Sillery (Québec)

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Sillery
Sillery (Québec)
Avenue Maguire, artère commerciale du quartier
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Municipalité Québec
Statut Quartier
Arrondissement Sainte-Foy–Sillery–Cap-Rouge
Démographie
Population 14 335 hab. (2011)
Densité 1 899 hab./km2
Langue(s) parlée(s) Français
Géographie
Superficie 755 ha = 7,55 km2
Divers
Site(s) touristique(s) Villa Bagatelle, Parc du Bois-de-Coulonge
Localisation
Localisation de Sillery

Sillery est un des 35 quartiers de la ville de Québec, et un des sept qui sont situés dans l'arrondissement Sainte-Foy–Sillery–Cap-Rouge. Verdoyant et non loin du centre-ville, il est reconnu pour abriter un des secteurs résidentiels les plus huppés de Québec bien qu'il comprenne à certains endroits des logements plus modestes. De 1856 à 2002 Sillery était une municipalité.

Portrait du quartier[modifier | modifier le code]

Sillery est situé en bordure du fleuve Saint-Laurent et comprend une étroite bande de terrain au pied de la falaise de la colline de Québec, ainsi qu'une portion bien plus importante en haut de celle-ci. Le territoire du quartier est légèrement différent de celui de l'ancienne ville de Sillery, intégrée dans Québec depuis le 1er janvier 2002.

La physionomie du quartier est aussi caractérisée par d'immenses terrains situés entre le chemin Saint-Louis et la falaise.

Le boulevard René-Lévesque Ouest (anciennement appelé Saint-Cyrille), sépare Sillery du quartier Saint-Sacrement, et borde le cimetière Saint-Michel-de-Sillery où est enterré l'ancien premier ministre René Lévesque.

Toponyme[modifier | modifier le code]

Le quartier ainsi que l'ancienne ville sont nommés en l'honneur de Noël Brulart de Sillery, chevalier de Malte, diplomate, prêtre français et commandeur de Troyes, ayant vécu entre 1557 et 1640[1]. Il s'intéressa aux « Relations des Jésuites en Nouvelle-France » et après avoir donné 40 000 livres, une mission jésuite s’établit dans l'anse Saint-Joseph, à l'emplacement de l'actuelle maison des Jésuites de Sillery[2].

Auparavant, le cap en face de l’église de Saint-Michel de Sillery portait le nom de Kamiskoua-Ouangachit (en français « Pointe-aux-Anguilles ») [1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Sillery

De 1856 au 1er janvier 2002, Sillery était une ville de la banlieue de Québec. La première concession à l’origine du domaine de la seigneurie de Sillery consiste en 130 arpents allant du fleuve jusqu’au chemin Saint-Ignace, sur laquelle les Jésuites établissent leur mission dès 1637. La mission est fondée grâce au soutien de Noël Brûlart de Sillery qui donnera son nom à la ville. En 1640, les Augustines fondent le premier hôpital du Canada dans l'anse voisine de la mission. En 1651, les terres de Sillery sont érigées en fief et seigneurie. D’une profondeur d’une lieue et demie, la seigneurie de Sillery rejoint celle de Gaudarville, à une lieue en amont sur le fleuve.

La première villa est construite en 1732 par Monseigneur Pierre-Herman Dosquet. Acquise, agrandie et renommée par plusieurs occupants, la villa est détruite dans un incendie en 1867 et devient propriété en 1877 des pères rédemptoristes qui en feront le cimetière Saint-Patrick. Le domaine Cataraqui est construit à partir de 1850 par Edward Stavely pour le marchand Henry Burstall.

Équarrisseurs de bois au travail sur les berges de l'anse de Sillery, vers 1900

Au XIXe siècle, Sillery a grandement contribué au développement économique de la région, entre autres par l'Anse au Foulon où l'on pratiquait le commerce du bois et la construction de navires. En 1860, quatre petits bourgs ouvriers côtoient de grandes propriétés accessibles par le chemin Cap-Rouge, devenu chemin Saint-Louis en 1929, et habités par les entrepreneurs de l'industrie forestière. Plusieurs de ces propriétés passeront aux mains de communautés religieuses. Dans les années 1930, l'architecte Robert Blatter construit dans Sillery les premières résidences de style international, dont la maison Kerhulu sur le chemin Saint-Louis, au Québec.

La Jonction Sillery en 1946. Au coin du boulevard Saint-Cyrille ouest et de l'avenue des Érables, à Québec. Construite en 1912, la Jonction Sillery sert de salle d'attente pour les usagers du tramway de Sillery et de Saint-Sacrement. L'édifice d'abord en bois puis en brique est démoli en 1950 pour faire place à une construction neuve de trois étages. Aujourd'hui 310, boulevard René-Lévesque Ouest, Québec.

Au début des années 1960, quelques domaines sont lotis pour permettre la construction de maisons. De même, la construction du boulevard Champlain entraînera la destruction de plusieurs anciennes maisons des bourgs ouvriers installés le long du fleuve.

Le quartier a été habité par de nombreux premiers ministres et ministres de la province.

Le père Barthelemy Vimont affirme qu'il y eut une première "réserve indienne" à Sillery. Il en glisse quelques mots dans les œuvres complète de Louis-Armand de Lom d'Arce, mieux connu sous le nom de Lahontan.

      " La bourgade de sainct Ioseph, dite Sillery, distante  de Quebec de deux petites lieuës, est composée d'environ 35. ou 40. familles de Sauuages Chrestiens qui s'y sont arrestez, et y demeurent toute l'année, excepté les temps de leur chasse. [...]. Ces familles arrestées sont composées de deux sortes de personnes : les vns Montaignets, les autres Algonquins."
                   - Père Barthelemy Vimont, Lahontan, Œuvres complètes, p.277, note 93.

Artères principales[modifier | modifier le code]

Parcs, espaces verts et loisirs[modifier | modifier le code]

Villa Bagatelle
Promenade Samuel-De Champlain
Yacht-Club de Québec

Musées, théâtres et lieux d'expositions[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Michel de Sillery

Sillery est reconnu pour le nombre important de communautés religieuses catholiques qui se sont installées sur les vastes terrains, en majorité situés entre le chemin Saint-Louis et la falaise. Certaines s'y trouvent encore, d'autres se sont départies de leur propriété:

De plus, l'administration de l'archidiocèse de Québec est située à Sillery.

Commerces et entreprises[modifier | modifier le code]

Lieux d'enseignement[modifier | modifier le code]

Autres édifices notables[modifier | modifier le code]

  • Édifice SSQ (12 étages) et édifice Hydro-Québec (édifices à bureau)

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
2006 2011 2016
13 68514 335-

Jumelage[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paul Trépanier, Une ville, Sillery, Montréal, Revue Continuité, no 42, hiver 1989, , 58 p., p. 44-52


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

  • Ville de Québec. Jumelage avec Sillery, commune de la Marne en France.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]