1976 au Québec

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Éphémérides
Chronologie du Québec
1973 1974 1975  1976  1977 1978 1979
Décennies au Québec :
1940 1950 1960  1970  1980 1990 2000
Chronologie dans le monde
1973 1974 1975  1976  1977 1978 1979
Décennies :
1940 1950 1960  1970  1980 1990 2000
Siècles :
XIXe siècle  XXe siècle  XXIe siècle
Chronologies géographiques
Afrique, Amérique (Canada (Alberta, Colombie-Britannique, Manitoba, Nouvelle-Écosse, Nouveau-Brunswick, Ontario, Québec, Saskatchewan, Terre-Neuve-et-Labrador, Territoires du Nord-Ouest et Yukon) et États-Unis) et Europe (Belgique, France, Italie et Suisse)
Chronologies thématiques
Aéronautique Architecture Arts plastiques Astronautique Automobile Bande dessinée Chemins de fer Cinéma Disney Droit Économie Fantasy Football Informatique Jeu Jeu vidéo Littérature Musique populaire Musique classique Numismatique Parcs de loisirs Photographie Radio Santé et médecine Science Science-fiction Sociologie Sport Télévision TerrorismeThéâtre
23 juin : trois cent mille personnes assistent à un spectacle présenté sur le mont Royal, mettant en vedette Gilles Vigneault, Robert Charlebois, Claude Léveillée, Yvon Deschamps et Jean-Pierre Ferland. Le spectacle sera publié sous la forme d'un double album intitulé Une fois cinq.

Cet article traite des événements qui se sont produits durant l'année 1976 au Québec.

Événements[modifier | modifier le code]

Janvier[modifier | modifier le code]

Février[modifier | modifier le code]

Mars[modifier | modifier le code]

  • 5 mars : Pierre Trudeau, à Québec, à l'occasion du congrès du PLC, rencontre Robert Bourassa. Lorsqu'un journaliste lui demande si Ottawa acceptera de lui donner 200 millions de dollars afin d'éponger le déficit des Jeux olympiques, il répond: « Il paraît qu'il mange rien que des hot-dogs, celui-là ». Le soir, devant des délégués du congrès, il déclare qu'il ne peut consentir à Québec ce qu'il a refusé à Vancouver il y a 4 ans. « Le premier ministre Bourassa comprendra-t-il cela en 24 heures? Je lui donne 2 ou 3 jours pour comprendre »[5].
  • 16 mars : ouverture de la quatrième session de la 30e législature (en). Le Discours du Trône annonce des mesures en priorité économique[6].
  • 17 mars : les membres du Front commun rejettent à 75 % les dernières offres du gouvernement.
  • 24 mars : Raymond Garneau annonce des dépenses de 10 milliards de dollars pour 1976-1977[7].

Avril[modifier | modifier le code]

  • 6 avril : la Cour supérieure énonce que la loi 22 est constitutionnelle, déboutant ainsi la Quebec Association of Protestant School Boards[8].
  • 7 avril : adoption d'une loi spéciale interdisant la grève dans l'enseignement pendant 80 jours[9].
  • 13 avril : les enseignants défient la loi spéciale en débrayant 24 heures. Une centaine de syndicats sont poursuivis.
  • 23 avril : nouveau débrayage dans la fonction publique.

Mai[modifier | modifier le code]

  • 11 mai : Raymond Garneau, ministre des Finances, annonce que la dette des Jeux olympiques est évaluée à 1 milliard de dollars. Montréal devra en payer 200 millions de dollars. Le reste sera épongé par une surtaxe sur le tabac estimée annuellement à 90 millions de dollars.
  • 16 mai : les contrôleurs aériens du Québec menacent la CATCA (Association canadienne des gens de l'air) d'une scission si elle persiste à réclamer l'unilinguisme anglais dans les communications aériennes[10].
  • 22 mai : Rodrigue Biron est élu chef de l'Union nationale[11].
  • 28 mai : la CATCA annonce une suspension provisoire du bilinguisme dans les communications aériennes.

Juin[modifier | modifier le code]

  • 4 juin : Ottawa annonce la création d'une commission chargée d'enquêter sur les possibles dangers du bilinguisme dans les communications aériennes.
  • 10 juin : le Parti québécois coupe ses liens avec Le Jour car il n'arrive plus à s'entendre avec ses journalistes[12].
  • 19 juin : les employés du secteur de la Santé et des Services sociaux acceptent les offres gouvernementales pour la prochaine convention collective.
  • 22 juin : Jean-Guy Cardinal annonce qu'il se joint au Parti québécois. Il déclare avoir parrainé la loi 63 contre son gré en 1969.
  • 23 juin : trois cent mille personnes assistent à un spectacle présenté sur le mont Royal, mettant en vedette Gilles Vigneault, Robert Charlebois, Claude Léveillée, Yvon Deschamps et Jean-Pierre Ferland. Le spectacle sera publié sous la forme d'un double album intitulé Une fois cinq. D'autres spectacles sont également présentés sur le même site les jours suivants[13].
  • 26 juin : Ottawa annonce un recul de sa politique de bilinguisation dans les communications aériennes si le rapport de la commission est unanime. En désaccord avec cette décision, Jean Marchand démissionne[14].

Juillet[modifier | modifier le code]

Exemple de plaque d'immatriculation du Québec avec le logo des Jeux olympiques en 1976

Août[modifier | modifier le code]

  • 18 août :
    • l'AGAQ (Association des gens de l'air du Québec) amène sa cause devant les tribunaux.
    • la Québécoise Marie-Andrée Leclerc est arrêtée en Inde. Elle est accusée de complicité d'assassinat, acte qu'elle aurait commis de concert avec son compagnon de voyage Charles Sobhraj[17].
  • 24 août : Le Jour cesse sa publication en raison d'une situation financière irrécupérable et d'un conflit qui perdure entre les journalistes et l'administration[18].
  • 31 août : les enseignants du secteur public acceptent finalement les dernières offres gouvernementales qui sont une augmentation de 35 % la première année, de 8 % la deuxième et de 6 % les deux autres.

Septembre[modifier | modifier le code]

Octobre[modifier | modifier le code]

Novembre[modifier | modifier le code]

Décembre[modifier | modifier le code]

  • 6 décembre : une conférence fédérale-provinciale sur le renouvellement des accords fiscaux se termine sur un échec. 800 millions de dollars séparent les propositions d'Ottawa des demandes des provinces[26].
  • 10 décembre : Jacques-Yvan Morin annonce la cessation des poursuites contre Henry Morgentaler, accusé d'avoir pratiqué des avortements illégaux.
  • 14 au 23 décembre : première session de la 31e législature. Pour la première fois, le discours d'ouverture est lu seulement en français. Il s'agit d'une session d'urgence convoquée pour voter des crédits additionnels et pour régler le problème du financement olympique[25].

Naissances[modifier | modifier le code]

Décès[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Articles généraux[modifier | modifier le code]

Articles sur l'année 1976 au Québec[modifier | modifier le code]

Sources et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le coût de la Baie James : $15 milliards$ », Le Devoir,‎ , p. 1
  2. Bilan du Siècle
  3. « Lord Killanin : Les J. O. deviennent trop onéreux pour une ville », Le Devoir,‎ , p. 1
  4. Louis La Rochelle. En flagrant délit de pouvoir. Boréal. 1982. p. 213
  5. Idem, p. 213
  6. Louis La Rochelle. En flagrant délit de pouvoir. Boréal Express. Montréal. 1982. p. 214
  7. Gilles Lesage, « Les prévisions de dépenses : Malgré un effort d'austérité, une hausse de 18,9 % à Québec », Le Devoir,‎ , p. 1
  8. Bilan du Siècle
  9. En flagrant délit de pouvoir, p. 215
  10. En flagrant délit de pouvoir, p. 216
  11. Bilan du Siècle
  12. Pierre Godin. René Lévesque, tome 2. Boréal. 1997. p. 669
  13. Bilan du Siècle
  14. Idem, p. 663.
  15. Bilan du Siècle
  16. Voir l'article Jeux olympiques d'été de 1976
  17. Thomas Thompson. La trace du serpent. Mazarine. 1979
  18. René Lévesque tome 2, p. 672
  19. Bilan du siècle
  20. René Lévesque tome 2, p. 673
  21. Bilan du Siècle
  22. « Des élections au Québec? Tout le monde en parle, commente le premier ministre ; un budget supplémentaire de $225 millions, annonce Garneau », Le Devoir,‎ , p. 2
  23. En flagrant délit de pouvoir, p. 227
  24. Voir l'article Élection générale québécoise de 1976
  25. a et b « Chronologie parlementaire 1975-1976 » (consulté le 8 mai 2009)
  26. Pierre Godin. René Lévesque tome 3. Boréal. 2001. p. 112