Joseph Gauvreau

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Joseph Gauvreau
Joseph Gauvreau 1931.jpg

Joseph Gauvreau en 1931

Biographie
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Joseph Gauvreau (1870-1942), médecin, hygiéniste et journaliste canadien (québécois). Il fut l'un des fondateurs de la Ligue des droits du français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Joseph Gauvreau est né à Rimouski le 27 août 1870. Il fait ses études au séminaire de Rimouski avant de poursuivre ses études de médecine à l'Université Laval de Québec et d'y obtenir son diplôme en 1896[1]. Il revient ensuite à Rimouski et commence à y pratiquer sa profession dès 1896[1]. Il se fait construire une luxueuse demeure en 1906-1907, la maison Joseph-Gauvreau, et y installe une clinique d'hydrothérapie au rez-de-chaussée[1]. Cette clinique atteint vite une certaine renommée dans toute la province[2].

En 1909, il est victime d'un accident de voiture qui le force à se faire amputer le bras et à abandonner la pratique médicale[1]. Il s'installe alors à Montréal, se lance dans le journalisme et devient conférencier. Défenseur de la tradition, des valeurs familiales, du retour à la terre et de la religion, ses interventions s'inscrivent dans le sillage du courant clérico-nationaliste. Ses conférences portent notamment sur la lutte contre l'alcool et le cinéma, l'abstinence, la mortalité infantile (sujet très débattu à l'époque, notamment par les collaborateurs de L'Action française de Lionel Groulx) et surtout l'hygiénisme dont il fut l'un des principaux représentants à l'époque.

Défenseur des droits des canadiens-français en Amérique, il fut l'un des fondateurs et secrétaire général de la Ligue des Droits du Français de Montréal. Il a contribué régulièrement à L'Union Médicale du Canada. Gauvreau a été, en outre, vice-président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal et le premier président de l'École Sociale Populaire de Montréal; il fut également l'un des premiers membres du bureau médical de l'Institut Bruchési. Il était un conférencier réputé et un propagandiste hygiéniste intransigeant; on lui doit plusieurs ouvrages de vulgarisation médicale et d'hygiène sociale.

Gauvrau fut Lauréat du prix d'histoire David en 1926. La même année il a été créé chevalier de l'Ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem par Pie XI, et il a pris pour devise sur son blason : « Sobrietatis amicus, fidelis in cruce » traduit littéralement par « Ami de la tempérance, fidèle dans l'épreuve »[3].

Le fonds d’archives Joseph Gauvreau est conservé au centre d’archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec[3].

Il est le père de Jean-Marie Gauvreau, le fondateur de l'École du meuble de Montréal[2].

Il est décède le 10 mars 1942 à l'âge de 71 ans.

Référence[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Ministère de la Culture et des Communications, « Gauvreau, Joseph », sur Répertoire du patrimoine culturel du Québec (consulté le 6 avril 2013)
  2. a et b Ministère de la Culture et des Communications, « Maison Joseph-Gauvreau », sur Répertoire du patrimoine culturel du Québec (consulté le 6 avril 2013)
  3. a et b Bibliothèque et Archives nationales du Québec, « Fonds Joseph Gauvreau (CLG39) » (consulté le 18 février 2013)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Raphaël Ouimet (éd.), Biographies canadiennes françaises, 13e éd., Montréal, 1937, p. 381.

Articles connexes[modifier | modifier le code]