Wikipédia:Sélection/Pays-Bas

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Révolution nationale indonésienne

Un soldat, appartenant à un régiment blindé indien, examine un tank utilisé par les nationalistes indonésiens et capturé par les forces britanniques lors des combats à Surabaya.

La révolution nationale indonésienne, ou guerre d’indépendance indonésienne, est un conflit armé et une lutte diplomatique entre l’Indonésie et les Pays-Bas, ainsi qu’une révolution sociale, qui s’est déroulée de 1945 à 1949, entre la déclaration d’indépendance de l’Indonésie et la reconnaissance de l’Indonésie en tant qu’État indépendant par les Pays-Bas, le . Les Indonésiens appellent ces quatre ans de conflit armé « Revolusi ».

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les Pays-Bas voulurent récupérer leur ancienne colonie, qu’ils avaient dû abandonner lors du débarquement des Japonais en 1942. Les Néerlandais parvinrent à contrôler les grandes villes, mais pas les zones rurales. Le conflit ruina petit à petit l’économie néerlandaise.

Le conflit prit fin avec le transfert formel, le , de la souveraineté sur le territoire des Indes néerlandaises du royaume des Pays-Bas à une République des États-Unis d’Indonésie, créée le . À la suite de la révolution, le système de castes auparavant en vigueur perdit de l’importance, réduisant le pouvoir des dirigeants locaux (les râjas).

Compagnie néerlandaise des Indes orientales

Une obligation de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales émise en 1623.

La Compagnie néerlandaise des Indes orientales (Vereenigde Oostindische Compagnie ou VOC en néerlandais, littéralement « Compagnie unie des Indes Orientales ») est une compagnie de commerce créée par les Provinces-Unies en 1602. Elle est pendant près de deux siècles l’un des piliers de la puissance du capitalisme et de l’impérialisme néerlandais. Dissoute à la fin du XVIIIe siècle, la compagnie demeure aujourd’hui l’une des entreprises capitalistes les plus puissantes qui ait jamais existé.

Créée alors que le capitalisme est encore en gestation dans un monde féodal, elle a inspiré plusieurs grandes caractéristiques des entreprises modernes : le modèle de la société anonyme émettant des actions et obligations ainsi que le modèle de la multinationale implantée dans des pays à l’autre bout du monde. Elle est la plus influente des compagnies européennes fondées au XVIIe siècle pour exploiter les richesses d’Asie.

Audrey Hepburn

Audrey Hepburn

Audrey Hepburn, née Audrey Kathleen Ruston le à Ixelles (Belgique) et morte le à Tolochenaz (Suisse), est une actrice britannico-néerlandaise.

Le succès de la pièce Gigi (1951) lui ouvre les portes du cinéma ; dès 1953, Vacances romaines lui vaut l’Oscar de la meilleure actrice. Ses autres grands succès incluent Sabrina ou My Fair Lady. En 1967, à 38 ans, elle met fin à sa carrière d’actrice.

Elle est entrée dans l’histoire du cinéma comme l’une de ses plus grandes actrices. En 1999, l’American Film Institute l’a ainsi distinguée comme la troisième plus grande actrice de tous les temps dans le classement AFI’s 100 Years… 100 Stars.

Elle a un engagement important pour des causes humanitaires. Elle fut ambassadrice de l’Unicef entre 1988 et 1992 et son action est aujourd’hui poursuivie par l’Audrey Hepburn Children’s Fund, œuvre caritative fondée en 1994, un an après sa mort d’un cancer du côlon.

Elle marque également son époque par l’incarnation d’un certain « chic » inspiré par le couturier Hubert de Givenchy dont elle est l’amie et l’égérie.

Tulipomanie

Pamphlet néerlandais critiquant la tulipomanie, imprimé en 1637, à la suite de l’effondrement des cours

La tulipomanie (Tulpenmanie en néerlandais, Tulip mania en anglais, souvent appelée « crise de la tulipe » en histoire économique), qui survint dans le nord des Provinces-Unies au milieu du XVIIe siècle, est le nom donné à un effondrement subit des cours de l'oignon de tulipe qui avaient atteint un niveau astronomique. Au plus fort de la tulipomanie, en , des promesses de vente pour un bulbe se négociaient pour un montant égal à vingt fois le salaire annuel d'un artisan spécialisé. Certains historiens ont qualifié cette crise de « première bulle spéculative » de l'histoire.

L'épisode refit surface en 1841 avec la parution d'un ouvrage intitulé Extraordinary Popular Delusions and the Madness of Crowds du journaliste britannique Charles Mackay. Mackay affirmait qu'à une certaine époque, un bulbe de Semper Augustus pouvait s'échanger contre cinq hectares de terre. Il prétendait également que de nombreux investisseurs avaient été ruinés par la chute des cours, chute qui aurait ébranlé toute l'économie néerlandaise. Bien que l'ouvrage de Mackay soit devenu un classique fréquemment réédité, sa version des faits est aujourd'hui contestée. Les historiens modernes considèrent que la crise de la tulipe n'avait pas été aussi spectaculaire que le voudrait Mackay, certains allant même jusqu'à douter de la réalité d'une véritable « bulle spéculative »…

Marie de Hongrie (1505-1558)

Portrait de Marie de Hongrie

Marie de Hongrie, archiduchesse d'Autriche et, par son mariage, reine de Hongrie et de Bohême, est née le au palais du Coudenberg, à Bruxelles, et morte le à Cigales, en Castille. Elle est l’avant-dernière des six enfants de Philippe le Beau (1478-1506), héritier des Habsbourg, et de Jeanne de Castille (1479-1555).

Elle devient reine consort de Hongrie et de Bohême de 1522 à 1526, puis gouverneur des Pays-Bas espagnols de 1531 à 1555.

Elle grandit aux Pays-Bas auprès de Marguerite d’Autriche. Très jeune, elle est promise en mariage à Louis II de Hongrie, mais leur union ne dure que quatre ans, en raison du décès de ce dernier en 1526 sur le champ de bataille, contre les Turcs. Comme il n'a pas d’enfant, la couronne revient à son frère Ferdinand, qu’elle fait élire roi lors de la régence qu’elle exerce avec difficulté en Hongrie. Après son refus de se remarier, son frère, l'empereur Charles Quint, lui demande de le seconder en tant que gouverneur des Pays-Bas, ce qu'elle fait pendant près de vingt-cinq ans. « Homme fort » de l’empereur, Marie de Hongrie a à cœur la prospérité des Pays-Bas, mais aussi de seconder ses frères dans les conflits religieux et territoriaux tout en maintenant le prestige des Habsbourg

Albert Girard

Page de couverture de Invention nouvelle en l'Algèbre d'Albert Girard, publié à Amsterdam en 1629 par Blauew.

Albert Girard, dit le « Samielois », également appelé Albertus Gerardus Metensis, parfois Albert Gérard, né vraisemblablement le à Saint-Mihiel et mort à 37 ans, le 8 ou en Hollande, probablement près de la Haye, est un mathématicien d'origine française ayant mené toute sa carrière aux Pays-Bas.

De son vivant, Albert Girard est connu comme ingénieur. Élève et traducteur des œuvres de Stevin, ami de Golius, de Snell et sans doute de Jacques Aleaume, il s'occupe en tout premier lieu de fortifications et d'ouvrages militaires.

Son importance est tardivement reconnue dans le domaine des mathématiques et son rôle de traducteur et de mécanicien masque longtemps l'originalité de ses travaux personnels dans cette discipline. Pour le R.P. Henri Bosmans, ses ouvrages sont les plus importants qui ont été écrits entre Viète et Descartes.

Son œuvre, qui se situe à la transition des traditions de la Coss, des innovations de l'algèbre spécieuse de François Viète et des préoccupations qui à la même époque animent Pierre de Fermat ou Bachet de Méziriac, touche à des domaines variés et apporte de considérables nouveautés. Son écriture mathématique, héritée de la Coss et en partie de l'algèbre nouvelle, fourmille de nouvelles notations. Plusieurs ont enrichi l'univers des mathématiques, notamment les parenthèses, les crochets, et son indexation des radicaux pour les racines cubiques ou cinquième.

Mais sa contribution va bien au-delà de cet apport et plusieurs propositions qui font date dans l'histoire des mathématiques sont nées sous la plume de Girard. Parmi celles-ci, se trouvent dès 1626 les premières notations de la fonction sin (pour sinus). Il est parmi les premiers à formuler le théorème fondamental de l'algèbre dans le cas de polynômes réels (1629), et le théorème des quatre carrés. Il est l'auteur du premier énoncé connu du théorème des deux carrés, dit « Fermat de Noël » (1625), et d'un des premiers énoncés de la formule de Waring, d'une définition précise des suites de Fibonacci etc. En anglais, la formule, qu'il est le premier à publier et qu'il démontre partiellement, donnant l'aire d'un triangle sphérique à l'aide de ses angles se nomme le théorème de Girard ou d'Harriot-Girard.

Vincent van Gogh

Autoportrait au chapeau de feutre, 1887, huile sur toile, 41,7 cm par 32,7 cm, Amsterdam, Musée Van Gogh - Fondation Vincent van Gogh, F344/JH1353.

Vincent Willem van Gogh, né le 30 mars 1853 à Groot-Zundert (Pays-Bas) et mort le 29 juillet 1890 à Auvers-sur-Oise (France) est un peintre et dessinateur néerlandais. Son œuvre pleine de naturalisme, inspirée par l'impressionnisme et le néo-impressionnisme, annonce le fauvisme et l'expressionnisme. Au début du XXIe siècle, c'est l'un des peintres les plus connus au monde.

Van Gogh grandit au sein d'une famille de l'ancienne bourgeoisie. Il tente d'abord de faire carrière comme marchand d'art chez Goupil & Cie. Cependant, refusant de voir l'art comme une marchandise, il est licencié. Il aspire alors à devenir pasteur mais échoue aux examens de théologie. À l'approche de 1880, il se tourne vers la peinture. Pendant ces années, il quitte les Pays-Bas pour la Belgique, puis s'établit en France. Autodidacte, Van Gogh prend néanmoins des cours de peinture. Passionné, il ne cesse d'enrichir sa culture picturale : il analyse le travail des peintres de l'époque, il visite les musées et les galeries d'art, il échange des idées avec ses amis peintres, il étudie les estampes japonaises, les gravures anglaises, etc. Sa peinture reflète ses recherches et l'étendue de ses connaissances artistiques. Toutefois, sa vie est parsemée de crises qui révèlent son instabilité mentale. L'une d'elle provoque son suicide, à l'âge de 37 ans.

L'abondante correspondance de Van Gogh permet de mieux comprendre cet artiste. Elle est constituée de plus de 800 lettres écrites à sa famille et à ses amis, dont 652 envoyées à son frère « Theo », avec qui il entretient une relation soutenue aussi bien sur le plan personnel que professionnel.

L'œuvre de Van Gogh est composée de plus de 2 000 toiles et dessins datant principalement des années 1880 et 1890. Elle fait écho au milieu artistique européen de la fin du XIXe siècle. Il est influencé par ses amis peintres, notamment Van Rappard, Bernard et Gauguin. Il échange aussi des points de vue avec son frère Theodorus, un marchand d'art connu. Il admire Millet, Rembrandt, Hals, Anton Mauve et Delacroix, tout en s'inspirant de Hiroshige, Monet, Monticelli, Cézanne, Degas et Signac.

Peu connu dans les années 1890, Van Gogh n'a été remarqué que par un petit nombre d'auteurs et de peintres en France, aux Pays-Bas, en Belgique et au Danemark. Cependant, dans les années 1930, ses œuvres attirent 120 000 personnes à une exposition du Museum of Modern Art à New York.

Efteling

Les montagnes russes en bois à double voie Joris en de Draak.

Efteling est un parc à thèmes ainsi qu’un complexe de loisirs situé aux Pays-Bas, à Kaatsheuvel sur la commune de Loon op Zand. Avec pour thèmes les contes et légendes, il est un des plus importants d’Europe bien qu’il ne soit essentiellement connu qu’aux Pays-Bas, en Allemagne et en Belgique. Situé dans le peloton de tête des parcs les plus visités en Europe, Efteling a reçu plus de cent millions de visiteurs depuis son ouverture. Reconnu par les connaisseurs du genre comme l’un des meilleurs, c’est aussi l’un des plus anciens parcs encore existants.

Ses racines remontent en effet jusqu’en 1935 lorsque deux clercs locaux fondent un terrain de jeux. Efteling est officiellement inauguré le (à titre de comparaison, le premier Disneyland date de 1955), lors de l’inauguration du Bois des contes de fées, qui marque le début de son succès.

Aussi Efteling est-il depuis lors en constante évolution ; à l’inverse d’autres exemples dans ce domaine, il s’est développé dans la durée et offre aujourd’hui une variété très large d’attractions qui satisfont tous les âges et tous les goûts. Certaines réalisations ont été commandées à des sociétés spécialisées de renommée internationale, telles que Vekoma et Intamin. Mais la qualité première d’Efteling tient dans l’unité de son style : celui de l’illustrateur de contes pour enfants Anton Pieck (1895-1987), qui confère au parc son âme et son atmosphère si particulières. Efteling est innovateur dans le domaine des parcs de loisirs.