports sont rendus difficiles par les contraintes naturelles et les distances. Autrefois, les Amérindiens et les Inuits utilisaient le traîneau en hiver et le canoë. Aujourd'hui, la motoneige a remplacé largement ces moyens de transports traditionnels. L'avion et l'hydravion permettent de relier les villages aux centres plus importants. Mais en hiver, le ravitaillement est espacé, si bien que plusieurs localités doivent vivre isolées. Il existe deux aéroports internationaux, à Fairbanks et à Anchorage, relayés par des aérodromes de rayonnement local. L'aéroport d'Anchorage est le sixième du monde et le quatrième des États-Unis pour le fret, qui s'élevait en 2003 à 2,07 millions de tonnes[56].

Le transport maritime tient une place importante : le cabotage se pratique sur toute la côte. Les ferries circulent lentement sur le Passage Intérieur. Ils sont gérés par l’Alaska Marine Highway System depuis 1963. Ils partent de Seattle, longent la Colombie-Britannique entre les écueils et les hauts fonds.

Le réseau routier est beaucoup moins dense que dans le reste des États-Unis, mais il n'est pas complètement absent, en particulier le long de la côte. Une route relie le sud au nord, en traversant le centre de l'État. Emprunter les routes alaskiennes peut être dangereux, en fonction des conditions climatiques ou des rencontres avec la faune : chaque année, les orignaux provoquent des accidents de la circulation en traversant les chaussées.

Train en Alaska

Le transport ferroviaire a été développé au XIXe siècle pour acheminer les aventuriers en quête d'or. Les voies ferrées ont été souvent construites pour les pionniers, dans des conditions difficiles. Par exemple, la ligne Fairbanks-Anchorage-Seward a été aménagée en 1917 : un chantier de 4 500 ouvriers[57]. Il a fallu percer des tunnels et construire des ponts métalliques pour franchir les montagnes et les cols. Le plus long pont d'Alaska est le Mears Memorial Bridge, qui mesure 225 mètres. Aujourd’hui, ces lignes servent au transport du fret et des passagers. La Denali Star, longue de 757 km, a été inaugurée en 1923 : elle permet aux touristes de profiter des merveilles naturelles du Parc de Denali, à vitesse réduite.

Les conduites sont un moyen de transport des hydrocarbures : l'oléoduc trans-Alaska traverse l'État du nord au sud sur 1 287 km[53]. Il a été aménagé en 1977, franchit 70 cours d'eau et peut résister à des vents de 160 km/h et des températures de -70 °C[58].

Sports[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Codes[modifier | modifier le code]

L'Alaska a pour codes :

Hommages[modifier | modifier le code]

  • Une rue Alaska ainsi qu'un parc public ont été nommés en l'honneur de cet état dans la ville de Québec.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Resident Population Data: Population Change », United States Census Bureau,‎ (consulté le 8 septembre 2010).
  2. « Once forbidden, Alaska's Native languages now official state languages », KTOO,‎ (consulté le 25 octobre 2014)
  3. Ransom, J. Ellis. 1940. Derivation of the Word "Alaska"'. American Anthropologist n.s., 42 : p. 550–551.
  4. Voir le montant sur le chèque utilisé pour le règlement (zoom).
  5. Portail de la commission Alaska Native Science Commission, qui inclut notamment une base de donné sur les savoirs traditionnels et les nourritures des populations autochtones natives de l'Alaska
  6. Angie Debo, Histoire des Indiens des États-Unis, page 93
  7. Philippe Jacquin, Daniel Royot, Go West ! […], p. 186
  8. (en) « World Factbook. Geography. United States. », CIA,‎ 2007 (consulté en 20‑07‑2007).
  9. D'après les données du World Factbook de la CIA, 2007 ; United States, France.
  10. (en) « Science In Your Backyard: Alaska », USGS,‎ (consulté en 20‑07‑2007).
  11. Tracey Rich, « Alaska, au royaume du grizzli », 2005, p. 75.
  12. (en) « Alaska Seafood, Wild & Naturally Abundant », Alaska Seafood Marketing Institute,‎ (consulté le 20 juillet 2007).
  13. François Michel, Roches et paysages, reflets de l’histoire de la Terre, Paris, Belin, Orléans, Éditions du BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières) français, 2005, ISBN 2-7011-4081-1, p. 103.
  14. Elizabeth Kolbert, « Dans l’Arctique en plein dégel », dans Courrier international, no 766, 07/07/2005 [lire en ligne].
  15. (en) World Climate, « Anchorage, AK, Alaska, USA: Climate, Global Warming, and Daylight Charts and Data » (consulté le 15 juin 2008).
  16. (en) World Climate, « Fairbanks, AK, Alaska, USA: Climate, Global Warming, and Daylight Charts and Data » (consulté le 25 juin 2008).
  17. (en) World Climate, « Barrow, AK, Alaska, USA: Climate, Global Warming, and Daylight Charts and Data » (consulté le 15 juin 2008).
  18. a, b et c Matthieu Auzanneau, « L'Alaska, avant-poste du changement climatique », dans le Monde du 04/04/2007, [lire en ligne].
  19. http://quickfacts.census.gov/qfd/maps/alaska_map.html
  20. http://www.whitehouse.gov/sites/default/files/omb/bulletins/2013/b13-01.pdf
  21. http://www.census.gov/geo/reference/pdfs/guidestloc/All_GSLCG.pdf
  22. a et b http://quickfacts.census.gov/qfd/states/02000.html
  23. https://www.census.gov/geo/reference/centersofpop/histstate/historical_cenpop_02.html
  24. http://factfinder2.census.gov/faces/tableservices/jsf/pages/productview.xhtml?pid=DEC_10_SF1_GCTP1.ST26&prodType=table
  25. a et b http://www.cdc.gov/nchs/data/nvsr/nvsr61/nvsr61_01.pdf
  26. a et b http://www.cdc.gov/nchs/data/nvsr/nvsr62/nvsr62_09.pdf
  27. a et b http://www.cdc.gov/nchs/data/nvsr/nvsr61/nvsr61_04.pdf
  28. a et b http://www.cdc.gov/nchs/data/nvsr/nvsr63/nvsr63_09.pdf
  29. a, b et c http://factfinder.census.gov/faces/tableservices/jsf/pages/productview.xhtml?src=bkmk
  30. http://factfinder2.census.gov/faces/tableservices/jsf/pages/productview.xhtml?pid=PEP_2013_PEPTCOMP&prodType=table
  31. http://factfinder.census.gov/faces/tableservices/jsf/pages/productview.xhtml?pid=ACS_13_1YR_DP02&prodType=table
  32. http://factfinder.census.gov/faces/tableservices/jsf/pages/productview.xhtml?pid=ACS_13_1YR_B05002&prodType=table
  33. http://www.pewhispanic.org/interactives/unauthorized-immigrants-2012/
  34. http://mapmaker.rutgers.edu/REFERENCE/Hist_Pop_stats.pdf
  35. http://factfinder.census.gov/faces/tableservices/jsf/pages/productview.xhtml?pid=DEC_10_113_P13I&prodType=table
  36. http://factfinder.census.gov/faces/tableservices/jsf/pages/productview.xhtml?pid=DEC_10_113_P13H&prodType=table
  37. http://factfinder.census.gov/faces/tableservices/jsf/pages/productview.xhtml?pid=DEC_10_113_PCT12I&prodType=table
  38. http://factfinder2.census.gov/faces/tableservices/jsf/pages/productview.xhtml?pid=DEC_00_SLDS_PCT018&prodType=table
  39. http://www.jewishdatabank.org/Studies/details.cfm?StudyID=736
  40. http://factfinder.census.gov/faces/tableservices/jsf/pages/productview.xhtml?pid=DEC_10_113_QTP7&prodType=table
  41. http://factfinder.census.gov/faces/tableservices/jsf/pages/productview.xhtml?pid=DEC_10_113_QTP10&prodType=table
  42. http://factfinder.census.gov/faces/tableservices/jsf/pages/productview.xhtml?pid=DEC_10_113_QTP8&prodType=table
  43. http://factfinder.census.gov/faces/tableservices/jsf/pages/productview.xhtml?pid=DEC_10_SF1_QTP9&prodType=table
  44. http://factfinder.census.gov/faces/tableservices/jsf/pages/productview.xhtml?pid=DEC_10_113_QTP4&prodType=table
  45. a, b et c « Alaska Nature, sur la piste des pionniers », Géo, 2006, p. 50
  46. Philippe Randrianarimanana, « Bush recule devant les ours polaires », dans Courrier international du 02/01/2007 [lire en ligne].
  47. « Alaska Nature, sur la piste des pionniers », Géo, 2006, p. 52.
  48. a et b Jean Demangeot, Les milieux « naturels » du globe, Paris, Armand Colin, 10e édition, 2002, p. 154.
  49. Eduardo Matarazzo Suplicy (sénateur brésilien du PT-SP), Citizen’s Basic Income: The Answer is Blowing in Wind, 2006
  50. (en) « Alaska's Commercial Fisheries », Alaska Departement of Fish and Game,‎ 2003-2007 (consulté le 20 juillet 2007).
  51. (en) « Alaska Seafood Exports: Changing Market Destinations », Seafood Market Bulletin,‎ (consulté le 20 juillet 2007).
  52. « Alaska Nature, sur la piste des pionniers », Géo, 2006, p. 48.
  53. a, b et c « Alaska Nature, sur la piste des pionniers », Géo, 2006, p. 84.
  54. « Alaska Nature, sur la piste des pionniers », Géo, 2006, p. 85
  55. a et b Le prix du pétrole s'envole après la fermeture provisoire par BP d'un gisement en Alaska. Le Monde du 7 août 2006, consulté le 1er août 2012
  56. André Gamblin (dir.), Images économiques du monde 2005, p. 373.
  57. « Alaska Nature, sur la piste des pionniers », Géo, 2006, p. 41.
  58. Mourre, Dictionnaire encyclopédique d’histoire, tome A-B, Paris, Bordas, nouvelle édition, 1986, p. 110-111.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Alaska.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • En français :
    • Oleg Kobtzeff La Colonisation russe en Amérique du Nord : 18 - 19e siècles, Paris, University of Panthéon-Sorbonne (Paris 1), 1985.
    • Angie Debo, Histoire des Indiens des États-Unis, Paris, Albin Michel, 1994, ISBN 2-226-06903-8
    • « Alaska Nature, sur la piste des pionniers », dans Géo, no 330, août 2006, p. 39-87
    • Tracey Rich, « Alaska, au royaume du grizzli » dans Terre Sauvage no 207, juillet 2005, p. 62–75
    • « Vie et mort en Alaska », dans National Geographic France, no 56, mai 2004
    • « Dernière frontière en Alaska », dans National Geographic France, no 47, août 2003
    • Fisset Émeric, Dans les pas de l'Ours. Une traversée solitaire de l'Alaska sauvage, Transboréal, 2007.
    • Émeric Fisset, Sous l'aile du Grand Corbeau. De Seattle au détroit de Béring, éditions Transboréal, 2008.
  • En russe :
    • Nikolai N. Bolkhovitinov, et al., Istoria Russkoj Ameriki (Histoire de l'Amérique russe), Moscou, Mezhdunarodnye Otnoshenija, 1997-1999, ISBN 5-7133-0883-9; 5-71-33-0976-2; 5-7133-0987-8

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]