Wikipédia:Sélection/Civilisations asiatiques

Une page de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Muraille de Chine

Noel 2005 Pékin 031 muraille de chine Mutianyu.jpg

La Grande Muraille de Chine

La Grande Muraille (en chinois traditionnel : 長城 ; simplifié : 长城 ; pinyin : Chángchéng ; littéralement la « longue muraille ») est un ensemble de fortifications militaires chinoises construites, détruites et reconstruites en plusieurs fois et plusieurs endroits entre le Ve siècle av. J.-C. et le XVIe siècle pour marquer et défendre la frontière nord de la Chine.

Populairement, on désigne sous le nom de « Grande Muraille » la partie construite durant la dynastie Ming qui part du détroit de Shanhai sur les rives du fleuve Yalu à l’est pour arriver à Jiayuguan à l’ouest. La longueur de la muraille varie selon les sources. Selon un rapport de 1990, la longueur totale des murs serait de 6 700 km. En raison de sa longueur, la Grande Muraille…consulter l'article

Dynastie Tang

Femme de la dynastie Tang,
Musée de Shanghai
Tang.png
La dynastie Tang (唐朝, T'ang en transcription EFEO et Wade-Giles, Ten quelquefois) est la treizième dynastie chinoise. Elle succède à la dynastie Sui (581-618). Les Tang ont régné de 618 à 907, avec une interruption entre 690 et 705, lorsque Wu Zetian prit le pouvoir.

Sous la dynastie Tang, l'Empire atteint une extension qu'il n'avait jamais connue auparavant. Sa capitale, Chang'an, fut la ville la plus peuplée du monde et accueillait une multitude de groupes ethniques. La population totale de l'Empire, en revanche, ne semble pas très supérieure à celle des époques précédentes. Elle est sans doute supérieure à 50 millions d'habitants.

L'époque Tang, marquée par un certain cosmopolitisme, est particulièrement brillante sur le plan culturel. Elle est considérée comme l'âge d'or de la poésie classique chinoise.

Au IXe siècle, le pouvoir politique des Tang s’affaiblit. En 907, un général dépose l’empereur, donnant naissance à la dynastie des Liang postérieurs.

Lire l'article

Histoire de la soie

Histoire de la soie

L'histoire de la soie débute selon la tradition chinoise au XVIIe siècle av. J.-C.. La soie resta si longtemps un mystère que les nombreuses civilisations qui la découvrirent, notamment grâce aux routes de la soie qui parcourent l'Eurasie, inventèrent maintes légendes à son propos. Son histoire se poursuit durant trois millénaires d’exclusivité pendant lesquels la Chine exporte ce tissu précieux sans jamais transmettre le secret de sa fabrication. L’art de fabriquer la soie s’est ensuite progressivement transmis aux autres civilisations grâce aux marchands, aux pillards et à des espions de tous genres (moines, princesses…). Arrivée en Europe occidentale à la fin du Moyen Âge, la production de soie parvient au stade de l'industrialisation à partir du XIXe siècle. Puis, elle connaît un grave déclin lié à l’essor rapide de la fabrication dans certains pays d’Asie et aux épidémies qui touchent les vers à soie en France. Elle est finalement redevenue une production essentiellement asiatique.


Tokhariens

QizilDonors.jpg

Les Tokhariens étaient un peuple indo-européen de l'Asie centrale, ayant habité le bassin du Tarim, actuelle province du Xinjiang (Turkestan oriental), qui a disparu il y a environ un millénaire. Leur civilisation a été « découverte » par les occidentaux il y a près d'un siècle, mais elle reste relativement méconnue. À partir des années 1980, la découverte de momies d'hommes de type européen dans l'ouest de la Chine, vieilles de 2000 à 4000 ans et probablement tokhariennes, a jeté un très intéressant éclairage sur leur lointain passé. Malheureusement, en raison de quelques similitudes avec la culture des celtes (certaines momies portaient des tartans), se répandit la fausse idée que les Tokhariens étaient issus de peuplades celtiques installées en Chine.

Lire l'article

Dynastie Shang

Fouilles à Anyang/Yinxu dans les années 1930.

La dynastie Shang, en chinois 商朝, est selon l'historiographie chinoise la deuxième dynastie royale à avoir dominé la Chine, des environs de 1570 à 1045 av. J.-C. Elle succède à la dynastie Xia et précède celle des Zhou qui la supplante au milieu du XIe siècle av. J.-C.

Depuis les années 1930, les trouvailles d'inscriptions oraculaires sur des os et des écailles de tortue à Anyang dans le Henan ont révélé que s'y trouvait alors la dernière capitale des rois Shang, Yin Xu, durant la période allant d'environ 1250 à 1050 av. J.-C. Il est possible que les rois ayant régné à partir d'autres sites durant la période précédente, la période d'Erligang (c. 1600-1300 av. J.-C.), aient également été des membres de la dynastie Shang, mais l'absence d'écriture pour cette époque ne permet pas de le confirmer.

Cette période, qui couvre une vaste partie du IIe millénaire, voit de nombreux changements se produire dans la Plaine centrale de Chine, avant tout à partir du foyer situé dans la vallée du Huang He d'où émerge la dynastie Shang. Les premiers États et les premières villes se développent, de même qu'un artisanat du bronze remarquable, et l'écriture apparaît durant la période finale. Les autres régions chinoises ne sont pas en reste, puisque des cultures remarquables ont été mises en évidence dans plusieurs endroits, notamment le bassin du Yangzi Jiang. L'idée d'une mainmise des rois Shang sur une grande partie de la Plaine centrale est donc remise en cause.

Momies du Tarim

Le cimetière de Qäwrighul (ou Gumugo), d'où viennent les plus anciennes momies. Les tombes sont entourées de poteaux, dont on aperçoit les restes.

Les momies du Tarim sont une série de momies de type « européen » ou « caucasien » datant des IIe et Ier millénaires av. J.-C., découvertes en Chine occidentale, dans le bassin du Tarim.

Ces momies ont une culture matérielle et des caractéristiques génétiques qui indiquent que leur origine se situe dans l'ouest de l'Eurasie. On considère donc généralement qu'il s'agit d'une des cultures indo-européennes anciennes les plus orientales, avec les cultures sibériennes et centre-asiatiques d'Andronovo ou d'Afanasievo.

Il est plausible mais pas certain que le peuple des momies soit l'ancêtre de la civilisation tokharienne, une culture indo-européenne ayant perduré dans le bassin du Tarim jusqu'au VIIIe siècle de notre ère.

Période des Zhou de l'Ouest

Inscription courte sur un vase en bronze de la période des Zhou de l'Ouest, Musée de Shanghai.

La période des Zhou de l'Ouest (ou Zhou occidentaux) est une phase de l'histoire chinoise qui va d'environ 1046 à 771 av. J.-C. Elle doit son nom à la dynastie qui exerce alors la domination sur une vaste partie de la Chine, la dynastie Zhou, et au fait que celle-ci est alors établie dans des régions occidentales. Lui succède la période des Zhou de l'Est (771 – 256 av. J.-C.), qui voit un déplacement de la capitale des Zhou à l'est et un affaiblissement de la dynastie qui n'exerce plus de domination effective sur les pays chinois.

Après la conquête de la partie nord de la Plaine centrale sur la dynastie Shang au milieu du XIe siècle av. J.-C., les rois Zhou y ont installé des lignages issus du clan royal ainsi que des clans alliés dans le but d'en assurer le contrôle, tandis qu'ils dirigeaient le pays depuis leur domaine occidental situé dans la vallée de la Wei. Ils dominèrent une vaste partie de la Chine du Nord, qui fut unifiée culturellement comme l'attestent les trouvailles archéologiques réparties sur les sites de la période. Cela est en particulier visible dans les vases en bronze rituels très prisés par les élites, dont les inscriptions sont une source essentielle pour la compréhension de la période. Avec le temps, les « principautés » vassales des rois Zhou gagnèrent en autonomie et en puissance. L'autorité de la dynastie Zhou s'affaiblit peu à peu, jusqu'à ne plus être que symbolique au moment de leur migration vers l'est dans la première moitié du VIIIe siècle av. J.-C., qui marque le début de la période des Printemps et Automnes.

Le déclin politique des Zhou de l'Ouest s'accompagna de la construction d'une idéologie politique glorifiant les fondateurs de la dynastie dont le règne aurait été un âge d'or, en mettant l'emphase sur leur lien privilégié avec le « Ciel », la divinité suprême. Ce prestige devait rejaillir sur leurs descendants. Cette construction idéologique s'accompagna d'innovations rituelles et de la constitution de textes qui servirent de référence dans la civilisation chinoise antique et médiévale qui les canonisa.

Période des Printemps et Automnes

Localisation des principaux États de la période des Printemps et des Automnes.

La période des Printemps et Automnes ou période Chunqiu (pinyin Chunqiu sin. 春秋 ) désigne, dans l'histoire de Chine, la première partie de la dynastie des Zhou orientaux (Dong Zhou 东周, 771-256 av. J.-C.), c'est-à-dire une période allant d'environ 771 à 481/453 av. J.-C. Elle tire son nom des Annales des Printemps et Automnes, une chronique des événements survenus entre 722 et 481 av. J.-C. issue des scribes de l'État de Lu mais concernant aussi les autres États.

Durant la période des Zhou de l'Ouest (c. 1045-771 av. J.-C.), les nombreux petits États qui s'étendent dans la vallée du fleuve Jaune (Huang He) et ses alentours jusqu'au cours du fleuve Bleu (Yangzi Jiang) connaissent sous l'égide des rois Zhou un régime qui a pu être qualifié de « féodal », reposant sur les liens de parenté et d'allégeance entre clans aristocratiques, dont les pratiques rituelles sont dominées par le culte des ancêtres. Mais après la prise de leur capitale en 771 av. J.-C. et son déplacement plus à l'est, les nouveaux rois Zhou « orientaux » n'exercent plus qu'une autorité symbolique, et s'affirment alors des princes puissants qui exercent temporairement la fonction d'« hégémon », leur assurant la direction de coalitions militaires regroupant plusieurs principautés. Mais aucune des grandes puissances (Qi, Jin, Chu, Qin, Wu, Yue) n'arrive jamais à exercer une hégémonie durable et à regrouper tous les pays Zhou sous sa coupe, entraînant progressivement la Chine dans une phase de conflits de plus en plus aigus.

Cette évolution politique s'accompagne d'évolutions sociales et culturelles, surtout évidentes à partir de la seconde moitié du VIIe siècle av. J.-C. : d'abord fidèles aux traditions héritées de la période des Zhou occidentaux, avec une culture relativement homogène, les principautés dégagées de l'autorité et l'influence dominante de l'ancien centre politique et culturel affirment leur autonomie. Cette période voit donc des cultures régionales émerger, visibles notamment dans l'art et les pratiques funéraires, tandis qu'un nouvel ordre politique se met lentement en place, substituant à l'ancien ordre fondé sur des rapports personnels et les lignages une nouvelle organisation politique et sociale plus abstraite et systématique, qui est consacrée par la suite sous les Royaumes combattants. Les modes de pensée évoluent aussi à la fin de la période, avec notamment la figure de Confucius qui, tout en se voulant un restaurateur de l'ancienne tradition Zhou pose les bases d'une nouvelle façon de penser l'homme et l'action politique.