Wikipédia:Sélection/Espagne

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Igor Astarloa

Photo en buste d'Igor Astarloa en tenue rouge

Igor Astarloa Askasibar (né le à Ermua dans la Communauté autonome du Pays basque) est un coureur cycliste espagnol, professionnel de 2000 à 2009. Spécialiste des classiques, son palmarès comporte notamment un titre de champion du monde sur route ainsi qu'une victoire sur la Flèche wallonne obtenus tous deux en 2003.

À la suite d'une carrière amateur effectuée dans sa région natale, Igor Astarloa passe professionnel en 2000 au sein de l'équipe italienne Mercatone Uno. Second de Danilo Di Luca, il obtient ses principales victoires lors de l'année 2003 avec l'équipe Saeco. La saison suivante, Astarloa arbore son maillot de champion du monde avec l'équipe Cofidis. Après un passage à la Lampre, il devient le leader de l'équipe Barloworld mais rencontre de multiples problèmes.

Astarloa arrête sa carrière cycliste en 2009. Impliqué dans plusieurs affaires de dopage, il fait partie des premiers coureurs sanctionnés par l'Union cycliste internationale suite à des anomalies sanguines dans son passeport biologique.

Miguel de Cervantes

Portrait imaginaire de Cervantes (il n'existe aucun portait authentifié).

Miguel de Cervantes Saavedra ( à Alcalá de Henares - à Madrid) est un romancier, poète et dramaturge espagnol. Il est célèbre pour son roman L'Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche, publié en 1605 et reconnu comme le premier roman moderne.

Miguel de Cervantes mène d'abord une vie aventureuse de soldat et participe à la bataille de Lépante en 1571, où il perd l'usage d'une main. Cette main paralysée lui vaut le surnom de « Manchot de Lépante ». En 1575, à son retour vers l'Espagne, il est capturé par les barbaresques et, malgré des tentatives d'évasion, reste captif à Alger. En 1580, il est racheté en même temps que d'autres prisonniers espagnols et regagne son pays.

Marié, puis séparé de sa femme et occupant diverses fonctions, il se lance alors dans l'écriture par le roman pastoral La Galatea en 1585. En 1605, il publie la première partie de ce qui reste comme son chef-d'œuvre : L'ingénieux hidalgo Don Quichotte de la Manche dont la deuxième partie ne paraît qu'en 1615. Sa parodie grandiose des romans de chevalerie et la création des personnages mythiques de Don Quichotte, Sancho Panza ou Dulcinée ont fait de Cervantès la plus grande figure de la littérature espagnole.

Ses premières œuvres théâtrales, peu appréciées de son vivant ont pourtant donné lieu à de nombreuses imitations. En particulier, la tragédie en vers Le Siège de Numance écrite de 1581 à 1583, a connu entre 1600 et 1813 cinq imitations sous des titres divers et a inspiré à Lope de Vega La Sainte ligue.

Civilisation carthaginoise

Statuette d’orant (IIIe siècle av. J.-C.) trouvée dans la nécropole de Puig des Molins (Ibiza) et exposée au Musée archéologique national de Madrid.

La civilisation carthaginoise ou civilisation punique est une ancienne civilisation située dans le bassin méditerranéen et à l’origine de l’une des plus grandes puissances commerciales et militaires de l’Antiquité.

Fondée par des Phéniciens sur les rives du golfe de Tunis, Carthage a pris peu à peu l’ascendant sur les cités phéniciennes de la Méditerranée occidentale, avant d’essaimer à son tour et de développer sa propre civilisation. Celle-ci est cependant moins connue que celle de sa rivale, en raison de la destruction de la cité par l’armée romaine à la fin de la Troisième Guerre punique, une fin relatée par des sources gréco-romaines qui furent largement et durablement relayées dans l’historiographie. Bien que décriée au travers de la célèbre punica fides, préjugé issu d’une longue tradition de méfiance envers les Phéniciens à partir d’Homère, cette civilisation suscita néanmoins des avis plus favorables :

« Par leur puissance, ils égalèrent les Grecs, par leur richesse, les Perses. »

— Appien, Libyca, 2

Cette civilisation résulte du mélange de la culture indigène, constituée par les Berbères en Afrique, et de la civilisation qu’apportèrent avec eux les colons phéniciens.

Il n’est ainsi pas aisé de distinguer ce qui relève des Puniques de ce qui relève des Phéniciens dans le produit des fouilles archéologiques, dont le dynamisme depuis les années 1970 a ouvert de vastes champs d’études où apparaît l’unité de cette civilisation en dépit de particularismes locaux. Malgré ces progrès, de nombreuses inconnues sur la civilisation non-matérielle perdurent, liées à la nature des sources : toujours secondaires, par la perte de toute la littérature punique, lacunaires et souvent subjectives.

Julio González

Autoportrait du peintre Julio González

Julio González, né Julio Luis Jésus González Pellicer le à Barcelone en Espagne et décédé le à Arcueil en France, est un sculpteur et peintre espagnol associé aux mouvements cubiste et surréaliste ainsi qu’à l’abstraction picturale.

Arrivé à Paris en 1900, Julio González passe sa vie et toute sa carrière de sculpteur dans le quartier cosmopolite et artistique du Montparnasse, en relation étroite avec la communauté espagnole exilée. Ainsi, de 1928 à 1932, il poursuit plus particulièrement avec Pablo Picasso une collaboration fructueuse, notamment autour des nouvelles techniques de soudure du fer appliquées à la sculpture cubiste. Bien que restant dans l’ombre de Picasso, il développe cependant son propre langage artistique. Depuis les années 1930, Julio González est considéré comme le père fondateur de la sculpture en fer moderne et un inspirateur essentiel pour de nombreux artistes ayant poursuivi dans cette voie tels David Smith et Eduardo Chillida. Il a également eu pour gendre le peintre allemand Hans Hartung qui épousa sa fille Roberta au début de la Seconde Guerre mondiale.

Grand Prix automobile d'Espagne 2011

Sebastian Vettel s'impose pour la quatrième fois de la saison.

Le Grand Prix automobile d'Espagne 2011 (Formula 1 Gran Premio de España Santander 2011), disputé le sur le Circuit de Catalogne, est la 844e épreuve du championnat du monde de Formule 1 courue depuis 1950 et la cinquième manche du championnat 2011. Il s'agit de la quarante-et-unième édition du Grand Prix d'Espagne comptant pour le championnat du monde, la vingtième disputée à Barcelone.

L'épreuve est dominée par l'Allemand Sebastian Vettel, pilote Red Bull Racing et champion du monde en titre. Après avoir manqué la pole position pour la première fois de la saison, il mène la course pendant trente-neuf des soixante-six tours de l'épreuve et remporte sa quatrième victoire de l'année. Les deux autres marches du podium sont occupées par les pilotes McLaren : Lewis Hamilton s'empare de la deuxième position, devant son compatriote Jenson Button. À l'issue de la course, Sebastian Vettel accroît son avance sur ses concurrents en tête du championnat du monde avec 118 points sur 125 possibles. Il devance notamment Lewis Hamilton, Mark Webber et Jenson Button. Quinze des vingt-quatre pilotes en lice au championnat ont marqué des points à l'issue de ce Grand Prix.

Chez les constructeurs, Red Bull Racing conserve la tête du championnat avec 185 points (sur 215 possibles au maximum) devant McLaren, qui signe son quatrième podium en cinq courses, Ferrari et Lotus Renault GP. Huit des douze écuries en lice au championnat ont marqué des points à l'issue de ce Grand Prix, Williams, Team Lotus, Virgin et HRT n'en ayant pas encore marqué.

Hernando de Soto (conquistador)

Portrait d'Hernando de Soto

Hernando de Soto, né en 1496 ou 1497 en Estrémadure, à Barcarrota ou à Jerez de los Caballeros, en Espagne, et mort le dans l’actuel Arkansas, était un conquistador et explorateur espagnol. Encore adolescent, il participa à la conquête de l’Amérique centrale aux côtés du premier gouverneur de Panama, Pedrarias Dávila. Il se joignit à Francisco Pizarro au début des années 1530, lors de ses conquêtes en Amérique du Sud.

En 1539, de Soto entreprend la plus importante des premières expéditions coloniales espagnoles. Une vaste entreprise qui lui fait traverser tout le sud-est des États-Unis actuels, à la recherche d’or et d’un passage vers la « Mer du Sud » qui ouvre la voie vers la Chine, poursuivant ainsi les mêmes objectifs que Juan Ponce de Leon, en 1513, de Lucas de Ayllón, en 1526 et de Pánfilo de Narváez en 1527.

De Soto meurt de fièvre, en 1542, sur la rive occidentale du Mississippi, dans un village indien nommé Guachoya (proche de l’actuel McArthur dans l’Arkansas).

Pedro Horrillo

Horrillo sur le Tour de Californie 2009.

Pedro Horrillo Muñoz (né le à Eibar, en Espagne, dans la Communauté autonome du Pays basque) est un coureur cycliste espagnol des années 2000, professionnel de 1998 à 2009. Devenu cycliste après avoir mené des études de philosophie, il est connu pour ses facultés de stratège et de poisson pilote, notamment pour le compte du triple champion du monde Óscar Freire, avec qui il a partagé l'essentiel de sa carrière. À titre personnel, il compte huit victoires professionnelles, principalement obtenues au sprint ou à l'issue d'une attaque dans le dernier kilomètre de la course. Il a notamment remporté des étapes du Paris-Nice en 2004 et du Tour de Catalogne en 2005. Il met un terme à sa carrière début 2010 après une grave chute lors du Tour d'Italie 2009.

Miguel Indurain

Miguel Indurain au prologue du Tour de France 1993.

Miguel Indurain Larraya, né à Villava (Navarre, Espagne) le , est un coureur cycliste espagnol, professionnel de 1984 à 1996. Il est le premier coureur à remporter cinq fois consécutivement le Tour de France dans les années 1990, et gagne également à deux reprises le Tour d'Italie devenant le seul coureur à avoir réalisé le doublé Giro-Tour deux années d'affilée. Numéro un mondial de juin 1992 à juin 1994, il remporte également un titre olympique et un titre mondial en contre-la-montre. Il a également été détenteur du record de l'heure.

À la suite d'une carrière amateur au cours de laquelle il remporte de nombreuses victoires, Miguel Indurain commence sa carrière professionnelle en septembre 1984 au sein de l'équipe Reynolds dirigée par José Miguel Echavarri. Remportant dès sa première saison sa première victoire, il décroche les années suivantes plusieurs victoires sur des courses espagnoles grâce notamment à ses aptitudes lors des épreuves contre-la-montre. Poursuivant sa progression dans les grands tours, il devient un des principaux équipiers de Pedro Delgado pour le Tour de France.

L'année 1991 marque un tournant dans la carrière d'Indurain. À la faveur d'une deuxième place lors du Tour d'Espagne, il devient co-leader de son équipe avec Delgado. Il prend l'ascendant sur celui-ci en remportant en juillet sa première Grande Boucle. Ayant alors le Tour de France comme objectif principal des saisons suivantes, Indurain s'y impose alors sans interruption jusqu'en 1995, y ajoutant deux victoires sur le Tour d'Italie en 1992 et 1993 et un titre de champion du monde du contre-la-montre, le record de l'heure et une place de no 1 mondial.

Ayant l'occasion de devenir le premier coureur cycliste à remporter à six reprises, qui plus est consécutivement, le Tour de France en 1996, il ne parvient pas à s'imposer lors de ce Tour gagné par le Danois Bjarne Riis. Le coureur navarrais met fin à sa carrière professionnelle quelques mois plus tard en janvier 1997.

Jean de la Croix

Saint Jean de la Croix.

Juan de Yepes Álvarez (en religion Jean de la Croix ou Juan de la Cruz), né à Fontiveros (Espagne) le et mort au couvent d'Úbeda le , est un prêtre carme, saint mystique espagnol, souvent appelé le réformateur et « Saint du Carmel ». Ses écrits mystiques, toujours populaires, font qu'il fut déclaré Docteur de l'Église en 1926. Liturgiquement il est commémoré le 14 décembre.

Né dans une famille aristocratique d'Espagne, il devient carme après ses études alors qu'il songeait à se faire ermite chez les chartreux. Thérèse d'Avila, réformatrice de l'ordre du Carmel, lui demande de prendre en charge l'ordre masculin du carmel. Il accepte et fonde l'ordre des Carmes déchaux. Il accompagne spirituellement les sœurs du Carmel, avant d'être enfermé par les autorités de l'Ordre qui refusent sa réforme. Jean de la Croix fait alors l'expérience mystique qu'il appelle La Nuit obscure (Noche oscura). Il la décrit et développe tout au long de sa vie à travers des traités tels que La Montée du Carmel (Subida del Monte Carmelo), La Nuit obscure (Noche oscura), La Vive Flamme d'amour (Llama de amor viva), ou encore Le Cantique spirituel (Cántico espiritual). Il cherche à y témoigner du chemin des âmes vers Dieu. Après avoir été nommé prieur de divers couvents de carmes déchaussés, il finit par être mis au ban de sa communauté avant de mourir en décembre 1591.

Après sa mort, il est très vite considéré comme un saint et comme l'un des plus grands mystiques espagnols, au même titre que Thérèse d'Avila. L'Église catholique le béatifie en 1675 puis le canonise en 1726. Il est fêté le 14 décembre. Les querelles sur l'illuminisme conduisent cependant à remettre ses écrits en cause, mais la religieuse carmélite française Thérèse de Lisieux contribue fortement à promouvoir l'importance de sa doctrine. Il est proclamé « docteur de l'Église » entre les deux guerres mondiales, le .

Il est reconnu comme l'un des plus grands poètes du Siècle d'or espagnol. Il est depuis 1952 le saint patron des poètes espagnols. Certains philosophes s'appuient sur ses écrits pour conceptualiser le détachement.

Limpieza de sangre

Limpieza.jpg

La limpieza de sangre (en espagnol) ou Limpeza de sangue (en portugais), qui signifie « pureté de sang » en français, est un concept qui s'est développé en Espagne et au Portugal à partir de la fin du XVe siècle. Il renvoie à la qualité de vieux chrétien, dénué de toute ascendance juive ou maure, par opposition aux nouveaux chrétiens, juifs ou musulmans convertis (le plus souvent par la force) et dont on doutait de la réalité de la foi.

L'obsession de la pureté de sang entraîna, aux XVIe et XVIIe siècles, l'interdiction pour tous ceux ne pouvant se prévaloir d'un statut de limpieza de sangre d'accéder aux principales institutions civiles ou ecclésiastiques espagnoles, en exigeant pour tout candidat souhaitant intégrer ces corps, de produire un statut de pureté de sang appuyé sur une longue et coûteuse enquête.

Ces statuts étaient des documents d'ordre privé, spécifiques à chacune de ces institutions : si les souverains espagnols ne cherchèrent pas en général à s'y opposer, à aucun moment l'État espagnol ne les généralisa.

Joan Miró

Joan Miró, photographié par Carl van Vechten, le 13 juin 1935, à Barcelone.

Joan Miró est un peintre, sculpteur, graveur et céramiste espagnol né à Barcelone le et mort à Palma de Majorque le (à 90 ans). Se définissant avant tout comme « Catalan international », il est l'un des principaux représentants du mouvement surréaliste.

Son œuvre reflète son attrait pour le subconscient, pour l'« esprit enfantin » et pour son pays. À ses débuts, il montre de fortes influences fauvistes, cubistes et expressionnistes, avant d'évoluer dans de la peinture plane avec un certain côté naïf. Le tableau intitulé La Ferme, peint en 1920, est l'une des toiles les plus connues de cette époque.

À partir de son départ pour Paris, son œuvre devient plus onirique, ce qui correspond aux grandes lignes du mouvement surréaliste auquel il adhère. Dans de nombreux entretiens et écrits des années 1930, Miró manifeste son désir d'abandonner les méthodes conventionnelles de la peinture, pour — selon ses propres mots — « les tuer, les assassiner ou les violer », favorisant ainsi une forme d'expression contemporaine. Il ne veut se plier à aucune exigence, ni à celles de l'esthétique et de ses méthodes, ni à celles du surréalisme.

En son honneur, la Fondation Joan-Miró a été créée à Barcelone, en 1975. C'est un centre culturel et artistique, dévolu à la présentation des nouvelles tendances de l'art contemporain. Elle est initialement alimentée par un important fonds offert par le maître. D'autres lieux possèdent d'importantes collections d'œuvres de Miró, comme la Fondation Pilar et Joan Miró de Palma de Majorque, le Musée national d'art moderne de Paris, le musée d'art moderne de Lille et le Museum of Modern Art de New York.

Alfredo Di Stéfano

Alfredo Di Stéfano photographié en 1963.

Alfredo Di Stéfano Laulhé, est un footballeur puis entraîneur, né le à Buenos Aires et mort le à Madrid. De nationalité argentine puis naturalisé Espagnol en 1956, il évolue au poste d’attaquant, du milieu des années 1940 au milieu des années 1960. Considéré comme l'un des tout meilleurs footballeurs de l'histoire, il fait partie de l'équipe mondiale du XXe siècle. Il remporte le Ballon d'or en 1957 et 1959 et devient l'unique lauréat d'un « Super Ballon d'or » en 1989, récompensant l'ensemble de sa carrière.

Alfredo Di Stéfano fait ses premiers pas en première division argentine avec le Club Atlético River Plate le . Il remporte deux fois le championnat argentin avec ce club. Il signe en 1949 aux Millonarios de Bogota et devient trois fois champion de Colombie. En 1953, il rejoint le Real Madrid et écrit les plus belles pages de sa carrière avec le club madrilène, en remportant cinq Coupes d'Europe des clubs champions, une Coupe intercontinentale et huit championnats d'Espagne.

Di Stéfano évolue au sein de deux équipes nationales différentes au cours de sa carrière. Il compte six sélections pour six buts marqués pour l'équipe d'Argentine avec laquelle il gagne la Copa América. Après sa naturalisation espagnole, il dispute 31 matchs et marque 23 buts avec l'équipe d'Espagne.

Comme entraîneur de 1967 à 1991, Di Stéfano dirige notamment Boca Juniors, le Valence CF, River Plate et le Real Madrid. Avec ces différents clubs, il remporte une Coupe d'Europe des vainqueurs de coupes, deux championnats d'Argentine, un titre de champion d'Espagne et une supercoupe d'Espagne. Il est, de 2000 à sa mort, le président d'honneur du Real Madrid.

Vignobles du Pays basque

Euskal Herriko ardoak.png

Les vignobles du Pays basque (Euskal herriko mahastiak en basque) s'étendent, historiquement, aussi bien sur le Pays basque français (ou Iparralde) que sur le Pays basque espagnol (ou Hegoalde). Tous deux possèdent une longue tradition viticole, qui se traduit par une multitude d'appellations d'origine et des caractéristiques spécifiques à ces terroirs.

Tout commença quand les Bituriges Vivisques – peuple celte établi à l’embouchure de la Gironde un demi-siècle avant notre ère – en commerçant avec la Narbonnaise romaine, découvrirent la culture de la vigne et le vin. La volonté d'acclimater un vignoble dans leur région impliquait une sélection des plants les mieux adaptés au terroir et au climat...

Corrida

Corrida aux arènes d'Arles.

La corrida (mot espagnol, de correr : « courir ») est une forme de course de taureaux consistant en un combat à l'issue duquel le taureau est mis à mort. Elle est pratiquée essentiellement en Espagne, au Portugal, dans le Midi de la France, dans certains États d'Amérique hispanique (Mexique, Pérou, Colombie, Venezuela, Équateur et Bolivie).

Se déroulant dans des arènes, la corrida est un spectacle tauromachique issu d'une longue tradition, puisque sa forme actuelle, où la mise à mort est effectuée par le matador à pied et armé de sa seule épée, remonte à Francisco Romero, dans la première moitié du XVIIIe siècle. Elle se déroule selon un rituel et des modalités bien fixés aujourd'hui, dont l'essentiel remonte à ceux définis par le matador Francisco Montes « Paquiro », avec son traité de tauromachie de 1836, Tauromaquia completa.

Une corrida commence par un paseo, le défilé initial de tous les participants. Le combat se divise ensuite en trois parties, trois tercios (« tiers ») : au cours de la première partie, le tercio de pique, deux picadors affrontent le taureau et le blessent à l'aide d'une longue pique, ce qui permet à la fois de l'affaiblir et d'évaluer son comportement. Au cours du deuxième tercio, le tercio de banderilles, des banderilleros, voire le matador lui-même, plantent trois paires de banderilles dans le dos du taureau. Enfin, lors du troisième tercio (la mise à mort proprement dite), le matador, après une faena, une série de passes exécutées avec sa muleta, met à mort le taureau par l'estocade portée avec son épée...

FC Barcelone (football)

La devise du club écrite dans les tribunes du Camp Nou.

La section football du FC Barcelone (dont le nom officiel en catalan est Futbol Club Barcelona et le diminutif Barça) est un club de football espagnol fondé en 1899, qui évolue dans le championnat d'Espagne de football.

L'histoire du FC Barcelone en a fait un des porte-drapeau de la Catalogne et du catalanisme, un rôle souligné par sa devise « més que un club ». Ceci n'empêche pas le club d'avoir des supporteurs dans tout le pays et même en dehors de l'Espagne. Il nourrit une très ancienne et profonde rivalité avec le Real Madrid, le club de la capitale espagnole. Leur duel, connu comme el Clásico, décide régulièrement de l'issue du championnat d'Espagne dont les deux clubs dominent largement le palmarès. Les deux institutions sont d'ailleurs les seules, avec l'Athletic Bilbao, à avoir participé à toutes les éditions de la Primera División depuis sa création en 1929.

Établis dans le stade du Camp Nou, qui remplace en 1957 le stade des Corts, les Blaugranas ont remporté vingt-quatre championnats, vingt-huit Coupes d'Espagne, cinq Ligues des champions, quatre Coupes des vainqueurs de coupe, trois Coupes des villes de foire et trois Coupes du monde des clubs.

Depuis le mandat du président Laporta, initié en 2003, le Barça connaît un succès sportif inédit dans son histoire, et devient le club le plus populaire d'Europe. Josep Guardiola rencontre en quatre ans un succès exceptionnel, dont un inédit sextuplé en 2008-2009 (Championnat, Coupe et Supercoupe d'Espagne, Ligue des champions, Supercoupe de l'UEFA et Coupe du monde des clubs). Le club est dirigé par Josep Maria Bartomeu, qui succède à Sandro Rosell le . Pour sa première saison sur le banc, l'entraîneur Luis Enrique remporte en 2014-2015 la Ligue des champions, le Championnat et la Coupe.

Sagrada Família

La Sagrada Família, Barcelone : la façade de la Passion.

La Sagrada Família, temple expiatori de la sagrada Família de son nom complet en catalan, ou templo expiatorio de la sagrada Familia en espagnol (en français : temple expiatoire de la sainte Famille), est un grand temple catholique de Barcelone. C’est l’un des exemples les plus connus du modernisme catalan et un monument emblématique de la ville. Œuvre inachevée de l’architecte catalan Antoni Gaudí, la Sagrada Família est située dans le quartier éponyme (district de l’Eixample). L’architecte a conçu une minutieuse symbologie qui fait de cet édifice un poème mystique. Il a également fait preuve de grandes audaces de construction formelle, telles la manière de concevoir la structure d’arc parabolique ou la combinaison des traitements sculpturaux naturalistes et de l’abstraction des tours. Selon les données de l’année 2004, la Sagrada Família est le monument le plus visité d’Espagne, dépassant l’Alhambra de Grenade et le musée du Prado à Madrid : en 2008, elle a en effet attiré plus de 2,7 millions de visiteurs. L’œuvre réalisée du vivant d’Antoni Gaudí, la crypte et la façade de la Nativité, a été déclarée patrimoine de l’humanité par l’Unesco en 2005.

S’agissant d’un temple expiatoire, les travaux sont exclusivement financés grâce à l’aumône. En conséquence, il n’a pas été possible de construire simultanément les différentes parties du monument lorsqu’il l’eut fallu, mais depuis les années 1990, l’affluence de visiteurs et le renom mondial de l’œuvre ont fait évoluer la situation économique.

La Sagrada Família est une église catholique mais n’est pas une cathédrale. Le siège de l’évêché de Barcelone est la cathédrale Sainte-Eulalie, édifice construit à l’époque médiévale et situé au cœur du quartier gothique.

Guerre de Trente Ans

Defenestration-prague-1618.jpg

La guerre de Trente Ans est une série de conflits armés qui a déchiré l’Europe de 1618 à 1648. Les causes en sont multiples mais son déclencheur est la révolte des sujets tchèques protestants de la maison de Habsbourg, la répression qui suivit et le désir des Habsbourg d’accroître leur hégémonie et celle de la religion catholique dans le Saint-Empire.

Ces conflits ont opposé le camp des Habsbourg d’Espagne et du Saint-Empire, soutenus par la papauté, aux États allemands protestants du Saint-Empire, auxquels étaient alliées les puissances européennes voisines à majorité protestante, Provinces-Unies et pays scandinaves, ainsi que la France qui, bien que catholique et luttant contre les protestants chez elle, entendait réduire la puissance de la maison de Habsbourg sur le continent européen.

Cette guerre a impliqué l'ensemble des puissances européennes selon qu'elles étaient pour ou contre le parti de l'Empereur, à l'exception de l'Angleterre et de la Russie – qui ont néanmoins indirectement œuvré contre le parti des Habsbourg. L'emploi de mercenaires était la règle. Les combats se déroulèrent surtout dans les territoires d’Europe centrale dépendant du Saint-Empire, puis se portèrent sur la plaine de Flandre, le nord de l'Italie ou encore dans la péninsule Ibérique. Les batailles, les famines, les massacres ont provoqué plusieurs millions de morts. Cette « guerre civile européenne » a lourdement pesé sur la démographie et l'économie des États allemands et du royaume d'Espagne, et assis l'hégémonie de la France, qui s'épanouira davantage encore sous Louis XIV.

Diego Vélasquez

Auto-portrait, 1643 (45 × 38 cm), Musée des beaux-arts, Valence

Diego Rodríguez de Silva y Velázquez (Séville, baptisé le Madrid, mort le ), dit Diego Vélasquez en français, est un peintre baroque considéré comme l'un des principaux représentants de la peinture espagnole et l'un des maîtres de la peinture universelle.

Il passa ses premières années à Séville, où il développa un style naturaliste à base de clairs-obscurs. À 24 ans, il déménagea à Madrid, où il fut nommé peintre du roi Philippe IV et, quatre ans après, il devint peintre de chambre, charge la plus importante parmi celles dévolues aux peintres de la cour. Comme artiste, de par son rang de peintre de cour, il réalisa essentiellement des portraits du roi, de sa famille et des grands d’Espagne ainsi que des toiles destinées à décorer les appartements royaux. Comme surintendant des travaux royaux, il acquit en Italie de nombreuses œuvres pour les collections royales, des sculptures antiques et des tableaux de maîtres, et organisa les déplacements du roi d'Espagne.

Sa présence à la cour lui permit d'étudier les collections de peintures royales. L'étude de ces collections ajoutée à l'étude des peintres italiens lors de son premier voyage en Italie, eut une influence déterminante sur l'évolution de son style, caractérisé par une grande luminosité et des coups de pinceau rapides. À partir de 1631, il atteignit sa maturité artistique et peignit de grandes œuvres comme la Reddition de Breda.

Pendant les dix dernières années de sa vie, son style se fit plus schématique, arrivant à une domination notable de la lumière. Cette période commença avec le Portrait du Pape Innocent X peint lors de son second voyage en Italie, et vit la naissance de deux de ses œuvres maîtresses : Les Ménines et les Fileuses.

Son catalogue contient de 120 à 125 œuvres peintes et dessinées. Célèbre bien après sa mort, sa réputation atteignit un sommet de 1880 à 1920, période qui coïncide avec les peintres impressionnistes français pour qui il fut une référence. Manet fut émerveillé par sa peinture et il qualifia Vélasquez de « peintre des peintres » puis du « plus grand peintre qui ait jamais existé ».

La majeure partie de ses toiles, qui faisaient partie de la collection royale, est conservée au musée du Prado à Madrid.

Casa Batlló

Façade de l'édifice en septembre 2007

La Casa BatllóÉcouter (en catalan et castillan : « maison Batlló ») est un édifice moderniste conçu par l'architecte Antoni Gaudí, chef de file de ce mouvement, de 1905 à 1907. Il est situé dans l'Illa de la Discòrdia, au 43 Passeig de Gràcia à Barcelone.

L'immeuble fut commandé par Josep Batlló i Casanovas, industriel du textile. La partie la plus connue de l'édifice est la façade, considérée comme l'une des plus originales de l'architecte, qui utilisa la pierre, le fer forgé, le trencadis de verre et la céramique polychrome ; Gaudí se fit seconder par les architectes Josep Maria Jujol et Joan Rubió i Bellver.

L'édifice, qui figure sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, est ouvert au public et a reçu 600 000 visiteurs en 2011.

Exposition universelle de 1992

Billet d'entrée de l'Expo 92 (recto et verso)

L’exposition universelle de 1992 ou Expo '92, officiellement Exposition Universelle de Séville 1992 (en espagnol Exposición Universal de Sevilla 1992) s'est tenue du 20 avril au à Séville, en Espagne, sur l'île de La Cartuja. L'exposition avait pour thème « L'Ère des Découvertes » et célébrait les 500 ans de la découverte de l'Amérique.

Pour l'occasion ont été construites plusieurs routes d'accès à la ville, dont les autoroutes Madrid-Séville et Séville-Cadix. Une nouvelle gare a été bâtie au centre de la capitale andalouse, de laquelle partent, depuis, les trains de la ligne ferroviaire à haute vitesse entre Madrid et Séville, créée pour l'occasion, et les trains régionaux en direction du site de l'expo. L'aéroport de Séville-San Pablo a été agrandi et a été relié au centre-ville par un nouveau tronçon autoroutier. La darse du Guadalquivir a été recreusée vers le nord et ses rives ont été aménagées. Six nouveaux ponts la traversent depuis. En aval, la zone portuaire a été adaptée et améliorée. Le monastère de Sainte Marie des Grottes a été restauré et d'autres édifices ont été construits, comme le théâtre de la Maestranza, un palais des congrès et des expositions, un auditorium, plusieurs hôtels et bâtiments administratifs.

La chaleur estivale de Séville a été contrôlée sur le site de l'expo en y creusant un lac, en y plaçant des dizaines de fontaines, des canaux, des aqueducs, des chutes d'eau et des brumisateurs, en y plantant des milliers d'arbres et arbustes et en plaçant des pergolas, des tentures et des parasols.

Plus de cent pays y étaient représentés, ainsi que toutes les communautés autonomes espagnoles, de nombreuses organisations internationales et plusieurs entreprises nationales et multinationales. On y trouvait des pavillons thématiques et de nombreuses expositions de peinture, de sculpture et d'objets archéologiques. Plusieurs scènes étaient dispersées sur le site de l'expo et au centre-ville. Elles proposaient des spectacles de danse (salsa et flamenco notamment), des concerts de musique symphonique, de jazz, de rock et de musique latine, des comédies musicales, des opéras, des pièces de théâtre, des spectacles humoristiques, des animations pour les enfants et des défilés de mode. De nombreuses conférences, des séminaires et des débats ont de plus eu lieu...

Grand Prix automobile d'Europe 2011

Le diffuseur de la McLaren MP4-26.

Le Grand Prix automobile d'Europe 2011 (2011 Formula 1 Grand Prix of Europe), disputé le sur le circuit urbain de Valence, est la 847e épreuve du championnat du monde de Formule 1 courue depuis 1950 et la huitième manche du championnat 2011. Il s'agit de la vingt et unième édition du Grand Prix comptant pour le championnat du monde.

Les vingt-quatre pilotes engagés au départ franchissent la ligne d'arrivée d'une épreuve dominée par l'Allemand Sebastian Vettel, pilote Red Bull Racing et champion du monde en titre. Parti une nouvelle fois depuis la pole position, sa septième en huit courses, il mène le Grand Prix de bout en bout, à l'exception du tour suivant son premier arrêt au stand. Il s'impose devant Fernando Alonso et son coéquipier Mark Webber. Grâce à sa pole position, sa victoire et son meilleur tour en course, il réalise un hat-trick. À l'issue de la course, Vettel accroît son avance sur ses concurrents en tête du championnat du monde, avec 186 points sur 200 possibles et 77 points d'avance sur Jenson Button, deuxième, et Mark Webber, troisième à égalité de points avec Button. À la fin du Grand Prix, dix-sept des vingt-cinq pilotes en lice au championnat du monde ont marqué au moins un point.

Lors de cette épreuve, vingt-quatre pilotes rallient l'arrivée (tous les pilotes ayant pris le départ terminent la course), ce qui constitue un nouveau record de la discipline, le précédent record étant de vingt-trois pilotes à l'arrivée du Grand Prix automobile de Chine en 2011.

Chez les constructeurs, Red Bull Racing conserve la tête du championnat avec 295 points, devant McLaren et Ferrari. À l'issue de la course, neuf des douze écuries engagées au championnat ont marqué des points, Lotus, Virgin et HRT n'en ayant pas encore inscrit.

Casa Milà

Vue frontale de la Casa Milà. Photo prise le 26 juin 2007.

La Casa Milà (en catalan, « maison Milà »), surnommée ironiquement « La Pedrera » (en catalan, « la carrière »), est un édifice de Barcelone, érigé entre 1906 et 1910 par l'architecte catalan Antoni Gaudí.

La Casa Milà, conçue comme un hôtel particulier, est généralement classée comme œuvre monumentale du modernisme catalan de la première décennie du XXe siècle, dont Gaudí était le chef de file. Ce fut l'avant-dernier projet conduit par l'architecte qui utilisa ici ses techniques clefs : l'inspiration naturaliste et l'arc caténaire.

Malgré l'opposition répétée du conseil municipal à l'édification de ce bâtiment en dehors des limites du plan Cerdà et les moqueries des Barcelonais, la Casa Milà fait partie, un siècle après sa construction, des lieux emblématiques de la ville et des dix sites les plus touristiques de Barcelone. Elle figure sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

Zortziko

Notation moderne du rythme de zortziko.

Le zortziko (en français, littéralement, « de huit », souvent traduit par « formé de huit ») est, dans la culture du Pays basque, une forme poétique traditionnelle illustrée par les bertsolari et une danse caractéristique mesurée à cinq temps.

En tant que poème, le zortziko est largement représenté dans le cadre des joutes oratoires où deux bertsolari doivent faire preuve d'imagination, de verve comique et de sens de la répartie en improvisant et en se répondant devant un public appelé à choisir le vainqueur. Cette tradition est toujours bien vivante au Pays basque.

En tant que rythme, le zortziko a fait l'objet de recherches folkloriques, mais aussi de controverses, jusqu'au début du XXe siècle. Les travaux de collectage et d'analyse ethnomusicologique du père Azkue et du père Donostia ont permis enfin d'en dégager le caractère authentique et spécifiquement basque.

Dès le milieu du XIXe siècle, des compositeurs de musique classique se sont intéressés au « rythme de zortziko » en l'intégrant dans le répertoire du piano, de l'orchestre et de la musique de chambre, élevant le zortziko à un niveau de qualité, de popularité et d'universalité comparable à celui de la habanera et de la sicilienne.

Asturcón

Poney Asturcón bai silver, dans son environnement naturel.

L'Asturcón est une race de poney rustique originaire des Asturies, qui mesure environ 1,25 m. Les Romains décrivent et apprécient déjà ce petit cheval, grâce à son allure particulière, nommée l'amble. L'Asturcón connaît une grande popularité dans le monde romain où il est prisé, il l'est également comme cheval d'équitation pour les dames au Moyen Âge grâce à son amble, ce qui lui vaut d'être largement exporté. Avec le temps, il se fait oublier et la mention de son amble disparaît. Il devient un cheval de travail qui se raréfie au XXe siècle, avec la motorisation de l'agriculture et la guerre civile espagnole.

Dans les années 1970 et 1980, sa situation devenue critique attire l'attention d'éleveurs qui se mobilisent pour le sauver, en créant notamment une réserve dans la Sierra del Sueve. Ce poney de robe noire ou baie vit toujours traditionnellement en semi-liberté sur des hauteurs de 800 à 1 000 m. Désormais employé comme monture d'équitation pour les enfants, l'Asturcón est protégé dans les réserves naturelles des Asturies, et représente un symbole de la culture asturienne. La Fiesta del Asturcón (Fête de l'Asturcón), reconnue d'intérêt touristique régional, attire 3 000 personnes chaque année. La race reste néanmoins à faible effectif, soit 1 900 individus recensés en 2012.

Pure race espagnole

Pure race espagnole gris présenté à Valence sur le salon Fiecval, en avril 2013.

Le Pure race espagnole ou PRE (Pura Raza Española), également appelé andalou, est une race de cheval de selle de souche ancienne originaire d’Andalousie. L’élevage structuré de la race débute au XVIe siècle sous l’impulsion de Philippe II d'Espagne et des moines chartreux. Il connaît une période de grande renommée dans les cours européennes au XVIIe et XVIIIe siècles, époque où il influence de très nombreux élevages et représente le cheval idéal en matière d'équitation classique. La race perd de son importance au XIXe siècle avec l’engouement nouveau pour le Pur-sang. Confidentiel jusque dans les années 1960 afin de maintenir un niveau suffisant d’effectifs, le Pure race espagnole connait un renouveau d’intérêt. Bien que l'immense majorité de ces chevaux soit stationnée en Andalousie, il est élevé depuis dans de nombreux autres pays dont la France.

Cheval facilement identifiable avec sa robe très souvent grise, le Pure race espagnole possède un corps compact, une encolure massive et un aspect très élégant, notamment grâce à sa longue crinière ondulée. Ses allures sont caractéristiques car souvent relevées, avec une aptitude naturelle au piaffer et au passage.

Longtemps utilisé pour tout le travail de haute école, dont l’héritage est assuré par l'école royale andalouse d'art équestre, le Pure race espagnole est recherché pour le dressage de compétition jusqu'au plus haut niveau. Également employé en équitation traditionnelle, où sa présence dans les arènes est remarquable, ainsi qu’en attelage, il a la faveur des écuyers de cirque et de spectacle. Il sert souvent de monture au cinéma, où son allure et son bon tempérament sont appréciés.

Bataille de Majadahonda

Dragon français du 19e régiment en Espagne, 1811. Illustration d'Ernest Fort, établie d'après des documents espagnols, 1913.

La bataille de Majadahonda se déroule le à Majadahonda, près de Madrid dans le cadre de la guerre d'indépendance espagnole. Elle oppose la division de cavalerie française du général Anne-François-Charles Trelliard à l'avant-garde de l'armée anglo-portugaise commandée par le brigadier-général Benjamin D'Urban.

Au matin du 11 août, la cavalerie anglo-portugaise du brigadier-général D'Urban, qui avance en tête de l'armée du duc de Wellington, occupe les villages de Majadahonda et Las Rozas. Les Portugais sont surpris par la division de dragons du général Trelliard qui les assaille et s'enfuient, en abandonnant trois canons. Les Français galopent ensuite jusqu'à Las Rozas et sèment la panique dans le campement britannique, avant de se replier et de faire face à la ligne de bataille ennemie. Un nouveau combat a lieu et reste indécis jusqu'à l'engagement des escadrons de réserve français qui décident de l'issue de la bataille.

La réputation de la cavalerie portugaise ne sort pas grandie de cet affrontement, malgré leur beau comportement à la bataille des Arapiles, le mois précédent. Le général Beresford réclame un châtiment exemplaire, demande qui est toutefois classée sans suite par Wellington.

Pedro de la Rosa

Pedro de la Rosa au Grand Prix de Malaisie, en 2010, avec les couleurs de Sauber.

Pedro Martínez de la Rosa, plus connu sous le nom de Pedro de la Rosa, est un pilote automobile espagnol né le à Barcelone. Auteur de 105 départs en Formule 1 entre 1999 et 2012, il obtient un podium lors du Grand Prix de Hongrie 2006.

Pedro de la Rosa fait ses débuts en monoplace en 1989. Après plusieurs titres de champion dans diverses formules de promotion, il s'exile au Japon, en quête de nouveaux titres et de budget. Sacré champion de Formula Nippon en 1997, il devient pilote-essayeur d'Arrows en Formule 1 l'année suivante. Lors du Grand Prix d'Australie 1999, il fait ses débuts officiels en Formule 1 et inscrit le seul point de la saison de son équipe. L'année suivante, resté chez Arrows, il est dominé par son coéquipier. Pour la saison 2001, non-conservé par Arrows, il rejoint Jaguar Racing où il est régulièrement l'égal de son coéquipier plus expérimenté. Il entretient toutefois avec lui des relations tendues et est remplacé fin 2002, après une saison sans aucun point.

Non reconduit par son écurie, Pedro de la Rosa devient pilote-essayeur pour McLaren Racing en 2003. Il reste au sein de l'écurie britannique lors des saisons suivantes et participe au Grand Prix de Bahreïn 2005 et à la deuxième moitié de la saison 2006. Après avoir obtenu son unique podium dans la discipline, il redevient pilote-essayeur McLaren jusqu'en 2010.

Pedro de la Rosa redevient titulaire en 2010 avec BMW Sauber F1 Team. Largement dominé par son coéquipier débutant, il est remplacé après le Grand Prix d'Italie. En 2011, il rejoint à nouveau McLaren comme pilote-essayeur, puis effectue une pige pour Sauber au Grand Prix du Canada. En 2012, à 41 ans, il signe avec la modeste écurie espagnole, HRT Formula One Team. L'équipe est liquidée à la fin de la saison et de la Rosa devient pilote d'essai pour la Scuderia Ferrari jusqu'en 2014.

Parallèlement à ses activités de pilote, de la Rosa a été président du Grand Prix Drivers' Association de 2008 à 2010 et de 2012 à 2014.

Frontière entre l'Espagne et la France

Carte avec relief ombré des Pyrénées en français.

La frontière entre l'Espagne et la France est la frontière internationale terrestre et maritime séparant les deux pays, de l'Atlantique à la Méditerranée. Courant sur 623 kilomètres le long des Pyrénées, et interrompue par la principauté d'Andorre, c'est la plus longue frontière terrestre de la France métropolitaine.

Elle n’acquiert son acception de limite entre États qu’au XVIe siècle, à compter de l’avènement et de l’affrontement des monarchies des deux pays, c’est-à-dire sous les règnes de François Ier et de Charles Quint. Avant cette période, les Pyrénées ont vu passer les Celtes, les Carthaginois, les Romains, les Vandales, les Suèves, les Wisigoths, les Maures, les Francs et les Anglais, sans qu’une frontière militaire ou politique ne soit établie entre États.

Le premier acte mentionnant une frontière entre les deux royaumes date de 1659. Il est signé sur l’île des Faisans par le cardinal Mazarin et don Luis de Haro, au nom de leurs souverains respectifs ; plusieurs territoires sont alors échangés. Mais le bornage de la frontière demeure encore imprécis en de nombreux points, et les contestations et les heurts entre populations locales demeurent fréquents, au point que Napoléon III et Isabelle II font rédiger un nouveau traité, qui, par touches successives en 1856, 1862 et 1866, détermine le bornage connu aujourd’hui de la frontière terrestre entre l’Espagne et la France. Le traité de 1995 donne une nouvelle dimension à la frontière, permettant aux collectivités transfrontalières d’aborder des domaines tels que l'urbanisme, l’environnement, l’utilisation des infrastructures ou la gestion urbaine.

Les différents affrontements militaires qui émaillent l'histoire de la frontière ont laissé des fortifications visibles sur toute sa longueur, qui a été, au cours du XXe siècle un acteur de deux conflits majeurs, la guerre d'Espagne provoquant un exode frontalier vers le nord de quelques 450 000 Espagnols et la Seconde Guerre mondiale voyant nombre de Juifs fuyant le nazisme, aux côtés de soldats voulant rejoindre l'Angleterre ou l'Afrique du Nord.

Outre les particularités territoriales que constituent Andorre et l'île des Faisans, l'enclave espagnole de Llívia en territoire français et le pays Quint — propriété de l'Espagne, mais d'usufruit français —, sont les fruits de l'histoire. La frontière est aujourd'hui traversée par des voies internationales, essentiellement à ses extrémités, qu'elles soient routières ou ferroviaires, sans oublier les anciens chemins pastoraux ou des pèlerins de Saint-Jacques, empruntés également par les randonneurs.

La frontière est également un lieu d'échanges économiques traditionnels, dont les lies et passeries sont une survivance. Plus récents sont les groupements de coopération territoriale qui contribuent au développement transfrontalier du massif pyrénéen, à côté d'initiatives locales portant sur le développement de l’économie rurale, du tourisme et de la culture.

Cheval des montagnes du Pays basque

Chevaux des montagnes du Pays basque près du mont Gorbeia.

Le cheval des montagnes du Pays basque (en espagnol Caballo de Monte de País Vasco, en basque Euskal Herriko Mendiko Zaldia), est une race de cheval lourd de montagne rustique, originaire de la communauté autonome du pays basque espagnol. Issue d'un groupe de poneys propres au nord de la péninsule Ibérique, la race a évolué au cours du XXe siècle. Les croisements avec des chevaux de trait, notamment Bretons, visaient à l'adapter à la traction agricole jusqu'aux années 1960. Le cheval des montagnes du Pays basque est désormais une race à vocation bouchère, élevée pour produire de la viande de poulain.

Élevé depuis des siècles en système extensif, il est progressivement reconnu comme un symbole culturel de sa région d'origine après les années 1980. Sa reconnaissance officielle en tant que race remonte à 1999, avec la création du studbook. Le cheval des montagnes du Pays basque forme une race locale rare, mais en expansion grâce au versement de primes d'élevage. L'effectif recensé est de 4 479 chevaux fin 2014. Ce cheval est mis à l'honneur chaque année pendant la Journée du cheval de montagne d'Álava, fêtée à Arluzea.

Lies et passeries

Stèle commémorant les 500 ans de l’accord du plan d'Arrem.

Les lies et passeries (/li e pasəʁi/) sont des accords conclus de vallée à vallée sur l’ensemble de la chaîne des Pyrénées. Elles sont établies entre communautés montagnardes du même versant ou vivant de part et d’autre de la frontière franco-espagnole.

Les premières conventions écrites connues datent du XIIe siècle. Avant la formation des deux royaumes français et espagnol et l’instauration d’une frontière militaire et politique, c’est-à-dire avant le début du XVIe siècle, les lies et passeries sont des accords qui assurent en premier lieu la paix entre communautés, puis la jouissance indivise des pâturages d’altitude. Ces conventions pastorales déterminent les limites de territoires ainsi que les conditions d’utilisation des ressources et de circulation des troupeaux. Elles définissent également un ensemble de règles de police et de justice, garantissant l’application d’un seul et même droit des personnes sur le territoire considéré et engageant la responsabilité et la solidarité de la vallée. Ces conventions sont régulièrement renouvelées.

À partir du XVIe siècle, les lies et passeries se transforment et s’adaptent pour résister aux atteintes extérieures mettant en péril la paix des communautés et leur indépendance économique et politique. Ainsi, de nouvelles clauses viennent garantir la liberté de commerce et la solidarité face aux exactions de troupes de brigands ou de miquelets. Plus tard, alors que les guerres entre la France et l’Espagne utilisent la frontière comme terrain de confrontation, les vallées s’emploient à défendre leur neutralité dans des conflits qui ne les concernent pas, ou à en limiter les conséquences. La guerre de Succession d’Espagne, entre autres conflits troublant la zone pyrénéenne, donne l’occasion aux montagnards de démontrer leur opiniâtreté à demeurer en dehors du conflit et à revitaliser les antiques accords qui leur avaient, jusque là, garanti un état de paix et un équilibre économique, malgré les ingérences centralisatrices des deux monarchies.

Les accords de lies et passeries sont toujours vivants. On en compte à la fin du XXe siècle une centaine dans les régions montagneuses de Navarre. De même, deux faceries perpétuelles ont été consacrées par le traité des limites de 1856, entre l’Espagne et la France. Ce traité des limites a donné une assise juridique aux lies et passeries transfrontalières ; il définit leur portée et donne un nouvel outil aux communautés frontalières, qui leur permet d’évoluer en établissant des relations privilégiées hors du cadre des activités pastorales. Des exemples récents montrent le dynamisme potentiel du cadre fixé par le traité. Les États, incluant la principauté d’Andorre, se sont donné la faculté d’intervenir directement dans les processus de rapprochement des communautés frontalières soit au sein de l’ancienne commission internationale des Pyrénées datant de 1875, ou de la plus récente communauté de travail des Pyrénées de 1983.

Ricardo Zamora

Ricardo Zamora en 1930 à Madrid.

Ricardo Zamora Martínez, né le à Barcelone et mort le dans la même ville, est un footballeur international espagnol. Il est considéré comme l'un des plus grands gardiens de but de tous les temps.

Issu d'une famille bourgeoise de Barcelone, Ricardo Zamora commence le football dès son plus jeune âge. Repéré par les grands clubs de sa ville, il fait ses débuts dans l'équipe première de l'Español de Barcelone à quinze ans, puis rejoint le FC Barcelone en 1919, club avec lequel il remporte deux Coupes d'Espagne. En 1920, il fait ses débuts internationaux avec l'équipe nationale espagnole, devenant au cours des Jeux olympiques d'Anvers, une « star continentale ». En 1922, il retourne à l'Español, remportant pour seul titre majeur la Coupe d'Espagne en 1929.

L'année suivante, Ricardo Zamora est recruté par le Real Madrid, avec lequel il est sacré double champion d'Espagne, remportant également deux Coupes d'Espagne. En 1936, il met un terme à sa carrière internationale, avec 46 sélections, en raison de la Guerre d'Espagne. Emprisonné, il parvient à s'évader et rejoint l'OGC Nice, où il achève sa carrière de joueur. Après le conflit, il retourne dans son pays natal et devient entraîneur de plusieurs clubs, comme l'Atlético Aviación, le Celta de Vigo, l'Espanyol Barcelone, entraînant même brièvement la sélection nationale espagnole. Il meurt en 1978 dans sa ville natale.

Pratiquant un jeu spectaculaire pour une efficacité remarquable, Zamora est ainsi considéré comme l'un des meilleurs gardiens de tous les temps et le meilleur gardien espagnol. Il est également le premier joueur à devenir un véritable phénomène médiatique.

Lamina (mythologie)

Statue représentant une lamina aux pieds palmés à Arrasate (province du Guipuscoa, Communauté autonome du Pays basque).

Lamina ou lamiña (prononciation /lamiŋa/, forme indéterminée lamin, pluriel laminak) est le terme basque désignant un être fantastique de la mythologie basque, un esprit de la nature ou génie d'apparence humaine. Le pluriel laminak est plus couramment utilisé car ces génies sont souvent représentés en tant que collectif. Le singulier lamina se trouve cependant dans plusieurs récits où un seul individu est mis en scène.

La description, le sexe et l'appellation même des laminak varient selon les légendes et selon les régions. On rencontre ainsi fréquemment le vocable lamia (forme indét. lami, pl. lamiak) au Pays basque espagnol.

Le plus souvent, les laminak sont dépeints soit comme des lutins mâles, soit comme des femmes de taille normale dont le bas du corps est pourvu de caractéristiques animales (pieds palmés, pattes de poules, sabots de chèvre ou queue de poisson).

Créatures essentiellement nocturnes, les laminak vivent sous terre, dans des grottes ou auprès des sources et des ruisseaux. Les récits et contes sur les laminak forment une partie importante du corpus de légendes basques. De nombreux lieux au Pays basque, autant du côté français qu'espagnol, leur doivent leur nom et la construction de plusieurs ponts, églises ou autres bâtiments leur est attribuée.

Raymond Lulle

Statue de Raymond Lulle à l'entrée de la cathédrale de Palma de Majorque

Raymond Lulle (Ramon Llull en catalan, Raimundus ou Raymundus Lullus en latin, رامون لیول en arabe) est un philosophe, poète, théologien, missionnaire, apologiste chrétien et romancier majorquin. Il naît vers 1232 à Majorque et meurt en 1316, probablement en mer, au large de Majorque.

Écrivain mystique, les principes de sa philosophie sont inséparables de son projet de conversion des infidèles. Il cherche à s'adresser à toutes les intelligences, chrétiennes ou non, dans la langue de ses interlocuteurs. Il opère par un jeu d'explications et de déductions, une combinaison des divers principes théologiques et philosophiques pour convaincre de la vérité chrétienne. Il a rencontré de vives oppositions avec les thomistes de l'ordre de Saint-Dominique qui ont obtenu temporairement une condamnation papale de ses écrits.

Considéré comme l'un des inventeurs du catalan littéraire, il est le premier à utiliser une langue néo-latine pour exprimer des connaissances philosophiques, scientifiques et techniques. Son œuvre en prose a grandement contribué à fixer la norme du catalan écrit. Malgré un certain hermétisme typique de son époque, Lulle nous reste proche par sa poésie qui fait de lui un des plus grands écrivains catalans. Son œuvre en vers répond au même projet didactique que son œuvre en prose...

Plan Cerdà

Projet original du plan Cerdà.

Le Plan Cerdà est un plan de réforme, d'aménagement et d'extension urbaine de la ville de Barcelone proposé en 1860 par Ildefons Cerdà. C'est un plan hippodamien avec une structure quadrangulaire, régulière et ouverte. Ce plan est à l'origine de la renaissance de la cité comtale.

Ce plan est imposé par le gouvernement central espagnol à la place du plan d'Antoni Rovira i Trias qui avait gagné le concours de la ville, créant une forte polémique. L'actuel quartier de l'Eixample (« l'Extension ») nait de ce plan, et se développe sur d'immenses terrains vagues qui sont jusqu'alors considérés comme zone militaire stratégique.

Le plan Cerdà propose un damier continu de blocs carrés de 113,3 mètres depuis Besòs jusqu'à Montjuïc, doté de rues de 20, 30 et 60 mètres de large. Le plan apporte une nouveauté rapport au plan hippodamien standard en coupant les angles de chaque bloc par un chanfrein à 45 degrés pour permettre une meilleure visibilité.

La mise en œuvre du plan Cerdà dure presque un siècle. Au fil du temps, le plan est transformé et de nombreux points importants ne sont pas mis en application. Les intérêts des propriétaires terriens et la spéculation ont desservi le plan.

Bataille de Minorque (1756)

Siège et prise du fort Saint-Philippe, le 29 juin 1756.

La bataille de Minorque ou de Port-Mahon est un affrontement naval et terrestre qui a lieu en mai et juin 1756 au début de la guerre de Sept Ans. Cette bataille oppose la France et l'Angleterre pour le contrôle de l'île de Minorque en Méditerranée occidentale. Le combat naval, le 20 mai 1756, met aux prises l'escadre française de Toulon, commandée par La Galissonière, à celle de John Byng, arrivé de Gibraltar pour secourir l'île où vient de débarquer l'armée du maréchal de Richelieu. La retraite de l'escadre anglaise provoque le 29 juin la reddition de l'île qui va rester entre les mains de la France jusqu'à la fin de la guerre. L'opinion française considère cette victoire comme une revanche sur les attaques de la Royal Navy en période de paix. En Angleterre, cette défaite provoque une grave crise dans la marine et le gouvernement. Elle culmine avec la condamnation à mort de John Byng et le retrait du premier ministre Newcastle en 1757 au profit de William Pitt, partisan de la guerre totale avec la France, et qui devient l'homme fort du nouveau gouvernement anglais. La prise de Minorque sera aussi la seule victoire navale importante de la France pendant la guerre de Sept Ans.

Shambhala (PortAventura)

Vue de Shambhala, en blanc, et de Dragon Khan, en rouge.

Shambhala est un parcours de montagnes russes en métal du parc PortAventura, situé à Salou, en Catalogne, en Espagne. Ce sont des hyper montagnes russes conçues et développées par le constructeur suisse Bolliger & Mabillard. Shambhala détient trois records d'Europe. Ce sont les montagnes russes les plus hautes avec 76 mètres, les montagnes russes ayant la descente la plus haute avec 78 mètres, et les hyper montagnes russes les plus rapides avec une vitesse de 134 km/h. Ces trois records étaient auparavant détenus par l'attraction du même type Silver Star, située dans le parc allemand Europa Park. Les montagnes russes Furius Baco, également situées à PortAventura, sont toujours les plus rapides du continent avec une vitesse de 135 km/h.

Après plus de neuf mois de travaux, Shambhala est inauguré le 12 mai 2012 en présence d'Artur Mas, président de la Generalitat de Catalogne. Son thème est une expédition dans le royaume de la mythologie bouddhiste Shambhala, situé dans les montagnes inaccessibles de l'Himalaya. L'attraction est construite dans une nouvelle zone du quartier chinois décorée avec des temples, un village de montagnes et des sommets enneigés. Elle est située à côté des montagnes russes Dragon Khan, dont elle croise le parcours à quatre reprises...

Salvador Dalí

Salvador Dalí photographié par Carl van Vechten, le 29 novembre 1939.

Salvador Felipe Jacinto Dalí i Domènech, premier marquis de Dalí y de Púbol, dit Salvador Dalí, né à Figueras le et mort dans la même ville le , est un peintre, sculpteur, graveur, scénariste et écrivain catalan de nationalité espagnole. Il est considéré comme l'un des principaux représentants du surréalisme et comme l'un des plus célèbres peintres du XXe siècle.

Influencé très jeune par l'impressionnisme, il quitta Figueres pour recevoir une éducation artistique académique à Madrid où il se lia d'amitié avec Federico García Lorca et Luis Buñuel et chercha son style entre différents mouvements artistiques. Sur les conseils de Joan Miró, il rejoignit Paris à l'issue de ses études et intégra le groupe des surréalistes où il rencontra sa femme Gala. Il trouva son propre style à partir de 1929, année où il devint surréaliste à part entière et inventa la méthode paranoïaque-critique. Exclu de ce groupe quelques années après, il vécut la guerre d'Espagne en exil en Europe avant de quitter la France en guerre pour New York où il fit fortune et résida huit ans. À son retour en Catalogne en 1949, il opéra un virage vers le catholicisme, se rapprocha de la peinture de la Renaissance et s’inspira des évolutions scientifiques de son temps pour faire évoluer son style vers ce qu'il nomma « mysticisme corpusculaire »

Bataille de la Bicoque

Battle of Bicocca (location).png

La bataille de la Bicoque (27 avril 1522), du nom d'un lieu-dit appelé Bicocca à 5 km au nord du centre de Milan, est une bataille où s'affrontent les armées de François Ier, parti à la reconquête du Milanais, et celles de Charles Quint. Un corps expéditionnaire franco-vénitien commandé par le vicomte de Lautrec est tenu en échec par les armées des Impériaux et des États pontificaux commandées par Prospero Colonna. Lautrec, ayant perdu une grande partie de son infanterie, est contraint de se replier en Lombardie, laissant les Impériaux maîtres du duché de Milan.

Pris de vitesse par les Impériaux à la fin de 1521 et dissuadé par là-même de marcher directement sur Milan, Lautrec regroupe ses forces pour tenter de couper les lignes de communication de Colonna. Les mercenaires suisses au service des Français, n'ayant pas perçu leur solde, exigent un affrontement immédiat, et Lautrec est contraint d'attaquer les positions retranchées de Colonna dans le parc de La Bicoque, au nord de Milan. Les piquiers suisses marchent à travers champs sous un tir d'artillerie nourri en directions des positions ennemies, lorsqu'ils sont bloqués par un chemin inondé surplombé d'un glacis. Déjà en partie décimés par les tirs des arquebusiers espagnols, les Suisses doivent se replier. Entre-temps, une charge de la cavalerie française censée déborder l'aile de Colonna se solde par un échec. Les Suisses, abandonnant la campagne d'invasion, s'en retournent dans leurs cantons quelques jours plus tard, tandis que Lautrec doit se replier avec les débris de son armée en territoire vénitien.

Jaca Navarra

Juments Jaca Navarra.

La Jaca Navarra (en basque Nafarroako zaldiko), ou cheval navarrais, est une race de petit cheval de travail originaire de la communauté forale de Navarre, région autonome du nord de l'Espagne. Menacée de disparition au milieu du XXe siècle en raison de la motorisation, la race est désormais protégée, notamment grâce à la création d'un troupeau de référence à Sabaiza. Une association d'éleveurs a été formée en 1999 et un registre d'élevage ouvert en 2001. Deux ans plus tard, le danger d'extinction qui pèse sur la Jaca Navarra est reconnu à son tour.

De nos jours, la race est surtout élevée pour sa viande, dans sa région originelle. Grâce à sa conformation adaptée au marché, ce petit cheval bai très robuste, d'environ 1,30 m, s'élève de manière extensive à l'état semi-sauvage. La population est de quelques centaines d'individus, environ 900 chevaux en 2011.

Mallorquín

Un Mallorquín.

Le Mallorquín ou Majorquin (Cavall Mallorquí en catalan) est une race de cheval de selle à la robe noire, autochtone de Majorque, l'une des îles Baléares en Espagne, à laquelle il doit son nom. Il est très proche du cheval Minorquin, et souvent confondu avec lui. Vraisemblablement issu de chevaux celtiques et notamment du cheval catalan, il est introduit sur l'île de Majorque avec de nombreux croisements au XIXe siècle. La motorisation a raison de son développement, il manque disparaître dans les années 1970.

Une association d'éleveurs se mobilise en 1981 pour sauver la race, et obtient l'ouverture d'un stud-book en 1988. Il existe moins de 400 individus Mallorquíns recensés en 2012, mais leur utilisation dans les loisirs équestres les préserve désormais de l'extinction. Sobre et rustique, de taille moyenne et de constitution raffinée, le cheval Mallorquín reste essentiellement élevé à Majorque.

Hispano-Bretón

Cheval Hispano-Bretón à Ávila, dans la Sierra de Gredos, communauté autonome de Castille-et-León en Espagne.

L’Hispano-Bretón est une race de cheval de trait espagnole rustique. Elle est issue de croisements entre des chevaux autochtones espagnols et des chevaux de trait Bretons, pratiqués au début du XXe siècle. La race servait historiquement pour la traction agricole, mais elle est désormais élevée pour sa viande. Le registre d'élevage est créé en 1998. Le travail de sélection mené durant la décennie qui suit permet de faire nettement évoluer la morphologie des chevaux. Les éleveurs, ayant fait le choix de promouvoir la viande de leurs bêtes dès 2008, sont fortement touchés par la fraude européenne à la viande de cheval et la suppression des primes d'élevage en 2013.

Ces chevaux de trait généralement alezans ne possèdent pas de standard de race, mais sont caractérisés par leur aspect massif et bien construit. Ils sont surtout élevés en semi-liberté dans les zones montagneuses de la communauté autonome de Castille-et-León. Les meilleurs individus de la race se retrouvent chaque année aux foires de San Emiliano, en août.

Thérèse d'Avila

Sainte Thérèse d'Avila avec son habit de carmélite (scapulaire marron recouvert d'une cape blanche, guimpe qui lui enserre le visage, long voile noir) et ses attributs de docteur de l'Église (livre et plume), représentée sur une peinture de Pierre Paul Rubens.

Thérèse d'Ávila (en religion : Teresa de Jesús) est une religieuse espagnole, née le à Gotarrendura (Vieille-Castille) et morte le à Alba de Tormes. Profondément mystique, elle laisse des écrits sur son expérience spirituelle qui la font considérer comme une figure majeure de la spiritualité chrétienne.

La réforme qu'elle impulse dans l'Ordre du Carmel espagnol entraîne quelques années après sa mort la création d'une branche autonome au niveau de l'ordre : l'Ordre des Carmes déchaux. Cette nouvelle branche monastique s'étendra rapidement dans toute l'Europe puis le monde : le nombre des carmes réformés dépassera rapidement, et dépasse toujours, le nombre des carmes non réformés.

Thérèse est canonisée en 1622, sa fête liturgique est fixée le 15 octobre. Au XXe siècle elle est déclarée docteur de l'Église catholique ; elle est la première femme à obtenir ce titre. Si son influence spirituelle, associée à celle de saint Jean de la Croix, a été très forte au XVIIe siècle, de nos jours, elle reste une référence au-delà de sa famille monastique et même à l'extérieur de l’Église catholique.

Elle est l'auteur de nombreux ouvrages tant biographiques que didactiques ou poétiques. Ceux-ci sont régulièrement réédités dans le monde entier. Elle est encore aujourd’hui le sujet de nombreuses publications.

Après sa mort, le corps de Thérèse, incorrompu, est exhumé plusieurs fois. Très vite, sa dépouille se trouve être une relique disputée entre les couvents d'Ávila, son lieu de naissance, et d'Alba de Tormes, son lieu de décès. Elle repose désormais dans un tombeau de marbre placé dans l'église du couvent d'Alba de Tormes en 1760. Plusieurs reliques ont été extraites de sa dépouille et sont présentes dans différentes églises d'Espagne.

Hispano-arabe (cheval)

Cheval Hispano-arabe monté en Doma Vaquera.

L’Hispano-arabe (Hispano-árabe en espagnol) ou Aralusian est un cheval issu de croisements entre la race Pure race espagnole et la race Arabe. Ce croisement très ancien dispose de son propre studbook en Espagne, ce qui n'est pas le cas dans la plupart des autres pays. C'est un cheval athlétique, à la morphologie très variable d'un individu à l'autre. Doté d'un tempérament vif, il fait également preuve d'une grande sensibilité. Ces caractéristiques font de lui un cheval polyvalent, plus particulièrement adapté à l'équitation de travail et à la Doma Vaquera. Son élevage est surtout concentré en Andalousie, il est présent dans d'autres régions d'Espagne ainsi que dans plusieurs pays, même si tous les individus ne sont pas répertoriés sous le nom d'Hispano-arabe.

Micromeria glomerata

Micromeria glomerata au Conservatoire botanique national de Brest en juillet 2015.

Micromeria glomerata, localement nommée Tomillo, est une espèce de plantes à fleurs chaméphyte ligneuse, appartenant à la famille des Labiatae. Décrite en 1974 par Pedro Luis Pérez de Paz, elle est endémique du nord-est de l'île de Tenerife, l'une des îles Canaries. Elle pousse dans la zone protégée du parc rural d'Anaga, appartenant au massif d'Anaga. Cette plante médicinale et aromatique, donnant des fleurs dans les tons rose-pourpre, pousse à faible altitude dans les fissures des pentes. En raison de sa répartition très réduite et des menaces sur son habitat, elle est considérée comme en danger critique d'extinction. Quelques jardins botaniques participent à sa conservation, dont le Conservatoire botanique national de Brest depuis 2008.

La Musica Notturna delle strade di Madrid

La noche de Reyes en la Puerta del Sol par José Castelaro, 1839, huile sur toile, Musée d'histoire de Madrid.

La Musica Notturna delle strade di Madrid (Musique nocturne des rues de Madrid) est une composition pour quintette à cordes à deux violoncelles de Luigi Boccherini faisant partie intégrante du recueil de six quintettini opus 30 (G.319-324).

Composé en 1780 en Arenas de San Pedro alors que le compositeur est au service de don Luis, prince de la maison de Bourbon, ce quintettino évoque l'atmosphère des rues de Madrid à la nuit tombée. Il s'agit de son second essai de musique descriptive après celui du quintette en majeur opus 11 no 6 (G.276) L'Uccelleria de 1771.